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Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo devant la CPI

Posted on 24 novembre 2009 (0)

0Le procès de Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo, deux anciens chefs de milices du district l’Ituri, en RDC, débute aujourd’hui devant la Cour pénale internationale de La Haye.

Les deux hommes sont accusés de crimes de guerre et crimes contre l’humanité pendant les violences interethniques en Ituri. Parmi les chefs d’accusation retenus contre eux figurent les meurtres, viols, esclavage sexuel et recrutement d’enfants-soldat.

Pour Omar Kavota, président des associations de la société civile en territoire de Béni, dans l’Est de la RDC, les Congolais saluent ce début de procès qu’ils attendaient « depuis longtemps. » M. Kavota veut « qu’il y ait célérité, que les choses aillent un peu plus vite que ce qu’on est en train de voir. »

Le président des associations de la société civile en territoire de Béni déplore que d’autres criminels « jouissent de la liberté » en RDC.

Zimbabwe : mise en cause du juge chargé du dossier Bennet

Posted on 13 novembre 2009 (0)

MugabeAu Zimbabwe, les avocats de la partie civile ont demandé au président du tribunal chargé du dossier Roy Bennet de démissionner en raison de son parti pris supposé en faveur de l’accusation.

Maître Béatrice Mtetwa a indiqué jeudi que le juge Chinembiri Bhunu avait fait des commentaires à l’occasion d’un cas similaire en 2006, donnant à penser qu’il partage le point de vue du parquet. Pour rappel, le prévenu, qui est proche du premier ministre Morgan Tsvangirai, est poursuivi pour terrorisme et trafic d’armes. L’affaire Roy Bennet est l’un des facteurs ayant empoisonné la cohabitation au sein du gouvernement d’union nationale.

Ancien fermier blanc de 52 ans, Roy Bennett avait été arrêté le 13 février, jour de la prestation de serment du gouvernement d’union formé par M. Tsvangirai et le président Robert Mugabe, dont il devait faire partie en tant que vice-ministre de l’Agriculture. Après de longues procédures judiciaires, Roy Bennett avait été inculpé pour terrorisme, sabotage et banditisme et libéré sous caution début mars.
Son poste au gouvernement est resté vacant jusqu’à présent.

Un rapport de l’ONU épingle la RDC

Posted on 21 octobre 2009 (0)

RDCLe Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) s’insurge contre les accusations du gouvernement concernant les exactions imputées à l’armée congolaise. Après la publication la semaine dernière d’un rapport des Nations Unies sur les exactions commises dans l’Est du pays, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, avait immédiatement mis ces massacres sur le compte des anciens rebelles du CNDP, le mouvement fondé par Laurent Nkunda, qui ont été intégrés dans l’armée nationale.

Lors d’une conférence de presse tenue mardi à Goma, le nouveau président du CNDP, le docteur Desiré Kamanzi, a qualifié ces accusations de « déclarations tendancieuses et dangereuses » et estime qu’elles sont « de nature à compromettre le processus de paix.» Le CNDP n’ayant plus d’armée, son président a affirmé que le gouvernement doit endosser ses responsabilités. « Il n’existe qu’une et une seule armée en République Démocratique du Congo sous le commandement des Forces Armées de la RDC », a-t-il indiqué.

Selon les preuves rassemblées par le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston, un groupe de soldats congolais conduits par le colonel Zimu-linda ont entouré un camp de fortune de réfugiés hutu-rwandais à Shalio dans le Nord-Kivu le 27 avril dernier. D’après lui, ces anciens rebelles du CNDP tout juste intégrés à l’armée nationale ont ensuite tiré et battu à mort au moins 50 refugiés avant de brûler le camp.

« Il n’y a eu des massacres de réfugiés à Shalio qu’après que le rapporteur spécial des Nations unies ait établi un rapport, s’étonne le président du CNDP. Que dirions-nous du silence du gouvernement depuis avril jusqu’à nos jours ? »

De leur côté, les défenseurs des droits humains jugent qu’il est trop tard pour Kinshasa d’accuser une partie de l’armée actuelle. Aussi, ils réclament inlassablement l’arrestation du général Bosco Ntaganda, chef d’état-major dissident de la rébellion recherché par la Cour Pénale Internationale (CPI) pour crimes de guerre, toujours incorporé au sein de l’armée. Le CNDP souhaite au contraire la réouverture du dialogue avec le gouvernement afin de régler leurs différents et de « consolider la paix.

Controverse autour de la présidentielle en Afghanistan

Posted on 07 octobre 2009 (0)

AfghanistanDe source onusienne, on confirme qu’un document sur l’élection présidentielle controversée en Afghanistan était resté confidentiel. Il portait sur d’importantes irrégularités dans certaines provinces.

Le quotidien américain Washington Post a déclenché mercredi la controverse en affirmant que le chef de la mission de l’ONU à Kaboul, le Norvégien Kai Eide, avait gardé confidentiel un document montrant que dans plusieurs provinces remportées par le président afghan sortant, Hamid Karzaï, le nombre de bulletins enregistrés dépassait de plus de 100.000 le nombre de votants.

D’où les écarts criants entre les résultats annoncés par la Commission électorale indépendante (CEI) afghane, et les estimations sur la participation électorale.

Le porte-parole de l’ONU à Kaboul, Dan McNorton, a mis en garde contre des conclusions hâtives. « Il s’agit de données brutes mal étayées qui devraient être traitées comme telles », a-t-il expliqué.

Les irrégularités sont particulièrement frappantes dans les provinces méridionales, et dans l’Est de l’Afghanistan, où M. Karzaï a remporté des majorités écrasantes. Dans la région de Helmand notamment, où selon l’ONU, entre 5 000 et 38 000 personnes auraient voté le 20 août, la CEI aurait enregistré quelques 135 000 suffrages.

L’ONU aurait également réuni des preuves sur les fraudes commises en faveur du candidat d’opposition Abdullah Abdullah, mais elles ne seraient pas aussi vastes.

Les accusations de fraudes ont terni la légitimité de l’élection présidentielle. Selon des résultats officieux, M. Karzaï aurait remporté 54% des suffrages, mais s’il s’avère qu’il n’a pas obtenu la majorité, un second tour pourrait avoir lieu. Un ultime décompte des voix se poursuit, dont on pourrait connaître le résultat d’ici à la fin de la semaine prochaine.

La semaine dernière, l’ancien adjoint de Kai Eide, Peter Galbraith, a été démis de ses fonctions par le Secrétaire général de l’ONU, après qu’il eut accusé son supérieur d’avoir refusé de divulguer des informations concernant les fraudes commises surtout par les partisans de M. Karzaï. Des allégations rejetées par l’ONU.

Brice Hortefeux : Touchez pas à Internet !

Posted on 26 septembre 2009 (0)

Revenons au dérapage de Brice Hortefeux. Non pas pour en remettre une couche mais pour s’attarder sur l’un de ses effets collatéraux. Alors que l’Averne s’enfonçait piteusement avec ses explications à deux statères, ses défenseurs, et non des moindres, se sont empressés de mettre Internet en accusation. Ecoutons Jean-François Coppé, le très ambitieux président du groupe UMP à l’assemblée nationale française : «Internet est un danger pour la démocratie» a-t-il déclaré en mettant en garde les journalistes contre le risque de discrédit que leur feraient courir des «images sorties de leur contexte» puis diffusées sur la toile. De son côté, le ministre de la relance Patrick Devedjian (surpris il n’y a pas si longtemps par une caméra de télévision en train de traiter une rivale politique de «salope»), s’est alarmé du fait «que les hommes politiques sont devenus des cibles, la frontière entre vie publique et vie privée s’effaçant de plus en plus.» Il est certain que les temps ont changé et qu’il faut désormais se cacher pour insulter les dames… Mais il y a encore plus fort : pour Henri Guaino, le conseiller du Big Boss, Internet imposerait une «transparence absolue» laquelle serait «le début du totalitarisme.» Voilà une savante allusion au monde orwellien qui nous guette !

WebDeux remarques s’imposent. La première est qu’il faut rappeler – comme je l’avais signalé dans ma chronique précédente – que Brice Hortefeux n’a été piégé par personne et que la séquence dont il est le héros a été filmée par un journaliste professionnel. Inutile donc de vitupérer contre les téléphones portables qui enregistrent les politiques à leur insu ou de se lamenter sur la menace représentée par des paparazzis occasionnels. La deuxième remarque révèle quant à elle la capacité de la droite française à dire tout et à faire son contraire.

Ainsi, la transparence absolue serait le début du totalitarisme. Que penser alors de la vidéosurveillance que l’actuel gouvernement entend généraliser quitte à passer outre l’opposition déclarée de plusieurs municipalités de gauche. Internet, c’est le danger mais «Big Sister», c’est la panacée ! A ce sujet, je vous conseille de consulter le blog «Bug Brother» du journaliste Jean-Marc Manach. Son travail permet de réaliser à quel point fichiers et caméras sont devenus omniprésents dans la vie quotidienne de n’importe quel quidam. Nous sommes, filmés, fichés, épiés, mais il paraît que c’est pour notre bien commun tandis qu’Internet, c’est certain, nous mène tout droit vers un monde digne de Fahrenheit 451…

Cela fait plusieurs années que je note que le web fait l’objet d’attaques incessantes de la part de ceux dont il rogne les privilèges. Le plus étonnant dans l’affaire, c’est que les journalistes ne mènent pas cette fronde alors qu’il contribue, sans être le seul responsable, au dépérissement de la presse, notamment écrite et quotidienne. Certes, il y a bien quelques confrères qui dénoncent le «royaume des idiots» pour reprendre l’expression du philosophe allemand Norbert Bolz pour qui la toile a donné un fabuleux pouvoir à une masse grandissante d’«idiotae», c’est-à-dire des gens qui se contentent d’avoir une opinion et qui pensent qu’ils n’ont que faire du savoir des lettrés. Mais le plus souvent, les charges les plus virulentes viennent d’ailleurs.

Elles sont le fait de tous ceux qui ont perdu à la fois le monopole et le contrôle de l’expression à destination du grand public : écrivains industriels sans talents mais très médiatisés, pistonnés et «pistonneurs», intellocrates, «fast-thinkers» chers à Bourdieu, experts indéboulonnables de la télévision, gourous de la communication et bien sûr, hommes politiques. Prenons un exemple simple. Au milieu des années 1990, Bernard Henri-Levy pouvait se permettre d’écrire n’importe quoi à propos de l’Algérie en squattant deux pages du quotidien du soir de référence. En ces temps-là, le lecteur lambda n’avait aucune chance de faire entendre son avis et de pointer les invraisemblances du récit si ce n’est d’envoyer une lettre au courrier des lecteurs (avec une infime probabilité de publication).

D’ailleurs, à l’époque, seul un article du Canard Enchaîné s’était distingué de l’habituel concert de louanges orchestré par la machinerie hagiographique du philosophe germanopratin. Aujourd’hui, les choses ont changé. Internet ne laisse rien passer et a mis fin à l’impunité de la médiocrité médiatique. L’été dernier, c’est la blogosphère qui a taillé en pièce le reportage du romanquêteur dans une Géorgie envahie par l’armée russe.

Certes, la critique en ligne a eu son lot d’articles outranciers mais il y a eu aussi des papiers d’analyse minutieux qui ont remis les choses à leur place. On comprend dès lors, pourquoi BHL s’en prend régulièrement à Internet. C’est un domaine qui n’offre aucune prise, du moins pas encore, à la communication enjôleuse, au copinage et aux services rendus.

Il est vrai qu’Internet charrie aussi des eaux pestilentielles : sites racistes, antisémites, islamophobes sans compter le fait qu’il est le terrain de chasse idéal pour nombre de détraqués sexuels. Mais dans le même temps, son offre sérieuse est prodigieuse et, le plus souvent, gratuite. J’ai longtemps considéré que les blogs étaient équivalents à des feux de camp autour desquels ne se réuniraient que des internautes sectaires. J’ai changé d’avis. Ils sont avant tout une richesse formidable, le plus souvent créée par d’illustres inconnus qui n’auraient jamais pu diffuser leur savoir sans Internet. Cela atténue l’impact de toutes les dérives et cela doit obliger à rester vigilant car les hommes politiques sont dans la même situation que BHL.

Hier, ils pensaient avoir réussi à imposer la communication idéale. Copains-coquins avec nombre de journalistes politiques, ils étaient persuadés que le verrouillage des médias était achevé. Petit jeu des petites phrases, passes d’armes à fleurets mouchetés, interview faussement impertinente et questions convenues au journal de vingt heures… Tout cela a été ringardisé par le web. Aujourd’hui, Internet, ses blogs, ses forums de discussions, ses médias en ligne, sont des acteurs avec lesquels il est difficile de louvoyer parce qu’eux-mêmes sont soumis au jugement implacable des internautes. Malgré cela, parions sans risque que des projets de loi vont bientôt surgir avec pour objectif de mettre en place «les nécessaires mécanismes de contrôle d’Internet.» Et cela, bien entendu, pour préserver notre monde de la menace totalitaire….

Akram Belkaïd, Journaliste à Paris

Charles Taylor accuse un autre témoin à charge de mentir

Posted on 24 septembre 2009 (0)

Poursuite du procès de Charles Taylor, président du Libéria de 1997 à 2003, par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) à La Haye. Taylor est accusé entre autre de crimes contre l’humanité. Répondant aux questions de la Cour, il a démenti avoir rencontré le dirigeant rebelle Foday Sankoh à la veille de l’invasion par les forces du Front révolutionnaire uni (RUF) de la Sierra Léone.

Taylor, 61 ans, doit répondre de onze chefs d’inculpation pour crimes de guerre commis durant la guerre civile en Sierra Léone. Son procès, qui a repris en juillet, en est à sa neuvième semaine. L’accusation lui reproche d’avoir, entre autre, fourni des armes au Front révolutionnaire uni (RUF) en échange des diamants dits « du sang ».

L’invasion en 1991 de la Sierra Léone avait déclenché une guerre civile brutale, marquée par des affrontements sur les diamants de la guerre, des actes de terreur contre les populations civiles, des punitions collectives ainsi que l’emploi d’enfants soldats. Le conflit, qui a duré 11 ans jusqu’à ce qu’il prenne fin en 2002, a coûté la vie à au moins 50 000 personnes.

Charles-TaylorTaylor a démenti avoir rencontré Foday Sankoh à la veille de l’invasion de la Sierra Leone par les forces du RUF. Ancien caporal et photographe, Sankoh a dirigé les premières attaques contre des villages d’une province diamantifère.

Selon un témoin à charge, Taylor aurait emprunté la route de Voinjama, principale localité du nord du Libéria, proche de la frontière avec la Guinée et la Sierra Léone, le jour précédent. Mais Taylor dément.

« Il ment. Impossible que j’ai été dans un convoi quelconque sur la route. Il invente tout cela. C’est un mensonge » a déclaré Taylor.

Ce n’est pas la première fois que l’ancien président dément les faits qui lui sont reprochés. Il fait cela régulièrement depuis la reprise de son procès en juillet. « Si j’avais été sur cette route, je le dirais » a-t-il fait valoir, disant que le témoin s’était parjuré.

Khamenei dénonce le « cancer sioniste qui ronge » le monde islamique

Posted on 20 septembre 2009 (0)

Le Guide Suprême de l’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei estime que la grande manifestation devendredi à l’occasion de la journée de solidarité avec le peuple palestinien est un cri solennel des musulmans contre le « cancer sioniste qui ronge » le monde islamique.

Le dernier vendredi du mois de Ramadan, baptisé  »journée mondiale de Qods » a pour message central la nécessité de l’unité entre les musulmans et celle de leur action collective en vue de libérer le noble Qods et la mosquée d’Al Aqsa du joug des occupants.

Quant aux récentes manifestations, le Guide avertit qu’il faut que « les défilés dans la rue cessent et ceux qui encourageront ces manifestations seront tenus responsables du sang et de la violence que cela pourrait engendrer et rendront des comptes pénalement ». D’autre part, insiste le Guide, « si ces manifestations venaient à être infiltrer par des terroristes qui y commettraient des actes imprévisibles, qui en serait tenu responsable ? Le Guide invite le peuple et l’élite politique à observer la fraternité, l’amitié et le respect de la loi ».

« A ceux qui contestent la régularité des résultats, le Guide Suprême a précisé que s’il s’agissait d’une différence de 100 000 voix voire d’un million de voix, la chose serait audible ; mais on parle ici d’une différence de 11 millions de voix. Pour mémoire, Ahmadinejad a obtenu 24 500 000 de voix et Moussavi un peu plus de 13 000 000 de voix. La victoire du Président est acquise et le temps des élections est terminé. D’ailleurs, précise le Guide Suprême, les gens n’ont pas seulement voté pour le candidat Ahmadinejad, mais pour la poursuite de la Révolution. Le peuple a confiance à l’Establishment et il l’a prouvé ».

Ali KhameneiAvant d’aboutir à cette conclusion sans appel, le Guide a passé en revue les grandes questions qui se sont posées durant cette campagne. Son discours comportait deux parties. Un premier sermon, conforme à sa position de Guide Spirituel de la Nation où il a rappelé aux Iraniens que « l’Iran est une République religieuse, qui repose dans la foi en un Dieu Tout puissant et dans l’Islam. La paix et la tranquillité doivent dominer quelles que soient les circonstances. En 30 ans de révolution, l’Iran a connu des périodes tourmentées mais le bateau a toujours été maintenu à flot ; il a toujours été fermement stabilisé. Tout dans nos gestes, nos positions, nos paroles et nos cœurs doit obéir aux enseignements divins. C’est ce dont nous avons tous besoin : de la dignité, de calme et de tranquillité ».

Le Guide Suprême a pris la Révolution pour repère historique pour rappeler que « depuis 1979, à l’exception du seul référendum qui s’est tenu 1 an après la Révolution, il y a toujours eu des élections en Iran. Pour cette élection, les électeurs étaient libres, ils n’étaient confinés nulle part. D’ailleurs, si tel avait été le cas, comment aurait-il pu accéder aux bureaux de vote ? Cette élection a prouvé que les Iraniens font confiance à leur Establishment. Et l’ennemi veut jeter un doute sur le vote car il sait que, ce faisant, il jettera un doute sur la légitimité du processus et fera vaciller votre confiance en vos institutions. Ne faites pas écho à ce vœu ».

« Contrairement à ce qui a été dit ici et là, tous les candidats sont membres de l’Establishment. L’un (Moussavi) a été 8 ans Premier Ministre, mon Premier Ministre ; un autre a été Commandant de la Garde de la Révolution Islamique ; un autre encore Commandant du temps de la guerre contre l’Irak et un autre à la tête du Parlement Islamique. Ils se connaissent tous et je les connais tous personnellement ».

« Leur compétition a lieu au sein de l’Establishment. Contrairement à ce qui a été rapporté aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, ils font tous partis de l’Establishment. [En clair, il n’y a pas de contre Révolution]. Les candidats ont exprimé des opinions différentes dans le cadre de l’Establishment et non à l’extérieur. Travestir cette réalité est une traitrise ».

« En Iran, il y a la liberté d’expression. Chacun a le droit de critiquer, de répondre aux critiques et de se défendre. Ce qui a été fait pendant les débats télévisés afin d’aider chaque Iranien à se faire une idée par lui-même. Ce qui s’est traduit par 10 millions de votants de plus pour cette élection comparativement à l’élection de 2005″.

« Malheureusement, il y a eu des manquements qui m’ont attristé. D’un côté, la violence explosive des insultes et de fausses allégations accusant le Président sortant de mensonges avec à l’appui de ces accusations des documents fabriqués et l’accusant également de superstition m’ont embarrassé au regard de la loi et de la Morale ».

« De l’autre côté, accuser des Hommes d’Etat de corruption, des hommes qui ont servi pendant 30 ans ce pays sape la crédibilité de l’Etat. Si quelqu’un a des accusations de corruption, il doit les porter devant la Justice. Personne ne devrait être accusé publiquement de corruption tant qu’il n’a pas été jugé coupable de cela. J’avais appelé l’attention du Président là-dessus, après le débat. Et je sais qu’il m’écoute ».

« Je connais Rafsanjini [l’une des personnalités mises en cause par le Président] depuis 52 ans. Il a été un élément clé de la Révolution ; probablement le plus efficace. Il a échappé a plusieurs assassinats. Avant d’être Président, il a été Président du Parlement et a occupé plusieurs postes importants depuis. Je n’ai pas connaissance des évènements qui aient conduit à un enrichissement personnel de sa part ».

« Rafsanjini a des désaccords idéologiques avec le Président Ahamadinejad depuis l’élection présidentielle de 2005. Personnellement, les politiques sociales du Président Ahamadinejad sont proches de mes idées ».

L’Ayatollah Ali Khamenei est le Guide Spirituel de la Nation et détient le dernier mot. C’est l’équivalent de notre Conseil Constitutionnel à lui tout seul. Son discours était juste, transparent et droit. C’était un grand discours tenu par un immense Leader qui n’a pas cédé au piège du chantage du Conseil des Experts présidé par Rafsanjani ; conseil qui élit le Guide Suprême.

Elise Mbock

L’Iran et les va-t-en-guerre

Posted on 12 septembre 2009 (0)

Qui peut oublier les admonestations adressées par l’administration Bush à Hans Blix, coupable de ne pas soutenir le projet de guerre contre l’Irak d’arguments estampillés AIEA. Les accusations lancées par Israël et la France contre l’actuel patron de l’AIEA, Mohamed El-Baradeï, ne sont guère différentes. Les va-t-en-guerre ont besoin que l’AIEA dise ce qu’ils veulent entendre, quitte à accuser l’AIEA de dissimuler des preuves. Ils souhaiteraient que l’agence se départît d’un minimum de prudence et qu’elle avalise toutes les «preuves» qui lui sont transmises par les services occidentaux. Il ne manquerait plus que l’AIEA affirme qu’il faut à peine 45 minutes pour que l’Iran déploie ses armes nucléaires, comme l’avait affirmé impudemment pour l’Irak l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Outre Israël et M. Kouchner, des «sources», non identifiées, ont relayé les accusations contre El-Baradeï. Or, celui-ci, tout en étant critique à l’égard de l’Iran, sait que des documents bidonnés et falsifiés sont soumis à l’agence sans qu’elle puisse d’ailleurs en connaître les originaux. L’Iran a d’ailleurs dénoncé des documents falsifiés remis par les Etats-Unis à l’AIEA. Mohamed El-Baradeï a eu le tort de casser l’effort de propagande guerrière en déclarant à la revue spécialisée «Bulletin of Atomic Scientists» qu’on exagère le risque iranien. « D’une certaine façon, je pense que le risque a été exagéré. Il y a une inquiétude au sujet de ses intentions futures et ce pays doit être plus transparent avec l’AIEA et la communauté internationale. Mais l’idée que l’on va se réveiller demain et que Téhéran disposera d’une arme nucléaire, voilà une idée qui n’est pas étayée par les faits tels que nous les connaissons».

Il manquait des «annexes» dans le rapport, a affirmé Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, qui était en 2003 un partisan actif de la guerre contre l’Irak. Avait-il eu entre les mains en 2003 des «annexes» prouvant que l’Irak avait les ADM ? On sait bien qu’il n’en est rien. Et que ce fut une forfaiture absolue que même Colin Powell a considérée comme une «tache» dans sa carrière. Les choses ont tendance à se répéter. Avec une arrogance certaine, les Occidentaux exigent d’être crus sur parole… Comme si la fable des armes de destruction massive de Saddam Hussein et ses conséquences guerrières n’étaient que des broutilles.

AIEALa presse occidentale fonctionne sur le postulat que l’Iran ment et que les dirigeants occidentaux et israéliens ne disent que la vérité. C’est grossier et intenable. La Russie, qui a défendu «les compétences et le professionnalisme de M. El-Baradeï», tente de maintenir un équilibre pour chercher une solution qui rassure les Occidentaux, sans enlever aux Iraniens leur droit au nucléaire. Cela suppose que l’on cherche réellement à négocier et non à faire «plier» le régime iranien.

Les nouvelles discussions qui vont être entamées entre l’Iran et les 5 membres du Conseil de sécurité ainsi que l’Allemagne auront peu de chances d’aboutir si leur objectif est de faire renoncer l’Iran à son programme nucléaire. L’imam Khameneï l’a de nouveau réaffirmé. Si l’objectif est d’avoir des garanties raisonnables sur le caractère strictement civil du programme, les discussions peuvent aboutir. A condition que les politiques prennent le dessus sur les va-t-en-guerre.

K. Selim

AIEA : Le casse-ête iranien !

Posted on 10 septembre 2009 (0)

Les grandes puissances tentent de discuter du programme nucléaire iranien, mais l’Iran ne compte pas suspendre son programme d’enrichissement d’uranium. A la veille de la fin de son mandat, le 30 novembre prochain, à la tête de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), le diplomate égyptien Al Baradeï se voit accuser par Israël et la France de dissimilation de preuves concernant le programme nucléaire iranien.

L’AIEA étant tout sauf une officine iranienne, l’accusation est totalement farfelue. On peut comprendre que la France, dont le track-record nucléaire n’est pas des plus rassurants, puisse s’inquiéter en effet de la dissémination atomique, mais l’indignation israélienne relève d’un comique de situation où la tartufferie le dispute à l’indécence.

Ce pays colonisateur «décomplexé», qui dispose d’un arsenal secret et illégal estimé à plus de deux cents ogives nucléaires, peut se permettre de clouer au pilori le dirigeant de l’AIEA. Il se trouvera des démocraties «avancées» pour lui emboîter le pas. Al Baradeï, qui se défend avec véhémence, voit dans ces gesticulations une manoeuvre savante d’intimidation et de conditionnement de son successeur. Le dernier rapport de l’AIEA n’est pas particulièrement amène pour Téhéran : l’Agence internationale demande à ce pays plus de transparence en matière de communication de données et attend des Iraniens qu’ils signent le protocole additionnel au Traité de non-prolifération (TNP) qui assurerait de manière bien plus contraignante le caractère civil de leur programme atomique.

AIEA2Mais il n’empêche, Israël et ses alliés ne veulent pas que l’Iran mène à bien sa stratégie d’acquisition du savoir-faire dans le domaine stratégique de l’énergie fissile. La maîtrise du processus d’enrichissement de l’atome est l’une des clefs du développement et un axe majeur de la recherche scientifique civile. Mais quels que soient les gages d’orientation pacifique, l’Iran est soupçonné des pires intentions.

Pourtant, ce pays n’a envahi ni agressé personne depuis des centaines d’années. Au contraire, il a bien été la cible de nombreux complots étrangers, de l’aveu même du président Obama lors de son désormais fameux discours du Caire. Il est clair pour tous que le seul pays dans la région à violer impunément la loi internationale, à s’emparer par la force de territoires de ses voisins et à se surarmer est Israël. Le génocide des juifs d’Europe par des Européens justifiant tous les excès d’un Etat artificiel fondé sur l’appartenance ethnico-religieuse.

Dans cette optique biaisée, la polémique, où la diabolisation d’Ahmadinejad joue un rôle central, paraît être une phase nouvelle de la campagne d’intoxication de l’opinion et de préparation de celle-ci à une éventuelle frappe préventive contre le pays des ayatollahs. «Ces accusations sont motivées politiquement et absolument sans fondement. De telles tentatives d’influencer le travail du secrétariat sont une attaque contre son indépendance et son objectivité», a déclaré le patron de l’AIEA.

On le voit encore une fois, la ligne idéologique imposée par les Occidentaux est supérieure à la vérité des faits. Dans cette affaire, le dirigeant sur le départ de l’Agence n’est pas la cible réelle de cette controverse assez piteuse. Il n’est guère besoin d’être grand clerc pour voir dans cette polémique montée en épingle la volonté de conditionnement du successeur de l’Egyptien. Il reste à savoir si cette orientation et ces formes de pression ont des chances d’aboutir à la révision par les Iraniens de leurs options stratégiques.

Trois islamistes reconnus coupables de complot terroriste

Posted on 10 septembre 2009 (0)

Un tribunal de Londres a condamné trois britanniques en rapport avec un complot en 2006 qui visait à attaquer des vols transatlantiques pour tuer des milliers de civils. Depuis la tentative d’attentat du groupe dirigé par Abdullah Ahmed Ali, les voyageurs aériens ne peuvent plus passer la sécurité dans les aéroport avec des liquides et gels.

Le leader du groupe, Abdullah Ahmed Ali et ses co-accusés Assad Sarwar et Tanvir Hussain ont été reconnus coupables d’avoir projeté d’introduire à bord de plusieurs avions des explosifs liquides qu’ils auraient présenté comme étant des boissons gazeuses. Selon l’accusation, au moins 7 avions de ligne partant de Londres à destination de l’Amérique du Nord étaient visés. Ces attentats avaient été commandités par d’importants militants islamistes au Pakistan.

Le jury a acquitté quatre autres hommes et n’a pas pu se prononcer concernant l’implication présumée d’un huitième suspect.

Ces tentatives d’attentats ont eu d’immenses conséquences sur l’industrie aérienne et ont entraîné notamment l’interdiction de transporter des liquides et des gels en cabine.