"America" Archives

Le Lac Tchad se meurt

Posted on 14 décembre 2009 (0)

0L’assèchement du lac Tchad pose de sérieux problème, et pas seulement au pays qui porte le même nom. De 25 000 km2 dans la années 60, la superficie du lac Tchad est passée aujourd’hui à moins de 2500 km2. La vie de quatre millions de personnes, au Tchad, Cameroun, Niger, Nigeria, est directement liée aux activités sur le lac Tchad aujourd’hui menacé de disparition.

La disparition progressive du lac affecte négativement les activités des pêcheurs. Beaucoup quittent le lac pour d’autres zones jugées plus clémentes. D’autres se reconvertissent dans d’autres secteurs d’activité.

Les pays de la Commission du bassin du Lac Tchad (CNBLT) envisagent d’alimenter le lac en eau à partir du bassin de l’Oubangui, en RCA. Toutefois, faute de ressources, ce projet n’est pas prêt de voir le jour malgré la volonté des pays concernés.

Voice of America

Togo-France: brouille et expulsion de diplomates

Posted on 09 décembre 2009 (0)

0Les relations ne sont plus ce qu’elles étaient entre la France et le Togo. Lomé a expulsé le premier secrétaire de l’ambassade de France et Paris a fait pareil. La France est surprise et déçue de cette situation, a dit Bernard Valero, porte parole du Quai d’Orsay. « Ce type d’initiative n’est pas du tout en accord avec la qualité et l’ancienneté des relations entre la France et le Togo », a-t-il déclaré.

Le Premier secrétaire de l’ambassade de France à Lomé est accusé par les autorités togolaises de trop fréquenter Koffi Yamgnane. Ce dernier, qui vivait en France, est revenu au Togo pour se porter candidat à la prochaine élection présidentielle. Il assure n’avoir rien à voir avec la mini-crise diplomatique entre Paris et Lomé. « On a droit d’être un diplomate être ami d’un homme politique », a-t-il déclaré en précisant qu’il est « un ami personnel » du diplomate français expulsé.

La VOA a essayé, sans succès, d’avoir la réaction du gouvernement mais aucun ministre togolais n’a été accessible sur le sujet.

Voice of America

Condamnation d’anciens agents de la CIA en Italie

Posted on 06 novembre 2009 (0)

CIALa justice italienne a condamné par contumace mercredi 23 anciens agents de la CIA, dont l’ancien chef du bureau milanais, à des peines de cinq à huit ans de prison pour l’enlèvement en 2003 d’un imam soupçonné de terrorisme.Trois autres ressortissants américains poursuivis pour les mêmes faits ont été acquittés, de même que l’ancien chef des services de renseignement de l’armée italienne, Nicolo Pollari, et son ex-adjoint.

En sus de ces condamnations, les personnes concernées doivent en outre verser un million d’euros à Hassan Moustafa Osama Nasr et 500 mille dollars à son épouse, au titre des dommages-intérêts. Le rapt d’Hassan Moustafa Osama Nasr dans les rues de Milan et son transfert extrajudiciaire vers l’Egypte, où il dit avoir été détenu et torturé jusqu’en 2007, renvoient au système clandestin mis en place par la CIA pour interroger les « suspects de terrorisme » après le 11-Septembre.

Le chef de la station de la CIA à Milan, Robert Seldom Lady, a écopé de huit ans de prison et les 22 autres cinq ans chacun. Deux Italiens impliqués dans les enlèvements ont été condamnés à trois ans de prison. Le porte-parole du département d’Etat américain, Ian Kelly a indiqué que l’administration Obama est déçue par ces verdicts.

Pour sa part, le directeur-adjoint de l’ONG américaine Human Rights Watch s’en réjouit. « La justice fait son travail en Italie ; elle devrait pouvoir le faire aux Etats-Unis » a-t-il dit, ajoutant : « évidemment, les accusés de la CIA sont bien à l’abri aux Etats-Unis parce que le gouvernement italien a refusé de demander leur extradition. »

Quant au juge Oscar Magi qui a prononcé les sentences, il a expliqué que ces décisions sont un message clair à tous les gouvernements, pour leur dire que même dans la lutte contre le terrorisme, les droits fondamentaux de la personne humaine, dont se prévalent les démocraties ne sauraient être ignorées. Source : Voice of America

Etats-Unis : La Floride parie sur l’énergie solaire

Posted on 29 octobre 2009 (0)

0Le président Barack Obama était inauguré mardi une énorme centrale solaire à Miami en Floride. Equipée de plus de  9000 panneaux, celle-ci va permettre d’éclairer plus de 3000 foyers sans la moindre émission de gaz.

Le président Obama a salué à cette occasion les efforts de lancement des complexes produisant des énergies renouvelables.
Pour la toute première fois, dit-il, une centrale solaire de grande envergure, la plus grande aux Etats-Unis, va fournir de l’électricité produite par le soleil aux citoyens de l’Etat ensoleillé.  Et il était temps.

Malgré son surnom d’état ensoleillé, la Floride était en effet à la traîne en matière d’énergie solaire.   La centrale inaugurée mardi va produire 25 mégawatts.  La construction de deux autres est presque terminée en Floride

Il a fallu investir 150 millions de dollars pour la construction de la centrale inaugurée mardi.  C’est un peu cher, disent les experts, mais le directeur du département Energie solaire de Floride, Jim Fenton pense que les prix vont baisser très rapidement.

Le prix baisse de 30 pour cent chaque année, pendant que le coût des énergies traditionnelles monte en flèche en raison de la hausse des cours des hydro-carburants.  En 30 ans, ajoute Jim Fenton, le coût des grandes centrales solaires devraient être au même niveau que celui des centrales à charbon ou fonctionnant au carburant.  L’intérêt pour cette forme d’énergie ne cesse de croître, déclare Steve Smith qui dirige l’Alliance du Sud pour une énergie propre.

Je pense effectivement, dit-il, que nous abordons une phase de croissance de nos activités grâce à nos investissements dans les énergies renouvelables..  Il s’agit maintenant de savoir quels états et quels pays vont bénéficier des emplois industriels générés par la production des panneaux solaires. source : Voice of America

Norman Borlaug, le père de la « Révolution verte » est mort

Posted on 15 septembre 2009 (0)

Norman Borlaug est décédé à 95 ans, samedi, à Dallas, au Texas. Connu dans le monde entier pour ses travaux en vue d’accroître le rendement des céréales, il est crédité d’avoir sauvé des millions de personnes de la famine.

Pour sa famille, ses amis et ses collègues, Norman Borlaug est une merveille, un travailleur acharné, qui a poursuivi ses travaux agronomiques et académiques malgré son âge avancé. Le défunt professeur enseignait durant l’automne au Texas A and M University, à College Station, où un institut a été baptisé de son nom. Ses travaux lui ont valu le Prix Nobel de la paix en 1970.

Borlaug-eng-2Lors de la réception à l’occasion de son 95e anniversaire, en mars dernier, Borlaug avait expliqué à la VOA la nécessité de continuer d’augmenter la production vivrière pour faire face au besoin d’une population mondiale croissante. « Nous ajoutons 84 millions de personnes à la population chaque année; nous avons du plain sur la planche”, avait-il déclaré.

Norman Borlaug était préoccupé par une nouvelle varieté de rouille qui attaquait les champs de blé en Afrique et avait appelé à une plus grande coordination des efforts des chercheurs à travers le monde en vue d’arrêter sa propagation. Il était pour l’agriculture intensive, à haut rendement ; ce qui lui a valu les critiques des écologistes ces dernières années.

Bien que ses travaux l’aient mené dans d’autres pays, Norman Borlaug a toujours gardé des liens avec le Centre international d’amélioration du mais et du blé du Mexique. Il réeditera son succès mexicain à travers le monde et, dans les années 60, sera reconnu comme le « Père de la Révolution verte. »

borlaugEn plus du Prix Nobel de la paix, le défunt professeur a reçu, en 1977, la Médaille présidentielle de la liberté, la plus haute distinction civile des Etats-Unis, et, en 2007, la Médaille d’or du Congrès américain.

C’est l’espoir de la famille Borlaug que sa vie soit un exemple pour tous, un modèle d’efforts en vue de faire la différence dans la vie des autres et de mettre un terme à la misère au sein de l’humanité, ont indiqué ses enfants dans une déclaration publiée à travers Texas A and M University. Source : Voice of America