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Algérie-UE : De la libre circulation du gaz et des personnes

Posted on 17 décembre 2009 (0)

L’accord de partenariat stratégique dans le domaine de l’énergie entre l’Algérie et l’Union européenne conditionné à la libre circulation des personnes. De l’énergie pour assouplir les murailles européennes, le gaz contre l’esprit «Frontex» ? La partie risque d’être laborieuse…

Le ministre algérien de l’Energie, Chakib Khelil, a annoncé hier que l’Algérie a mis sur la table la question de la libre circulation des personnes dans la négociation d’un accord stratégique énergétique avec l’Union européenne.

Intervenant à la radio nationale, Chakib Khelil a déclaré que l’Algérie avait posé d’autres conditions. «Ce qui est important pour nous, ce n’est pas tellement de vendre du gaz mais d’obtenir par exemple le libre passage des personnes entre l’Algérie et l’UE». L’Algérie, estime-t-il, doit obtenir une contrepartie de la signature d’un tel accord qui l’engagerait à assurer l’approvisionnement et la sécurité énergétique de l’Europe. Selon lui, le gaz peut se vendre ailleurs qu’en Europe, mais que l’engagement de l’Algérie dans un accord contraignant devrait recevoir une contrepartie. Il a également souligné que la conclusion d’un accord stratégique qui n’engagerait pas l’ensemble des pays membres de l’Union européenne poserait problème. «Pourquoi nous signerions un accord avec l’UE si cet accord ne s’applique pas à chacun des pays membres ? Pour le moment, les discussions sont en cours».

Si cette exigence d’un engagement de tous les pays membres de l’UE par un éventuel accord ne surprend pas, la mise sur la table de la question de la libre circulation des personnes heurte de plein fouet une politique européenne de plus en plus restrictive.

Du gaz et des hommes

La question de la libre circulation des personnes est constamment soulevée par l’Algérie, l’accord d’association signé en 2005 n’engageant pas les Européens dans ce domaine. Beaucoup, en Algérie, estiment qu’il a été également mal négocié sur cet aspect. En tout cas, cette nouvelle exigence intervient alors que le bilan de l’accord d’association avec l’Union européenne fait l’objet d’appréciations contrastées… La diplomatie algérienne est plutôt encline à le trouver «globalement positif», alors que les acteurs de l’économie sont plutôt mitigés ou critiques.

Cette question de libre circulation des personnes est, a priori, difficile à faire passer auprès d’une Europe très largement travaillée par l’extrême droite. A moins que les négociateurs algériens ne considèrent que l’engagement de l’Algérie en direction de l’Europe est tellement important, voire vital, qu’il amènerait les Européens à reconsidérer leur approche.

Il faut noter cependant que la conclusion d’un partenariat stratégique dans le domaine de l’énergie (PSE) est depuis 2006 sur la table des négociations avec l’UE. Un processus lent qui montre que si un intérêt existe, les difficultés à surmonter restent importantes. Vu d’Alger, un tel accord ne devrait pas se contenter d’institutionnaliser des relations déjà denses, stables, et somme toute sans aucune interférence politique. Le gaz ou le pétrole ne sont pas utilisés comme des instruments politiques par l’Algérie. A l’évidence, les autorités estiment que sauter le pas vers un accord contraignant qui garantit sur le long terme les approvisionnements de l’Europe change la donne.

« Il faudrait obtenir quelque chose de très important et cette chose importante est la libre circulation des personnes», a déclaré Chakib Khelil. Le gaz parviendra-t-il à assouplir l’esprit «Frontex» ? La partie ne sera pas facile car la politique européenne de ces dernières années a consisté justement à multiplier les entraves à la circulation des personnes. Mais les discussions avec les Européens ne se limitent pas à cet aspect.

Echange inégal

Face au mégaprojet Desertec – «Desertec Industrial Initiative» – , un investissement de 400 milliards de dollars prévoyant la mise en place d’un système de centrales solaires au Sahara, avec pour objectif de couvrir 15% des besoins européens en électricité, Chakib Khelil a renouvelé des réserves déjà exprimées. Le ministre algérien n’est pas loin d’y voir l’exemple type d’une approche qui ne pense qu’aux intérêts de l’Europe et qui ne se soucie pas de ceux des partenaires.

«Il y a une marche forcée pour convaincre des pays tels que l’Algérie, le Maroc et la Tunisie à développer rapidement des infrastructures pour la production d’électricité solaire destinée au marché européen», a relevé M. Khelil. Il observe cependant que ces infrastructures ne vont pas créer de l’industrie dans les pays concernés, mais en Europe. Ce qui signifie que les gains seront peu significatifs pour les pays «solaires». Sans compter, selon lui, que les parties qui vont supporter le financement de ce genre de projets ne sont pas encore déterminées.

Chakib Khelil a également évoqué les entraves à l’exportation de l’électricité produite dans ces centrales solaires. Il a rappelé à cet effet les difficultés que rencontre Sonatrach pour commercialiser son gaz en Europe et celle de Sonelgaz pour exporter son électricité en Espagne. Le projet Desertec fait débat en Algérie.

Issad Rebrab, le patron de Cevital, qui est engagée dans le projet Desertec – avec notamment les allemands E.ON, RWE et Siemens -, défend un engagement algérien dans le projet. Il fait valoir que le pays dispose du plus grand désert du monde et d’une industrie du verre et du béton qui serviront dans la réalisation des centrales.

Par ailleurs, Chakib Khelil a renouvelé le rejet par l’Opep de la taxe carbone proposée par les pays développés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. «Il y a un consensus très clair au sein de l’OPEP pour rejeter cette taxe discriminatoire» qui entraînerait 3.000 milliards de dollars de manque à gagner d’ici à 2050 pour les pays exportateurs. «La taxe carbone s’applique au pétrole et au gaz et pas au charbon, alors que le charbon est plus polluant. Donc, la taxe carbone est discriminatoire. Elle va à l’encontre des intérêts des pays producteurs du pétrole. Elle profite aux pays développés qui, eux, sont des producteurs de charbon, en Europe en particulier».

M. Saadoune

Amélioration de la circulation des Algériens en Europe ?

Posted on 24 novembre 2009 (0)

AlgérieL’Algérie oeuvrera au sein des pays du groupe 5+5 à l’amélioration des conditions de circulation, de séjour et d’établissement de ses ressortissants en Europe. C’est ce qu’a annoncé, lundi, le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni, qui prend part aux travaux de la 14ème Conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale (CIMO ou 5+5), qui ont débuté hier, dans l’île de San Servolo à Venise (Italie). Le 5+5 regroupe Espagne, Portugal, France, Italie, Malte, Maroc, Tunisie, Libye, Algérie, Mauritanie.

M. Noureddine Yazid Zerhouni, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, prend part à cette conférence qui se penchera notamment sur la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, ainsi que sur la circulation des personnes et la coopération dans le domaine de la Protection civile. Dans une déclaration à l’APS peu après son arrivée lundi à Venise, M. Zerhouni a souligné que «ce qui nous intéresse le plus, en tant qu’Algériens, c’est de chercher d’abord comment améliorer les conditions de circulation et de séjour de nos ressortissants et leur établissement dans les pays européens», a-t-il indiqué. Le ministre de l’Intérieur a mis en exergue, d’autre part, la nécessité de «ne pas négliger dans la lutte antiterroriste les efforts nécessaires qui doivent être fournis par toutes les parties» pour «ne pas alimenter la matrice idéologique du terrorisme».

Pour sa part, le ministre français de l’Immigration Eric Besson, dans une déclaration à l’AFP, a proposé la création d’un «visa commun méditerranéen» destiné à certains étudiants dont les Algériens. «Nous voulons ouvrir des opportunités pour les immigrés en situation régulière, favoriser leur mobilité et leur circulation», a-t-il expliqué, annonçant qu’il proposait à ses collègues «une expérience pilote pour les jeunes, la création d’un visa commun méditerranéen». Ce visa permettrait à des étudiants issus de filières d’excellence, comme les technologies de l’environnement ou l’aéronautique, «de se déplacer dans n’importe lequel des pays du 5+5, voire à terme des pays de l’Union pour la Méditerranée», a-t-il ajouté.

Ces étudiants auraient en outre accès à «une bourse méditerranéenne et à une première expérience professionnelle à la fin de leurs études».

M. Besson a également proposé aux ministres du 5+5 d’étudier les conditions dans lesquelles les candidats au statut de réfugié pourraient faire cette demande dans les pays de transit. Cette procédure permettrait par exemple à des candidats à ce statut issus de pays de l’Afrique sub-saharienne de demander la protection internationale à partir des pays de «transit» comme le Maroc, la Tunisie ou la Libye. «Nous devons pouvoir expliquer au candidat au statut de réfugié politique qu’il n’a pas besoin de prendre le risque de traverser la Méditerranée pour que sa demande soit examinée», a-t-il dit. De son côté, l’Europe s’engagerait à «répartir de façon équitable» en son sein les personnes qui obtiendraient ainsi ce statut.

La lutte contre le terrorisme, la circulation des personnes, ainsi que la coopération dans le domaine de la Protection civile, constituent les principaux thèmes inscrits à l’ordre du jour de cette 14ème Conférence des ministres de l’Intérieur des pays de la Méditerranée occidentale (CIMO ou 5+5).

Djamel Belaïfa

Egypte-Algérie, un rendez-vous sous haute tension

Posted on 14 novembre 2009 (0)

FIFALe capitaine de l’Equipe nationale de football, Yazid Mansouri, a indiqué que les joueurs restent «solides et solidaires». Il a affirmé que le groupe demeure « plus que jamais concentré sur le match contre l’Egypte». Mansouri a rassuré que l’incident de jeudi soir n’a pas affecté les joueurs mais il les a encore motivés. S’agissant des conditions d’hébergement, il a fait savoir que l’équipe est installée au niveau du 4e étage d’un hôtel situé à mi-chemin entre l’aéroport et le stade. Mansouri a aussi rassuré que l’hôtel est bien sécurisé.

Malgré cet incident, l’équipe nationale a pu programmer une séance de décrassage à son arrivée au Caire. Cela dénote de la concentration des joueurs, décidés à relever le défi. Pour rappel, l’autobus transportant l’équipe nationale de l’aéroport du Caire vers l’hôtel où réside la délégation algérienne a été attaqué par une bande de supporters chauvins égyptiens, blessant trois joueurs, Halliche, Saïfi et Lemouchia ainsi que l’entraîneur des gardiens de but. Il s’agit de blessure sans grande gravité et ces joueurs peuvent être alignés lors du match contre l’Egypte, rassure-t-on encore. Aussi, afin de soutenir les joueurs qui disputeront un match capital dans des conditions extrêmes, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a téléphoné au ministre des Affaires étrangères, à deux reprises, juste après l’incident afin de s’assurer de l’état de santé des joueurs, de toute la délégation et des supporters algériens.

Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, s’est également rendu à l’hôtel pour apporter le soutien du chef de l’Etat aux joueurs. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, est également resté aux côtés des joueurs et de la délégation algérienne.

K.M.

Mahmoud Abbas sous pression

Posted on 02 novembre 2009 (0)

abbasLe tout-puissant président des Etats-Unis, Barack Obama, a échoué à faire changer d’attitude le gouvernement israélien. C’est lui qui, au contraire, a été contraint à réviser son approche sur la résolution du conflit israélo-palestinien en abandonnant les exigences qu’il avait formulées au cabinet israélien en tant que préalables à la reprise du processus de négociation de paix sous parrainage de l’administration américaine.

La reculade américaine n’étonne que les naïfs qui ont investi Barack Obama du pouvoir et de la capacité de passer outre la puissance et l’influence des lobbys juifs aux Etats-Unis. Comme ses prédécesseurs, Obama se voit obligé de composer avec cette réalité, d’autant que des élections législatives se profilent dans le pays.

Certes, le président américain n’a pas abandonné son intention de faire redémarrer le processus des négociations de paix. Seulement, il la poursuit en cherchant à faire plier les Palestiniens aux conditions de l’Etat sioniste. C’est ce que sa secrétaire d’Etat Hillary Clinton est allée chercher d’arracher à Mahmoud Abbas. A celui-ci, elle a demandé d’accepter de reprendre sans exigences préalables ses rencontres avec Benjamin Netanyahu. Lequel, désormais assuré n’avoir aucune crainte d’éventuelles pressions et sanctions américaines grâce au bouclier protecteur des lobbys juifs à l’oeuvre à Washington, multiplie les provocations contre les Palestiniens et surajoute sur les concessions qu’il veut obtenir d’eux.

Mahmoud Abbas est mis en situation périlleuse par la marche arrière qu’opère Barack Obama dans sa gestion du dossier israélo-palestinien. Il n’est pas en effet en capacité de s’opposer frontalement aux «sollicitations» du locataire de la Maison-Blanche, qui reste pour lui le seul recours contre l’intransigeance israélienne et son principal appui dans la lutte fratricide inter-palestinienne engagée entre lui et le Fatah, d’une part, et le mouvement islamiste Hamas, de l’autre.

Mais le président de l’Autorité palestinienne a conscience qu’en acceptant d’entrer dans la logique des concessions unilatérales auxquelles le poussent Obama et ses missionnaires aux Proche-Orient, il perdra irrémédiablement le peu de crédit qu’il conserve au sein de son peuple. Pour preuve, le tollé de colère et d’indignation qui s’est élevé en Palestine après qu’il eut accepté, à la pressante demande d’Obama, de prendre part à la rencontre tripartite à New-York en marge de la réunion de l’Assemblée générale de l’ONU. Sa présence a été qualifiée de «reddition pure et simple» aussi bien par ses adversaires politiques, dont le Hamas principalement, que par des personnalités influentes dans son propre camp.

Si Mahmoud Abbas persiste dans la voie de la complaisance pour garder l’appui américain, il mettra alors fin au peu d’espoir qui subsiste de réanimer le dialogue interpalestinien en vue de la réconciliation nationale nouée au Caire et actuellement dans l’impasse.

Il nous semble que si les Américains font pression sur lui pour continuer dans cette voie, c’est aussi pour créer une situation sur l’échiquier palestinien qui le contraindra à couper définitivement avec le Hamas, quels que soient les contrecoups que sa décision entraînera sur l’unité nationale du peuple palestinien, qui seront assurément préjudiciables à sa cause nationale et à sa résistance au fait accompli sioniste.

Kharroubi Habib

Ares I-X : lancement réussi

Posted on 31 octobre 2009 (0)

0La NASA a lancé sa nouvelle fusée Ares I à 15 h 30 UTC depuis le Centre spatial Kennedy, en Floride, après de nombreux reports aujourd’hui et hier. Mardi, un bateau était rentré dans la zone de danger pendant le compte à rebours, empêchant toute mise à feu ; par la suite, la météo s’était avérée défavorable.

Aujourd’hui, les conditions météorologiques étant meilleures, le service météo a pu donner son feu vert. Ce qui n’a pas empêché plusieurs reports d’être annoncés, à 13 h 15, 14 h 30, 15 h, 15 h 08 puis 15 h 20 ; ces petits reports font partie de la « routine » d’un lancement.

À 16 h 38, la NASA TV a annoncé « quelques problèmes avec la récupération de la fusée ». Tout semble cependant s’être bien déroulé.

Le superviseur du projet Ares I, Doug Cook, a déclaré que ce lancement était « très important [...], peu importe ce qui suivra ». En effet, l’administration Obama a regroupé une comission chargée d’étudier le programme spatial américain. Son président, l’ancien PDG de Lockheed Martin Norman Augustine, a en effet laissé entendre qu’Ares I n’était pas un bon choix pour la NASA.

Ares_I-X

Ares I, élément majeur du programme spatial américain

Ares I est la nouvelle fusée développée dans le cadre du Programme Constellation, démarré en 2004 par George W. Bush. Dérivé d’un booster des actuelles navettes spatiales, il doit permettre de mettre en orbite le vaisseau spatial Orion afin d’assurer le ravitaillement de l’ISS. Pour les vols en direction de la Lune, le module lunaire Altair et l’étage de transfert seront d’abord lancés par la fusée Ares V avant qu’Orion, lancé par Ares I, vienne s’y arrimer.

Plan de vol de la mission Ares I-X

Le premier étage a propulsé durant 2 minutes 30 le lanceur à une vitesse maximale de 4,7 mach en suivant pratiquement la trajectoire d’une fusée Ares réelle. Parvenu à une altitude d’environ 40 km le première étage s’est séparé du lanceur. Sur sa lancée, le deuxième étage culmina à 46 km pour retomber avec la maquette d’Orion et de la tour de sauvetage à une distance d’environ 231 km de son lieu de lancement. Le premier étage, redescendu au bout d’un parachute a été récupéré pour des examens. 700 capteurs étaient répartis sur les 99,6 mètres d’Ares I.

Texte sous licence Creative Commons Attribution 2.5, source : wikinews.orghistorique

Nucléaire : le « oui, mais… » de Téhéran à l’AIEA

Posted on 30 octobre 2009 (0)

0L’Iran a donné sa réponse initiale au plan onusien de faire enrichir son uranium à l’étranger. Celle-ci n’a pas été rendue publique, mais Téhéran semble avoir posé quelques conditions à ce plan.

Le représentant de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique – l’AIEA – dit que son pays a adopté une approche positive concernant les pourparlers sur l’enrichissement de l’uranium. Dans une interview diffusée par une chaîne de télévision iranienne, Ali Asghar Soltanieh semble toutefois minimiser la portée des discussions actuelles et laisse entendre que d’autres pourparlers sont nécessaires.

« Lors d’une telle réunion, qui est essentiellement une discussion technique entre l’Iran et AIEA, les préoccupations techniques et économiques doivent être prises en considération lorsqu’il s’agit des modalités de fourniture de combustible », a-t-il déclaré.

Ces allusions de Soltanieh semble renforcer les informations selon lesquelles l’Iran cherche à poser des conditions au plan original. L’AIEA veut que l’Iran envoie la plupart de ses réserves d’uranium en Russie pour être enrichie à 20%, un degré suffisant pour des besoins énergétiques mais pour des armes nucléaires.

Cet uranium enrichi devra ensuite être expédié en France pour être transformé en crayons ou plaques nucléaires, puis retourné en Iran d’ici la fin de l’année.Selon les médias iraniens, Téhéran veut bien envoyer son uranium à l’étranger, mais de manière graduelle. L’Iran se plaint, par ailleurs, du rôle de la France dans ce processus. Paris, on s’en souvient, avait pris une position particulièrement ferme vis-à-vis du programme nucléaire iranien.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a assuré, de son côté, que son pays coopèrera avec l’AIEA. Toutefois, il a souligné que l’Iran ne renoncera pas à ce qu’il a appelé « ses droits nucléaires. »

L’Iran sait ce qu’il veut et comment y parvenir

Posted on 27 octobre 2009 (0)

iranLe régime iranien n’est pas ragoûtant. Ses dirigeants ne sont pas fréquentables aux yeux des plus tièdes démocrates. Cela étant, il ne faut surtout pas traiter ces derniers en illuminés qui ne savent pas ce qu’ils veulent.

Depuis sa fondation, la République islamique d’Iran travaille avec une rare obstination et constance à réunir les conditions et moyens de s’ériger en puissance régionale et, in fine, en acteur non négligeable sur la scène internationale. Ces deux objectifs sont atteints quelle que soit l’issue de la crise dont l’Iran est l’un des protagonistes pour cause de ses ambitions nucléaires. Au Moyen-Orient, ce pays est désormais le passage obligé pour tous les accords qui viseraient à en pacifier et à stabiliser la situation.

En face, le monde arabe assiste impuissant à sa montée en puissance, au point d’en être à rechercher frileusement le parapluie occidental et celui d’Israël, y compris au prix de toutes les compromissions avec ceux-ci. Au résultat, il faut faire litière de la présentation occidentale qui fait des dirigeants iraniens d’irrécupérables interlocuteurs de la «communauté internationale». Ce n’est pas le point de vue des chancelleries et diplomaties de cette partie du monde dont l’entregent et «la finesse» se sont brisés sur l’intelligence manoeuvrière de ces dirigeants iraniens et leur pragmatisme.

Avec Israël et la Turquie, l’Iran est désormais une puissance dominante dans la région et même au-delà en direction de l’Asie centrale.

Ce statut va faire que Téhéran va être progressivement intégrée dans le dispositif géostratégique que les Etats-Unis cherchent à constituer et qui leur vaudrait d’avoir les gendarmes locaux en situation de leur garantir la perpétuation de leur mainmise sur les richesses énergétiques de la région et le «containement» de la nuisance terroriste.

Il nous sera opposé que les rapports conflictuels entre l’Etat sioniste et l’Iran des mollahs démentent la probabilité d’un tel scénario à venir. En apparence seulement, car là aussi, il faut faire «confiance» au pragmatisme des détenteurs du pouvoir à Téhéran. La «haine» qu’ils développent à l’encontre de l’Etat sioniste, et qui n’est destinée qu’à la consommation de leur opinion nationale et de celles du monde arabo-musulman, n’est ni doctrinale ni éternelle. Donc sujette à disparaître en contrepartie de la prise en compte des intérêts considérés par ces mollahs comme étant ceux de la nation perse. Le «scandale de l’Irangate» dans les années 80 a démontré que quand leurs intérêts nationaux ont convergé, Israël et la République islamique d’Iran ont su et pu transcender leur supposé antagonisme irréconciliable.

Seuls les Etats arabes seront au final les grands perdants de ce «grand jeu» qui a cours dans leur région. Tant pour les Etats-Unis et l’Occident que pour Israël et l’Iran, ce sont en effet ces pays qui sont le problème au Moyen-Orient et non des acteurs à la solution de celui-ci.

C’est en partant de ce paramètre qu’il faudra décrypter l’évolution des relations de Téhéran avec la «communauté internationale» dans les semaines et les années à venir.

Kharroubi Habib

Ares-I-X : lancement reporté à mercredi

Posted on 27 octobre 2009 (0)

En raison de mauvaises conditions climatiques, le lancement de la mission de test Ares-I-X est reporté de 24 heures, a annoncé la NASA. Une dernière tentative était prévue à 16 h 19 UTC. Celle-ci ayant échouée, le lancement a définitivement été reporté au lendemain, afin de bénéficier d’une météo plus clémente.

Ares I, élément majeur du programme spatial américain

Ares I est la nouvelle fusée développée dans le cadre du Projet constellation, démarré en 2004 par George W. Bush. Dérivé d’un booster des actuelles navettes spatiales, il doit permettre de mettre en orbite le vaisseau spatial Orion afin d’assurer le ravitaillement de l’ISS. Pour les vols en direction de la Lune, le module lunaire Altair et l’étage de transfert seront d’abord lancés par la fusée Ares V avant qu’Orion, lancé par Ares I, vienne s’y arrimer.

Mauvaises conditions météo pour le premier vol de la fusée Ares I

La nouvelle fusée de la NASA Ares I est actuellement sur le pas de tir 39B du centre spatial Kennedy en Floride.

Pour ce premier vol d’essai, seul le premier étage de la fusée, dérivé des boosters de la navette spatiale, sera testé, le second étage n’étant qu’une maquette. La fenêtre de lancement est comprise entre 12 et 16 h UTC.

La météo, défavorable sur le centre, empêche toute tentative ; la NASA a cependant indiqué que le tir « n’était pas annulé ». Si la météo reste mauvaise jusqu’à la fin de la fenêtre de tir, le lancement sera reporté de 24 h.

Sur le pas de tir 39A est installée la navette spatiale Atlantis, dont le lancement est prévu pour 16 novembre, à destination de l’ISS.

Ares I, d’une hauteur de 94 m, doit permettre de remplacer les navettes spatiales, en lançant le nouveau vaisseau spatial Orion vers l’ISS.

Ares_I-X

Plan de vol de la mission Ares 1-X

Le premier étage propulse durant 2 minutes le lanceur à une vitesse maximale de 4,7 mach en suivant pratiquement la trajectoire d’une fusée Ares réelle. Parvenu à une altitude d’environ 40 km le premier étage se sépare du lanceur. Sur sa lancée le deuxième étage culmine à 46 km pour retomber avec la maquette d’Orion et de la tour de sauvetage à une distance d’environ 231 km de son lieu de lancement. Le premier étage, redescendu au bout d’un parachute est récupéré pour des examens.

Une fillette devient mère à 11 ans

Posted on 26 octobre 2009 (0)

grossesse2Une jeune fille Tzigane âgée de 11 ans a donné naissance vendredi passé en Bulgarie à un bébé de 2,5 kilogrammes. La très jeune maman et son bébé seraient en bonne santé, selon l’équipe médicale ayant contribué à son accouchement. Le père de l’enfant a 19 ans et dit vouloir épouser la fillette de 11 ans.

A cet âge, la grossesse peut être dangereuse aussi bien pour la mère que pour l’enfant. Il est observé que les complications de l’accouchement et d’un avortement dangereux comptent parmi les principales causes de décès des femmes de moins de 20 ans dans le monde.

Même dans des conditions optimales, les jeunes mères, et notamment celles de moins de 17 ans, risquent plus que les femmes de 20 ans et davantage d’avoir des complications liées à la grossesse et de mourir en couches. Le risque de mort peut être de deux à quatre fois plus élevé, en fonction de l’état de santé de la femme et de sa situation socio-économique.

Pour les femmes de moins de 20 ans, les complications de la grossesse qui mettent la mère en danger sont les mêmes que celles auxquelles toutes les autres femmes ont à faire face : hémor-rhagie, septicémie, hypertension due à la grossesse, y compris pré-éclampsie et éclampsie, obstruction du travail provoquée par une disproportion céphalopelvique, complications d’un avortement pratiqué dans de mauvaises conditions et anémie fériprive.

Algérie : deuxième journée d’émeutes à Diar Echems

Posted on 21 octobre 2009 (0)

BouteflikaDeuxième journée d’émeutes à Diar Echems dans la commune d’El-Madania, à Alger. Les affrontements entre les manifestants, qui protestaient contre la politique de logement du gouvernement, et la police anti-émeute ont repris avec violence. Les protestataires ont lancé des pierres et des cocktails Molotov contre les policiers. On signalait des blessés, dont une dizaine de policiers. Le gouvernement projette de raser ce bidonville à la lisière d’Alger, mais les habitants disent qu’ils n’ont reçu aucune garantie qu’ils pourraient se loger dans les nouveaux bâtiments qu’on projette d’ériger sur le site.

La tension au niveau du quartier Diar Echems dans la commune de Madania sur les hauteurs d’Alger était restée hier vive, même si aucun dispositif sécuritaire n’était déployé dans le secteur. Il est 13 heures quand nous pénétrons le quartier en arpentant la rue «les jasmins» qui a vécu la veille de violents affrontements entre d’un côté les forces de l’ordre et des habitants du quartier, sortis dans la rue pour réclamer des logements.

Rien n’indiquait que des émeutes ont eu lieu dans ce quartier, sauf peut-être une énorme benne d’ordures qui obstruait toujours le passage vers le quartier en question. A notre arrivée sur les lieux, des jeunes au pied des immeubles dont les façades sont complètement défigurées par les paraboles. A notre vue des adolescents pointaient un doigt dans notre direction croyant avoir affaire peut-être à des policiers en civil. Nous essuyons quelques jets de pierres de la part des enfants âgés d’à peine 15 ans. Ils ne voulaient pas croire que nous étions des journalistes venus juste s’enquérir de la situation.

Les jeunes commençaient à ameuter leurs camarades et puis un habitant du quartier, la quarantaine environ, est venu à notre rencontre pour connaître les raisons de notre venue. Mohamed a bien voulu répondre à nos questions. Durant plus de vingt minutes, il nous racontera les conditions de vie difficiles des habitants de la cité construite en 1958 par les colons. Notre interlocuteur jure qu’il y a des familles entières entassées dans une seule pièce dans la cité, délaissée, explique-t-il, par les responsables. Il faut savoir que la cité a été construite avant l’indépendance dans le cadre d’un programme initié par le général De Gaule au profit de personnes qui ne disposaient pas de revenus. Tous les logements sont de type F1 et F2.

Mohamed affirme que certains logements sont occupés par plus de 10 personnes et que «les gens dorment parfois dans les toilettes». Les conditions de vie sont lamentables, poursuit cet habitant qui pointe du doigt les autorités locales qui les auraient, d’après lui, abandonnés à leur sort malgré l’urgence de la situation. Il affirme que le maire ne leur a jamais rendu visite et que malgré toutes les demandes, les habitants du quartier n’ont bénéficié que de 6 logements l’année dernière.

Selon lui, les émeutes qui ont lieu la veille, étaient le fait d’un «ras-le-bol généralisé» des familles et des habitants de Diar Echems.

La version de Mohamed est pourtant battue en brèche par le président de l’APC d’El-Madania. Selon le maire, Moufak Abdrezzak que nous rencontrons au siège de l’APC, les véritables causes du déclenchement des émeutes dans ce quartier ne sont pas liées à la distribution des logements. Le président de l’assemblée populaire communale indique que «les habitants avaient tout le temps nécessaire pour faire des recours concernant les 13 logements sociaux dont a bénéficié Diar Echems l’année dernière mais ne l’ont pas fait».

Le maire qui reconnaît qu’il existe une crise en matière de logements dans sa commune, affirme par ailleurs que les habitants du quartier Diar Echems ont eu la part du lion dans l’attribution en 2008 d’une soixantaine de logements. Le responsable de l’APC affirme que les problèmes au niveau de Diar Echems ont commencé vendredi dernier quand les services de la commune accompagnés de la police se sont rendus dans le quartier en question pour interdire à des citoyens d’ériger des baraquements au milieu du stade.

Le maire soutient qu’il pensait que le problème était clos après la réunion qui a eu lieu samedi entre les habitants du quartier et ses services mais a été «surpris de voir dans la soirée que les mêmes habitants ont ramené des matériaux de construction pour construire sur le stade». Moufak Abdrezzak affirme que la tension est montée dans ce quartier lorsque les habitants ont découvert le lendemain que les briques ramenées pour la réalisation des baraques ont été enlevées par l’APC.

Le maire est convaincu que la liste des logements attribués l’année dernière n’a rien à avoir avec les émeutes de lundi et que la véritable raison «c’est le refus de l’APC de fermer les yeux sur de nouvelles habitations illicites dans un quartier entouré totalement de baraquements de fortune dont la construction remonte à plus d’une dizaine d’années».

Il est un peu plus de 14 heures, le maire reçoit un coup de fil et se lève subitement de son fauteuil. «Je dois appeler le secrétaire général, les jeunes du quartier sont encore redescendus dans la rue», nous dira le maire avec une voix un peu hésitante. Nous quittons le siège de l’APC pour aller directement vers Diar Echems mais le quartier était déjà bloqué. Pris au piège, les automobilistes rebroussaient chemin, ce qui a créé des bouchons. Il était impossible de se rendre en véhicule dans le quartier. Les groupes de jeunes ont encore pris possession des lieux en fermant à la circulation toute voie d’accès. La principale route située en bas du quartier Diar Echems et qui mène de Bir Mourad Raïs vers plusieurs destinations est obstruée.

Les forces anti-émeutes arrivent sur les lieux et c’est l’affrontement. Les policiers ont été accueillis par un déluge de pierres. Plusieurs d’entre eux ont été blessés dès leur arrivée. Certains ont même reçu des blocs de pierres sur la tête jetés du haut des immeubles. Les renforts arrivent et les chasse-neiges de la police ont décidé d’entrer en action. La première bombe lacrymogène fut lancée et les policiers pénètrent dans le quartier. En fin d’après-midi, les affrontements continuaient.

Z. Mehdaoui