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Concessionnaires automobiles : Des soucis pour la pièce détachée

Posted on 05 novembre 2009 (0)

carsLa mesure décidée par le ministère du Commerce de ne tolérer que l’importation exclusive, à partir du 2 novembre dernier, de la pièce de rechange d’origine a été saluée hier par Marc Bergeretti, directeur général de Peugeot Algérie SPA (PSA).

S’exprimant à l’occasion d’une conférence de presse organisée au siège de PSA à Alger, le responsable du constructeur automobile français pour l’Algérie a indiqué que cette décision intervient après les réunions de concertation organisées le mois de juin dernier avec le ministère du Commerce, pour lutter efficacement contre les pièces de rechange contrefaites.

«C’est un signal fort qui démontre que les autorités algériennes ont pris conscience du danger que représentent ces pièces sur la vie des citoyens», a déclaré M. Bergeretti, qui ajoute cependant, «qu’il faut attendre comment cela va se passer».

Même si la mesure est louable à plus d’un titre, le responsable de la marque a néanmoins souligné que Peugeot n’a pas été consulté et a été pris de court.

Le constructeur français n’a pas encore adapté sa logistique, notamment pour ce qui est de l’étiquetage de la pièce de rechange en langue arabe, a indiqué le conférencier qui fera savoir qu’une demande a été adressée au ministre du Commerce pour débattre de ce problème.

Le responsable chargé de la pièce de rechange à Peugeot a fait savoir hier qu’il y’a actuellement quelque 25 000 références (Pièces détachées) qui sont stockées au niveau du magasin central dans la capitale. D’après lui, l’adaptation à la nouvelle mesure décidée par le ministère du Commerce, pour ce qui est du moins de l’étiquetage en langue arabe, demande du temps.

«L’installation d’une chaîne d’étiquetage en Algérie serait bénéfique pour le pays», indiquera le patron de PSA qui soulèvera un autre problème, à savoir le fait que les pièces dont sont dotés les véhicules de la marque Peugeot ne sont pas toutes fabriquées en France. M. Bergeretti a clairement fait savoir qu’il redoutait «des lourdeurs administratives au niveau de la douane» à cause de tous les documents qu’il faudrait présenter. Par ailleurs, interrogé sur les répercussions des mesures contenues dans la LFC 2009, le directeur général de Peugeot Algérie a souligné que l’Algérie est souveraine dans ses décisions.

Toutefois, le conférencier n’a pas écarté une augmentation des prix de vente des véhicules de la marque en Algérie. L’instauration du certificat de conformité, les lettres de crédits et le changement du débarquement des véhicules dans d’autres ports vont certainement induire d’autres coûts.

Enfin, pour ce qui est de l’éventualité de la mise en place d’une industrie automobile dans notre pays, Marc Bergeretti a indiqué que l’Association des concessionnaires automobiles algériens (AC2A) est en train de réfléchir à mettre sur pied des paramètres pour concrétiser l’idée, d’autant plus, a-t-il argumenté, que l’Algérie est aux portes de l’Europe et occupe une position stratégique.

Z. M.

Programme de «sauvetage de la Nation algérienne»

Posted on 31 octobre 2009 (0)

AlgérieIl y a quelques mois, le docteur Ahmed Benbitour, ancien chef du gouvernement, a annoncé qu’il travaillait à un projet de programme de «sauvetage de la Nation algérienne» dont il soumettra le contenu au débat de toutes les forces et volontés conscientes de l’urgence et de l’indispensabilité d’un changement profond et pacifique dans le pays. C’est chose faite, Benbitour a rendu public jeudi le fruit de sa réflexion sous la forme d’un texte dense mais concis dans la formulation.

En préambule, Benbitour a situé sa démarche dans le sillage de l’esprit «novembriste», dont il déclare qu’il a été trahi par ceux qui ont la responsabilité du pouvoir dans le pays. Trahison qui a, selon lui, conduit la nation à une impasse dangereuse pour son existence. S’ensuit le constat d’un bilan accablant dû à leur mauvaise gouvernance et une série de propositions qui, de son point de vue, sont susceptibles de rassembler la nation entière, de réunir toutes les compétences existantes en vue «d’opérer en toute lucidité le changement profond qu’attend depuis si longtemps le peuple algérien».

Six grandes idées ont été avancées par l’ancien chef du gouvernement, qui pourront être axes et facteurs du changement recherché. Primo, une «force motrice» sous la forme d’un discours politique mobilisateur qui explique clairement l’inéluctabilité du changement. Secundo, «une vision qui expose la situation de l’Algérie d’aujourd’hui avec tous ses risques et ses dérives». Tertio, «un leadership capable de donner un sens au changement et réaliser le consensus». Quarto, «un certain nombre de personnalités d’appui ayant une présence de caution notoire dans la société». Quinto, intérioriser la nécessité du changement dans le calme et la sérénité pour sauver la nation. Sexto enfin, ouvrir des espaces virtuels de débat au niveau local en la forme de cercle d’initiative citoyenne pour le changement.

L’ancien chef du gouvernement considère que le scénario qu’il propose «n’est pas si utopique qu’il paraît en ces circonstances contraignantes» et que le changement qu’il doit hâter «n’est nourri d’aucun a priori de vengeance contre personne».

Pour aussi intéressant que soit le fait de la réflexion du docteur Benbitour, il suscite néanmoins des interrogations. La première étant de savoir si l’ancien chef du gouvernement ne s’abuse pas sur la volonté de la classe politique actuelle à se rassembler en vue de «sauvetage de la Nation». Par ailleurs, l’ancien Premier ministre nous semble entretenir l’illusion qu’il existerait des forces internes au système et à son pouvoir prêtes à favoriser et à contribuer à la concrétisation du processus qu’il propose pour aller au changement.

Il n’empêche, Ahmed Benbitour fait une contribution qui comble le vide de perspective qui caractérise actuellement le champ politique national en terme de propositions alternatives à sa glaciation. Il a le mérite d’avoir fourni les ingrédients d’un grand et crucial débat. Il serait grandement dommageable que les acteurs de la politique et les représentations de la société esquivent ce débat sous prétexte que le projet de Benbitour n’apporte pas les réponses qu’ils attendent ou dérange leur prétention au leadership de toute forme d’organisation et de mobilisation des citoyens.

Kharroubi Habib

Etats-Unis : La Floride parie sur l’énergie solaire

Posted on 29 octobre 2009 (0)

0Le président Barack Obama était inauguré mardi une énorme centrale solaire à Miami en Floride. Equipée de plus de  9000 panneaux, celle-ci va permettre d’éclairer plus de 3000 foyers sans la moindre émission de gaz.

Le président Obama a salué à cette occasion les efforts de lancement des complexes produisant des énergies renouvelables.
Pour la toute première fois, dit-il, une centrale solaire de grande envergure, la plus grande aux Etats-Unis, va fournir de l’électricité produite par le soleil aux citoyens de l’Etat ensoleillé.  Et il était temps.

Malgré son surnom d’état ensoleillé, la Floride était en effet à la traîne en matière d’énergie solaire.   La centrale inaugurée mardi va produire 25 mégawatts.  La construction de deux autres est presque terminée en Floride

Il a fallu investir 150 millions de dollars pour la construction de la centrale inaugurée mardi.  C’est un peu cher, disent les experts, mais le directeur du département Energie solaire de Floride, Jim Fenton pense que les prix vont baisser très rapidement.

Le prix baisse de 30 pour cent chaque année, pendant que le coût des énergies traditionnelles monte en flèche en raison de la hausse des cours des hydro-carburants.  En 30 ans, ajoute Jim Fenton, le coût des grandes centrales solaires devraient être au même niveau que celui des centrales à charbon ou fonctionnant au carburant.  L’intérêt pour cette forme d’énergie ne cesse de croître, déclare Steve Smith qui dirige l’Alliance du Sud pour une énergie propre.

Je pense effectivement, dit-il, que nous abordons une phase de croissance de nos activités grâce à nos investissements dans les énergies renouvelables..  Il s’agit maintenant de savoir quels états et quels pays vont bénéficier des emplois industriels générés par la production des panneaux solaires. source : Voice of America

Le passeport biométrique arrive en Algérie

Posted on 26 octobre 2009 (0)

0Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni, procédera aujourd’hui, à la présentation du nouveau passeport biométrique électronique et la carte nationale d’identité biométrique électronique, à la salle de l’ex-CVPA d’Alger, indique un communiqué du ministère.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du projet portant sur la modernisation de l’état civil et des documents d’identité et de voyage.

Lors de la réunion d’évaluation consacrée au secteur de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Zerhouni avait indiqué que le projet de modernisation des documents d’identité, de voyage et de l’état civil, a été initié dans le cadre d’objectifs stratégiques d’amélioration de l’efficacité de l’administration et de modernisation des méthodes et des procédures administratives, d’une part, et d’adaptation aux exigences internationales, d’autre part. De plus, avait-il souligné, la mise en place d’un numéro d’identification nationale unique (NIN), pour chaque citoyen ou ressortissant étranger, régulièrement installé sur le territoire national, garantira à moyen terme l’interopérabilité avec l’ensemble des systèmes de gestion.

En termes d’échéances, Zerhouni avait annoncé que le passeport biométrique électronique serait prêt au cours du premier semestre de l’année 2010, la carte nationale d’identité biométrique électronique est prévue pour la période 2010-2011 et enfin, le registre national de l’état civil, sa numérisation sont prévus pour 2013.

Par ailleurs, il a été procédé, dès le mois d’août passé, au lancement d’une opération d’expérimentation du nouveau passeport biométrique électronique sur un échantillon de communes, du lancement d’un spécimen d’extrait de naissance spécifique et d’une opération de scannérisation de registres d’état civil au niveau d’un certain nombre de communes pilotes.

Selon le ministère de l’Intérieur, la Carte Nationale d’Identité Biométrique Electronique et Sécurisée (CNIBES) sera un document complètement sécurisé d’un format plus facilement maniable, conforme aux dernières conquêtes de la technologie dans le monde. Elle comprend notamment une puce électronique et une photo numérisée. Ce document officiel et sécurisé garantira aux citoyens l’accomplissement rapide de diverses formalités quotidiennes en raison de sa fiabilité et de ses fonctionnalités multiples dans le cadre de l’interopérabilité avec d’autres secteurs. Le département de M. Zerhouni a en outre indiqué qu’il sera aussi prévu à terme, la possibilité pour l’administration d’introduire des services électroniques en ligne au profit des citoyens algériens, notamment au niveau des collectivités locales.

Concernant le Passeport Electronique et Biométrique, c’est un document sécurisé lisible à la machine, qui comprend notamment une photo numérisée et une puce électronique. Le Passeport Electronique et Biométrique sera conforme aux normes édictées par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).

Le document sécurisé, signale le ministère, offre à la fois les garanties de sécurité de la circulation des voyageurs au niveau des ports, des aéroports et des postes frontaliers et de fluidité de la circulation, grâce à un contrôle électronique rapide des documents des voyageurs et également une identification fiable que seuls permettent les documents de voyage électroniques et biométriques. L’OACI, pour rappel, avait fixé comme dernière échéance du lancement du Passeport Electronique et Biométrique pour l’ensemble des ses membres le 1er avril 2010, et l’échéance de retrait définitif de la circulation dans le monde du passeport non électronique et non biométrique à l’horizon 2015. D’autres prescriptions sont faites par l’OACI comme le passeport unipersonnel même pour les enfants mineurs.

Djamel Belaïfa, QO Algérie

Symposium de la Fondation du Prix mondial de l’alimentation

Posted on 15 octobre 2009 (0)

world_FoodLes experts et personnalités attendus à ce forum, qui a débuté ce mercredi à Des Moines dans l’Iowa, devaient se pencher sur les moyens d’augmenter la production agricole aussi bien aux États-Unis qu’àtravers le monde, alors même que, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM), le nombre de personnes affamées atteint des niveaux sans précédent : plus d’un milliard d’êtres humains sont sous-alimentés, conséquence des crises alimentaires et économiques mondiales.

A l’occasion du symposium de Des Moines, le Prix mondial de l’alimentation sera remis à un botaniste et généticien renommé, né en Éthiopie et naturalisé citoyen américain. Les travaux de Gebisa Ejeta, professeur à l’université Purdue de l’Indiana, ont considérablement augmenté les stocks alimentaires pour des centaines de millions d’habitants de l’Afrique subsaharienne, a déclaré Kenneth Quinn, président de la Fondation du Prix mondial de l’alimentation.

Le Prix mondial de l’alimentation, qui avait été fondé par Norman Borlaug, le père de la « Révolution Verte », est attribué chaque année à des individus qui ont grandement contribué à la qualité, à la quantité et à la disponibilité des vivres dans le monde.

Avant d’émigrer aux États-Unis, le professeur Ejeta avait mis au point la première variété hybride de sorgho résistant à la sécheresse. Plus tard, avec un collègue de l’université Purdue, il a créé une variété de cette céréale résistante au striga parasite.

Parmi les personnalités attendues au symposium : l’ancien président mozambicain Joaquim Chissano, mais également le secrétaire américain à l’Agriculture Tom Vilsack, et l’ancien patron de Microsoft, Bill Gates, dont la fondation est très active en Afrique.

M. Vilsack a récemment annoncé la création d’un nouveau service au sein du ministère de l’agriculture, chargé d’améliorer la production agricole et la sécurité alimentaire, et orienté vers les nouvelles sources d’énergie et la protection de l’environnement.

« La science au ministère de l’agriculture doit changer pour répondre à ces pressions, garantir la pérennité des aliments, des combustibles et fibres aux Etats-Unis et s’attaquer à certains des problèmes les plus réfractaires du pays et du monde » a déclaré M. Vilsack.

Rappelons que lors de son voyage au Ghana en juillet, le président Barack Obama avait souligné l’engagement des États-Unis à fournir 3,5 milliards de dollars pour redynamiser le secteur agricole africain.

Les expulsions enveniment les rapports RDC-Angola

Posted on 13 octobre 2009 (0)

RDCLes relations entre Kinshasa et Luanda continuent de se détériorer. L’Angola a annoncé la suspension de ses vols à destination de la RDC pour protester contre l’expulsion de ses ressortissants du sol congolais. Luanda affirme que ces ressortissants étaient en situation régulière.

La RDC avait pris cette décision en riposte aux expulsions de milliers de Congolais résidant en Angola. Depuis, la tension ne cesse de monter entre les deux pays, même si chacun s’emploie à calmer le jeu.

Le gouverneur de la province angolaise d’Uijé, Joao Maweté, ancien ambassadeur de l’Angola à Kinshasa, affirme que les relations entre les deux pays « sont toujours bonnes. » Les deux pays sauront trouver une solution à la situation actuelle, a-t-il assuré.

« Certains citoyens congolais et d’autres Ouest-africains veulent profiter du Congo pour pénétrer dans notre territoire afin d’entrer illégalement dans les zones diamantaires », a expliqué le gouverneur de Uijé. Joaoa Mawete s’est, à son tour, plaint de l’expulsion, par les autorités congolaises d’Angolais « qui sont en RDC depuis de longues années. »

Jacques Chirac : « l’économie des faux médicaments me révolte »

Posted on 12 octobre 2009 (0)

appel-cotonou« L’économie criminelle des faux médicaments me révolte parce qu’elle s’attaque aux pays les plus pauvres, et, en leur sein, à des familles sans protection sociale et sans moyens », a déclaré Jacques Chirac qui s’est engagé dans la mobilisation internationale contre les faux médicaments, en lançant « l’Appel de Cotonou » le 12 octobre 2009. Voici un extrait de son discours :

Médecins, pharmaciens, industriels, juristes, fonctionnaires de l’Etat, citoyens, vous vous êtes engagés à combattre l’économie criminelle des faux médicaments.

La Fondation que j’ai créée pour servir la paix a fait de l’accès aux médicaments de qualité l’un de ses objectifs prioritaires.

Je veux d’abord saluer aujourd’hui celles et ceux qui ont réussi à faire du Laboratoire de Contrôle de la Qualité des médicaments de Cotonou, une référence qui servira d’exemple à d’autres implantations. Cet après-midi, je visiterai ses nouveaux bâtiments construits à l’initiative du Ministère de la Santé du Bénin et réalisés en partie avec notre concours. Car le début du combat c’est de se donner les moyens de vérifier la qualité des médicaments mis sur le marché et disponibles dans les hôpitaux, les dispensaires et les officines.

De toutes les inégalités, la plus blessante est l’inégalité devant la santé.

Je me suis battu dans mon propre pays pour que les plus démunis aient accès aux soins ; pour que les traitements pionniers ne soient pas réservés aux privilégiés ; pour que nous trouvions des solutions afin d’abaisser le coût des médicaments destinés aux pays les plus pauvres, et des financements innovants permettant d’atteindre les Objectifs sanitaires du millénaire.

L’économie criminelle des faux médicaments me révolte.

* Parce qu’elle s’attaque aux pays les plus pauvres, et, en leur sein, à des familles sans protection sociale et sans moyens ;
* Parce qu’elle concerne les médicaments les plus indispensables à la santé individuelle et collective : ceux qui soignent le paludisme, la tuberculose, le SIDA ;
* Parce qu’elle s’insinue partout, sur les marchés des rues, comme sur Internet, et qu’elle grossit au point que ses revenus dépassent ceux du trafic de la drogue ;
* Parce que les faux médicaments ne se contentent pas de tromper l’espérance des patients et qu’ils sont souvent des poisons qui tuent ou handicapent.

Qu’on ne me dise pas qu’il ne s’agit pas d’un crime.

En effet, selon l’OMS :

* Un médicament sur quatre utilisé dans les pays en développement est faux.
* 200.000 décès par an pourraient être évités, si les médicaments prescrits contre le paludisme étaient conformes à la réglementation et capables de traiter réellement la maladie.

C’est pourquoi, devant ces drames, nous voulons lancer, aujourd’hui, de Cotonou, ville exemplaire, cet appel contre l’impunité et l’indifférence que je me permets de vous proposer.

“Nous, chefs d’Etat, ou anciens chefs d’Etat, responsables politiques et citoyens des nations d’Afrique, des Amériques, d’Asie et d’Europe, réunis à Cotonou ce lundi 12 Octobre 2009 à l’invitation de son Excellence Monsieur Thomas Boni Yayi, Président de la République du Bénin, et à l’initiative de la Fondation Chirac,

* Considérons que l’accès universel à des soins et des médicaments de qualité est un droit fondamental ;
* Considérons que dans la plupart des pays en développement, des franges importantes de la population n’ont pas accès à ce droit fondamental, ce qui est contraire à la dignité humaine et constitue une injustice génératrice de déséquilibres et de tensions ;
* Considérons que la production et la vente de faux médicaments constituent un crime et une atteinte à l’ordre public ;
* Considérons que le trafic international des faux médicaments nuit gravement aux relations pacifiques entre les Etats ;
* Considérons qu’un terme doit être mis le plus rapidement possible à la production, au trafic international et à la commercialisation illicites des faux médicaments ;

En conséquence :

* Exprimons le vœu que les Etats mettent en œuvre, sans délai, des politiques sécurisées d’accès universel à des médicaments de qualité, en cohérence avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement ;
* Exhortons les chefs d’Etat et de Gouvernement, les responsables d’organisations internationales et d’organisations non gouvernementales à prendre la pleine mesure des enjeux de santé et de sécurité publiques liés au fléau des faux médicaments et à décider au plan national de mesures appropriées :

- la mise en application stricte des textes législatifs et réglementaires dans les Etats qui en disposent ; et l’instauration d’un cadre législatif et réglementaire, là où il fait défaut ;

- la mise en place, sur le terrain, d’instruments efficaces de lutte contre le trafic ; avec des personnels formés et des dispositifs répressifs adaptés à la réalité du trafic des faux médicaments ;

- le renforcement des capacités des personnels de santé dans la prévention et la lutte contre les faux médicaments ;

- la sensibilisation et l’information du public sur les méfaits des faux médicaments ;

A cet effet,

* Nous engageons à œuvrer ensemble en vue d’éradiquer la production, le trafic et le commerce illicites des faux médicaments ;
* Appelons à la responsabilisation de tous les acteurs, y compris des populations, pour mettre en oeuvre les dispositions qui s’imposent ;
* Proposons d’accroître la mise à disposition de médicaments génériques de qualité pour tous, notamment ceux de la liste des médicaments essentiels établie par l’Organisation Mondiale de la Santé.
* Invitons les chefs d’Etat et de Gouvernement, les responsables d’Organisations internationales, d’organisations non gouvernementales et les chefs d’entreprise concernés à se réunir à Genève en 2010 pour une conférence mondiale visant à arrêter les principes de base d’une Convention internationale de lutte contre les faux médicaments.”

Mes chers Amis, nous sommes tous conscients de l’importance de ce geste et je vous invite maintenant à signer cet Appel.

Jacques Chirac

Président de la fondation Chirac,

Cotonou, Bénin, 12 octobre 2009

Des Obamas arabes, est-ce possible ?

Posted on 11 octobre 2009 (0)

Barack ObamaTous les peuples arabes souhaitent l’alternance au pouvoir avec des présidents élus démocratiquement qui représentent effectivement et légitimement la volonté de leurs peuples. Cela est-il possible sous nos latitudes ?

Les électeurs arabes peuvent-ils espérer à des Obamas sortis droit des urnes parce qu’élus au suffrage universel à l’instar des pays où la démocratie est loi, où l’électeur est roi.

Ou… c’est encore et toujours la sempiternelle reconduction du même homme au même poste? Excédée jusqu’à épuisement par les fraudes électorales à répétition, la nation arabe n’accorde plus aucune importance aux votes. Toutefois pourra-t-elle un jour (proche ou lointain) aspirer à des Présidents (et non des Résidents) jeunes, compétents comme Obama, capables de rendre espoir aux jeunes désespérés de leurs pays ?

Si «yes, we can», c’est que l’avenir du monde arabe est en devenir. Ce qui pourrait prêter à un optimisme prudent. Les Algériens, entre autres, cesseront de prendre «leurs canots» pour tenter «leur hargate» loin du pays courant le risque de côtoyer les rivages brumeux de la mort dans l’espoir d’atteindre des rivages hasardeux – d’ailleurs, plus chimériques que véridiques – des pays de cocagne. Ils trouveront, alors chez eux, ce qu’ils cherchent: paix et prospérité.

Changement dans la mentalité des Américains

Ce qui attire l’attention dans les dernières présidentielles américaines est que les Américains ont décidé de rompre avec la mentalité ségrégationniste rétrograde entre Blancs et minorités (Noirs, Latino-Américains, Asiatiques…). Les Américains semblent se vider des idées reçues d’un autre âge, d’une autre génération à savoir la suprématie de la race blanche sur les autres. La nation américaine s’est rendu compte que sa composante humaine est, finalement, une et indivisible abstraction faite de la race, de la couleur de la peau, des yeux, des cheveux, du culte, du sexe…

Les électeurs américains ont misé essentiellement sur la jeunesse et la flexibilité d’esprit d’Obama et non sur sa peau et/ou ses origines. Conversion radicale dans la mentalité américaine. Des millions de Blancs ont voté pour lui. L’Amérique semble rentrer dans une phase importante de son Histoire: la volonté d’être de nouveaux citoyens gouvernés par de nouveaux dirigeants jeunes, compétents, performants à même de rendre espoir aux plus désespérés de leur pays.

Les politiques arabes peuvent-ils changer de mentalité ?

Les révisions, à répétition, de la Constitution selon la pointure des gouvernants risquent fort de la pervertir et finissent par lasser les citoyens. Elles peuvent provoquer une forme d’indolence chez les électeurs et faire passer les affaires publiques, même les plus urgentes, au second plan. Ce qui importe aux politiques, c’est la participation massive aux élections. Quant à l’Opposition, elle est réduite à l’alliance, l’obédience ou au silence. Elle n’a pas de plage horaire à la télévision pour s’exprimer à l’instar des pays réellement démocratiques. Celle-ci est devenue la propriété privée des hommes au Pouvoir. Pourtant, dans les pays effectivement démocratiques, l’Opposition est le baromètre de la bonne santé politique du pays. Le citoyen s’exprime, le Pouvoir écoute, l’Opposition surveille ratages et dérapages des dirigeants. Le pays est, ainsi, dirigé dans le sens que souhaite le peuple. Il est clair que lorsque l’Opposition est dynamique, elle empêche la sclérose d’une politique plombée et son corollaire l’immobilisme (politique et social) et donne, surtout, de la légitimité aux gouvernants en ce qu’ils sont les résultats des urnes.

Le mal du pays

Le mal qui ronge, actuellement, l’Algérie est le lobby des médiocres, auquel cas il faut ajouter le fait de rester enfermé dans le carcan d’un passé révolu qu’il faut transcender (sans le renier). Ce dernier risque de frelater l’originalité même du citoyen et d’entraver son évolution vers le progrès. Dans notre pays, les choses changent mais n’évoluent pas. Ce qui explique, peut-être en partie, que nous ne produisons rien (ou presque) et que nous importons tout (ou presque). La baisse vertigineuse du prix du pétrole inquiète tout le monde, les politiques comme les citoyens. Ce qui explique que notre société est désorganisée, voire désarticulée. Pourtant, la plupart des Algériens veulent rompre avec la gérontocratie et son système qui fonctionne hors du temps réel. Ils désirent un système politique où l’alternance est garantie, avec des dirigeants plus jeunes, plus compétents, plus performants qui seront la promesse d’un Etat droit, un Etat de Droits et surtout un Etat où les Droits de l’Homme et du Citoyen sont garantis, protégés et respectés. Mais aussi et surtout un Etat d’espérance pour les jeunes désespérados et «harraga».

Avec les changements dans la «même continuité», il y a un risque majeur de briser l’élan de l’espoir, notamment chez la jeunesse. Il faut rappeler que l’espoir est un carburant social. Sans lui, il y a lieu de s’attendre à une démobilisation quasi généralisée.

Par contre, les élections ne peuvent recouvrer leur valeur signifiante, en Algérie et dans le monde arabe, que si elles sont intègres, honnêtes et transparentes à même de satisfaire et rendre confiance à tous les électeurs. Autrement dit, elles ne peuvent être fiables que si l’électeur (re)devient souverain de sa voix sachant pertinemment qu’elle pèse son poids dans l’urne.

Si les Chefs arabes parviennent à admettre que la politique n’est ni une vocation ni, moins encore, une carrière professionnelle mais une simple mission limitée à un mandat ou deux tout au plus, alors les peuples cesseront de désespérer puisque chaque nouveau mandat conduira, sans nul doute, un nouvel Obama arabe porteur d’espoir mais non un marchant de rêves. Ce qui donnera l’envie à tous les électeurs arabes d’aller voter pour choisir leur candidat. Autrement formulé, chaque électeur «apportera de l’eau à son espoir». C’est alors que la voix de l’électeur vaudra son pesant d’or car ce sera les urnes qui décideront et non plus les magouilles. De ce fait, l’Algérie sera fière d’être l’Algérie de tous les Algériens et non plus de la nomenklatura. Ceux-ci, à leur tour, se réjouiront et savoureront le goût ô combien exquis d’une démocratique réelle et non plus virtuelle. L’Algérie rentrera alors, de plain-pied, dans le développement, à la fois, de la science et de la conscience, voire du développement tout court. Il faut reconnaître que l’Algérie a toutes les chances de guérir de son cancer chronique des nations sous-développées pour rejoindre le concert des nations développées convoité par tous et par chacun. C’est la volonté politique, hélas, qui manque le moins. Sinon:

- Les Algériens apprendront «l’art» du savoir-vivre, du savoir-faire, du savoir-être et rompront définitivement avec le «ârt» du savoir-survivre.

- L’Algérie plurielle, antagonique et divisée d’aujourd’hui, redeviendra, comme par le passé, une Algérie unie et fraternelle. De ce fait, les électeurs pourront avoir un droit de regard sur les agissements de leurs élus tous niveaux confondus (APC, APW, APN, Président) et leur demanderont des comptes (au dinar, dollar, euro près) des deniers publics. Mais… nos dirigeants l’entendront-ils de cette oreille ?

L’Algérie d’aujourd’hui a, plus que jamais, besoin d’une autre Algérie, d’un autre souffle, d’un autre système, d’autres gouvernants qui incarnent visiblement le changement radical ambitionné par toute la société et non un faux changement dans une réelle continuité. La plupart, sinon tous les souverains arabes adorent ordonner et refusent d’obéir à quiconque, pas même à la volonté de leurs peuples respectifs. Ils se vouent un culte morbide autour de leur personnalité. Ils se comportent avec une arrogance telle qu’ils prétendent être d’une essence supérieure à la condition humaine de leurs compatriotes. C’est pourquoi ils concentrent tous les pouvoirs dans leurs mains et centralisent les décisions politiques et administratives. Quant à la séparation des pouvoirs, il ne faut même y rêver. Certains sont une force de nuisance en semant la division au sein de la même nation arabe au lieu de conforter son unité. Pourtant, les pays européens ont, depuis longtemps, compris qu’ils sont tenus à conjuguer «au présent de l’impératif», les efforts de tous pour constituer un bloc homogène contre certaines puissances compétitives comme les Etats-Unis, par exemple s’ils veulent continuer d’exister. Quant à l’Opposition chez nous, elle est si lige et si amorphe qu’elle semble inexistante vu qu’elle n’exerce aucun contre-pouvoir sur le Pouvoir. Ce n’est, certes, pas la voie royale pour rattraper le peloton des nations développées et évoluées. Seule une synergie coordonnée de la jeunesse et l’intelligentsia pourra imposer le changement souhaité par la nation.

De son vivant, Martin Luther King avait toujours rêvé d’une Amérique meilleure parce qu’il croyait dur comme fer à son rêve. Mais aussi, faut-il le rappeler, parce qu’il vivait dans le pays de l’Oncle Sam où le rêve est non seulement permis, mais a ses chances de se réaliser. Dans le monde arabe, le rêve personnel s’étouffe dans l’oeuf. On impose le rêve unique, la pensée unique, la voix unique et… le Chef unique. «Unique comme Dieu», disait Rachid Mimouni dans son roman «Le Fleuve détourné». Ainsi va notre monde (arabe): de l’absolutisme à l’immobilisme au… hold-up de la démocratie, à la régression, à la répression. Est-ce une fatalité ? En tout état de cause, ce n’est, certes, pas une fatalité divine mais exclusivement humaine.

Si Dieu (Gloire à Lui) nous a glorifiés, dans Son Livre: «Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir aux hommes. Vous ordonnez le convenable, vous interdisez le blâmable et vous croyez en Dieu»(1), nos clercs (Honte à Eux) nous livrent en pâture aux condamnables: guerres, misères, ignorance, sous-développement… Enfin… à tout ce qui est blâmable. De grâce lecteurs, si je dors ne me réveillez pas. Je «RÊVE» que les dirigeants arabes sont (re)devenus les meilleurs hommes surgis aux hommes. Ils exhortent au bien, interdisent le mal et… croient en la démocratie. Cependant, si mon rêve ne vient pas à se réaliser à l’exemple de Martin Luther King, au moins je vis dans mon rêve à défaut de vivre mon rêve.

Moralité: si le monde arabe rêve, c’est la preuve qu’il continue à dormir profondément. Oh grands rêveurs, réveillez-vous, pardi ! Nous sommes au 21e siècle. La nation cesse de vous bercer.

Mohammed Guetarni, Docteur ès lettres, Maître de conférences à l’Université de Chlef

Leucodystrophies : « Mets tes Baskets et bats la maladie »

Posted on 10 octobre 2009 (0)

mtb09L’association ELA mène, depuis 1994, une campagne éducative et citoyenne dans les établissements scolaires intitulée  » Mets tes baskets et bats la maladie « . Cette initiative associe avec pertinence santé, solidarité et sport. Pour preuve, elle est parrainée et soutenue par les ministères de l’éducation nationale, et de la santé, de la jeunesse, des Sports et de la Vie Associative.

En 15 ans, plus de 2,4 millions d’élèves et leurs enseignants se sont déjà mobilisés. Ecoles, collèges, lycées…, tous peuvent participer. Cette opération est une réponse concrète à la volonté de la communauté scolaire de valoriser l’engagement des jeunes. Les fonds ainsi collectés en faveur de l’association ELA sont consacrés à la lutte contre les leucodystrophies et les maladies de la myéline.

Le principe est simple : les jeunes sont sensibilisés par les enseignants grâce à un matériel adapté fourni gracieusement par ELA. Ils deviennent les ambassadeurs du message de solidarité d’ELA et trouvent des donateurs (parents, amis, voisins…) qui acceptent de financer l’effort sportif qu’ils réalisent à l’occasion d’un événement organisé dans l’établissement (cross, tournoi…).

A la fin de la campagne, l’Association récompense l’engagement citoyen des jeunes qui se sont mobilisés. Chaque établissement scolaire désigne l’élève qui a le mieux incarné les valeurs de solidarité et de partage véhiculées par la campagne. Celui-ci reçoit, lors d’une cérémonie organisée en mai, à Paris, le prix Ambassadeur ELA symbole de sa conduite exemplaire.

Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, et Madame Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports , parrainent l’opération METS TES BASKETS ET BATS LA MALADIE qui correspond à la volonté de développer les opérations citoyennes à l’École. Informer les élèves sur les leucodystrophies, organiser avec eux un événement sportif pour lequel ils cherchent des parrains qui financent leur effort au profit d’ELA. Mets tes Baskets et bats la maladie – Inscrivez vous ici

Journée mondiale contre la peine de mort

Posted on 04 octobre 2009 (0)

peine de mortLe 10 octobre 2009, Journée mondiale contre la peine de mort, la Coalition mondiale contre la peine de mort souhaite éduquer à l’abolition les citoyens du monde entier et en particulier les jeunes de 14 à 18 ans. Elle les appelle aussi à se mobiliser pour que cessent les exécutions des mineurs en Iran et Arabie saoudite en ce 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Aujourd’hui, 139 pays répartis sur toute la surface du globe ont aboli la peine de mort en loi ou en pratique. ‘Seuls’ 25 pays ont procédé à des exécutions en 2008. Selon les chiffres d’Amnesty International, 93% des exécutions recensées ont eu lieu dans 5 pays : en Chine, en Iran, en Arabie Saoudite, au Pakistan et aux Etats-Unis.

Les progrès à venir passent principalement par l’éducation qui sera donnée aux enfants : futurs citoyens, hommes et femmes politiques, justiciables, juges, avocats… L’avenir du monde est entre leurs mains et il appartient à chacun d’entre eux, lorsqu’il sera adulte, de rejoindre la famille abolitionniste.

En prévision du 10 octobre 2009, les membres de la Coalition mondiale contre la peine de mort ont souhaité s’adresser directement aux jeunes et contribuer à éduquer à l’abolition. Les célébrations liées au 10 octobre doivent demeurer un moment festif, malgré l’âpreté du sujet. Les élèves seront amenés à être sensibilisés à la question de la peine de mort et à découvrir les arguments qui permettent à l’idéal abolitionniste de devenir chaque année un peu plus à notre portée.

Deux outils essentiels

La Coalition mondiale met à la disposition de tous deux outils indispensables pour éduquer à l’abolition :

- le Guide pédagogique propose des activités pour les jeunes de 14 à 18 ans. Il est disponible en français, anglais, italien, chinois simplifié et chinois traditionnel.

- Le Cours pour étudiants en faculté de droit. Il est disponible en anglais, chinois simplifié et chinois traditionnel.

Appel à initiatives

- Le 10 octobre 2009, agissez contre la peine de mort !
Participez aux centaines de manifestations organisées pour éduquer les nouvelles générations à l’abolition dans le monde

- Où que vous soyez
En Afrique, en Amérique, en Asie, en Océanie ou en Europe

- Qui que vous soyez
ONG, enseignants, juristes, élus locaux, députés, artistes, journalistes, responsables religieux, citoyens

- Quel que soit votre projet
Débat, concert, conférence de presse, manifestation, pétition, activités pédagogiques et culturelles…

Contactez la Coalition mondiale ou la FIACAT pour annoncer les évènements ayant eu lieu le 10 octobre !