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Deux morts dans un règlement de comptes à Paris

Posted on 28 novembre 2009 (0)

PoliceDeux personnes ont été tuées vendredi dans un règlement de comptes dans le quartier parisien de Pigalle après qu’un homme casqué ait ouvert le feu sur les deux individus rue Fontaine, dans le IXème arrondissement de Paris.

Les coups de feu ont eu lieu vers 2 heures du matin. L’une des victimes est décédée sur place et l’autre a rendu l’âme à l’hôpital des suites de ses blessures. Selon la police, les deux personnes assassinées sont originaires de Stains (Seine-Saint-Denis). L’enquête ouverte par la Brigade criminelle permettra de faire la lumière sur les circonstances exactes de cette attaque qui semble être un règlement de comptes.

Des fusillades sont fréquentes en France. Deux hommes connus des services de police ont été tués dernièrement lors d’une fusillade survenue dans un local associatif dans le sud-est de Marseille. Selon la brigade criminelle, plusieurs personnes étaient réunies dans un local associatif du parc Bel Ombre pour suivre à la télévision un match de football. Vers 23 h 40, trois hommes cagoulés, armés et gantés, ont fait irruption dans l’établissement et se sont directement dirigés vers leurs deux cibles. Ils ont ensuite tiré à une vingtaine de reprises à la kalachnikov avant de prendre la fuite sans s’en prendre à la serveuse, seule personne à être restée sur les lieux à l’arrivée de la police.

On se souvient également du décès de deux jeunes dans une fusillade à Saint-Ouen. Un réglement de compte entre bandes lié à la drogue dans cette ville de Seine-Saint-Denis serait à l’origine de l’affrontement.

Afghanistan : un attentat contre l’ONU fait 12 morts

Posted on 28 octobre 2009 (0)

AfghanistanUn attentat dans une pension accueillant des personnels de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à Kaboul en Afghanistan a fait 12 morts ce mercredi matin. Au moins six employés des Nations unies ont péri dans cette attaque revendiquée par les talibans.

Les responsables de l’Union Européenne ont décidé de renforcer l’action de l’UE en Afghanistan et au Pakistan. « Armée d’un plan pour renforcer et consolider son action, l’Union européenne est prête à affronter les enjeux complexes en Afghanistan et au Pakistan. Un soutien concerté de la communauté internationale est maintenant, plus que jamais, indispensable. »

L’adoption d’un plan par l’UE arrive à un moment critique alors qu’un nouveau gouvernement est sur le point d’entrer en fonction à Kaboul et que la situation sécuritaire se détériore dans la région, a déclaré Carl Bildt, Ministre suédois des affaires étrangères, Président du Conseil de l’UE.

Nous devons intensifier nos efforts si nous voulons atteindre notre objectif de voir les autorités afghanes assumer plus de responsabilités. Afin de soutenir la nouvelle entente, à laquelle nous aspirons, avec le nouveau gouvernement afghan, je proposerais un renforcement substantiel du montant de l’aide annuelle allouée par la Commission pour la prochaine période budgétaire 2011-2013, a ajouté Benita Ferrero-Waldner, Commissaire européenne aux relations extérieures.

Javier Solana, Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité commune, s’est félicité de l’adoption du plan : « Il est plus urgent que jamais de soutenir l’Afghanistan et le Pakistan. Par ce plan d’action, l’UE donne un coup d’accélérateur à son engagement en adoptant une politique cohérente envers la région dans son ensemble. C’est un signal fort lancé à la communauté internationale montrant que l’Afghanistan et le Pakistan ne sont pas seuls ».

La dégradation de la situation en Afghanistan pose un défi majeur à la communauté internationale. Les progrès effectués sur le plan des réformes politiques, de la gouvernance et de la mise en place de structures gouvernementales, ne sont pas assez rapides. La faiblesse des gouvernements locaux constitue un frein au développement. Une chance est offerte au nouveau gouvernement de définir un nouvel agenda et d’établir un contrat avec le peuple afghan. L’Union européenne est prête à apporter son soutien afin de faire face à ces enjeux. L’UE concentrera ses efforts sur le soutien à la croissance économique et au renforcement de la capacité de l’État à encourager la bonne gouvernance, les droits de l’homme et une administration publique efficace à tous les niveaux du gouvernement. La communauté internationale devrait progressivement assumer de plus en plus un rôle de soutien.

L’Union européenne veut voir un Pakistan stable et démocratique. Pour le Pakistan, le plan d’action constitue un agenda très complet pour le renforcement d’une relation stratégique, reposant sur ce qui a été convenu lors du sommet UE-Pakistan du 17 juin 2009. L’Union européenne apportera son soutien à la Stratégie de développement du Makaland ainsi que sa coopération à la réforme du secteur sécuritaire, à l’État de droit, à la démocratie et aux droits de l’homme. Un second sommet est projeté pour le premier semestre de 2010, avec pour objectif de réviser de faire progresser l’agenda UE-Pakistan.

Le plan d’action de l’UE en Afghanistan et au Pakistan constitue un changement radical dans les engagements pris par l’Union dans la région. Reposant sur les efforts considérables de l’UE, il fournit une révision approfondie des besoins, une orientation pour les efforts à venir et une base de dialogue avec les pays concernés.

Le Conseil a demandé l’élaboration d’un plan de mise en œuvre plus détaillé, comprenant les conséquences budgétaires, qui serait adopté en 2009. Le Conseil procédera à la révision régulière de la mise en œuvre du plan.

source : communiqué de la présidence suèdoise de l’Union Européenne

Attentat-suicide contre les Gardiens de la révolution

Posted on 19 octobre 2009 (0)

iranUn kamikaze s’est fait sauter dans une ville de la province du Sistan-Balouchistan, dans le sud-est de l’Iran, à la frontière avec le Pakistan. Six commandants des Gardiens de la révolution ont été tués, ainsi qu’au moins 35 autres personnes. On signalait des dizaines de blessés.

Le kamikaze a fait détonner sa bombe lors d’une réunion entre Gardiens de la révolution et des dirigeants des communautés sunnites et chiites. Selon certains média iraniens, le groupe des Joundollah (« Soldats de Dieu ») a revendiqué l’attentat-suicide, mais ce mouvement armé sunnite n’a fait aucune déclaration.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères iranien a déclaré que les auteurs de l’attaque étaient venus du Pakistan. Le Président Mahmoud Ahmadinejad a juré de faire appréhender et punir les responsables de ces violences.

A Washington, le porte parole du département d’État américain, Ian Kelly, a condamné l’attentat, le qualifiant d’acte de terrorisme. Il a démenti catégoriquement que les États-Unis soient impliqués dans cette affaire.

Russie : Hillary Clinton dénonce les violations des droits humains

Posted on 15 octobre 2009 (0)

HillaryClintonHillary Clinton a bouclé une tournée de cinq jours en Europe. Lors de sa dernière étape à Moscou, la secrétaire d’État américaine a dit que les attaques contre les journalistes et les défenseurs des droits humains en Russie menacent les progrès réalisés par ce pays vers les libertés démocratiques.

Mme Clinton, qui s’exprimait devant des étudiants à l’université d’État de Moscou, a fait valoir que chacun doit être libre de s’exprimer et de prendre des positions impopulaires ou de dénoncer les abus de pouvoir.

Lors d’une interview en direct sur la radio Ekho Moskvy, elle avait évoqué le meurtre de la journaliste Anna Politkovskaïa et le procès de l’ex-magnat du pétrole Mikhaïl Khodorkovski. Pour la secrétaire d’État américaine, les meurtres non résolus posent un grave défi à une société juste.

Attentat meurtrier au Pakistan

Posted on 12 octobre 2009 (0)

PakistanAu moins 130 personnes sont mortes en une semaine dans une série d’attentats terroristes très sophistiqués et audacieux au Pakistan. Les islamistes ont frappé à Peshawar, une ville d’environ 1,4 million d’habitants située au nord du Pakistan à la frontière afghane, la capitale de la Province de la Frontière-du-Nord-Ouest.

Les Talibans ont également frappé à Rawalpindi, le quartier général de l’armée Pakistanaise dans la province pakistanaise du Penjab. Cette attaque qui a fait 20 morts a été revendiquée par les Talibans. Mais les attaques les plus violentes ont eu lieu à Islamabad, la capitale du Pakistan, située sur le plateau de Pothohar au nord du pays, près de Rawalpindi.

Au moins 35 personnes ont été tuées dans l’explosion d’une bombe lundi au passage d’un convoi militaire près d’un marché bondé dans le district de Shangla, à proximité de la vallée de Swat, dans la Province de la Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) du Pakistan situé à 160 km d’Islamabad. Cette attaque a également fait 45 blessés, dont certains grièvement.

Selon l’armée, le kamikaze qui s’est fait exploser avec sa bombe était un adolescent de 13 ans. Cet attentat intervient alors que l’armée pakistanaise mène une offensive sans précédent contre les combattants talibans dans les zones tribales de la province du Nord-ouest, frontalières avec l’Afghanistan.

La plus grande partie du territoire a été soumise l’an passé aux insurgés talibans et le district de Swat est devenu dangereux pour le tourisme. Les militants islamistes dirigés par Maulana Fazlullah et son groupe Tehrik-e-Nifaz-e-Shariat-e-Mohammadi ont interdit l’instruction pour les filles et détruit par explosion ou incendie plus de 170 écoles, ainsi qu’une série de bâtiments gouvernementaux.

Muhammad Ashraf, un haut fonctionnaire du gouvernement a été tué par des insurgés à son domicile de Quetta, la capitale de la province du Balouchistan au Pakistan située au sud-ouest du pays, près de la frontière de l’Afghanistan, dans une zone relativement peuplée, c’est une ville de près de 1 million d’habitants dont une majorité de Pachtounes.

En février dernier, un accord passé entre Islamabad et les talibans a donné lieu à un cessez-le-feu de dix jours contre l’instauration de tribunaux islamiques, avec l’exigence de réouverture des écoles de filles. Les talibans ayant rompu le cessez le feu et pris le contrôle quelques jours d’une région proche de la capitale, cette action a provoqué une réponse militaire du gouvernement pakistanais qui à ordonné le 7 mai 2009 à l’armée pakistanaise d’éliminer les talibans du district de Swat[6]. Le 30 mai 2009, l’armée annonce avoir repris le contrôle de Mingora, la plus grande ville du district.

Thierry Mendeng – Monde Actu

Dans le coma, une femme accouche de son bébé

Posted on 12 octobre 2009 (0)

comaUne Allemande âgée de 40 ans a accouché d’un bébé en bonne santé après avoir passé 22 semaines dans le coma, a indiqué la clinique universitaire d’Erlangen, une ville allemande située dans la région de la Moyenne-Franconie dans la Bavière (Bayern).

Une femme qui est dans le coma depuis 22 semaines a donné naissance à un beau bébé en parfaite santé dans la clinique allemande d’Erlangen, une ville de 103 000 habitants, c’est la plus petite des 8 grandes villes de la Bavière, et l’une des plus petites d’Allemagne.

Cette petite ville attire les médias du monde entier depuis qu’une femme de 40 ans, qui avait été victime d’une attaque cardiaque suivi d’un arrêt cardio-vasculaire, a donné naissance dans l’hôpital universitaire de la ville. Après l’attaque cardiaque, la dame avait été ranimée et transférée dans le coma au centre hospitalier d’Erlangen alors qu’elle était à la 13e semaine de grossesse.

L’équipe médicale, en accord avec la famille, avait prolongé la grossesse pendant 22 semaines dans l’unité de soins intensifs, et c’est là que le bébé est né. Johannes Eissing explique qu’aucun cas similaire d’une femme en état de mort cérébrale ou en coma vigile suivi par des médecins n’avait été enregistré dans le monde.

Matthias W. Beckmann, Andrea Maywald, Andreas Frewer, et Julia Engel sont les médecins qui ont suivi le cas de cette femme.

Jacques Chirac : « l’économie des faux médicaments me révolte »

Posted on 12 octobre 2009 (0)

appel-cotonou« L’économie criminelle des faux médicaments me révolte parce qu’elle s’attaque aux pays les plus pauvres, et, en leur sein, à des familles sans protection sociale et sans moyens », a déclaré Jacques Chirac qui s’est engagé dans la mobilisation internationale contre les faux médicaments, en lançant « l’Appel de Cotonou » le 12 octobre 2009. Voici un extrait de son discours :

Médecins, pharmaciens, industriels, juristes, fonctionnaires de l’Etat, citoyens, vous vous êtes engagés à combattre l’économie criminelle des faux médicaments.

La Fondation que j’ai créée pour servir la paix a fait de l’accès aux médicaments de qualité l’un de ses objectifs prioritaires.

Je veux d’abord saluer aujourd’hui celles et ceux qui ont réussi à faire du Laboratoire de Contrôle de la Qualité des médicaments de Cotonou, une référence qui servira d’exemple à d’autres implantations. Cet après-midi, je visiterai ses nouveaux bâtiments construits à l’initiative du Ministère de la Santé du Bénin et réalisés en partie avec notre concours. Car le début du combat c’est de se donner les moyens de vérifier la qualité des médicaments mis sur le marché et disponibles dans les hôpitaux, les dispensaires et les officines.

De toutes les inégalités, la plus blessante est l’inégalité devant la santé.

Je me suis battu dans mon propre pays pour que les plus démunis aient accès aux soins ; pour que les traitements pionniers ne soient pas réservés aux privilégiés ; pour que nous trouvions des solutions afin d’abaisser le coût des médicaments destinés aux pays les plus pauvres, et des financements innovants permettant d’atteindre les Objectifs sanitaires du millénaire.

L’économie criminelle des faux médicaments me révolte.

* Parce qu’elle s’attaque aux pays les plus pauvres, et, en leur sein, à des familles sans protection sociale et sans moyens ;
* Parce qu’elle concerne les médicaments les plus indispensables à la santé individuelle et collective : ceux qui soignent le paludisme, la tuberculose, le SIDA ;
* Parce qu’elle s’insinue partout, sur les marchés des rues, comme sur Internet, et qu’elle grossit au point que ses revenus dépassent ceux du trafic de la drogue ;
* Parce que les faux médicaments ne se contentent pas de tromper l’espérance des patients et qu’ils sont souvent des poisons qui tuent ou handicapent.

Qu’on ne me dise pas qu’il ne s’agit pas d’un crime.

En effet, selon l’OMS :

* Un médicament sur quatre utilisé dans les pays en développement est faux.
* 200.000 décès par an pourraient être évités, si les médicaments prescrits contre le paludisme étaient conformes à la réglementation et capables de traiter réellement la maladie.

C’est pourquoi, devant ces drames, nous voulons lancer, aujourd’hui, de Cotonou, ville exemplaire, cet appel contre l’impunité et l’indifférence que je me permets de vous proposer.

“Nous, chefs d’Etat, ou anciens chefs d’Etat, responsables politiques et citoyens des nations d’Afrique, des Amériques, d’Asie et d’Europe, réunis à Cotonou ce lundi 12 Octobre 2009 à l’invitation de son Excellence Monsieur Thomas Boni Yayi, Président de la République du Bénin, et à l’initiative de la Fondation Chirac,

* Considérons que l’accès universel à des soins et des médicaments de qualité est un droit fondamental ;
* Considérons que dans la plupart des pays en développement, des franges importantes de la population n’ont pas accès à ce droit fondamental, ce qui est contraire à la dignité humaine et constitue une injustice génératrice de déséquilibres et de tensions ;
* Considérons que la production et la vente de faux médicaments constituent un crime et une atteinte à l’ordre public ;
* Considérons que le trafic international des faux médicaments nuit gravement aux relations pacifiques entre les Etats ;
* Considérons qu’un terme doit être mis le plus rapidement possible à la production, au trafic international et à la commercialisation illicites des faux médicaments ;

En conséquence :

* Exprimons le vœu que les Etats mettent en œuvre, sans délai, des politiques sécurisées d’accès universel à des médicaments de qualité, en cohérence avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement ;
* Exhortons les chefs d’Etat et de Gouvernement, les responsables d’organisations internationales et d’organisations non gouvernementales à prendre la pleine mesure des enjeux de santé et de sécurité publiques liés au fléau des faux médicaments et à décider au plan national de mesures appropriées :

- la mise en application stricte des textes législatifs et réglementaires dans les Etats qui en disposent ; et l’instauration d’un cadre législatif et réglementaire, là où il fait défaut ;

- la mise en place, sur le terrain, d’instruments efficaces de lutte contre le trafic ; avec des personnels formés et des dispositifs répressifs adaptés à la réalité du trafic des faux médicaments ;

- le renforcement des capacités des personnels de santé dans la prévention et la lutte contre les faux médicaments ;

- la sensibilisation et l’information du public sur les méfaits des faux médicaments ;

A cet effet,

* Nous engageons à œuvrer ensemble en vue d’éradiquer la production, le trafic et le commerce illicites des faux médicaments ;
* Appelons à la responsabilisation de tous les acteurs, y compris des populations, pour mettre en oeuvre les dispositions qui s’imposent ;
* Proposons d’accroître la mise à disposition de médicaments génériques de qualité pour tous, notamment ceux de la liste des médicaments essentiels établie par l’Organisation Mondiale de la Santé.
* Invitons les chefs d’Etat et de Gouvernement, les responsables d’Organisations internationales, d’organisations non gouvernementales et les chefs d’entreprise concernés à se réunir à Genève en 2010 pour une conférence mondiale visant à arrêter les principes de base d’une Convention internationale de lutte contre les faux médicaments.”

Mes chers Amis, nous sommes tous conscients de l’importance de ce geste et je vous invite maintenant à signer cet Appel.

Jacques Chirac

Président de la fondation Chirac,

Cotonou, Bénin, 12 octobre 2009

Grippe A : une dose de vaccin suffit, selon l’OMS

Posted on 12 octobre 2009 (1)

GrippemondeUne dose de vaccin pourrait assurer une protection complète contre le virus de la grippe A (H1N1), selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui s’apprête à expédier ses premiers vaccins aux pays les plus pauvres de la planète. Les premières livraisons des vaccins contre la grippe A (H1N1) devront débuter en novembre prochain.

A l’initiative de l’APW et avec la collaboration de la direction de la Santé et de la Population de Aïn Defla, une journée de sensibilisation a été consacrée à la menace de la grippe porcine, journée qui s’est tenue jeudi dernier au siège de cette institution, et à laquelle ont pris part, outre la direction de l’exécutif de la wilaya, les 36 P/APC et 14 chefs de daïra, les autorités civiles et militaires, les députés et élus locaux ainsi que de nombreuses personnalités, et des citoyens.

A cette occasion, c’est le Dr Azizou Khaled, épidémiologue chargé de la prévention au niveau du secteur sanitaire, qui a donné un important exposé à une assistance qui a marqué un grand intérêt pour les informations non seulement sur la grippe porcine, dont les premiers cas ont apparu en mars dernier, mais aussi sur les grandes épidémies et autres pandémies qui ont fait des ravages durant les années 1900.

Faisant l’historique des grandes attaques des différents virus à l’origine de ces pathologies très contagieuses, le conférencier a rappelé «les leçons de l’histoire de la grippe les plus récentes». Ainsi, entre 1918 et 1920, la grippe dite «grippe espagnole» A (H1N1) avait fait plus de 30 millions de morts dans le monde en 2 ans dont 120 000 dans un pays comme la France.

Les attaques s’étaient échelonnées en 3 étages, 4 mois en 1918, 7 mois en 1919 et 4 mois encore en 1920.

En 1957-1958, le monde a connu la grippe dite «grippe asiatique» A (H2N2) avec un million de morts et ensuite, la grippe de «Hong-Kong» (A (H3N2) qui avait fait quelque 18.000 morts en France et 800 000 décès dans le monde.

Le Dr Azizou a expliqué qu’il s’agit là des 3 grandes «pandémies» (échelle planétaire du siècle dernier en faisant la différence avec les épidémies qui ne touchent qu’un milieu en région ou un pays.

Evoquant le circuit de la contamination, le Dr Azizou a expliqué que ces virus sont généralement transmis à l’homme par les animaux sauvages (migrateurs) porteurs du virus et les oiseaux domestiques malades.

Par ailleurs, l’animal qui recèle le plus de dangerosité comme vecteur de transmission du virus est le porc qui recèle en lui 2 sites de propagation, un pour la grippe du poulet et un autre pour la grippe humaine.

Ainsi, la proximité du porc avec l’homme est une source de contamination pour l’homme qui, une fois contaminé, compose le code génétique du virus pour le transmettre aux autres humains.

Parlant des matières contaminantes, l’épidémiologue signale que le risque de contamination par la consommation des viandes est quasi nul à cause de la cuisson ou de l’acidité gastrique, par contre, la manipulation des animaux constitue un vecteur de contamination directe ou indirecte. Citant une source de l’OMS, le conférencier rapporte que de janvier 2004 à novembre 2005, 122 cas de grippe type A (H5N1) (grippe aviaire) signalés dans 4 pays d’Asie : Vietnam, Thaïlande, Cambodge et Indonésie ayant entraîné 62 décès.

Quelle parade contre cette épée de Damoclès ? Les scientifiques conseillent vivement la prévention, se protéger contre les gouttelettes aéroprojetées par un sujet atteint, responsables de la transmission directe via les muqueuses, ou par voie de manutention, surfaces, vêtements, mains.

Cependant, la grande question que chacun se pose c’est de savoir quelle stratégie organisée, si elle existe, et prête à être mise en vigueur dans le cadre d’un plan ORSEC face à une pandémie ou même une épidémie. Seule la prévention et l’hygiène seront de mise puisque le vaccin n’est pas disponible et ne le sera pas avant des mois, voire plus.

M. N.

Frédéric Mitterrand : Après « la Mauvaise Vie », les mauvaises langues

Posted on 10 octobre 2009 (6)

Frédéric_MitterrandMoins de quatre mois après sa nomination au ministère de la culture, Frédéric Mitterrand doit affronter les demandes de démission émanant de l’extrême droite et de la gauche. Frédéric Mitterrand a menacé de poursuivre « les personnes qui se sont rendues complices de l’ignominie » à laquelle il est à nouveau exposé.

Il y a un mois, Frédéric Mitterrand a apporté son soutien total au réalisateur franco-polonais Roman Polanski, qui a été arrêté par la police à Zürich pour l’affaire de mœurs où il est accusé de viol sur une mineure de 13 ans. Déclarant, à propos de cette affaire de viol, qu’il s’agissait d’ « une histoire ancienne qui n’a pas vraiment de sens », Frédéric Mitterrand a provoqué la colère et l’indignation d’associations de victimes telle que Innocence en danger qui le somme de s’expliquer sur ce qu’elle juge comme des propos complaisants à l’endroit d’un crime sexuel. Ce soutien, qui vilipende une « certaine Amérique qui fait peur », a provoqué des réactions négatives de la part de quelques hommes politiques et associations ainsi que l’incompréhension de la presse étrangère, notamment anglo-saxonne.

La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a alors accusé Frédéric Mitterrand, sur le plateau de Mots croisés de France 2, d’avoir pratiqué le tourisme sexuel et trouvé du plaisir à « payer des petits garçons thaïlandais », évoquant son récit autobiographique La Mauvaise Vie paru en 2005. Le Front National avait mené des recherches et avait fait une bonne découverte avant de lancer l’offensive. Lors de la parution du livre, Frédéric Mitterrand avait répondu aux critiques en expliquant qu’il faisait la « différence entre garçon et petit garçon ». En effet, le livre décrit les prostitués en question comme des jeunes hommes souvent étudiants et non des enfants, malgré l’emploi du mot « gosses ».

Au Parti Socialiste, Benoît Hamon a jugé « choquant qu’un homme puisse justifier, à l’abri d’un récit littéraire, le tourisme sexuel », indépendamment de l’âge des prostitués alors que Bertrand Delanoë dénonce « une offensive populiste » contre Mitterrand. L’éditeur souligne qu’à la sortie du livre « aucune poursuite n’avait été engagée » à l’encontre de son auteur et que l’ouvrage « avait même recueilli de bonnes critiques littéraires et s’était bien vendu 190 000 exemplaires».

Pour mettre un terme à la polémique, Frédéric Mitterrand a intervenu le 8 octobre au journal télévisé de TF1 en reconnaissant avoir certes eu des relations sexuelles avec des jeunes hommes mais en aucun cas des mineurs et qu’il condamnait avec fermeté tout tourisme sexuel et acte pédophile. Son livre, dit-il, n’est « ni un roman ni ses mémoires, mais c’est une vie qui ressemble beaucoup à la sienne » et un « tract » à l’attention de ceux qui « sont différents ».

Concernant l’affaire Polanski, Frédéric Mitterrand estime que les propos qu’il a tenus étaient en partie dus à l’émotion provoquée par son arrestation et qu’en tant que ministre de la Culture, il est de son devoir de soutenir un artiste, qui plus est français, mais que néanmoins il comprenait mieux, avec le recul, les actes qui étaient reprochés au réalisateur. Invoquant le soutien du président de la République et du Premier ministre, il réfute enfin toute idée de démission.

Alors que la polémique autour de « La Mauvaise Vie » semble se calmer, une autre affaire fait de nouveau parler de Frédéric Mitterrand. Une lettre parue dans un journal de la Réunion a provoqué la colère du ministre qui « ne supporte plus les attaques », confie-t-il au Journal du Dimanche. « Je ne supporte plus les attaques », a déclaré le ministre.

Lors d’un déplacement à Bordeaux, Frédéric Mitterrand a menacé de poursuivre « les personnes qui se sont rendues complices de l’ignominie » à laquelle il est à nouveau exposé.

Somalie : renforcement du gouvernement intérimaire ?

Posted on 09 octobre 2009 (0)

SomalieLes deux principaux groupes d’insurgés somaliens, Al-Shabab et Hizbul Islam, ont conclu un accord de cessez le feu après les affrontements pour le contrôle de la ville portuaire de Kismayo, dans le Sud du pays.

Les Chebab, « les jeunes » en arabe et Hizb al Islam, le parti islamique ont déclaré qu’ils allaient régler leurs différends devant un tribunal islamique. Ils entendent aussi continuer leurs attaques communes contre le gouvernement somalien et la force de maintien de la paix de l’Union africaine.
En mai dernier les deux factions avaient lancé une offensive conjointe pour renverser le fragile gouvernement de transition du président modéré Chérif Cheikh Ahmed . Les Chebab et le Hizb al Islam contrôlent à présent le Sud, une bonne partie du Centre et les 3/4 de Mogadiscio, où ils ont déjà imposé une forme très stricte de la charia, ou loi islamique.
Dirigés par l’émir Cheikh Mouktar Abou Zoubeir, les Chebab sont composés de groupes pro-jihadistes plus ou moins autonomes.

Le Hezb al-Islam est, lui, plus structuré et politisé. Il est dirigé par le leader radical Cheikh Hassan Dahir Aweys, ancien frère d’armes de l’actuel président somalien.La Somalie est plongée dans une guerre civile et l’anarchie depuis plus de 18 ans. Depuis 2007, ce conflit larvé a fait 18 mille morts et près d’un million et demi de personnes déplacées dont près de 200 mille depuis le mois de mai.

Comment mettre fin à cette instabilité ? Walid Pharès, chercheur et directeur du projet sur le terrorisme à la Fondation pour la défense des démocraties à Washington, souligne l’absence d’un plan international pour la Somalie. La solution réside dans le gouvernement de transition : il faut renforcer ses assises et mettre sur pied des projets socio-économiques afin d’inclure la population civile et faire aboutir le processus politique, a-t-il cet entretien accordé à Lamia Gritli.