"affaire" Archives

Mahmoud Abbas est-il en train de bluffer ?

Posted on 11 novembre 2009 (0)

abbasBeaucoup de choses portent à croire que oui. D’abord l’insistance de la part de ses défenseurs qui semblent l’implorer de ne pas se retirer, une insistance si pressante et si bien montée qu’elle laisse entrevoir une préparation certaine. L’air sérieux de Yasser Abd Rabbou, qui eut la charge de la déclaration, ne change rien à la chose.

Ensuite, le manque de réaction de certains pays arabes et surtout de l’Egypte officielle – qui, d’habitude, ne rate pas de telles occasions pour faire savoir son point de vue – laisse l’observateur un tant soit peu étonné parce que, et cela tout le monde le sait, le premier impliqué après les Palestiniens eux-mêmes dans cette affaire, c’est bien la diplomatie égyptienne, que ce soit pour sa proximité géographique, pour son implication directe dans les médiations (entre Palestiniens et entre Palestiniens et Israéliens) ou pour son intérêt dans la stabilité des sphères de pouvoir palestinien. De ce fait, le silence égyptien est plus qu’intrigant, à moins que les Egyptiens sachent un peu plus qu’ils ne veulent le dire.

Par ailleurs, qu’on le veuille ou pas, Mahmoud Abbas a tellement joué un rôle qui n’est pas le sien qu’il a cessé, depuis longtemps, d’être maître de ses décisions et de ses mouvements. Nul ne peut croire que l’actuel président palestinien puisse cesser de jouer le rôle qu’il a si bien tenu jusqu’ici pour les Israéliens, les Américains et les Européens. Il n’est pas question d’un jugement quelconque, Abbas est mieux placé pour mieux connaître l’intérêt de son peuple. Il s’agit tout simplement d’une observation aux fins d’analyse et qui peut être démontrée de mille et une manières.

Ainsi, Abbas ne pourra en réalité laisser tomber ses interlocuteurs qui, de leur part, ne voudraient surtout pas le perdre et courir le risque d’avoir affaire à quelqu’un de moins modéré que l’actuel président. C’est en tout cas une situation où les Israéliens ne risqueront jamais de se jeter, d’autant plus qu’ils font actuellement face à un problème sérieux d’un voisin appelé l’Iran. Et ce n’est pas la mollesse avec laquelle Israël a demandé à Abbas de revenir sur sa décision qui risque de tromper les observateurs.

Sur un autre plan, les réactions trop timides de l’Europe et des Américains laissent croire que ces derniers savent ce qu’est en train d’exiger Abbas avec son geste. Certains vont jusqu’à dire que Abbas, par ce geste, veut faire pression sur Américains et Israéliens pour qu’ils le soutiennent plus. Peut-être, mais si c’était destiné aux Arabes eux-mêmes ? Si, par ce geste, Abbas voulait que les Arabes fassent plus de concessions à l’égard d’Israël ? N’est-ce pas ce qui a été demandé par Clinton au Maroc après tout ?

Aïssa Hirèche

Washington sanctionne la junte guinéenne

Posted on 30 octobre 2009 (0)

GuineeL’Union Africaine et les Etats-Unis ont annoncé des sanctions contre les responsables de la junte militaire et du gouvernement du Guinée. Ils ne pourront plus entrer sur le territoire américain, a indiqué jeudi le département d’Etat. Selon William Fitzgerald, sous-secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires africaines, il s’agit des leaders de junte, des membres du gouvernement, les conseillers politiques et économiques du capitaine Moussa Dadis Camara.

Selon lui, les Etats-Unis souhaitent la tenue d’élections libres, la restauration d’un gouvernement constitutionnel. La politique américaine consite, dit-il à coordonner et à soutenir les efforts des organisations régionales et sous-régionales.

L’Union Africaine a elle aussi annoncé jeudi des sanctions contre la junte en Guinée. Elles prennent la forme de refus de délivrer des visas, de restrictions de voyages et de gel d’avoirs et vont toucher le président, les membres de la junte et toute autre personne, civile ou militaire, dont les activités sont destinées à maintenir le statu quo inconstitutionnel en Guinée.

La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest avait déjà imposé samedi un embargo sur les armes à destination de la Guinée. La communauté internationale réagit à la détérioration de la situation sécuritaire en Guinée, avec la multiplication d’exactions, d’atteinte aux droits humains, d’assassinats ciblés et d’arrestations.

Parmi les détenus figurent Thierno Baldé, Directeur de l’Institut de recherche sur la démocratie et l’Etat de droit (IRDED), et des jeunes guinéens membres de la Fédération des associations de jeunesses guinéennes (FAJEG), qui avaient déclenché, sous sa direction, une grève de la faim mercredi pour protester contre les massacres et la violence perpétrés par les forces de sécurité.

Ils ont été interpellés par des militaires qui les auraient conduits au Camp Alpha Yaya Diallo. Signalons également que le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé la création d’une commission d’enquête internationale pour mener des investigations sur les violences en Guinée afin de déterminer la responsabilité des personnes impliquées.

Dans un communiqué, le Conseil a également condamné fermement la violence et appelé les autorités guinéennes à inculper et traduire en justice les coupables. Par ailleurs, il s’est félicité de décision de la CEDEAO d’appuyer l’ONU dans sa démarche pour faire mener une enquête internationale sur les événements du 28 septembre. Et le Conseil a pris « note du fait que les autorités guinéennes se sont officiellement engagées à aider la commission d’enquête internationale à mener ses travaux en toute sécurité ».

Algérie : Bouteflika veut réformer la Cour suprême

Posted on 29 octobre 2009 (0)

BouteflikaLe président Bouteflika promet de réformer la Cour suprême, la plus haute juridiction d’appel du pays, et le Conseil d’Etat.  Il est question de revoir totalement la gestion et l’organisation internes de ces juridictions. «Il est impératif de procéder à la révision des méthodes de travail de certaines juridictions à leur tête la Cour suprême et le Conseil d’Etat afin de faciliter la prise en charge du nombre sans cesse croissant des recours qui y sont introduits. Le tribunal criminel doit, lui aussi, revoir son organisation avec notamment l’instauration d’autres modes de recours à l’instar de ce qui en vigueur au niveau d’autres tribunaux du pénal.» C’est ce qu’a déclaré le premier magistrat du pays dans son allocution prononcée lors de la cérémonie de l’ouverture de l’année judiciaire.

L’annonce de cette réforme qui touchera les plus hautes juridictions du pays intervient quelques jours après la révision du statut des magistrats de la Cour suprême. Cette révision a été accomplie par les magistrats de la Cour suprême qui avaient tenu, récemment, pour la première fois, une assemblée générale consacrée au bilan de cette institution et surtout aux problèmes liés au travail judiciaire. La réunion a permis aux magistrats d’apporter quelques changements dans le fonctionnement de cette juridiction à travers la manière de répartir les dossiers. La loi régissant la Cour suprême a été revue et corrigée par les magistrats de la Cour suprême et une copie a été remise au garde des Sceaux. Un débat a impliqué les présidents de chambres avant la tenue de l’assemblée générale qui a passé en revue l’activité judiciaire, administrative et financière, mais aussi la modernisation de cette juridiction. Actuellement, deux juges d’instruction siègent au sein de la Cour suprême. Ils se partagent de très lourdes affaires. «Nous avons constaté que le nombre des pourvois enregistrés est moins important que celui des arrêts rendus par la cour. C’est-à-dire que pour une cinquantaine de pourvois, il y a en parallèle plus de 70 arrêts rendus. Notre objectif est d’arriver durant cette année à traiter toutes les affaires délictuelles de 2002 et 2003. Certaines chambres traitent actuellement les dossiers datant du dernier trimestre de 2006», a affirmé Kadour Berradjaâ, premier président de la Cour suprême, dans un entretien accordé à un quotidien national, l’année dernière. Ce magistrat explique qu’«il n’y a aucun délai qui limite la décision de la Cour suprême. La juridiction est, en revanche, soumise à l’obligation du respect de la suite chronologique des numéros d’ordre.» Le traitement de certaines affaires prend beaucoup de temps. C’est le cas notamment où ces affaires nécessitent d’entendre des témoins, de diligenter des commissions rogatoires à l’étranger et de consulter des experts.

Autre chantier de la réforme évoqué par le président de la République à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire concerne la lutte contre la corruption. «Nous avons élaboré des mécanismes législatifs et réglementaires qui seront bientôt renforcés par l’installation d’une commission nationale ad hoc», a indiqué le chef de l’Etat. «Nous avons révisé les mécanismes législatifs et fonctionnels nécessaires, accordé une attention particulière au recrutement et à la formation, modernisé les méthodes de gestion». «L’amélioration enregistrée à travers la poursuite de la révision de l’arsenal législatif national et son enrichissement par plusieurs textes législatifs et réglementaires représente pour nous une source de satisfaction», s’est félicité le président de la République.

Sur le plan des ressources humaines, le chef de l’Etat a évoqué «le recrutement de 470 élèves magistrats pendant toutes les années du programme quinquennal (2010-2014)». Autre nouveauté annoncée par le président Bouteflika: la promulgation de la loi régissant la profession d’avocat en tant que vecteur de l’action judiciaire et fondement du pouvoir judiciaire.

De son côté, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Tayeb Belaïz, a annoncé la réception, à partir de l’année prochaine, de nouveaux établissements pénitentiaires, dont la capacité d’accueil est estimée à plus de 19.000 places de détention.

Amine L., QO Algérie

Côte d’Ivoire : violation de l’embargo sur les armes

Posted on 28 octobre 2009 (0)

Gbagbo_ferkeL’Afrique était un dépotoir. Elle reste de nos jours un champ d’expérimentation et un terrain idéal pour trafiquants d’armes. Les exemples sont légion. Dernier en date, l’Angolagate, le nom donné à un trafic d’armes dans les années 90 à destination de l’Angola. Cette affaire, qui a connu son épilogue devant le tribunal de Paris mardi dernier et dite « affaire Falcone-Mitterrand-Gaydimak », a, pour la première fois, révélé au grand jour les liens occultes et quasiment maffieux entre marchands d’armes et milieux politiques.

Les deux principaux protagonistes de ce trafic juteux (environ 400 milliards de nos francs) que sont Arcadi Gaydamak et Pierre Falcone ont été condamnés chacun à six ans de prison ferme et les autres personnes incriminées écopent de peines moins lourdes assorties d’amendes de plusieurs milliers d’euros.

Dire que l’Afrique demeure une aubaine pour trafiquants d’armes de toute sorte, c’est trahir un secret de polichinelle. Cela tient d’autant plus de la lapalissade que pendant que mardi dernier l’Angolagate connaissait son dénouement judiciaire, les Nations unies décidaient de pointer un doigt accusateur sur les responsables de trafic d’armes en Côte d’Ivoire.

En 2005, en pleine crise politico-militaire, les Nations unies avaient décrété un embargo sur les armes à destination du pays du président Félix Houphouët -Boigny. Pour le groupe d’experts mandatés par le Conseil de sécurité pour enquêter sur ce trafic, « cet embargo est régulièrement violé aussi bien par l’ex- rébellion des Forces nouvelles que par le gouvernement avec de nombreuses entrées d’armes et de munitions en provenance du Burkina » et « malgré l’embargo sur les armes, les deux parties ivoiriennes dans le Nord et le Sud continuent de se réarmer ou de se rééquiper avec du matériel connexe ».

Voilà qui est dit et qui pourrait – si cette information est juste – compliquer singulièrement la tâche du facilitateur dans la crise ivoirienne. En effet, si ce rapport avait été sorti il y a quelques années, personne n’aurait rien eu à redire en criant au baudet, ce, d’autant plus qu’il bruissait de toutes parts que le Burkina était un grand fournisseur d’armes aux rebelles ivoiriens.

Mais de nos jours, où notre pays se démène comme un beau diable pour éteindre le brasier ivoirien, cela est difficilement compréhensible Et c’est peu dire que d’affirmer que ce brûlot concocté par les experts onusiens pourrait bien être une pierre jetée dans le jardin de Blaise Compaoré, celui-là même qui été choisi comme facilitateur.

Comment, véritablement, peut-il jouer son rôle de médiateur, c’est-à-dire être équidistant des deux parties, tout en poursuivant la fourniture d’armes à une des parties ?

Une autre préoccupation et non des moindres soulevée dans le rapport mérite vraiment qu’on s’y attarde un peu : il s’agit de la « course à l’armement » que l’on constate aussi bien du côté de la rébellion que du côté gouvernemental. Comment comprendre que, pendant que tous les regards sont tournés vers la présidentielle du 29 novembre prochain (dans un mois jour pour jour donc), les différentes parties ne soient préoccupées qu’à s’équiper en matériel de guerre ?

Certes, le report de la présidentielle est depuis un secret de polichinelle ; mais si, du côté pouvoir, acheter ce matériel de guerre pour équiper une armée républicaine pourrait aisément s’expliquer et se comprendre (si toute fois la Côte d’Ivoire n’était pas frappée d’embargo), cela l’est moins en ce qui concerne la rébellion armée.

Alors, les différents protagonistes de la crise ivoirienne jouent-ils vraiment franc-jeu afin de sortir de cette impasse ? Le doute est permis, ce, d’autant plus que plus jamais cette situation de ni guerre ni paix fait l’affaire de plus d’un. Alors qu’au-delà des petits intérêts personnels, il faudra bien sceller une paix de braves !

Boureima Diallo, l’Observateur

Sanctions européennes contre la Guinée

Posted on 28 octobre 2009 (0)

GuineeLes ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont résolu d’imposer un embargo sur les armes et des sanctions ciblées contre la junte de Conakry. Cette décision tombe un mois jour pour jour après la répression sanglante du 28 septembre dernier. Interdictions de visas à l’encontre de quelque 42 dignitaires et proches des tenants du pouvoir, et même l’éventualité du gel des avoirs dans les banques et institutions financières européennes.

Un train de mesures qui rejoint les sanctions déjà votées par la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Comme à son habitude, la communauté internationale entend faire fléchir l’impénitent capitaine et ses compagnons du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement) qui, depuis ce jour maudit de septembre, tiennent le pays en otage.

Assassinats, tentatives d’assassinat et disparitions d’opposants ne cessent chaque jour d’alourdir le bilan de la tuerie du stade, tandis que les Guinéens sombrent peu à peu dans la terreur. La pire des dictatures est en train de s’installer en Guinée, et, fier comme Artaban, l’obstiné capitaine Dadis poursuit sa fuite en avant, faisant fi des sanctions infligées par ses pairs africains.

Un entêtement qui lui vaut aujourd’hui les foudres de l’Europe et même de Washington. Mais il faut croire que du côté de la junte, l’annonce de la « mauvaise nouvelle » n’a pas produit l’effet escompté, puisqu’un conseiller du président s’est contenté d’en prendre acte au nom du gouvernement. « Notre priorité pour l’instant, a-t-il ajouté, est de privilégier d’un côté la discussion avec les différents acteurs politiques à Ouagadougou, et de l’autre, l’enquête de l’ONU… »

Pas de quoi donc fouetter un chat guinéen, quand on sait que, depuis son arrivée au pouvoir en décembre dernier, la junte en a vu d’autres. Moussa Dadis Camara, comme bien d’autres fossoyeurs de la démocratie, n’a que faire des mesures de rétorsion imposées par ses pairs africains ou venues d’Occident. L’homme fort de Conakry n’est pas amateur de voyages, et ses proches, comme bien d’autres avant eux, sauront trouver les moyens de contourner l’interdiction de visas.

De même, c’est bien connu que, du côté de la Chine ou de l’Ukraine, les marchands d’armes sont passés maîtres dans la violation des embargos. L’affaire de l’Angola gate, dont le procès vient de s’achever en France, en est la preuve la plus criante.

Alors, qui paiera le prix fort, si ce n’est le citoyen Guinéen, déjà affaibli par la conjoncture, difficile, et rongé par la peur… Mais avant la Guinée, il y a eu le Zimbabwe de Robert Mugabe, touché, lui aussi, par des sanctions. Cela n’a jamais empêché le vieux dictateur de s’offrir des vacances à Hong Kong, tandis que son pays sombrait chaque jour un peu plus dans le marasme, puis la famine.

C’est dire que la politique des sanctions à l’encontre des régimes jugés voyous a déjà montré ses limites. S’il est vrai que ces mesures sont nécessaires, auront-elles une quelconque efficacité face à l’obstination des dirigeants de la junte au pouvoir à Conakry ? Rien n’est moins sûr.

Tous les espoirs reposent sur le dialogue, à travers notamment la médiation engagée sous l’égide de la CEDEAO. Rendez-vous donc à Ouagadougou.

H. Marie Ouédraogo, l’Observateur

Sénégal: l’affaire Segura fait des vagues à Dakar

Posted on 28 octobre 2009 (0)

0Ce qu’on appelle désormais l’affaire Alex Segura suscite bien des émotions au Sénégal. Cet ancien représentant local du Fonds monétaire international (FMI) a reçu un encombrant cadeau de 200 000 dollars, offert par le président sénégalais, Abdoulaye Wade. Dans un communiqué, le FMI explique que cet argent a été remis à Alex Segura lors d’un repas offert en son honneur peu avant qu’il ne quitte ses fonctions à Dakar.

Le président sénégalais Abdoulaye Wade a présenté ce don comme un cadeau en guise de reconnaissance du travail accompli pour le Sénégal par M. Segura, connu pour ses critiques des pratiques budgétaires du gouvernement sénégalais.

L’opposition sénégalaise, elle, parle de tentative de corruption.

Un autre réseau de faux dinarsdémantelé à Marseille

Posted on 27 octobre 2009 (0)

le grand palmier blancAprès Lyon, un second réseau de trafiquants de faux billets algériens a été démantelé lundi à Marseille. Au total, 15 personnes im-pliquées dans ce trafic ont été arrêtées par les services de police des deux métropoles. Le réseau était capable d’imprimer des billets quasiment parfaits grâce à du papier fiduciaire volé en 2006, destiné à la Banque centrale d’Algérie. En attendant les suites de l’enquête, les autorités judiciaires françaises assurent que l’essentiel du réseau a été neutralisé. Selon l’AFP qui cite des sources judiciaires, trois personnes ont été mises en examen lundi à Marseille pour association de malfaiteurs en vue de contrefaçon de dinars algériens. Il s’agit, selon la même source, d’un démantèlement de réseau de fabricants de faux dinars distinct de celui démantelé à Lyon.

A l’instar du réseau lyonnais, les premiers éléments de l’enquête ont révélé les liens étroits entre les faussaires marseillais et le grand banditisme. Selon des sources proches de l’enquête, l’un des individus appréhendés à Marseille a de solides amitiés dans le banditisme mais les deux autres sont inconnus des services de police. La semaine dernière, 12 autres personnes, interpellées à Paris et Marseille notamment après plusieurs mois d’investigations, avaient déjà été mises en examen et écrouées dimanche à Lyon dans le cadre d’un dossier distinct de faux-monnayeurs de dinars.

Comme dans le dossier lyonnais, l’affaire marseillaise a démarré avec le braquage à Marseille, en novembre 2006, d’un camion transportant des rouleaux de papier fiduciaire destinés à la Banque centrale d’Algérie et qui ont servi à la fabrication de faux dinars. Selon l’AFP, une première personne, suspectée d’avoir recelé le poids lourd dans un hangar de la région, avait été écrouée dans ce dossier en 2007 par la juge du tribunal de grande instance (TGI) de Marseille, avant d’être remise en liberté.

Dans un second temps, le TGI d’Aix-en-Provence avait été saisi après l’arrestation de deux Tunisiens porteurs d’une valise pleine de faux dinars à l’aéroport de Marignane, proche de Marseille. L’affaire avait franchi un dernier pas avec la découverte de certains rouleaux marseillais en janvier 2009 dans une imprimerie clandestine du Sud de l’Italie.

Lors d’une conférence de presse tenue lundi, le responsable de la division économique et financière de la police judiciaire (PJ) de Lyon, Jean-François Ligout, a indiqué que «la spécificité de cette affaire vient du fait que le papier utilisé était destiné aux banques centrales». Il provenait d’une cargaison d’une quarantaine de rouleaux subtilisés lors d’une attaque à main armée à Marseille en novembre 2006 et destinés à la Banque centrale d’Algérie. Deux à trois de ces rouleaux, permettant chacun de fabriquer jusqu’à 500.000 billets, avaient été retrouvés à Naples, en Italie, en janvier 2009. Les enquêteurs, qui avaient assisté en septembre dans le Vaucluse à la remise de trois de ces rouleaux par des voyous marseillais au réseau lyonnais, n’en ont retrouvé que deux intacts, le troisième étant en cours d’utilisation. Selon l’agence française qui cite la PJ, les faux-monnayeurs avaient déjà réussi à écouler au moins 200.000 faux billets.

«L’essentiel du réseau a donc été neutralisé» avant qu’une «production de masse» n’ait pu se mettre en place, a précisé le directeur adjoint de la PJ, Michel Neyret, à l’AFP, ajoutant que les billets d’une valeur de 10 euros (1.000 DA) étaient revendus 3 à 4 euros chacun. Les douze délinquants constituant le réseau lyonnais, interpellés après quelques mois d’investigations, ont été écroués dimanche pour association de malfaiteurs et contrefaçon.

Les hommes, dont certains étaient connus pour des faits de grand banditisme, encourent trente ans de réclusion criminelle. Deux frères, imprimeurs dans le centre de Lyon, constituaient «le maillon essentiel du réseau». Des milliers de billets ont été saisis dans leur entreprise.

Pour M. Neyret, «si les malfaiteurs avaient décidé de fabriquer des billets de 1.000 dinars, le plus répandu en Algérie, c’est parce qu’ils avaient le papier à disposition: si ça avait été du papier destiné à la Banque centrale turque, ils auraient fabriqué de l’argent turc». Le papier fiduciaire volé comportait déjà les trois signes de sécurité (bande holographique, filigrane et fil) nécessaires à la fabrication des dinars algériens, ce qui a facilité la tâche des faussaires. «Il leur restait à ajouter le visage et le montant, ainsi que les numéros du billet», a souligné M. Ligout. L’enquête a révélé que l’étape de la «numérotation» était réalisée à Saint-Etienne par un informaticien qui avait mis au point un logiciel spécifique. «Les billets étaient quasiment parfaits», a ajouté M. Ligout.

Djamel Belaïfa, QO Algérie

Une femme de 38 ans meurt de la grippe A

Posted on 27 octobre 2009 (0)

H1N1-AujUne surveillante de cantine d’une école maternelle de 38 ans, porteuse du virus H1N1 de la grippe A, est décédée samedi dernier au centre hospitalier Laënnec de Creil dans l’Oise. Elle a été admise à l’hôpital mardi mais son état de santé s’est brusquement dégradé jeudi. Atteinte de diabète, cette patiente était considérée comme une personne à risque.

La Direction départementale des Affaires sanitaires et sociales (DDASS) estime que le virus H1N1 a joué un rôle dans le décès de cette femme, mais qu’il n’est pas seul en cause . Catherine Giesberger, directrice adjointe de l’hôpital Laënnec, explique que cette patiente a été placée en réanimation jeudi dernier puisqu’elle présentait des « facteurs aggravants ».

Le Dr. Anand Kumar, un spécialiste en évaluation critique des soins ayant été impliqué dans le traitement de cas de grippe porcine dans des unités de soins intensifs (ICU) dans plusieurs Hôpitaux de Winnipeg, rapporte que seule une petite partie des patients des ICU ressemble au profil classique des victimes de la grippe saisonnière hospitalisés de dans de telles structures : soit des personnes ayant des pathologies préexistantes connues pour leur tendance à être aggravées par un épisode grippal.

La majeure partie des cas traités en ICU, pour nouvelle grippe, est composée de sujets jeunes, qui jusqu’à ce qu’ils soient tombés malades, étaient en meilleure état de santé que les patients typiquement hospitalisés pour grippe saisonnière pendant une saison grippale ordinaire. Ces jeunes, relativement en bonne santé, sans être pour la plupart, bien entendu « des super athlètes » sont des personnes normales à qui si vous posez la question ’’Êtes-vous en bonne santé ? ’’ Ils vous répondraient, sans hésiter, ’’oui en excellente santé ’’.

Or cette litanie répétée de « de l’existence de pathologies préexistantes » n’est que le reflet d’une sorte de désir inconscient, de vouloir à tout prix trouver une explication au fait que ce nouveau virus envoie à l’hôpital ou à la morgue une classe d’âge, si peu habituelle, pour etre en conformité avec ce l’on connaît pour la grippe saisonnière.

Les médecins s’accrochent à cette explication sans la vérifier en bonne et due forme : car une personne de 30 ans qui a un asthme léger, n’a certainement pas autant de risque associé à sa pathologie préexistante qu’une personne de 80 ans qui a une mauvaise maladie pulmonaire, due à un tabagisme, et compliquée de cardiopathie.

C’est ce dernier groupe qui habituellement développe les formes graves de grippe, et non pas celui du jeune adulte en bonne santé. Le risque d’une telle attitude est qu’on ne puisse ainsi avoir que peu d’arguments, affirmant que ce virus est entrain, actuellement, de causer une maladie plus grave chez des personnes bien plus jeunes que celles qui sont normalement hospitalisées et tuées par la grippe saisonnière ou par ses complications pendant une saison grippale ordinaire. Cette attitude médicale ne fait que retarder le moment où l’on devra se rendre aux évidences suivantes :

Cette grippe, n’est pas une maladie qui n’affecte gravement que les adultes les plus âgés, elle affecte surtout les personnes de moins de 50 ans, chez lesquelles cette nouvelle grippe est une maladie significativement plus grave que la grippe saisonnière.

Un accord de défense entre l’Algérie et l’Angleterre

Posted on 26 octobre 2009 (0)

Bouteflika4Après l’important débat sur le réchauffement climatique, Andrew Henderson n’a pas échappé aux questions des journalistes sur d’autres sujets. L’affaire Khalifa en a été la première. «Le Home Office a demandé un peu de temps pour considérer le dossier parce que c’est un dossier assez compliqué et assez sensible», a-t-il répondu d’emblée à propos du report de la date à laquelle la justice britannique devra trancher l’extradition ou non de Rafik Khalifa vers Alger.

Tout en confirmant l’arrivée aujourd’hui à Alger du ministre britannique de la Défense, l’ambassadeur a indiqué au sujet de cette visite que «le ministre de la Défense est venu signer un accord de défense avec son homologue algérien.» Accord qu’il dit avoir été «négocié depuis longtemps» et devant être conclu aujourd’hui pour, dit-il, «avoir un parapluie pour les activités bilatérales entre les deux pays comme le training, la formation et les échanges entre les militaires.» Une manière de dire que l’accord en question donnera une assise politique et technique claire aux échanges relevant du domaine de la défense des deux pays.

La lutte antiterroriste et l’échange de renseignements en font certainement grandement partie. A propos d’un éventuel contrat d’armement entre les deux pays, l’ambassadeur répondra «nous avons des équipements à vendre, peut-être que notre ministre en discutera avec son homologue algérien.» Andrew Henderson soulignera qu’il y a effectivement entre les deux pays «de grands projets de vente de frégates et d’hélicoptères» non sans lancer «bien sûr, nous sommes intéressés.»

G.O.

Présidence de l’EPAD : Jean Sarkozy abandonne

Posted on 25 octobre 2009 (0)
Jean Sarkozy/ Cradit photo © GSbear pour Wikimedia Commons

Jean Sarkozy/ Cradit photo © GSbear pour Wikimedia Commons

Face à la polémique tous azimuts suscitée par le projet du fils cadet de Nicolas, Jean, de briguer, c’est-à-dire de prendre, la présidence de l’Etablissement public d’aménagement de la défense (EPAD), Sarkozy, on ne sait pas trop lequel dans cette affaire où on craignait le trafic d’influence, a fini par jeter l’éponge.

Si la décision d’abdiquer a été notifiée par Jean lui-même, c’est, suite à l’avalanche de critiques en France et à l’étranger, à l’Elysée que le père, après avoir scruté les sondages, lesquels traduisaient un désavœu massif de l’opinion, jusqu’au sein de l’électorat UMP, a convenu avec son fils de dire stop à la dégringolade politico-électorale, qui gagnait dangereusement ses propres rangs : quelques jours avant le jet d’éponge des Sarkozy, Jean-François Copé n’avait-il pas prédit que : « Cette affaire, c’est comme le sparadrap du capitaine Haddock, ça va leur coller aux godasses » ?

L’adversaire politique Hollande, lui, a dénoncé, à la Salif Diallo, parlant du régime de Blaise Compaoré ex-cathedra, de « patrimonialisation du pouvoir ». Et voilà l’expression qui a fâché au sein du CDP de nouveau lâchée : donc tais-toi, on patrimonialise au Burkina des Compaoré, puisque, même dans l’ex- »patrie-mère », on patrimonialise le Tout-Pays ?

Comparaison n’étant pas raison, pas si vite que ça en besogne, esprits naïfs et/ou militants inconditionnellement acquis à la Pavlov à leur Kim Il Sung, car, chez les Occidentaux, où les institutions et instances de la république sont plus fortes que les individus, même au fait du pouvoir avec femme, enfants et mœurs, qu’ils s’appellent colonel Mamadou Tandja du Niger ou pas, pareille tentation, humaine, au demeurant, sont de simples velléités, qu’on abandonne vite pour ne pas s’exposer aux roches, absolument tarpéennes, de la république et/ou de la démocratie.

Comme quoi, si « ce qu’on trouve chez les Peulhs, on le trouve chez les Mossé », la différence entre les Etats de droit démocratique avancés et les autres est que, dans les premiers, user du pouvoir jusqu’à l’abus est, au pire une tentative d’exception, dans les seconds, la règle.

Ahl-Assane Rouamba, l’Observateur