"année" Archives

OMC : «On est au même stade qu’il y a une année»

Posted on 17 décembre 2009 (0)

La vingtième édition de la Foire de la production nationale (FPA) a ouvert ses portes hier en présence des ministres du Commerce, Hachemi Djaaboub, de la PME, Mustapha Benbada, et de la Pêche, M. Mimoune. La foire s’étalera jusqu’au 22 décembre au Palais des expositions, Pins maritimes à Alger. Quelque 260 exposants dont 47 entreprises publiques prennent part à l’événement placé cette année sous le thème générique «Réhabilitation des capacités productives nationales et encouragement de l’investissement».

L’agroalimentaire, l’ameublement et décoration, l’énergie, la chimie et pétrochimie, le bâtiment et matériaux de construction, l’industrie électrique et électronique, la mécanique, la sidérurgie et métallurgie, les services, les textiles sont autant de secteurs qui sont représentés à l’occasion de cette foire par des entreprises publiques et privées. La FPA, souligne un communiqué, est une manifestation économique et commerciale d’envergure nationale consacrée par une périodicité devenue une tradition et réunissant depuis sa création, en 1984, l’ensemble des secteurs d’activités de la vie économique. Le même document explique que l’exposition organisée par la Société algérienne des foires et exportations (SAFEX) a pour vocation de mettre en valeur, d’année en année, le «progrès qualitatif» enregistré par l’économie nationale aussi bien dans le domaine de la diversification que celui de l’élargissement de la gamme des produits. Tout comme, ce salon, poursuit-on, est également l’occasion d’accueillir de nouveaux opérateurs qui ont investi le marché algérien, se positionnant ainsi sur la cartographie de la production nationale.

«La FPA est par ailleurs un microsome qui incarne un état d’esprit et une volonté de relever les défis de l’heure de la part d’opérateurs algériens qui se focalisent sur l’indispensable amélioration du lancinant qualité/prix, désormais partie intégrante dans leur stratégie de développement», ajoutent les organisateurs qui précisent en outre que cet état de fait est devenu aujourd’hui le leitmotiv par excellence des managers algériens qui ont en vue «la concurrence féroce qui se profile mais aussi celle déjà imposée par l’importation de produits étrangers». Le ministre du Commerce Hachemi Djaaboub est convaincu que la production nationale n’a rien à envier à la production étrangère. «La foire est une excellente occasion pour mettre en valeur les entreprises nationales qui produisent des produits de qualité», a déclaré Djaaboub en marge d’une tournée effectuée à travers les stands. Le ministre interrogé par ailleurs sur le crédit documentaire dont se plaignent certaines entreprises a déclaré que ce mode de paiement est utilisé dans plusieurs pays du monde et qu’il appartient aux opérateurs algériens de s’y adapter et de faire en sorte que les fournisseurs étrangers leur accordent un délai suffisant pour vérifier leurs marchandises.

Enfin, concernant l’adhésion de notre pays à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Hachemi Djaaboub a indiqué que «on est au même stade qu’il y a une année» et que la réunion qui devait avoir lieu à cette date avec les responsables de l’OMC n’a toujours pas été remplacée par une autre. A noter que la conférence de presse qui devait avoir lieu en marge de l’inauguration de la foire a été annulée.

Z. Mehdaoui

Le Lac Tchad se meurt

Posted on 14 décembre 2009 (0)

0L’assèchement du lac Tchad pose de sérieux problème, et pas seulement au pays qui porte le même nom. De 25 000 km2 dans la années 60, la superficie du lac Tchad est passée aujourd’hui à moins de 2500 km2. La vie de quatre millions de personnes, au Tchad, Cameroun, Niger, Nigeria, est directement liée aux activités sur le lac Tchad aujourd’hui menacé de disparition.

La disparition progressive du lac affecte négativement les activités des pêcheurs. Beaucoup quittent le lac pour d’autres zones jugées plus clémentes. D’autres se reconvertissent dans d’autres secteurs d’activité.

Les pays de la Commission du bassin du Lac Tchad (CNBLT) envisagent d’alimenter le lac en eau à partir du bassin de l’Oubangui, en RCA. Toutefois, faute de ressources, ce projet n’est pas prêt de voir le jour malgré la volonté des pays concernés.

Voice of America

Afghanistan : 18 mois décisifs, selon le général McChrystal

Posted on 11 décembre 2009 (0)

AfghanistanLe commandant en chef de la force internationale en Afghanistan et l’ambassadeur des Etats-Unis à Kaboul sont d’avis que les 18 prochains mois seront décisifs pour ce pays. Hier, le général Stanley McChrystal et l’ambassadeur Karl Eikenberry ont fait le point devant la Commission des forces armées de la Chambre des représentants.

La décision du président Obama de passer en revue sa stratégie pour l’Afghanistan a fourni une nouvelle lumière à la mission à venir, a dit le général McChrystal. Les efforts pour défaire les Talibans et al-Qaida seront coûteux et nécessiteront un ferme engagement, mais ils mèneront au succès, a-t-il assuré.

« Les troupes additionnelles entameront bientôt leur déploiement. Et, ce mois-ci l’année prochaine, de nouveaux gains au plan de la sécurité seront mis en évidence par des éléments spécifiques et il nous sera clair que l’insurrection a perdu son élan », a expliqué le général McChrystal hier au Congrès.

Pour le commandant en chef de la force internationale en Afghanistan, il faudra du temps pour persuader les Afghans de l’échec auquel est vouée l’insurrection. Ils ont été, jusqu’ici, déçu par l’effort militaire international et beaucoup perçoivent leur gouvernement comme peu efficace ou corrompu, a dit le général McChrystal.

Pour sa part, l’ambassadeur Karl Eikenberry a été interrogé concernant les messages qu’il avait adressés au président Obama à partir de Kaboul et qui remettaient en cause l’idée d’envoyer des renforts en Afghanistan.

« Je soutiens, sans équivoque, cette mission. Et je m’aligne exactement sur la position du général McChystal, ici à ma droite, selon laquelle il faut aller de l’avant et vigoureusement exécuter la mission qui a été assignée », a-t-il répondu.

Selon Karl Eikenberry, une partie de cette mission, au cours des prochains 18 mois, sera de renforcer l’économie de l’Afghanistan afin que les Afghans puissent être à même de financer eux-mêmes leurs troupes. Dans tous les cas, il revient moins cher de payer un soldat afghan pour se battre dans son propre pays que d’y déployer des soldats américains, a fait remarquer l’ambassadeur américain à Kaboul.

Karl Eikenberry et le général Stanley McChrystal ont souligné l’engagement à long terme des Etats-Unis vis-à-vis du peuple afghan ira bien au-delà du transfert, à partir de 2011, de la responsabilité des opérations de combat aux forces afghanes.

Burundi: suffrage universel à la présidentielle de 2010

Posted on 03 décembre 2009 (0)

L’élection présidentielle burundaise prévue l’année prochaine se déroulera au suffrage universel direct. « C’est consigné dans la Constitution et le code électoral », a expliqué Prosper Ntarogamiye, membre de la Commission électorale nationale indépendante du Burundi. C’est un nouveau signe que le spectre de la guerre civile s’éloigne un peu plus.

Il faut remonter à 1993 pour voir le dernier chef d’Etat burundais élu de cette façon. Apres la guerre civile, l’actuel président burundais Pierre Nkurunziza avait été élu par le Parlement en 2005. « On estime maintenant qu’après la première période des élections postélectorales, la population commence à se stabiliser et même la situation politique », a expliqué Prosper Ntarogamiye.

L’inflation à 5,7 % : Trop cher le couffin

Posted on 29 novembre 2009 (0)

Les chiffres de l’inflation poursuivent leur hausse en Algérie. L’inflation est fortement remontée, fin octobre, s’établissant à +5,7 % sur les dix premiers mois de 2009, contre 4,2 % durant la même période de 2008, selon des données de l’Office national des statistiques (ONS).

Le taux d’inflation a augmenté en octobre après être resté inchangé par rapport à celui enregistré au cours des neuf premiers mois de l’année en cours. Il s’agit là d’une forte hausse. Cette évolution préfigure ce que sera l’inflation sur toute l’année 2009. Une progression que l’ONS impute essentiellement à la hausse du prix de près de 8 % des biens alimentaires, avec une flambée des prix de 21,01 % pour les produits agricoles frais. Les prix des produits alimentaires industriels ont enregistré au contraire une légère baisse de 1,01 %. Les produits manufacturés et les services ont respectivement subi un bond de 3,74 % et 4,22 %. Hormis les huiles et graisses qui ont chuté de (-21,43 %) et le lait, fromages et dérivés (0,88 %), tous les autres produits alimentaires sont plus chers : les oeufs (25,02 %), la viande ovine (26,93 %), les légumes frais (22,92 %) et les poissons frais (21,56 %). L’envolée des prix a touché également la viande blanche (19,43 %), la viande bovine (17,42 %), la pomme de terre (15,32 %), et les fruits frais (6,55 %). Les produits du «panier» de biens et services ont connu des hausses, la plus importante après celles des produits alimentaires, a été enregistrée par le groupe «éducation-culture et loisirs» (6,8 %). La hausse a touché également les groupes «transport et communication» (4,2 %), suivi par celui de «santé-hygiène corporelle»(3,4 %), «logement-charges» (2,5 %) et enfin «habillement-chaussure» (0,31 %). En octobre 2009, les prix à la consommation ont augmenté de 0,2% par rapport à septembre (+1,2 %), contre une stagnation durant le même mois de 2008. Les biens alimentaires ont progressé de 0,4 %, une hausse induite aussi bien par les produits agricoles frais que par les produits alimentaires industriels (+0,4 %).

L’ONS affirme « utiliser, depuis octobre dernier, un nouvel indice des prix à la consommation pour calculer le taux moyen d’inflation, basé sur des règles universelles ». « Le nouvel indice a pour objectif, explique-t-on à l’ONS, de mettre en évidence les variations des prix payés par les consommateurs pour un ensemble de biens et services achetés dans de différents points de vente. Ce type d’indice a une signification bien précise, puisqu’il mesure l’évolution des prix d’un même «panier» de biens et services représentatif de la consommation des ménages. Il indique combien il faut dépenser en plus ou en moins pour consommer la même chose à une période donnée ». Toutefois, certains économistes se montrent septiques vis-à-vis des données de l’ONS. Pour ces derniers, « les chiffres de l’ONS semblent exagérément bas ». Explication d’un économiste : « L’ONS ne prend généralement en compte que les prix officiels et administrés. Le calcul de l’inflation ne prend pas en considération, par exemple, les prix réels du logement qui sont trop élevés que ceux déclarés à l’administration. Le même calcul ne comprend pas aussi les chiffres de l’économie informelle qui sont aussi énormes. L’inflation ne devrait pas être située à 5,7% mais bien plus haut ». D’où vient cette poussée inflationniste ? Un expert explique : « L’Etat injecte beaucoup d’argent dans des secteurs improductifs. Le caractère rentier de notre économie mène à une poussée de l’inflation ».

Amine L.

Washington déçu par le report des élections ivoiriennes

Posted on 26 novembre 2009 (0)

0Les Etats-Unis se disent déçus que les élections « tant attendues » en Côte d’Ivoire soient, une fois de plus, reportées. Il est impératif que toutes les parties ivoiriennes œuvrent pour l’organisation sans retard additionnel de ce scrutin, a déclaré, mardi, Ian Kelly, porte-parole du département d’Etat américain.

Le président Laurent Gbagbo, les leaders de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles et de l’opposition ont dit, le mois dernier, que les élections du 29 novembre seraient repoussées à une autre date, citant notamment des irrégularités dans la liste électorale.

La Commission électorale indépendante (CEI) a confirmé le report ce mois-ci sans fixer de nouvelle date. Tout en se disant déçus, les Etats-Unis se félicitent des « importants progrès » accomplis en Côte d’Ivoire au cours de l’année écoulée dans l’enregistrement des électeurs. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon est du même avis. Il a salué, mardi, la publication de la liste électorale provisoire. C’est une étape-clé vers la tenue des élections, a-t-il dit, en appelant toutes les parties ivoiriennes à s’entendre sur une nouvelle date.

Sur fond de grève des enseignants, les quatorze candidats en lice pour le scrutin présidentiel battent campagne. Parmi eux, Adama Dolo, alias Dahico, humoriste de profession. « Je vais utiliser mon humour pour faire passer mon message, pour dénoncer, éduquer, sensibiliser et conscientiser les électeurs », a-t-il dit, assurant que sa candidature à la présidentielle n’est pas du tout une plaisanterie.

Thanksgiving : près de 38 millions d’Américains en voyage

Posted on 26 novembre 2009 (0)

0La fête de Thanksgiving est traditionnellement l’occasion des retrouvailles familiales. L’organisation américaine d’assistance aux automobilistes AAA estime à près de 38 millions le nombre d’Américains qui en profiteront pour voyager cette année, soit une légère hausse par rapport à l’année dernière.

Ils seront environ 33 millions à emprunter la voiture, le train ou l’autobus cette année, souligne l’AAA, qui projette une baisse de 6,7% du nombre des voyageurs par avion. L’organisation s’attend tout de même qu’il y ait 20 millions de voyageurs de moins qu’en 2005, lorsque l’économie américaine était au mieux de sa forme.

Le fort taux de chômage et divers autres problèmes économiques ont grevé les budgets familiaux, mettant le transport aérien hors de la portée de nombreux Américains cette année.

Suivant la tradition, le président Barack Obama a gracié hier, à la Maison-Blanche, une dinde nommée « Courage. », qui se voit épargner le sort de ses autres congénères destinés au four en cette fête de Thanksgiving. Le chef de l’exécutif et sa famille ont aussi distribué des repas et des vivres aux nécessiteux de Washington.

Pour sa part, la Voix de l’Amérique vous propose une programmation spéciale à l’occasion de cette fête dont l’origine remonte aux premiers colons anglais des Etats-Unis.

Algérie-France : Paris veut la réciprocité

Posted on 18 novembre 2009 (0)

Sarkozy1Si l’Algérie demande, en sus de son maintien, l’introduction dans l’accord de 1968 «de tout ce qui est positif dans le droit commun», la France réclame la réciprocité pour ses ressortissants. «Nous avons des discussions avec nos partenaires algériens sur l’actualisation de l’accord bilatéral de 1968», a affirmé l’ambassadeur de France, Xavier Driancourt, lors de la conférence de presse qu’il a animée hier conjointement avec le Consul général de France et le PDG de Telesmart, VisasFrance. «Le troisième round va commencer dans quelques jours», nous a dit le Consul général de France à la fin de la conférence de presse qui a eu lieu dans les locaux de VisasFrance, sur les hauteurs d’Alger.

Francis Heude fait savoir que le droit commun est appliqué par la France à tous les pays étrangers. «Sauf un seul, devinez lequel?», interroge-t-il avec son sourire habituel, pour répondre de suite «l’Algérie». Il indique que la première demande des autorités algériennes est justement de garder cette exception. «C’est-à-dire que l’accord de 68 soit maintenu. Nous, nous n’avons rien contre», précise-t-il. L’Algérie demande cependant, en plus de sa révision, «d’introduire dans ce même accord tout ce qu’il y a de positif dans le droit commun pour en faire bénéficier les ressortissants algériens établis en France», affirme-t-il. Mais le Consul général de France tient à noter que «nous, les Français, nous n’avons pas son pendant en Algérie, nous voulons la réciprocité». Il indique par ailleurs que dans le cadre des discussions qui sont menées en prévision de l’accord bilatéral de 1968, «nous avons des propositions algériennes sur la table concernant le séjour des étudiants algériens en France». Heude n’en dira pas plus sur le sujet.

Toujours pour ce qui est des droits des ressortissants algériens, le Consul général de France a tenu à rappeler lors de la conférence de presse qu’« aucune modification n’a été apportée aux textes régissant l’octroi de la nationalité française aux Algériens et que cela n’est pas à l’ordre du jour ». Cette précision, Heude a tenu à l’apporter après, dit-il, la publication de certains articles de presse sur le sujet. «Lorsqu’il y a eu l’indépendance de l’Algérie, il y a eu des Algériens qui ont opté pour la conservation de la nationalité française. Il faut savoir que la nationalité française est soumise à des règles juridiques strictes. Pour le cas des Algériens, son octroi est, affirme-t-il, régi par l’ordonnance du 21 juillet 1962 et du décret du 27 novembre 1962».

Les responsables diplomatiques français ont eu aussi hier à rappeler qu’en terme de réciprocité d’octroi de visas entre les deux pays, «nous n’avons pas de visa de circulation pour nos compatriotes désirant venir en Algérie alors que nous, nous l’avons introduit pour les Algériens en 2003». Le Consul général de France soulignera néanmoins «la rapidité avec laquelle les réseaux consulaires algériens en France répondent aux demandes de visas de Français». Il estime ainsi qu’«ils font beaucoup plus vite que nous». Ceci parce que, ajoute-t-il, «ils n’ont pas à se déterminer par rapport à d’autres partenaires», faisant allusion aux pays de l’espace Schengen auquel appartient et doit se conformer la France. Il relève que «nous avons un flux d’hommes d’affaires de plus en plus conséquent. On nous reproche d’être frileux mais ce flux est extrêmement significatif !» Or, explique-t-il, «en l’absence de visa de circulation aux ressortissants français, à chaque fois il faut que ces hommes d’affaires reconstituent le dossier». L’ambassadeur de France rebondit sur la question pour, dit-il, «faire une remarque très politique». Il souligne «quand il y a eu la loi de finances complémentaire pour 2009, on a reproché aux investisseurs français d’être timides, vous avez là un élément d’explication, les hommes d’affaires français doivent venir régulièrement pour prospecter le marché algérien, s’ils avaient un visa de deux ou trois ans, ils reviendraient plusieurs fois sur l’année». Xavier Driancourt estime que «c’est un élément important, il faut leur faciliter la circulation».

Interrogé à la fin de la conférence de presse sur son pronostic au sujet du match Algérie-Egypte qui va se jouer aujourd’hui à Khartoum dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde pour 2010, l’ambassadeur de France préférera dire que «nous jouerons ce même jour dans ce même cadre, avec l’Irlande». Il espère «peut-être qu’il y aura l’année prochaine, dans le cadre de la Coupe du monde, un match France-Algérie».


Ghania Oukazi

Air Algérie et Tassili Airlines commandent 11 Boeing

Posted on 18 novembre 2009 (0)

0Air Algérie a passé commande de sept moyen-courriers B737-800 chez le constructeur aéronautique Boeing, a annoncé l’avionneur américain dans un communiqué diffusé hier au Salon aéronautique de Dubaï Airshow 2009. L’information a été déjà confirmée par le PDG de la compagnie, Abdelwahid Bouabdallah, il y a quelques semaines. Le montant de cette commande et la date de livraison n’ont pas été communiqués.

La transaction s’élèverait à environ 500 millions de dollars. La compagnie nationale devra réceptionner l’année prochaine, quelque 20 nouveaux avions de capacité moyenne (70 à 100 places). Air Algérie, qui prévoit un plan de développement doté d’un budget de 900 millions de dollars, est un client de Boeing depuis près de 40 ans. Sa flotte dispose déjà de 15 Boeing 737 et de trois long-courriers 767. Ces appareils vont porter sa flotte à 22 appareils de 737. «L’avantage de ces Boeing est que nos pilotes et ingénieurs sont déjà formés et entrainés sur cet appareil. Réduire les coûts de maintenance et d’opérations de nos avions signifie qu’ils passent moins de temps au sol et plus de temps dans l’air à rapporter de l’argent», a estimé le PDG d’Air Algérie. Les B737 d’Air Algérie seront équipés de «winglets», ce qui permet de consommer 4 % moins de carburant. Pour la compagnie nationale, ce programme de renouvellement était indispensable en raison de l’âge moyen de ses appareils (vingt-cinq ans) et des charges de maintenance en augmentation de 25 %.

C’est la deuxième commande passée par la compagnie nationale après la récente signature d’un contrat d’achat de quatre avions ATR de 50 places pour 70 millions d’euros. Les nouveaux avions seront plus économes en carburant, tout en améliorant le confort. En outre, la maintenance reviendra moins chère. Les avions de nouvelle génération peuvent consommer de 40 % à 55 % de kérosène en moins par rapport à un avion de la génération précédente, selon le modèle et le type d’exploitation qui en est fait. Air Algérie assure pour l’instant qu’elle dispose des moyens d’honorer ses commandes d’aéronefs. Cette nouvelle flotte sera financée par une enveloppe du Fonds d’investissement nouvellement créé par l’Etat avec un taux préférentiel de 2,5 % sur 15 ans. La compagnie nationale va également se doter de deux simulateurs de vol, ATR et Boeing 737 nouvelle génération et s’équipera d’un nouveau système de réservation. Lors de la séance d’examen du projet de loi de finances 2010 à l’APN, le ministre des Transports, M. Ammar Tou, a évoqué les principaux programmes inscrits pour les cinq prochaines années au profit d’Air Algérie. Une série de mesures sont prévues visant à accompagner le transporteur public permettant de financer des opérations de renouvellement de sa flotte aérienne.

Des crédits à faibles taux d’intérêt lui seront accordés avec des délais de remboursement s’étalant jusqu’à 30 ans. La compagnie prévoit également l’extension de la base de maintenance de ses avions pour un montant de 35 millions de dollars et la construction d’un nouveau siège pour 5 milliards de dinars. Fin 2008, la compagnie avait reçu l’accord du gouvernement pour acheter 11 appareils pour un montant de près de 500 millions de dollars. Pour sa part, la compagnie Tassili Airlines a passé une commande pour acquérir quatre moyen-courriers 737 chez le même constructeur aéronautique. Une commande évaluée à 228,4 millions de dollars. Le contrat avait été attribué à Boeing lors de l’ouverture publique des offres commerciales, le 6 juillet dernier. Tassili Airlines, filiale de Sonatrach fondée en 1998, est concurrente d’Air Algérie.

Le redéploiement de cette jeune compagnie aérienne se fait de manière progressive. Ce transporteur n’a pas encore les moyens d’assurer un programme de vols national et international en dehors de son secteur de prédilection et ses missions premières qui sont notamment liées au transport des pétroliers travaillant au sud du pays. Tassili Airlines compte renforcer ses moyens pour assurer le transport grand public et notamment les villes mal desservies dans le sud du pays. En juillet dernier, lors d’une séance d’ouverture des plis, une offre du constructeur brésilien Embraer avait été étudiée par Tassili Airlines en vue de l’acquisition de 3 avions jets type ERJ190 de 100 sièges. L’offre définitive du constructeur brésilien a finalement été rejetée.

Amine L. , QO Algérie

Des hommes d’affaires chinois aujourd’hui à Alger

Posted on 15 novembre 2009 (0)

commerce6-300x225Le forum d’affaires algérochinois s’ouvrira aujourd’hui à l’hôtel Hilton d’Alger, indique un communiqué de la chambre algérienne de commerce et d’industrie CACI. Ce forum sera organisé en collaboration entre l’ambassade de Chine et la CACI, dans le cadre de la visite en Algérie d’une délégation d’entreprises chinoises conduite par M. Wan Jifel, président du conseil chinois pour la promotion du commerce international CCPIT. Une rencontre qui revêt une grande importance pour les deux pays, soucieux d’améliorer davantage leurs relations économiques.

Ce forum qui intervient, rappelons-le, une semaine après le 4e forum sur la coopération Chine-Afrique tenu à Charm El-Cheikh en Egypte dénote de la volonté de «l’empire du milieu» de s’ancrer davantage dans le continent africain, devenu durant cette dernière décennie une des plus importantes plate-formes d’investissements directs chinois. Avide de matières premières pour assurer son développement et de marchés pour écouler ses produits, la Chine a multiplié les investissements en Afrique, du Soudan à l’Angola, de la Guinée à l’Algérie.

La Chine, dont les échanges économiques avec l’Algérie étaient insignifiants à la fin des années 1990, est devenue en 2008 son 2e fournisseur et ses groupes y décrochent des contrats de plusieurs milliards de dollars. Les exportations chinoises vers l’Algérie s’élevaient à 2,7 milliards de dollars en 2008 et les groupes chinois sont fortement implantés dans le secteur des grands travaux et du bâtiment, avec des contrats dépassant les 15 milliards de dollars depuis 2000. Les Chinois sont les grands bénéficiaires des deux plans de relance économiques de plus de 200 milliards de dollars lancés par l’Algérie en 2001 et 2005 pour développer et moderniser les infrastructures de base et le logement. Parmi les grands contrats attribués aux Chinois figure la construction de 600 km d’autoroute attribuée en 2006 au groupement Citic-CRCC pour plus de six milliards de dollars. En 2007, le groupement chinois CGC-SIPSC a obtenu un contrat de deux milliards de dollars pour la réalisation d’un réseau de transfert des eaux souterraines d’In Salah à Tamanrasset sur 750 km, dans le Sahara algérien. Le groupe chinois CSCEC a décroché plusieurs contrats publics pour la construction de dizaines de milliers de logements financés par l’Etat algérien. De son côté, le groupe chinois CCECC a remporté des contrats de plus de 3,5 milliards de dollars dans les chemins de fer.

Au début 2000, le gouvernement algérien, qui avait décidé de réaliser rapidement des logements et des routes, avait fait appel massivement aux groupes chinois. Des dizaines de milliers de Chinois travaillent depuis une dizaine d’années en Algérie. Ils sont particulièrement nombreux sur les chantiers du bâtiment et des travaux publics, fort nombreux dans la capitale et ses environs ainsi que dans toutes les grandes agglomérations du pays. Fin 2008, 2.000 techniciens chinois sont arrivés dans le pays pour renforcer les équipes du groupement chinois Citic-CRCC qui réalise un tronçon de 600 km de l’autoroute Est-Ouest, longue de 1.216 km. Plus de 25.000 Chinois vivent en Algérie. Nombre d’entre eux se sont installés en Algérie, depuis 2002 surtout, investissant dans des commerces de prêt-à-porter, maroquinerie, bijouteries ou bazars notamment.

Djamel B.