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Les rackets persistent sur les routes ouest-africaines

Posted on 17 décembre 2009 (0)

Les racketteurs en uniforme continuent de sévir de plus belle sur les tronçons routiers internationaux de l’Afrique de l’Ouest. Ils sont particulièrement actifs dans le corridor Bamako-Dakar. Leurs agissements coûteraient plus de 45 000 francs Cfa par voyage à chaque transporteur, qui perdrait également environ 22 minutes tous les 100 km.

L’Observatoire des pratiques anormales de l’UEMOA répertorie et dénonce ces pratiques. Cette structure mise en place par l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest et la CEDEAO en partenariat avec l’USAID et le Centre ouest africain pour le commerce, a publié son 9e rapport à Dakar.

Amélioration de la circulation des Algériens en Europe ?

Posted on 24 novembre 2009 (0)

AlgérieL’Algérie oeuvrera au sein des pays du groupe 5+5 à l’amélioration des conditions de circulation, de séjour et d’établissement de ses ressortissants en Europe. C’est ce qu’a annoncé, lundi, le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni, qui prend part aux travaux de la 14ème Conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale (CIMO ou 5+5), qui ont débuté hier, dans l’île de San Servolo à Venise (Italie). Le 5+5 regroupe Espagne, Portugal, France, Italie, Malte, Maroc, Tunisie, Libye, Algérie, Mauritanie.

M. Noureddine Yazid Zerhouni, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, prend part à cette conférence qui se penchera notamment sur la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, ainsi que sur la circulation des personnes et la coopération dans le domaine de la Protection civile. Dans une déclaration à l’APS peu après son arrivée lundi à Venise, M. Zerhouni a souligné que «ce qui nous intéresse le plus, en tant qu’Algériens, c’est de chercher d’abord comment améliorer les conditions de circulation et de séjour de nos ressortissants et leur établissement dans les pays européens», a-t-il indiqué. Le ministre de l’Intérieur a mis en exergue, d’autre part, la nécessité de «ne pas négliger dans la lutte antiterroriste les efforts nécessaires qui doivent être fournis par toutes les parties» pour «ne pas alimenter la matrice idéologique du terrorisme».

Pour sa part, le ministre français de l’Immigration Eric Besson, dans une déclaration à l’AFP, a proposé la création d’un «visa commun méditerranéen» destiné à certains étudiants dont les Algériens. «Nous voulons ouvrir des opportunités pour les immigrés en situation régulière, favoriser leur mobilité et leur circulation», a-t-il expliqué, annonçant qu’il proposait à ses collègues «une expérience pilote pour les jeunes, la création d’un visa commun méditerranéen». Ce visa permettrait à des étudiants issus de filières d’excellence, comme les technologies de l’environnement ou l’aéronautique, «de se déplacer dans n’importe lequel des pays du 5+5, voire à terme des pays de l’Union pour la Méditerranée», a-t-il ajouté.

Ces étudiants auraient en outre accès à «une bourse méditerranéenne et à une première expérience professionnelle à la fin de leurs études».

M. Besson a également proposé aux ministres du 5+5 d’étudier les conditions dans lesquelles les candidats au statut de réfugié pourraient faire cette demande dans les pays de transit. Cette procédure permettrait par exemple à des candidats à ce statut issus de pays de l’Afrique sub-saharienne de demander la protection internationale à partir des pays de «transit» comme le Maroc, la Tunisie ou la Libye. «Nous devons pouvoir expliquer au candidat au statut de réfugié politique qu’il n’a pas besoin de prendre le risque de traverser la Méditerranée pour que sa demande soit examinée», a-t-il dit. De son côté, l’Europe s’engagerait à «répartir de façon équitable» en son sein les personnes qui obtiendraient ainsi ce statut.

La lutte contre le terrorisme, la circulation des personnes, ainsi que la coopération dans le domaine de la Protection civile, constituent les principaux thèmes inscrits à l’ordre du jour de cette 14ème Conférence des ministres de l’Intérieur des pays de la Méditerranée occidentale (CIMO ou 5+5).

Djamel Belaïfa

Crise en Guinée : Projet d’accord politique global interguinéen

Posted on 22 novembre 2009 (0)

Guinée3Le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et le Forum des Forces vives de la Guinée. Accueillant favorablement la désignation de Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, comme Médiateur du processus de paix en Guinée, par le Président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en concertation avec l’Union africaine

Projet d’accord politique global interguinéen

Préambule

Le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), représenté par (…), et le Forum des Forces vives de la Guinée, représenté par (…) ;

1. Accueillant favorablement la désignation de Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, comme Médiateur du processus de paix en Guinée, par le Président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en concertation avec l’Union africaine et l’Organisation des Nations unies ;

2. Fermement attachés au passé glorieux de la Guinée, à sa souveraineté, à son indépendance et à son intégrité territoriale ;

3. Déplorant les événements intervenus à Conakry le 28 septembre 2009 qui ont entraîné de nombreuses victimes, causé un profond traumatisme au sein de la population guinéenne et provoqué une vive émotion de la communauté internationale ;

4. Déterminés à établir en République de Guinée un Etat de droit démocratique, respectueux des libertés individuelles et collectives et des principes de la bonne gouvernance ;

5. Soucieux de préserver les valeurs fondamentales de justice, de liberté, de tolérance et de dignité, héritées de leurs ancêtres ;

6. Réaffirmant l’engagement de la République de Guinée en faveur de l’unité du continent africain et son attachement aux idéaux des organisations régionales et sous régionales africaines ;

7. Prenant note des communiqués finaux du Sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO et de la 207e réunion au niveau des chefs d’Etat et de Gouvernement du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, tenus à Abuja, respectivement, les 17 et 29 octobre 2009 ;

8. Ayant à l’esprit la visite effectuée à Conakry par le facilitateur, le 5 octobre 2009 aux fins de rétablir le dialogue politique entre les différentes composantes de la société guinéenne en vue de la normalisation de la situation politique ;

9. Déterminés à œuvrer solidairement pour créer en République de Guinée les conditions d’un retour à l’ordre constitutionnel normal et d’une transition démocratique consensuelle et apaisée ;

10. Après des consultations fructueuses et des rencontres directes sous l’égide de Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Burkina Faso et Médiateur dans la crise en Guinée ; Sont convenus de ce qui suit :

I. DES MESURES D’URGENCE HUMANITAIRE ET SECURITAIRE

Les deux parties reconnaissent que les événements du 28 septembre 2009 ont causé de profondes souffrances à la population guinéenne et que la sécurité des personnes et des biens est un facteur indispensable au retour à une situation politique normale en République de Guinée. En conséquence, elles s’accordent sur les mesures urgentes, d’ordre humanitaire et sécuritaire, suivantes proposées par le Médiateur :

1.1. Soins aux victimes

Les deux parties conviennent que le Gouvernement prendra les mesures idoines pour assurer aux personnes victimes des événements du 28 septembre 2009 des soins médicaux appropriés à la charge de l’état guinéen.

1.2. Libération des personnes interpellées, enlevées ou maintenues de force

Dans un souci de respect des droits humains et des libertés publiques et individuelles, les deux Parties conviennent, en outre, que le Gouvernement veille à ce qu’aucune personne interpellée à la suite des événements du 28 septembre 2009 ne soit maintenue illégalement en détention par les Forces de défense et de sécurité.

1.3. Restitution des corps
Dans le même esprit, le Gouvernement prendra les dispositions utiles pour la restitution des corps des victimes à leurs familles.

1.4. Recherche des personnes disparues

Les deux Parties conviennent, par ailleurs, que le Gouvernement engagera, immédiatement, des recherches sur les personnes disparues. A cet effet, elles décident de la création, dans les meilleurs délais, d’un Bureau spécial chargé des personnes disparues et invitent les familles de ces personnes à saisir ce Bureau afin de faciliter les recherches.

1.5. Indemnisation des victimes et des familles des victimes

Les deux parties invitent le Gouvernement à prendre les dispositions nécessaires pour indemniser les victimes et/ou les familles des victimes des événements du 28 septembre 2009.

1.6. Protection et libre circulation des personnes et des biens

Le Gouvernement prendra les dispositions nécessaires pour assurer, sur l’ensemble du territoire national, la protection des populations civiles, en particulier des responsables politiques, syndicaux et de la société civile, ainsi que des ressortissants étrangers et des membres du Corps diplomatique et consulaire. Cette protection doit s’étendre aux biens des personnes et aux locaux diplomatiques et consulaires.

Le Gouvernement garantira, sur l’ensemble du territoire national, la libre circulation des personnes et des biens et prendra des mesures énergiques pour mettre fin aux actes d’indiscipline des éléments des Forces de défense et de sécurité, ainsi qu’aux exactions et aux rackets commis sur les populations civiles.

1. 7. Démantèlement des unités irrégulières
Le Gouvernement procédera au désarmement et au démantèlement des unités irrégulières sur l’ensemble du territoire national.

1.8. Réintégration des armes dans les magasins
Afin de rassurer les populations guinéennes, d’éviter tout abus, incident ou accident du fait des armes circulant sans contrôle dans le pays, le Gouvernement fera procéder à la réintégration immédiate dans les magasins des corps militaires de toutes les armes de guerre, à l’exception de celles utilisées dans le cadre du service.

1.9. Commission d’enquête internationale

Les deux parties souscrivent pleinement à la création, par l’Organisation des Nations unies, d’une Commission d’enquête internationale chargée de faire la lumière sur les événements du 28 septembre 2009 et s’engagent à faciliter le traitement judiciaire des actes de violence ayant entraîné des morts, des blessés et des destructions de biens. Elles s’engagent à coopérer sans réserve avec la Commission d’enquête internationale.

1.10. Accès aux médias

Afin de promouvoir la paix, le dialogue politique et la réconciliation nationale en Guinée, les deux parties demandent instamment au Gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour garantir l’accès aux médias d’Etat des partis d’opposition, des syndicats et des organisations de la société civile.

II. DE LA REORGANISATION ET DE LA REFORME DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE (FDS)

Les deux parties reconnaissent que la désorganisation des Forces de défense et de sécurité, ainsi que l’indiscipline et le non-respect de la hiérarchie en leur sein constituent une menace sérieuse à la sécurité des personnes et des biens et à la paix sociale. En conséquence et afin de redonner aux Forces de défense et de sécurité une dimension républicaine, elles conviennent de mettre en œuvre les mesures suivantes de réorganisation et de réforme des Forces de Défense et de Sécurité.

2.1. Réorganisation des Forces de défense et de sécurité

Les deux parties s’engagent à conjuguer leurs efforts en vue de la réorganisation urgente des Forces de défense et de sécurité. A cet effet, elles conviennent que le Gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour assurer le retour des militaires dans les casernes, restaurer la discipline et le respect de la hiérarchie au sein des FDS et réorganiser les FDS sur une base républicaine.

2.2. Réforme des Forces de défense et de sécurité

Les parties au présent Accord, conscientes que les Forces de défense et de sécurité doivent être le reflet de l’unité et de la cohésion nationales et les garantes de la stabilité des institutions républicaines, se sont engagées à procéder à leur restructuration et à leur refondation en vue de la mise en place de nouvelles Forces de défense et de sécurité attachées aux valeurs d’intégrité et de moralité républicaines. A cet effet, un mécanisme spécial de restructuration et de refondation des Forces armées et des Forces de police sera adopté par ordonnance pour fixer le cadre général de leur organisation, composition et fonctionnement et pour les doter de statuts spécifiques, avec l’assistance et l’expertise de la communauté internationale.

III. DE LA TRANSITION POLITIQUE

Les parties au présent Accord politique global, conscientes que la stabilité politique et le fonctionnement régulier des institutions républicaines sont des facteurs indispensables à un développement durable et déterminés à conjuguer leurs efforts pour l’instauration en République de Guinée d’un Etat de droit démocratique, respectueux des droits humains et de la bonne gouvernance, s’engagent à assurer une transition politique apaisée. A cette fin, elles conviennent des mesures de transition ci-après :

3.1. Objectif de la transition politique

La transition politique en Guinée a pour objectif d’assurer le retour à l’ordre constitutionnel normal à travers l’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques, gage de stabilité politique et d’émergence d’un Etat de droit démocratique.

3.2. Modalités de la transition politique

Afin d’assurer une transition politique apaisée et consensuelle, garantissant la cohésion sociale et l’unité nationale, il sera procédé au rétablissement de la Loi fondamentale de la République de Guinée et à sa révision. La révision constitutionnelle sera parachevée au plus tard dans un délai de quatre (04) mois à compter de la date d’entrée en vigueur du présent Accord politique global, soit fin avril 2010.

3.3. Institutions de la transition politique

La Transition politique sera assurée par les institutions suivantes : le Conseil national de transition, le président du Conseil national de transition et le gouvernement d’Union nationale dirigé par un Premier ministre.

3.3.1. Le Conseil national de transition (CNT)

Le Conseil national de transition est un organe politique délibérant chargé d’orienter, de superviser l’ensemble du processus de transition politique jusqu’à la mise en place des nouvelles institutions républicaines et de contrôler l’action du Gouvernement.

Il est dirigé par un Président, chef de l’Etat. Dans ce cadre, le Conseil national de transition est chargé, notamment, de définir les grandes orientations politiques de la transition, de procéder à la révision de la Constitution et à la relecture des lois organiques nécessaires à la normalisation politique et de superviser la restructuration et la réforme des Forces de défense et de sécurité.

Le CNT comprend une Assemblée générale de cent cinquante (150) membres représentant les composantes de la société guinéenne. Il est dirigé par un Bureau exécutif de vingt (20) membres. Il est assisté, dans l’exécution de sa mission, d’un Secrétariat général chargé d’assurer la permanence de son action. Il peut créer, en son sein, des commissions de travail.

La composition du Bureau exécutif de l’Assemblée générale et du Secrétariat général du CNT, ainsi que leurs attributions respectives sont fixées dans l’Annexe 1 au présent Accord politique global qui en est partie intégrante.

3.3.2. Le Président du Conseil national de Transition

Le Président du Conseil national de transition est le chef de l’Etat. Il incarne l’unité nationale. Il est garant de l’indépendance et de l’intégrité du territoire national. Il est le Chef suprême des armées. Il veille au respect des traités et accords internationaux.

Il nomme le Premier ministre. Sur proposition du Premier ministre et sur la base des dispositions du présent accord, il nomme les membres du Gouvernement. Il nomme les ambassadeurs et reçoit les accréditations des ambassadeurs et Envoyés spéciaux étrangers. Il nomme aux hautes fonctions de l’Administration publique, sur proposition du Premier ministre, après délibération en Conseil des ministres. Il signe les ordonnances adoptées par le Conseil national de transition et signe les décrets pris en Conseil des ministres et co-signés par le Premier ministre.

3.3.3. Le Gouvernement d’Union nationale

Le Gouvernement d’Union nationale est l’organe exécutif chargé de conduire la politique de la Nation et de mettre en œuvre les mesures nécessaires à la transition politique, notamment :

- l’application des mesures humanitaires et sécuritaires prévues dans le présent Accord politique global ;

- l’appui à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour l’organisation des élections ;

- l’élaboration et la mise en œuvre des politiques utiles au redressement [relèvement] de l’économie nationale et à la réconciliation entre guinéens ;

- le fonctionnement des services publics, y compris l’administration du territoire ;

- la supervision de l’action des Forces de sécurité publique ;

- la gestion transparente et le contrôle des ressources économiques et financières du pays durant la transition.

Le Gouvernement d’Union nationale est conduit par un Premier ministre proposé par le Forum des Forces vives. Le Premier ministre de transition doit être une personnalité compétente, intègre et de moralité irréprochable.

Il a pour principale mission l’exécution des programmes de la Transition tel que contenu dans la feuille de route annexée au présent Accord, la mise en œuvre rigoureuse des mesures humanitaires et sécuritaires ci-dessus visées et l’appui à l’organisation des élections.

II préside le Conseil des ministres. Il co-signe les décrets pris en Conseil des ministres, assure l’exécution des lois et règlements. Le Gouvernement d’Union nationale comprendra un effectif de trente (30) membres nommés par le Président du Conseil national de transition, chef de l’Etat, sur proposition du Premier ministre. Les membres du Gouvernement d’Union nationale doivent être des personnalités compétentes, intègres et de bonne moralité.

La fonction de membre du Gouvernement est incompatible avec celle de membre du CNT et avec l’exercice de toute autre fonction, publique ou privée. La composition du Gouvernement d’Union Nationale est déterminée par l’Annexe II au présent Accord politique global qui en est partie intégrante.

3.4. Durée de la transition politique

Les deux parties au présent Accord politique global conviennent que la période de la transition politique sera contenue dans un délai maximum de dix (l0) mois à compter du mois de janvier 2010.

3.5. Chronogramme de la transition politique

Les parties décident que la transition politique se déroulera selon le chronogramme suivant :

- Mise en place des institutions de la transition : décembre 2009 ;

- Révision de la Constitution : janvier – février 2010 ;

- Révision du code électoral : mars 2010 ;

- Révision de la liste électorale : avril 2010 ;

- Elections législatives : mai 2010 ;

- Election présidentielle : octobre 2010.

IV. DES ELECTIONS

Les parties au présent Accord politique global reconnaissent que des élections libres et transparentes sont le gage de l’émergence d’un Etat de droit démocratique en République de Guinée. Par conséquent, elles conviennent des mesures suivantes :

4.1. Commission électorale nationale indépendante (CENI)

Les deux parties s’engagent à apporter leur plein soutien à la Commission électorale nationale indépendante dans l’accomplissement de sa mission d’organisation des élections, dans le respect de son indépendance.

4.2. Conditions d’éligibilité

Pour être éligibles, les candidats à l’élection présidentielle devront être de nationalité guinéenne, jouir de leurs droits civils et politiques et être âgés d’au- moins trente-cinq (35) ans révolus.

Les membres du Conseil national de Transition, les membres du Gouvernement de transition et les membres des Forces de défense et de sécurité qui souhaiteraient se présenter à l’élection présidentielle, devront, au préalable, démissionner de leurs fonctions au moins quatre (04) mois avant la date prévue pour le scrutin, soit au plus tard le 31 mai 2010.

V. DU CODE DE BONNE CONDUITE

Conscientes de l’impérieuse nécessité d’apaiser le climat social, de moraliser la vie publique, d’instaurer un nouvel environnement politique et de préserver les droits humains en République de Guinée, les parties s’engagent à observer le code de bonne conduite ci-après.

5.1. Interdiction des propagandes nuisibles à la cohésion nationale

Les Parties conviennent de s’abstenir de tout propos belliciste de nature à entretenir la haine et la violence entre guinéens. Elles s’interdisent en outre toute propagande, notamment médiatique, tendant à nuire à la cohésion et à l’unité nationales. Elles lancent un appel à la presse nationale et internationale, afin qu’elle les accompagne, de manière constructive, dans leurs efforts communs de consolidation de la paix et de l’esprit de tolérance en République de Guinée.

5.2. Dialogue et concertation permanente

Les parties s’engagent à entretenir entre elles un esprit de dialogue et la concertation permanente basés sur la confiance mutuelle et appellent tous les citoyens guinéens à adopter des comportements empreints de civisme et de retenue. Les parties s’engagent, en outre, à s’abstenir de toute attitude de nature à entraver le dialogue et à remettre en cause le processus de transition politique en cours.

5.3. Ethique et moralité républicaines

Elles conviennent de conjuguer leurs efforts en vue de renforcer l’éthique et la moralité républicaines au sein de la classe politique guinéenne, de la société civile et des Forces de défense et de sécurité, dans le respect de la dignité et des droits individuels et collectifs. VI. DU MECANISME D’EVALUATION ET D’ACCOMPAGNEMENT

Aux fins du suivi du présent Accord politique global, les deux parties conviennent de créer un Comité de suivi et d’évaluation et de solliciter l’accompagnement de la Communauté internationale.

6.1. Comité de suivi et d’évaluation (CSE)

Le Comité de suivi et d’évaluation est un organe consensuel chargé, sous l’autorité morale du Médiateur, du suivi et de l’évaluation de la mise en œuvre des dispositions contenues dans le présent Accord politique global. Il est composé ainsi qu’il suit :

- Président : le Médiateur ou son représentant ;

- Membres : cinq (05) représentants issus du CNDD, cinq (05) représentants du Forum des Forces vives de la Guinée, deux (02) représentants des autorités religieuses ;

- Le Représentant spécial du Médiateur en République de Guinée ;

- Les représentants du Groupe international de contact sur la Guinée (GIC-G), à savoir : le Président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Envoyé spécial du Président de la Commission de l’Union africaine et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest.

Le Médiateur peut inviter aux réunions du Comité de Suivi et d’Evaluation d’autres représentants de la communauté internationale, en tant que de besoin, en qualité d’observateurs. Dans le cadre de l’exécution de sa mission, le Comité de suivi et d’évaluation se réunit une fois par mois et en tant que de besoin, sur convocation de son Président. Il est assisté, sur le terrain, d’un Groupe d’observateurs internationaux.

6.2. Accompagnement de la Communauté internationale

Les deux parties conviennent de travailler en étroite collaboration avec la communauté internationale. A cet effet, elles invitent la communauté internationale, en particulier le Groupe international de contact sur la Guinée (GIC-G), à les accompagner dans la mise en œuvre et le suivi des dispositions et engagements prévus dans le présent Accord politique global.

A cette fin, elles lancent un appel pressant à l’ensemble des partenaires de la République de Guinée pour soutenir, de manière constructive, le processus de normalisation politique, notamment à travers un appui technique, logistique, financier et autre, en particulier pour faire face aux besoins urgents de la transition.

VII. DISPOSITIONS FINALES

7.1. Arbitrage du Médiateur
Les parties conviennent de s’en remettre à l’arbitrage en cas de difficulté de mise en œuvre de toute disposition contenue dans le présent Accord.

7.2. Entrée en vigueur
Le présent Accord politique global entre en vigueur dès sa signature par les parties.

Fait à Ouagadougou, le (…) novembre 2009
Pour le Comité national pour la démocratie et le développement

Pour le Forum des Forces vives de la Guinée

Le Médiateur dans la crise en Guinée

Nous vous proposons in extenso le document de travail de base du facilitateur Blaise Compaoré, un outil qui a provoqué l’ire des Forces vives et son rejet par ces dernières.

Déclaration n°13 rejetant les propositions du facilitateur A l’invitation de SEM Blaise Compaoré, Président du Faso et médiateur dans la crise guinéenne, une délégation du Forum des Forces vives de Guinée s’est rendue à Ouagadougou (Burkina Faso) du 18 au 20 novembre 2009.

A cette occasion, la délégation a reçu du médiateur, un projet d’accord politique global inter-guinéen. Après un examen approfondi dudit projet, la délégation a relevé avec un grand étonnement que :

1. Les préoccupations fondamentales des populations guinéennes exprimées par le Forum des Forces vives dans le mémorandum remis au facilitateur, pour une transition apaisée en République de Guinée, n’ont pas été prises en compte dans le projet d’accord politique.

2. Les recommandations, résolutions et communiqués finaux de la CEDEAO, du Groupe international de contact sur la Guinée, de l’Union africaine, de l’Union européenne, ainsi que le Conseil de sécurité des Nations unies, ont été purement et simplement ignorés, notamment, ceux relatifs à la non-candidature aux prochaines élections nationales, des membres du CNDD, de son président, du Premier ministre et des membres du gouvernement, ainsi que la mise en place, sur la base du retrait du CNDD, de nouvelles autorités de transition.

En conséquence, la délégation du Forum des Forces vives a pris la décision de rejeter le projet d’accord politique, tel qu’il lui a été soumis. En outre, elle se réserve le droit, après consultation de sa base en Guinée, de se prononcer quant à sa position par rapport à la médiation.

Au demeurant, le Forum des Forces vives lance un appel solennel au peuple de Guinée pour qu’il reste mobilisé, afin de défendre ses droits légitimes pour l’avènement de la démocratie, de la justice et du progrès économique et social.

Ouagadougou, le 20 novembre 2009

L’Observateur

Egypte-Algérie : La Coupe de notre monde

Posted on 15 novembre 2009 (0)

FIFAIl faut se l’avouer : il est presque plus important de vaincre l’Egypte que d’aller en Afrique du Sud. La raison ? L’Afrique du Sud c’est la Coupe du monde, le match d’hier était la coupe de notre monde, à nous et aux Egyptiens. A l’heure de ces lignes, le score était impossible à deviner, mais pour nous, l’Egypte avait déjà perdu. Perdu quoi ? Ce qui lui restait de son nassérisme culturel, réduite à mitrailler un bus au lieu de libérer le panarabisme de ses territoires imaginaires. Le nombrilisme égyptien était choquant pour nous les Algériens, mais aussi cette certitude qu’avait ce pays frère d’être le grand frère de tous les autres pays arabes, sans hésiter devant le lamentable et le ridicule. Un spectacle de délire médiatique qui montre cette extrémité de la désolation et de la vanité où peut mener le panarabisme lorsqu’il est vaincu partout et ne trouve plus d’autres ennemis que ses frères de lait.

Le néonassérisme déclenché par un simple match de foot montre que ce pays n’a pas encore réglé la question de son obésité historique : il se prend encore pour le centre de notre monde. D’où l’enjeu de ce match : c’est la coupe de « notre monde » à nous, un monde triste et horizontal où le leadership se joue en écrasant les autres au lieu de les mener à la victoire.

Les Algériens savent depuis longtemps ce qu’est un pays ennemi ; ce qu’il ne savent pas cependant, c’est quoi un « pays frère ». Comment définir cette expression, cette fraternité orale dont l’utopisme nous étouffe et dont la redondance nous fait grimacer par son hypocrisie ? C’est quoi être un pays frère ? Est-ce que cela se mange et nourrit son homme et son peuple ? Est-ce que cela s’exprime comme le doigts de la main ou en poussant Yussef dans le puits ? Est-ce que cela nous sert quelque part lorsqu’on se fait malmener en terres étrangères ? Presque pas.

Maintenant, si même avant le résultat du match, nous savons que l’Egypte a perdu quelque chose, l’autre question est « qu’avons-nous gagné nous ? ». Une première conclusion : il faut désormais qu’on soit fier d’être des Algériens et pas des produits dérivés du panarabisme décadent. Deux : ils peuvent nous concurrencer notre arabité ; mais si on accepte notre algérianité, celle-là personne ne peut nous la voler. Trois : nous avons une équipe, un drapeau et un peuple : il ne nous manque que l’indépendance vis-à-vis du panarabisme démodé et des colonisations internes. Quatre : désormais, nous n’avons plus à imiter l’Egypte, ni personne d’autre que les nôtres. Cinq : il faut demander à tous nos officiels de parler algérien et de ne pas baragouiner dans une langue classique, là où même les Egyptiens n’hésitent pas à parler égyptien tout en se déclarant d’un arabisme pur à plusieurs castes. Six : nous n’avons plus à avoir honte de nous-mêmes, de nos prénoms, de notre vraie langue nationale et de notre culture: nous ne sommes la photocopie de personne, ni d’aucune origine certifiée. Ce n’est peut-être qu’un match, mais il a suffi à démonter l’essentiel : nous pouvons être simplement algériens et l’être superbement et sans artifices importés.

Kamel Daoud

Cameroun: concertations à Douala autour de l’intégration régionale

Posted on 14 novembre 2009 (0)

Le Cameroun accueille, à Douala, sa capitale économique, les journées de réflexion sur l’intégration de l’Afrique Centrale. L’objectif est de promouvoir l’intégration communautaire dans le cadre du développement institutionnel. Les participants viennent des dix pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale et marquent une volonté de sortir des discours et de prendre des mesures concrètes pour faire face à la crise et ne pas rater le coche de la mondialisation.

« Le processus d’intégration en Afrique centrale n’est pas du tout à la même vitesse et à la hauteur que dans les autres sous-régions », a expliqué Mamadou Hachim Koumaré, directeur du bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la commission économique des nations unies pour l’Afrique (CEA).

Parmi les mesures préconisées pour favoriser cette intégration, M. Koumaré a parlé de la nécessité de commencer par relier les capitales de la sous-région entre elles. Pour ce qui du financement de l’intégration, elle devra s’appuyer non seulement sur les ressources propres de la sous-région mais aussi sur une mobilisation des bailleurs de fonds, a-t-il expliqué, ajoutant que la question de la libre circulation des biens et des personnes est également discutée.

Congo-Brazzaville : Bernard Kolelas n’est plus

Posted on 14 novembre 2009 (0)

L’ancien Premier ministre congolais et ancien maire de Brazzaville, Bernard Koléla, n’est plus. Il est décédé à Paris à l’âge de 76 ans. Après plusieurs années en exil, Kolelas était rentré à Brazzaville peu avant la conférence nationale. Il repartira en exil peu après la guerre civile dans laquelle étaient impliquées ses miliciens Ninja.

Laudes Martial Mbou, directeur du journal Tam-Tam d’Afrique à Brazzaville, dit du défunt qu’il était « une figure de proue de la politique congolaise, un homme qui a commencé sa politique depuis les années postindépendance. » Il a rappelé que Kolelas a été Premier ministre pendant les années troubles du Congo, en 1997, pendant les forces de Pascal Lissouba et de Daniel sassou Nguesso s’affrontaient à Brazzaville.

Egypte-Algérie : Le point de vue d’anciens internationaux

Posted on 14 novembre 2009 (0)

FIFALe match de football Egypte-Algérie aura finalement lieu ce soir à 18h30 au Cairo Stadium en Egypte pour le compte de la 6e et dernière journée des éliminatoires combinées de la Coupe d’AFrique des Nations (CAN) et de la Coupe du Monde de Football 2010.

Le point de vue d’anciens internationaux:

Larbi El-Hadi

Ce sera vraiment un match des plus difficiles, c’est une place pour le mondial, et l’enjeu en question n’a pas de prix dans la carrière d’un football. Les Egyptiens sont très forts dans la provocation et le jeu des coulisses. Ils vont utiliser tous les moyens pour essayer de déstabiliser nos joueurs. Cela dit nous avons aujourd’hui une équipe nationale très forte dans tous ses compartiments et mentalement surtout. C’est là un atout qui peut nous valoir des satisfactions. Nos joueurs doivent rester concentrés sur leur match et ne pas tomber dans le piège de la provocation. Faisons confiance au cheikh et ses joueurs. On est plus forts et nous irons Incha’Allah au mondial.

Lyamine Boughrara

C’est le match de la vie pour les deux équipes et surtout pour l’Egypte qui a une équipe vieillissante. Beaucoup de joueurs dans la sélection égyptienne savent qu’ils ne pourront plus jouer une autre coupe du monde s’ils ratent le rendez-vous de 2010. La pression sera beaucoup plus sur les Pharaons et c’est à nos joueurs d’en profiter. Notre équipe nationale a les qualités qu’il faut sur le terrain pour faire un résultat positif. Je suis persuadé que Gaouaoui va faire un très grand match et que c’est lui qui va nous qualifier Incha’Allah.

Chaabane Merezkane

Je suis persuadé que cette équipe nationale version Saadane a les moyens et les qualités qu’il faut pour ramener la qualification. On a une équipe au mental d’acier cette fois-ci, et la pression égyptienne je suis convaincu qu’ils vont la supporter. La donne a changé pour les Pharaons. Aujourd’hui, les arbitres sont d’un autre calibre et ils ont le pouvoir d’arrêter le match à tout moment en cas de dépassement. Aussi, le trio d’arbitres joue sa place pour le mondial qui se déroulera dans son pays. C’est dire qu’il n’a pas droit à l’erreur devant les observateurs de la FIFA. Nos joueurs doivent rester concentrés sur leur mission sur le terrain et jouer avec un esprit de guerriers sans plus et je leur fais personnellement confiance. L’Algérien n’a jamais plié l’échine devant qui que ce soit. Les Egyptiens sont obligés d’attaquer pour refaire leur retard et vont donc se découvrir. Ce dont nous devons profiter pour utiliser notre arme fatale le contre. Je suis persuadé qu’on va les battre 1-0 Incha’Allah.

Fodil Megharia

Il faut que tout le monde se mette dans la tête que l’Algérie avant le match du 14 est mieux placée pour aller au mondial. Nous avons trois points de plus et un meilleur goal-average. En un mot, nous avons 80 pourcent de chance de passer. Aujourd’hui, force est de constater que nous avons une meilleure équipe que celle d’Egypte, c’est-à-dire un groupe pétri de qualité et très soudé sur le plan mental. Aussi, la pression est beaucoup plus dans le camp de l’adversaire et c’est très important. Si j’ai un conseil à donner à nos joueurs c’est de tenir les 20 premières minutes surtout. Après, ils vont rentrer dans le doute et perdront de leur self control. Je suis sûr qu’après, soit en seconde période, on va les surprendre.

Mahmoud Guendouz

Tout ce que je peux vous dire, c’est que ce match se présente comme une finale et que c’est l’Algérie qui a plus des chances de la remporter. Nous avons un bonus de trois points sur eux, un meilleur goal-average en plus d’un avantage psychologique. On a une meilleure équipe sur tous les plans. Dieu fasse que nos capés restent concentrés sur leur match et ne répondent à la provocation des Egyptiens. S’ils arrivent à gagner les premiers duels et empêchent les Egyptiens de développer leurs attaques, je suis sûr qu’on les surprendra sur leur terrain. Je suis confiant.

Moussa Saib

Le match sera difficile pour les deux équipes, mais beaucoup plus pour les Egyptiens qui sont sous pression. Ils savent qu’on est mieux placé pour aller au mondial. Les deux équipes vont se surpasser pour arracher leur qualification, c’est pourquoi, il ne faut pas s’attendre à voir un grand match sur le plan technique. On est dans une situation plus favorable qu’eux mais il faut rester sur ses gardes, car ils sont capables de tout chez eux. L’équipe d’Egypte est imprévisible et ses joueurs n’aiment pas quand ils sont sous pression. On a des joueurs de caractère et de qualité en qui je fais confiance pour revenir avec la qualification.

Djamel Menad

C’est un match capital pour les deux équipes car une place pour le mondial est en jeu. C’est dire qu’il faut s’attendre à voir une grande bataille sur le terrain, sportivement parlant. Celui qui gagnera les premiers duels au milieu aura le dernier mot. Cette fois-ci, la pression est dans leur camp et j’espère bien qu’elle se retournera contre eux. Ils vont se jeter corps et âme pour marquer un maximum de buts et, à mon avis, il est impensable qu’ils nous mettent trois buts dans la cage de Gaouaoui qui a été l’une des clés de la qualification. Personnellement, je lui fais confiance car il est en grande forme cette saison.

Propos Recueillis Par Fouad B., QO Algérie

Les infrastructures africaines dans état déplorable

Posted on 13 novembre 2009 (0)

Hopital-AfriqueUne étude récente réalisée dans 24 pays africains révèle que l’état déplorable des infrastructures dans l’Afrique subsaharienne réduit la croissance économique des pays de 2 % chaque année et limite la productivité des entreprises jusqu’à 40 %. Le rapport cite le réseau électrique du continent, celui de l’eau potable, ses routes et sa technologie de l’information et des communications.

Cette étude, menée par la Banque mondiale et ses partenaires, constate que l’Afrique possède l’infrastructure la plus faible au monde. Ce qui fait que les Africains paient dans certains pays deux fois plus pour les services de base que les habitants d’autres régions du monde.

La remise en état et l’amélioration des infrastructures du continent nécessitera l’investissement de quelques 93 milliards de dollars par an sur une période de dix ans, explique Renaud Paubelle, économiste des infrastructures au Consortium pour l’infrastructure en Afrique (ICA), basé à la Banque africaine de développement à Tunis.

« Aujourd’hui, on dépense 45 milliards de dollars an », a souligné M. Paubelle en précisant que ces fonds incluent l’aide tant bilatérale que multilatérale, mais également « tous les efforts financiers que réalisent les pays africains eux-mêmes. »

Mali : 13e Conférence de la CNUCED sur les hydrocarbures et lesressources minérales en Afrique

Posted on 12 novembre 2009 (0)

La treizième Conférence de la CNUCED sur le commerce et le financement du pétrole, du gaz et des ressources minérales en Afrique s’est ouverte mardi, à Bamako en présence du chef de l’Etat malien, Amadou Toumani Touré. Y prennent part divers hauts responsables de gouvernements africains, des investisseurs, des dirigeants d’entreprises pétrolières et minières, des banquiers, des cabinets de conseil juridique et des spécialistes de l’environnement.

« L’objectif de la conférence est de permettre aux différents décideurs dans ce secteur des hydrocarbures et des mines de pouvoir se retrouver, d’échanger sur des expériences respectives, de nouer des partenariats novateurs », a expliqué Claudine Sigam, responsable de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le développement.

L’économie africaine à l’ordre du jour d’une réunion à Addis-Abeba

Posted on 12 novembre 2009 (0)

commerceAddis Abeba accueille la 4e Conférence économique africaine, une réunion conjointement organisée par la Banque Africaine de Développement (BAD), de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) et l’Union africaine. 400 participants se penchent sur les effets de la crise économique sur le Continent.

Le taux de croissance sur le continent qui tournait autour de 6% est maintenant révisé à la baisse à moins de 2%. Ce repli va impliquer une chute des revenus par habitant avec des millions d’Africains qui vont retomber dans la pauvreté.

La réunion d’Addis-Abeba vise à « déblayer les voies pour une croissance soutenue du continent en cette période de crise financière et économique », a expliqué Maguette Wade, expert en chef à la Banque Africaine de développement.