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Nucléaire : le « oui, mais… » de Téhéran à l’AIEA

Posted on 30 octobre 2009 (0)

0L’Iran a donné sa réponse initiale au plan onusien de faire enrichir son uranium à l’étranger. Celle-ci n’a pas été rendue publique, mais Téhéran semble avoir posé quelques conditions à ce plan.

Le représentant de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique – l’AIEA – dit que son pays a adopté une approche positive concernant les pourparlers sur l’enrichissement de l’uranium. Dans une interview diffusée par une chaîne de télévision iranienne, Ali Asghar Soltanieh semble toutefois minimiser la portée des discussions actuelles et laisse entendre que d’autres pourparlers sont nécessaires.

« Lors d’une telle réunion, qui est essentiellement une discussion technique entre l’Iran et AIEA, les préoccupations techniques et économiques doivent être prises en considération lorsqu’il s’agit des modalités de fourniture de combustible », a-t-il déclaré.

Ces allusions de Soltanieh semble renforcer les informations selon lesquelles l’Iran cherche à poser des conditions au plan original. L’AIEA veut que l’Iran envoie la plupart de ses réserves d’uranium en Russie pour être enrichie à 20%, un degré suffisant pour des besoins énergétiques mais pour des armes nucléaires.

Cet uranium enrichi devra ensuite être expédié en France pour être transformé en crayons ou plaques nucléaires, puis retourné en Iran d’ici la fin de l’année.Selon les médias iraniens, Téhéran veut bien envoyer son uranium à l’étranger, mais de manière graduelle. L’Iran se plaint, par ailleurs, du rôle de la France dans ce processus. Paris, on s’en souvient, avait pris une position particulièrement ferme vis-à-vis du programme nucléaire iranien.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a assuré, de son côté, que son pays coopèrera avec l’AIEA. Toutefois, il a souligné que l’Iran ne renoncera pas à ce qu’il a appelé « ses droits nucléaires. »

Talassa : un sexagénaire tué par un chien enragé

Posted on 13 octobre 2009 (0)

rageUn sexagénaire, M.A., dans la commune de Talassa, vient de décéder à la suite d’une morsure de chien enragé dont il a été victime il y a une vingtaine de jours. La victime, qui est un agriculteur, n’a pas jugé utile de se rendre dans un centre de santé pour se soigner, se contentant seulement de consulter un taleb, tout en continuant à vaquer à ses occupations quotidiennes, a-t-on appris auprès de sa famille.

Cette dernière n’a été mise au courant de l’incident que tardivement, après avoir constaté la détérioration de l’état de santé du malade. Aussitôt, il fut transporté dans un centre de santé et les soins qui lui furent prodigués s’avérèrent inefficaces. Ainsi, le malheureux fellah n’a pu être sauvé et décéda vingt jours plus tard.

Il faut dire que ces drames sont devenus assez fréquents faute d’une prise en charge réelle du phénomène, à savoir l’abattage systématique des chiens errants et l’obligation pour les propriétaires de ces canidés de les vacciner et surtout une campagne de sensibilisation en milieu rural, où les croyances en la guérison par les herbes, les talismans ou simplement par la consultation d’un taleb sont bien enracinées.

Le dernier cas remonte à une semaine, lorsqu’un homme de 40 ans, habitant la commune de Aïn-Mérane, a succombé à ses blessures après avoir été attaqué par un chien enragé. Ce dernier n’avait pas également jugé utile de consulter un médecin. Depuis le début de l’année, 18 cas de morsures ont été signalés.

Bencherki Otsmane

Déficit budgétaire : à qui la faute ?

Posted on 11 octobre 2009 (0)

commerceIl y a parfois des débats annexes à l’actualité du moment qui laissent pantois. Prenons ainsi le cas des polémiques à propos de l’accroissement des déficits budgétaires européens. On le sait, plusieurs pays membres de l’Union européenne semblent engagés dans une fuite en avant. Leurs déficits se creusent année après année, les obligeant à toujours plus s’endetter auprès des marchés, ce qui entretient le spectre de leur faillite qui serait pour le moins retentissante.

L’euro, la belle excuse

Du coup, on entend des économistes expliquer, avec raison, que l’aggravation des déficits est aussi la rançon du succès de l’euro. L’explication est simple. Depuis le début de la crise, la monnaie unique européenne a tenu le choc et joue le rôle de bouclier. En d’autres temps, on pense notamment aux crises des années 1980 et 1990, toute augmentation de la dette des Etats se serait traduite par une spéculation effrénée contre leurs monnaies ce qui aurait obligé ces mêmes Etats à prendre d’urgence des mesures d’économies et d’austérité budgétaire. C’est, entre autres, pour sauver le franc, que la gauche française fraîchement au pouvoir a dû se résoudre à la rigueur en 1983.

Aujourd’hui, la situation est différente. Aucun spéculateur n’a envie, du moins pour le moment, de s’attaquer à l’euro (il faudrait pour cela disposer de réserves financières qu’aucun trader des marchés des changes ne pourrait mobiliser). Du coup, les gouvernements de la zone euro continuent à s’endetter grâce à l’impunité que leur offre leur monnaie. Mais au lieu de critiquer ces mêmes gouvernements, certains observateurs, dont une bonne majorité qui n’a jamais admis la création de la monnaie unique, préfèrent s’en prendre à l’euro. Ce dernier serait ainsi un encouragement au laxisme budgétaire… C’est un peu comme si on reprochait aux parapluies le fait qu’il y ait trop de gens à l’extérieur par temps d’orage !

En réalité, l’euro est une réussite dont ne sont guère dignes les gouvernements de l’euroland, celui de la France en tête. Laisser ainsi filer les déficits sans prendre la mesure de ce que cela impliquera comme charge pour les générations futures est pour le moins scandaleux. Bien sûr, comme expliqué lors d’une chronique précédente, l’inflation va sûrement réduire le poids de la dette. De même, un retour à la croissance va générer plus de rentrées fiscales mais tout le monde s’accorde à dire que cela ne sera pas suffisant pour rétablir les grands équilibres financiers.

Hausse d’impôts ou démantèlement social ?

Dès lors, deux voies antagonistes émergent à l’horizon. La première, peu probable si la droite continue de dominer l’échiquier politique européenne, consistera à augmenter les impôts. En France, on voit mal Sarkozy reprendre d’une main ce qu’il a donné aux classes les plus aisées de l’autre. A l’approche de la présidentielle de 2012, le président français ne peut prendre le risque de se couper de son électorat et de ses soutiens naturels.

Reste l’autre solution, celle que l’on voit arriver à vitesse supersonique. Il s’agira, au nom de la lutte contre les déficits, d’imposer des économies ici et là et, ce faisant, de démanteler encore plus le modèle social français en particulier, et européen en général. La sécurité sociale, les retraites, les indemnisations chômage et les prestations de solidarité sont dans le collimateur. Au final, le déficit budgétaire risque de donner à la droite européenne le prétexte idéal pour faire « maigrir la bête », comprendre l’Etat. Et dans cette affaire, l’euro n’aura aucune responsabilité si ce n’est d’avoir empêché le pire, c’est-à-dire une banqueroute généralisée d’Etats qui se sont habitués à vivre au-dessus de leurs moyens.

Akram Belkaïd, Journaliste à Paris

AVC : Bachelot présente le rapport Fery-Lemonnier

Posted on 09 octobre 2009 (0)

Bachelot-SanteRoselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et des Sports, a présenté ce vendredi à Poitiers le rapport sur les accidents vasculaires cérébraux (AVC), destiné à améliorer la prise en charge en France des patients victimes d’AVC et à développer la prévention. Ce nouveau rapport est issu des travaux d’un comité de pilotage coordonné par la Docteure Elisabeth Fery-Lemonnier.

Ce rapport sur « la prévention et la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux en France » conclut les travaux du Comité de pilotage AVC installé par la ministre en charge de la santé le 28 novembre 2008. Il réalise un état des lieux et formule des propositions pour améliorer la prévention et la prise en charge de l’AVC, la formation et la recherche, communiquer auprès du public et des professionnels et suivre l’efficacité des mesures préconisées.

L’état des lieux repose sur l’analyse (i) de la littérature française et internationale concernant les bonnes pratiques de soins ou d’organisation en matière d’accident vasculaire cérébral (AVC) ; (ii) d’enquêtes menées auprès des professionnels par leurs pairs ; (iii) des données d’activité des établissements de santé français. Il s’appuie également sur les contributions (études, monographies, récits d’expériences, commentaires) apportées par les membres du Comité de pilotage AVC et les personnes rencontrées en entretien ou lors de visites « sur site ». Avoir connaissance de réalités de terrain et d’expériences considérées comme réussies s’est avéré en effet nécessaire pour bien décrire la situation et formuler des propositions concrètes, car l’organisation de la prise en charge de l’AVC est essentiellement territoriale.

Les propositions qui sont formulées découlent de l’état des lieux et des réunions de travail et correspondances électroniques entre professionnels de terrain, que ce soient des médecins (hospitaliers et libéraux, associant treize spécialités médicales), des professionnels paramédicaux, des directeurs d’établissements, présidents de CME, ainsi que des représentants des institutions publiques (DHOS, DGS, DGAS, ARHs, CNAMTS, UNPS, ASIP, HAS, Inpes, InVS) et des Fédérations (FHF, FEHAP, FNEHAD, FHP). Les représentants des patients (France AVC, Fédération nationale d’aphasiques de France) ont également activement participé à la réflexion, ancrée dans leur réalité.

La diversité des situations géographiques et des organisations ainsi que le déficit de certaines spécialités ont conduit à établir des propositions souples car modulables dans le temps, pragmatiques car se fondant sur des recommandations de bonnes pratiques en tenant compte de la réalité locale, et opérationnelles car réalistes. Si nombre d’entre elles peuvent être mises en place rapidement, d’autres nécessiteront une montée en charge progressive car dépendantes non seulement de l’évolution générale de l’offre de soins, mais aussi de l’organisation de la recherche et de l’enseignement.

L’accident vasculaire cérébral est un « cas d’école » dans le champ de la santé : c’est à la fois une pathologie aiguë, nécessitant une prise en charge en extrême urgence, et une maladie chronique dont les séquelles invalidantes conduisent de nombreux patients à la fréquentation du système de santé sur une longue période. De ce fait, la filière de soins mobilisée est spécifique par sa longueur, sa complexité, et l’organisation qu’il faut mettre en œuvre : 12 spécialités médicales interviennent autour des médecins neuro-vasculaires, de nombreux paramédicaux, des structures de prises en charge diversifiées, depuis le centre 15 jusqu’au secteur médico-social très sollicité. Par ailleurs, la prévention est possible en amont, ses actions diminuant presque de moitié le nombre de patients touchés.

Pour mémoire, l’objectif 72 de la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique vise à « réduire la fréquence et la sévérité des séquelles fonctionnelles associées aux AVC ».

Plus d’infos sur le site http://www.sante-sports.gouv.fr

Journée des soins palliatifs : « Faites entendre votre voix ! »

Posted on 03 octobre 2009 (0)

soins palliatifsLa Journée mondiale des soins palliatifs se déroulera le 10 octobre 2009 avec pour thème « Faites entendre votre voix ! ». D’année en année, les journées mondiales de soins palliatifs prennent de l’ampleur, et s’affirment maintenant comme un temps fort de la communication et de l’information autour des soins palliatifs et de l’accompagnement.

Cette année, de nombreuses manifestations aussi variées que des conférences débats, des expositions, des événements culturels et artistiques, seront organisées sur tout le territoire par les équipes de soins palliatifs, les réseaux, les associations de bénévoles, dans une dimension multipartenariale.

La SFAP, partenaire des journées mondiales depuis leur création met à la disposition de tous des outils qui peuvent vous aider dans ces différentes manifestations. Le dossier de presse, simple mais complet, peut être un support pour vos relations avec la presse. De même nous vous proposons un kit dédié autour de la Loi Leonetti élaboré par la RESPALIF qui vous aidera à la mise en œuvre de conférence autour de ce thème.

Le nombre et la multiplicité des actions réalisées sont un signe important, auprès des média et des pouvoirs publics, de la mobilisation au niveau national autour des soins palliatifs et de l’accompagnement.

Et que le thème de cette année « faites entendre votre voix » vous incite à être toujours créatifs et à relayer des messages fondamentaux auprès du grand public. Témoignez de votre pratique, de votre réalité quotidienne.

N’oubliez pas de transmettre toutes les informations concernant les manifestations que vous organisez, via le formulaire téléchargeable en cliquant ici. Recueillez aussi des témoignages de patients, de familles, de soignants et faite-les parvenir via le formulaire témoignage mis à votre disposition sur le site de la SFAP en cliquant ici.

Les soins palliatifs et l’accompagnement existent à travers leur savoir être et leur « savoir faire ». Développons ensemble leur « faire savoir ».

Les soins palliatifs en chiffres

Selon le ministère de la Santé, on compte en France 89 Unités de soins palliatifs (USP) : 937 lits; 340 Équipes mobiles de soins palliatifs (EMSP); 3075 Lits identifiés de soins palliatifs (LISP); 113 Réseaux de soins palliatifs; 26 Lits d’Hôpital de Jour; et plus de 200 associations soit 5 000 bénévoles d’accompagnement.

Qu’est-ce que la journée mondiale des soins palliatifs ?

La journée mondiale des soins palliatifs est une journée unitaire d’action qui promeut et soutient les soins palliatifs dans le monde entier. Cette année, la journée mondiale des soins palliatifs sera organisée le 10 octobre 2009. Le thème de cette journée mondiale 2009 sera « Découvre ta voix ». Le thème de l’année dernière était « Les soins palliatifs : un droit de l’homme » qui soulignait que le droit de recevoir des soins de fin de vie de haute qualité n’était pas encore accessibilité à tous.

Pourquoi une journée mondiale des soins palliatifs ?

Tous les ans, des millions de malades en phase terminale éprouvent des douleurs et une détresse inutiles, parce qu’ils ne connaissent pas les soins dont ils ont besoin ou bien ne peuvent pas y accéder. Des soins palliatifs de grande qualité ont pour objectif de prendre en charge les besoins de la personne dans leur globalité : ils peuvent apporter une réponse à la souffrance des personnes malades ou en fin de vie ainsi qu’à leur entourage.

Parce que la question de la fin de la vie nous concerne tous, parce que nous voudrions tous pour nous-même, et pour ceux que nous aimons une fin de vie paisible et confortable, la journée mondiale des soins palliatifs chercher à mobiliser chacun et chacune, sur les cinq continents, pour :

  • Affirmer notre volonté de rendre les soins palliatifs plus accessibles partout dans le monde, en expliquant les problèmes qui empêchent cet accès aujourd’hui. Nous voulons influencer ceux qui font l’opinion publique et ceux qui définissent les programmes de santé et ceux qui les financent.
  • Augmenter la prise de conscience et la compréhension des besoins — médicaux, sociaux, pratiques, spirituels — des personnes qui vivent avec une maladie terminale et celle de leurs familles. Expliquer comment les soins palliatifs peuvent transformer la vie des gens et montrer comment ils aident à répondre à ces besoins.
  • Lever des fonds pour le soutien et le développement des soins palliatifs à travers le monde.
Battre en brèche certaines idées reçues :
La journée mondiale des soins palliatifs est l’occasion de faire reculer les clichés qui circulent sans raisons.
  • Notre but n’est pas d’aider une personne à mourir, mais plutôt d’aider les malades à vivre de la manière la plus confortable possible avec leur maladie. Les malades sont des personnes vivantes à part entière et non pas des patients en sursis ou des mourants.
  • Les soins palliatifs ne se limitent pas simplement au soulagement de la douleur et des symptômes, bien que ce soit là une partie très importante des ce type de soins. La démarche palliative une approche holistique (globale) qui respecte les désirs des individus et qui les aide de façon la plus adaptée possible, au plan personnel mais aussi culturel.
  • Les soins palliatifs ne sont pas lourds à mettre en œuvre : ils sont flexibles et adaptables. Dans beaucoup de situations, les soins peuvent êtres pratiqués à la maison, par exemple grâce au soutien à domicile d’un professionnel spécialisé ou d’un bénévole formé.
  • Les soins palliatifs ne sont pas nécessairement coûteux. Il y a des médicaments bon marché, des traitements et des manières de procurer du soutien qui peuvent transformer la qualité de vie d’une personne. Mais ces connaissances doivent être partagées, et la mise en place et le fonctionnement de tels programmes doivent être financés.

Des réponses à apporter :

Concrètement, face aux problèmes posés, il existe des réponses que la volonté politique peut imposer.

  • Au Nord comme au Sud, la plupart des habitants du globe n’ont pas accès aux soins palliatifs, ce qui provoque des souffrances importantes et pourtant évitables. Le droit aux soins palliatifs est un droit de l’homme universel que tous les pays devraient inclure les soins palliatifs dans la base de leurs programmes de santé ; le respect de ce droit a pour corollaire d’augmenter et de sécuriser le financement des soins palliatifs à travers le monde.
  • C’est souvent dans les régions où les besoins sont les plus grands que les soins palliatifs sont les moins présents. Ceci doit changer. Il est nécessaire d’améliorer l’accès aux soins palliatifs en France comme dans le reste de l’Europe, mais aussi dans les pays en voie de développement, en particulier dans les zones rurales et celles qui connaissent de graves problèmes de santé, avec un taux de mortalité élevé. Il faut aussi avoir accès aux groupes sociaux marginalisés partout dans le monde, c’est-à-dire, aux prisonniers, aux sans logis et à tous ceux qui présentent des besoins particuliers.
  • Les soins palliatifs ne doivent pas être le dernier recours, mais doivent s’appliquer simultanément avec le traitement de la maladie, comme les antiviraux ou les traitements du cancer. L’Organisation Mondiale de la Santé et les autres organisations internationales estiment que les soins palliatifs sont un élément essentiel des soins et des traitements. Il est donc nécessaire d’intégrer les soins palliatifs dans les programmes de formation de professionnels de santé, à la fois pendant leur formation initiale et en formation complémentaire
  • Les soins palliatifs peuvent avoir un excellent rapport coût-efficacité. Il y a un besoin urgent d’augmenter l’accessibilité aux principaux opioïdes bon marché pour le contrôle de la douleur et des symptômes.
  • Il est nécessaire d’étendre et de développer les leçons apprises avec les soins palliatifs à des groupes plus larges de malades, en particulier en relation avec la pandémie du SIDA.

Qui organise cette journée ?

Cette journée appartient non seulement à celles et ceux qui sont impliqués dans les soins palliatif, ou qui s’en préoccupent mais à tous ceux qui se sentent concernés et voudraient que les choses changent : personnes vivant avec une maladie grave, professionnels de santé, bénévoles, citoyens…. La journée n’appartient à aucune organisation, même si certaines d’entre elles en sont à l’origine ou partenaires.

En contribuant à cette journée mondiale 2008, la SFAP cherche bien sûr à faire avancer les objectifs qui viennent d’être rappelés. Au-delà de la prise de parole politique que nous ferons entendre autour de cette journée, la SFAP veut favoriser la mobilisation citoyenne et la rendre publique, notamment en diffusant largement l’information sur les manifestations organisées en France. Montrer la solidarité qui s’exprime, rendre visible les engagements de chacun au quotidien ; car la reconnaissance et l’avancée des soins palliatifs et de l’accompagnement pour les personnes malades ou en fin de vie passe par cette visibilité, celle des citoyens concernés

A votre disposition :

  • Pensez également à consulter la page dédiée aux droits des malades, en cliquant ici.
  • Pour entrer en contact avec des associations d’accompagnement ou des structures de soins palliatifs, consulter le Répertoire des soins palliatifs et de l’accompagnement en France en cliquant ici.
  • Le site en anglais www.worldday.org donne des idées sur les façons de de s’impliquer. Pour toute question ou suggestions: worldday@helpthehospices.org.uk Cet e-mail est protgé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ou Help the Hospices au 00 44 207 520 8250

Répression sanglante et viols brutaux en Guinée

Posted on 03 octobre 2009 (0)

La junte s’est rendue coupable d’une répression meurtrière qui a choqué la communauté internationale. « Ces forces militaires sont également accusées de s’être livrées à des viols brutaux et autres agressions sexuelles contre des manifestantes et de simples observatrices », a déclaré le porte-parole du département d’État, M. Ian Kelly.

Les forces de l’ordre guinéennes ont agi le 28 septembre de manière « éhontée et répréhensible » contre des manifestants non armés et pacifiques, a déclaré le département d’État le 29 septembre dans un communiqué où il demande à la junte au pouvoir en Guinée de libérer les chefs de l’opposition et de permettre le retour d’un régime civil « dans les meilleurs délais ».

Selon le porte-parole du département d’État, M. Ian Kelly, les États-Unis condamnent les mesures prises par la Garde présidentielle guinéenne, laquelle aurait ouvert le feu sur un groupe important de manifestants qui s’étaient rassemblés dans un stade de Conakry pour réclamer le départ du dirigeant militaire du pays, le capitaine Moussa Dadis Camara. La fusillade aurait fait au moins 157 morts et plus de 1.200 blessés.

« Ces forces militaires sont également accusées de s’être livrées à des viols brutaux et autres agressions sexuelles contre des manifestantes et de simples observatrices », a déclaré M. Kelly.

Le gouvernement Obama exige « la libération immédiate des chefs de l’opposition et le retour d’un régime civil dans les meilleurs délais », ce qui correspond « à ce qu’exige le peuple guinéen lui-même », a-t-il dit.

Les États-Unis tiennent en outre à ce que le Conseil national pour la démocratie et le développement, le parti au pouvoir, « respecte les engagements qu’il a pris et s’abstienne de présenter des candidats à la prochaine élection », a déclaré M. Kelly.

À New York, la représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies, Mme Susan Rice, a déclaré le 30 septembre à la presse que le Conseil de sécurité avait été informé de la répression violente en Guinée, qu’il la condamnait collectivement et exprimait sa « préoccupation des plus vives » à l’égard des informations en provenance de Conakry, déclarant que les actions de la junte mettaient en péril la paix et la sécurité régionales.

Mme Rice, qui est présidente en exercice du Conseil de sécurité, a déclaré que ce dernier approuvait les décisions et les déclarations publiques de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine à l’égard de la situation en Guinée, en particulier l’appel lancé par la CEDEAO à une enquête internationale et la déclaration de l’Union africaine annonçant un rapport sur ces événements et la prise possible de mesures, notamment des sanctions.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé aux forces de l’ordre guinéennes de cesser « sans délai » leurs actes de violence. Il a également fait siens les appels lancés à la junte à « traduire les coupables en justice, libérer tous les prisonniers politiques, les chefs de l’opposition et les particuliers qui se voient privés d’une procédure judiciaire régulière et (…) permettre le retour rapide de l’État de droit, de la démocratie et de l’ordre constitutionnel à la faveur des élections prévues pour 2010 ». Le Conseil a également demandé à la junte de tenir l’engagement qu’elle a pris de ne présenter à ces élections aucun candidat du Conseil national pour la démocratie et le développement.

GuineeLe 30 septembre, le secrétaire d’État adjoint américain chargé des affaires publiques, M. P.J. Crowley, a indiqué que la nouvelle des viols commis par des militaires guinéens a été diffusée alors que la secrétaire d’État, Mme Hillary Clinton, défendait au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution destiné à protéger les femmes dans les zones de conflit.

« Cette résolution condamne le recours au viol comme tactique de guerre et, manifestement, ce sujet ne laisse pas de nous préoccuper alors que nous observons la violence en Guinée, en particulier la défaillance de la discipline parmi les forces militaires de ce pays, se traduisant par un nombre significatif de personnes tuées et de femmes violées », a affirmé M. Crowley, ajoutant que la résolution priait également le secrétaire général des Nations unies de nommer un représentant spécial qui serait chargé de « diriger, coordonner et promouvoir des mesures visant à mettre fin à la violence sexuelle ».

Ces Français qui boudent le vaccin contre la grippe A

Posted on 25 septembre 2009 (0)

Deux Français sur trois n’ont pas encore décidé de se faire vacciner contre la grippe A (H1N1), selon un sondage TNS Sofres. La ministre de la Santé a tenté vainement de persuader les indécis et le Premier ministre François Fillon vient de dévoiler le scénario de la campagne de vaccination contre le virus de la grippe A (H1N1) qui débutera le 15 octobre prochain.

Le Gouvernement exhorte les Français à se faire vacciner, à commencer par les professionnels de Santé. Il convient de souligner que la pandémie de grippe A (H1N1) a déjà fait une trentaine de victimes en France. Par ailleurs, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot et Nora Berra lancent un appel à la vaccination précoce des personnes âgées de plus de soixante-cinq ans, des personnes souffrant de maladie chronique et des professionnels de santé.

Des Français réticents

H1N1-blue2L’épidémie de grippe A(H1N1) qui continue de progresser en France métropolitaine inquiète 32% de Français, selon un sondage réalisé par l’institut Ifop pour Ouest-France Dimanche.

Un sondage réalisée les 17 et 18 septembre auprès de 975 Français âgées de plus de 18 ans, 68% des sondés ne seraient pas inquiets, tandis que 32% le sont. Mais 5% de Français se disent « tout à fait inquiets ».

Par ailleurs, les Français trouvent que le ministère de la Santé gère bien l’épidémie de grippe A (H1N1). Un sondage réalisé par TNS-Sofres pour l’hebdomadaire « Pèlerin Magazine » place le cancer en tête des maladies les plus redoutées avec 72 % de citations, contre 54% pour la maladie d’Alzheimer, 39% pour les maladies cardiovasculaires et 36% pour les accidents cérébraux vasculaires. Le premier rang du cancer est bien légitime : il représente en effet la première cause de décès France (152.704 morts, soit 30% des décès toutes causes confondues). Par ailleurs, 278.000 nouveaux cas ont été diagnostiqués et plus de 920 000 patients ont bénéficié d’une prise en charge pour le traitement d’un cancer dans un établissement hospitalier.

À la question « quelles sont les maladies que vous redoutez le plus pour vous-même ou pour vos proches ? », la réponse est sans appel : le cancer arrive en tête devant la maladie d’Alzheimer, les maladies cardio-vasculaires et les accidents cérébraux.

L’inquiétude face au cancer tend néanmoins à diminuer. L’étude révèle que la peur d’être confronté à cette maladie enregistre une baisse de 6 points par rapport à la même étude réalisée en 2001 (72% en 2008 contre 78% en 2001). Cette diminution du sentiment d’inquiétude n’empêche pourtant pas la progression régulière de la maladie. Ainsi, entre 1980 et 2000, le nombre de cas a augmenté de près de 60 %.

Mais le fait marquant de ce sondage réside dans la peur grandissante des Français à l’égard de la maladie d’Alzheimer. Avec 54% de citations, elle figure au deuxième rang du classement. Mais surtout, elle s’est imposée au fil des ans comme une maladie de plus en plus redoutée : le nombre de citations progresse en effet de 13 points par rapport à 2001. Une préoccupation qui s’explique sans doute par le vieillissement général de la population et la place grandissante accordée à cette maladie dans les médias, notamment avec le lancement du Plan Alzheimer au mois de février.

À l’inverse, la crainte liée au sida diminue légèrement. Cette maladie est citée par seulement 27% des sondés en 2008, contre 35% en 2001.

Bachelot tente de rassurer

Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, s’est voulue rassurante dimanche sur l’innocuité des vaccins contre la grippe A (H1N1). S’exprimait devant « Le grand jury » RTL-Le Figaro-LCI, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a déclaré que les vaccins anti-grippe A contenant un adjuvant ne présentent absolument pas de risque. Cependant, certaines catégories de personnes devraient se voir proposer d’autres vaccins par précaution, a-t-elle précisé.

La ministre de la Santé dit qu’elle s’en réfère aux meilleurs épidémiologistes, infectiologues, virologues aussi bien des instances françaises et européennes que de l’rganisation mondiale de la Santé (OMS). « Ils signalent que l’immunité avec adjuvants est meilleure », a-t-elle affirmé au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

Dans les lignes directrices publiées par L’OMS, l’accent a été mis sur l’utilisation de l’oseltamivir et du zanamivir pour éviter les formes graves et les décès, réduire le nombre des hospitalisations et diminuer leur durée.

Actuellement, le virus pandémique est sensible à ces deux médicaments (de la classe des inhibiteurs de la neuraminidase), mais il est résistant à une autre classe d’antiviraux (les inhibiteurs de la protéine M2). Dans le monde entier, on continue à observer chez la plupart des patients infectés par le virus pandémique des symptômes typiques d’allure grippale, avec guérison complète en moins d’une semaine, même en l’absence de tout traitement médical. Il n’est donc pas nécessaire d’administrer des antiviraux aux patients normalement en bonne santé et atteints d’une grippe sans complications.

Au niveau individuel, les décisions thérapeutiques initiales doivent se fonder sur l’examen clinique et le fait de savoir si le virus est présent dans la communauté. Dans les zones où le virus circule largement au niveau communautaire, les médecins voyant des patients présentant un syndrome grippal partiront du principe que le virus pandémique en est la cause. Les décisions thérapeutiques doivent être prises sans attendre la confirmation d’une infection à virus H1N1 par le laboratoire.

Cette recommandation s’appuie sur les rapports, en provenance de tous les sites de flambées, selon lesquels le virus H1N1 devient rapidement la souche dominante.

Des médecins prêts à se faire vacciner

Afin de connaître et faire connaître la perception et les attentes de la communauté médicale vis‐à‐vis de la pandémie grippale, la CMH et MG France ont adressé simultanément aux médecins hospitaliers comme aux médecins de ville, en particulier aux médecins généralistes, un court questionnaire sur la prise en charge de la grippe A H1N1.

Ce questionnaire a obtenu 4027 réponses recueillies entre le 6/09/2009 et le 12/09/2009. Ce sondage est le plus récent et le plus complet à ce jour, dans la mesure où il concerne pour 57% la communauté hospitalière et 39% les médecins généralistes (5,5% des médecins interrogés sont d’exercice mixte). Depuis le 12 septembre 2009, 300 réponses supplémentaires ont été reçues, mais elles ne modifient en rien les données présentes.

L’ensemble des régions de la métropole est représenté, avec une répartition des réponses par région quasiment adéquate au prorata de la densité médicale. Il faut également souligner que toutes les spécialités sont représentées, de la médecine générale à la pharmacie et à la médecine du travail.

Les résultats de ce sondage sont fondamentaux à un double titre en ce qu’ils révèlent une initiative nouvelle Ville‐Hôpital qui concrétise une volonté de longue date de travailler ensemble pour une meilleure qualité des soins ainsi que pour l’efficience de notre système de soin.

L’importance du nombre de répondants (et donc sa fiabilité : un peu plus de 4000 médecins, dont 40% de médecins généralistes et 60% de médecins hospitaliers). Celle‐ci montre d’une part que la grippe interroge la communauté médicale à tous les niveaux. Les médecins souhaitent qu’on leur donne la parole et qu’on les entende sur ce sujet ; d’autre part que la communauté médicale est en attente d’une organisation ‐ y compris entre la Ville et l’Hôpital ‐ clairement identifiée sur la prise en charge de la grippe.

Les médecins se sentent concernés par le mode d’organisation de la réponse à apporter à la grippe. Il convient de ne pas décevoir cette attente. Les médecins généralistes, en première ligne, sont plus impliqués que la moyenne des médecins consultés. Les médecins hospitaliers et généralistes sont décidés à travailler de concert pour garantir la qualité des soins et la meilleure utilisation possible des ressources disponibles (humaines, techniques, logistiques). Les organisateurs (CMH, MG France, SNAM HP) souhaitent être contributeurs sur ce dossier exemplaire (y compris et avant tout pour l’après‐grippe) et faire un certain nombre de propositions qui viennent compléter le travail déjà mené par les autorités compétentes.

Question du degré de disponibilité des informations médicales (prévention, matériel, traitement) : 30% estiment encore ne pas savoir ; il faut leur rappeler que nous tenons à leur disposition l’ensemble des documents disponibles (cf. site www.mg‐france.org). Pour le reste, nous appelons à la nécessité de messages clairs de la part des pouvoirs publics, notamment en ce qui concerne l’utilisation du Tamiflu. Nous le rappellerons notamment à l’occasion de la réunion de présentation des propositions du Haut Comité de la Santé publique sur la vaccination.

L’évolution de la prise en charge dans le temps (prise en charge hospitalière systématique avec stratégie de confinement d’abord, puis passage à l’ambulatoire) et la superposition des discours sur le degré de gravité de la grippe (une grippe banale mais pas bénigne avec des risques de complication majeurs pour une population très large y compris en bonne santé) complique la lecture à tous les niveaux, y compris au cœur de la communauté médicale.

Besoin de clarifier le parcours de soin classique du patient avec la mise à disposition de protocoles clairs de prise en charge des populations identifiées comme étant à risque : immunodéprimés, femmes enceintes, nourrissons, surcharge pondérale.

A ce titre, il faut rappeler que les patients grippés, présentant un profil à risque ou non, doivent être vus ou régulés par les médecins généralistes d’abord (cf. le cas du décès du jeune homme de 26 ans sans antécédent ni risque majeur a priori) puis, éventuellement, envoyés à l’hôpital passé ce premier filtre. Ce procédé doit impérativement être respecté, rappelé auprès des patients, pour ne pas risquer un encombrement des Services portes ou un report de la prise en charge pour les patients dont l’état nécessite une prise en charge hospitalière.

L’organisation de la prise en charge Ville‐Hôpital : un peu plus de 50% des médecins répondants ne connaissent pas de circuit identifié. Plus significatif encore : 65% des répondants sont désireux de voir des circuits s’activer et être identifiés. (Cf. Proposition plus bas).

Question directement adressée aux médecins généralistes sur la vaccination : le retour d’information au généraliste consécutif à la vaccination (ou à la non vaccination quelle que soit la raison du refus) est considéré comme important à 75%2. C’est un élément essentiel de la réussite de l’organisation de la vaccination.

L’intervention du Premier ministre

Estimant que la pandémie grippale est restée théorique pour de nombreux Français qui ne seraient pas disposés à se faire vacciner, François Fillon a directement appelé les médecins à se faire vacciner. Les Français « entendent parler dans les médias, » mais ‘ils ne la touchent pas du doigt », a déclaré le Premier ministre au cours d’une conférence de presse à Matignon.

Dès le 9 octobre, la France devrait disposer d’environ 1,2 million de doses de vaccin anti-grippe A de Glaxo- SmithKline (GSK) sur les 50 millions commandées par l’Etat français. Au moins 44 millions de doses seront livrées par d’autres groupes pharmaceutiques. Au total, la France a commandé 94 millions de doses de vaccins auprès de quatre grands laboratoires.

La France dispose déjà de 12 000 des 50 000 doses de Baxter livrées avant même que l’autorisation de mise sur le marché (AMM) ne soit validée par l’Agence européenne du médicament.

Les professionnels de santé seront les premières personnes à être vaccinées, notamment ceux qui travaillent en réanimation néonatale et pédiatrique. Egalement prioritaires, les personnels des crèches, les femmes enceintes et les nourrissons de 6 à 23 mois avec facteurs de risques seront ensuite vaccinées. « Tous les Français sont sur la liste », affirme la ministre de la Santé, « mais il y a un ordre de déroulement qui correspond aux publics les plus exposés et aux publics les plus vulnérables. » Source : Que pense la communauté médicale (ville-hôpital) de la grippe A, CMH, MG France et Snam HP et la Rédactiond e Monde Actu

Grippe A : l’OMS veut 1,48 milliard pour aider les pays pauvres

Posted on 23 septembre 2009 (0)

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié ses nouvelles recommandations en termes de composition de vaccins anti-grippe A dans l’hémisphère Sud pour la saison grippale 2010 qui va de mai à octobre. Il faudra donc se faire vacciner contre la grippe saisonnière et recevoir ensuite une ou deux doses de vaccin contre la grippe A (H1N1). Les Nations Unies ont besoin d’environ un milliard d’euros pour aider les pays en développement à affronter la pandémie grippale.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) incite à se faire vacciner contre la grippe saisonnière et contre la grippe A (H1N1). L’OMS recommande donc la fabrication de vaccins qui soient dirigés contre les souches A (H1N1), A (H3N2), ainsi que B.

H1N1-Auj1Alors que de nouveaux cas de la grippe A (H1N1) sont signalés de par le monde et que l’incertitude demeure sur la gravité de cette pandémie et sur la stabilité génétique de cette souche du virus, les Nations Unies publient un document rendu public mercredi faisant état d’un besoin d’environ 1,48 milliard de dollars pour aider les pays en voie de développement à lutter contre le virus de la grippe A (H1N1). Cette somme permettra de « répondre au besoin urgent de médicaments essentiels » pour le traitement des cas sévères et de vaccins permettant de protéger le personnel de santé.

Plus de 137 pays et territoires ont signalé plus de 98.000 cas d’infection par le virus H1N1 de la grippe, et 440 décès ont été confirmés auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Centre d’épidémiologie des États-Unis (CDC) a fait savoir que 37.246 cas avaient été signalés ou confirmés et que 211 décès avaient eu lieu dans le pays pendant la période se terminant le 4 juillet.

Un haut responsable de la Maison-Blanche, M. John Brennan, la ministre de la santé et des services sociaux, Mme Kathleen Sebelius, la ministre de la sécurité intérieure, Mme Janet Napolitano, et le ministre de l’éducation, M. Arne Duncan, se sont joints aux délégués de 54 Etats, territoires et tribus américains en vue d’encourager l’adoption des mesures nécessaires pour préparer le pays à faire face à une recrudescence éventuelle de la pandémie H1N1.

Des responsables du gouvernement ont annoncé le lancement de nouveaux programmes pour aider les États fédérés et les collectivités locales, le personnel médical et les particuliers à se préparer à cet effet : le ministère de la santé et des services sociaux a alloué 350 millions de dollars aux autorités sanitaires locales pour les aider dans leurs préparatifs contre la grippe ; l’État fédéral a établi un dispositif centralisé de communications sur la grippe H1N1 et sur la grippe saisonnière en créant le site Internet www.flu.gov, où il est possible de trouver toutes les informations à ce sujet publiées par le ministère et d’autres organismes publics ; le ministère de la santé va ouvrir un concours pour la création d’annonces publiques d’une durée de 15 à 30 secondes, dont le but est d’encourager les Américains à participer à la lutte contre la grippe. L’objectif de ce concours est « de tirer parti de l’esprit créatif du pays » pour sensibiliser la population à la nécessité d’être prête en cas de pandémie et de prévenir la propagation de la nouvelle grippe H1N1. L’annonce qui sera jugée la meilleure paraîtra à la télévision nationale, et son auteur recevra 2.500 dollars.

L’hémisphère Sud

Dans l’hémisphère Sud, où  c’est l’’hiver, la pandémie de la grippe H1N1 est la plus marquée en Argentine (2.485 cas), en Australie (5.198) et en Nouvelle-Zélande (1.059).

Comme dans l’hémisphère Nord, la propagation de la grippe varie d’un pays à l’autre, a déclaré un haut responsable de l’OMS, le docteur Keiji Fukuda, lors d’une conférence de presse à Genève. « Il y a quelques semaines, les autorités australiennes ont signalé une propagation active du virus dans certaines parties du pays, notamment dans la région de Victoria ; en revanche, le virus ne semblait pas aussi actif dans d’autres zones de l’Australie, mais a commencé ensuite à se propager plus rapidement », a indiqué le docteur Fukuda.

« En Amérique du Sud, a-t-il ajouté, on a découvert des virus dans la plupart des pays de cette partie du monde, mais surtout au Chili et plus récemment en Argentine. » Plus de 12 pays africains ont signalé des centaines de cas de grippe H1N1 et quelques décès, a dit le docteur Fukuda. « En ce qui concerne l’Afrique, a-t-il précisé, il y a quelques semaines nous aurions probablement dit qu’aucun virus de la grippe n’avait été détecté dans ce continent. Mais depuis, 12 pays ont signalé le virus sur leur territoire. Il est donc clair que le H1N1 est en train de se propager assez rapidement dans l’hémisphère Sud. »

L’OMS et d’autres organisations aident les pays du continent africain à s’apprêter à faire face à la grippe, a précisé le docteur Fukuda. « En date d’aujourd’hui, nous avons déjà établi deux centres nationaux contre la nouvelle grippe, l’un au Cameroun et l’autre en Côte d’Ivoire. Bien que la surveillance des maladies ne soit pas parfaite partout dans le monde, je voudrais dire qu’elle est bien meilleure qu’elle ne l’était il y a trois ou quatre ans. »

La résistance aux médicaments antiviraux

Jusqu’au 29 juin, toutes les nouvelles souches du H1N1 analysées en laboratoire étaient sensibles aux médicaments antiviraux oseltamivir (Tamiflu, fabriqué par la société Roche U.S. Pharmaceuticals) et zanamivir (Relenza, de GlaxoSmithKline du Royaume-Uni).

Ces médicaments sont des inhibiteurs de la neuraminidase (le « N » dans H1N1) et servent à bloquer son fonctionnement ; la neuraminidase est une protéine à la surface des virus de la grippe qui permet aux nouveaux virus de quitter les cellules infectées et de se disséminer dans l’organisme.

La souche H1N1 du virus de la grippe est résistante à deux médicaments antiviraux mis sur le marché, l’amantadine et la rimantadine, qui fonctionnent en bloquant la voie d’accès à une cellule saine que le virus établit à l’aide d’une protéine appelée M2.

Le 8 juillet, l’OMS a annoncé que les autorités de la santé publique au Danemark, au Japon et à Hong Kong avaient signalé la présence de souches du virus H1N1 qui résistaient à l’oseltamivir. Ces souches ont été découvertes chez trois patients qui avaient eu une grippe légère et qui s’en étaient remis. Les souches en question semblent encore ne pas résister au zanamivir.

Les laboratoires du Réseau de surveillance mondiale de la grippe de l’OMS ont analysé près de 1.000 souches du virus H1N1 de la pandémie actuelle pour évaluer leur résistance aux médicaments antiviraux et ils ont déterminé qu’elles étaient toutes sensibles à l’oseltamivir et au zanamivir. L’OMS et ses partenaires continuent de surveiller la résistance de toutes les souches de grippe à ces médicaments. Selon l’OMS, les cas de résistance semblent être sporadiques, et rien n’indique que cette résistance se généralise à l’heure actuelle.

Grippe A (H1N1) : 32% des Français inquiets

Posted on 20 septembre 2009 (0)

L’épidémie de grippe A(H1N1) qui continue de progresser en France métropolitaine inquiète 32% de Français, selon un sondage réalisé par l’institut Ifop pour Ouest-France Dimanche.

Un sondage réalisée les 17 et 18 septembre auprès de 975 Français âgées de plus de 18 ans, 68% des sondés ne seraient pas inquiets, tandis que 32% le sont. Mais 5% de Français se disent « tout à fait inquiets ».

Par ailleurs, les Français trouvent que le ministère de la Santé gère bien l’épidémie de grippe A (H1N1).

Mondeactu-H1N1Un sondage réalisé par TNS-Sofres pour l’hebdomadaire « Pèlerin Magazine » place le cancer en tête des maladies les plus redoutées avec 72 % de citations, contre 54% pour la maladie d’Alzheimer, 39% pour les maladies cardiovasculaires et 36% pour les accidents cérébraux vasculaires. Le premier rang du cancer est bien légitime : il représente en effet la première cause de décès France (152.704 morts, soit 30% des décès toutes causes confondues). Par ailleurs, 278.000 nouveaux cas ont été diagnostiqués et plus de 920 000 patients ont bénéficié d’une prise en charge pour le traitement d’un cancer dans un établissement hospitalier.

À la question « quelles sont les maladies que vous redoutez le plus pour vous-même ou pour vos proches ? », la réponse est sans appel : le cancer arrive en tête devant la maladie d’Alzheimer, les maladies cardio-vasculaires et les accidents cérébraux.

L’inquiétude face au cancer tend néanmoins à diminuer. L’étude révèle que la peur d’être confronté à cette maladie enregistre une baisse de 6 points par rapport à la même étude réalisée en 2001 (72% en 2008 contre 78% en 2001). Cette diminution du sentiment d’inquiétude n’empêche pourtant pas la progression régulière de la maladie. Ainsi, entre 1980 et 2000, le nombre de cas a augmenté de près de 60 %.

Mais le fait marquant de ce sondage réside dans la peur grandissante des Français à l’égard de la maladie d’Alzheimer. Avec 54% de citations, elle figure au deuxième rang du classement. Mais surtout, elle s’est imposée au fil des ans comme une maladie de plus en plus redoutée : le nombre de citations progresse en effet de 13 points par rapport à 2001. Une préoccupation qui s’explique sans doute par le vieillissement général de la population et la place grandissante accordée à cette maladie dans les médias, notamment avec le lancement du Plan Alzheimer au mois de février.

À l’inverse, la crainte liée au sida diminue légèrement. Cette maladie est citée par seulement 27% des sondés en 2008, contre 35% en 2001.

L’émotion dans la famille du soldat français tué en Afghanistan

Posted on 05 septembre 2009 (0)

Engagé depuis quatre ans dans les rangs du 3e RIMa (Régiment d’Infanterie de Marine) de Vannes (Morbihan), le caporal Johan Naguin, 24 ans, a trouvé la mort hier, dans l’Est de l’Afghanistan. Tué lors d’une attaque à l’engin explosif, ce jeune réunionnais n’était pas rentré sur son île natale depuis quatre ans.

Abattue et désemparée, la famille de Johan Naguin a été prévenue hier de la mort de ce jeune caporal du 3 e RIMa. C’est la femme de Johan qui a contacté un oncle – résident à Bordeaux – ainsi que sa belle-mère, à la Réunion.

Originaire de Cambuston, à Saint André, Johan Naguin avait choisi de servir son pays en s’engageant depuis quatre ans dans les rangs du 3e Régiment d’Infanterie de Marine. « Il partait régulièrement dans des endroits dangereux pour de nouvelles missions », mais le jeune réunionnais n’a jamais manqué de donner des nouvelles à ses proches, en leur écrivant des lettres rassurantes.

Père d’un petit garçon de quinze mois nommé Noah, Johan vivait auprès de son épouse en métropole, depuis quatre ans.

Hier, plusieurs membres de la famille de Johan se sont réunis au Moufia: cousins, oncles, tantes (…) se sont retrouvés chez l’un des oncles de Johan pour soutenir la maman de ce jeune soldat réunionnais, mort sur le coup alors qu’il se trouvait dans un véhicule de transport blindé qui a sauté sur un mine.

L’explosion artisanale a blessé neuf soldats au total, dont quatre sont dans un état grave. « Johan voulait servir son pays et s’en sortir. Il n’était pas rentré à la Réunion depuis quatre ans, c’était un homme courageux » expliquent les membres de la famille du caporal, tué en Afghanistan.

En juillet dernier, le père de Johan a reçu une lettre de son fils. Sur le terrain, dans le cadre de sa mission en Afghanistan, ce soldat rassurait sa famille en ces termes:  » (…)Moi ça va, le moral, la santé, ça va… Ici c’est l’été, il fait 40 à 50°… L’air est très lourd, il y a que des montagnes et pleins de roches. (…) La pauvreté, c’est comme l’Afrique. On vit avec les Américains et les forces ANA… Juste ne t’inquiètes pas, on est bien protégés. Il n’y a pas de danger ici ».

Des billets d’avion seront financés par l’Armée aux membres de la famille les plus proches de Johan Naguin, afin qu’ils puissent se rendre en Bretagne, où le corps sera rapatrié. Un hommage militaire est prévu à Paris, avant que la dépouille de ce soldat réunionnais ne soit rendue aux siens.

Ce soir, la mère de Johan Naguin, son petit frère – âgé de 23 ans – ainsi que trois tantes devraient prendre l’avion afin de se rendre à Vannes, dans la caserne du caporal. Pour l’heure, le père de ce soldat n’est pas en état de voyager. Source : Antenne Réunion