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Amélioration de la circulation des Algériens en Europe ?

Posted on 24 novembre 2009 (0)

AlgérieL’Algérie oeuvrera au sein des pays du groupe 5+5 à l’amélioration des conditions de circulation, de séjour et d’établissement de ses ressortissants en Europe. C’est ce qu’a annoncé, lundi, le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni, qui prend part aux travaux de la 14ème Conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale (CIMO ou 5+5), qui ont débuté hier, dans l’île de San Servolo à Venise (Italie). Le 5+5 regroupe Espagne, Portugal, France, Italie, Malte, Maroc, Tunisie, Libye, Algérie, Mauritanie.

M. Noureddine Yazid Zerhouni, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, prend part à cette conférence qui se penchera notamment sur la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, ainsi que sur la circulation des personnes et la coopération dans le domaine de la Protection civile. Dans une déclaration à l’APS peu après son arrivée lundi à Venise, M. Zerhouni a souligné que «ce qui nous intéresse le plus, en tant qu’Algériens, c’est de chercher d’abord comment améliorer les conditions de circulation et de séjour de nos ressortissants et leur établissement dans les pays européens», a-t-il indiqué. Le ministre de l’Intérieur a mis en exergue, d’autre part, la nécessité de «ne pas négliger dans la lutte antiterroriste les efforts nécessaires qui doivent être fournis par toutes les parties» pour «ne pas alimenter la matrice idéologique du terrorisme».

Pour sa part, le ministre français de l’Immigration Eric Besson, dans une déclaration à l’AFP, a proposé la création d’un «visa commun méditerranéen» destiné à certains étudiants dont les Algériens. «Nous voulons ouvrir des opportunités pour les immigrés en situation régulière, favoriser leur mobilité et leur circulation», a-t-il expliqué, annonçant qu’il proposait à ses collègues «une expérience pilote pour les jeunes, la création d’un visa commun méditerranéen». Ce visa permettrait à des étudiants issus de filières d’excellence, comme les technologies de l’environnement ou l’aéronautique, «de se déplacer dans n’importe lequel des pays du 5+5, voire à terme des pays de l’Union pour la Méditerranée», a-t-il ajouté.

Ces étudiants auraient en outre accès à «une bourse méditerranéenne et à une première expérience professionnelle à la fin de leurs études».

M. Besson a également proposé aux ministres du 5+5 d’étudier les conditions dans lesquelles les candidats au statut de réfugié pourraient faire cette demande dans les pays de transit. Cette procédure permettrait par exemple à des candidats à ce statut issus de pays de l’Afrique sub-saharienne de demander la protection internationale à partir des pays de «transit» comme le Maroc, la Tunisie ou la Libye. «Nous devons pouvoir expliquer au candidat au statut de réfugié politique qu’il n’a pas besoin de prendre le risque de traverser la Méditerranée pour que sa demande soit examinée», a-t-il dit. De son côté, l’Europe s’engagerait à «répartir de façon équitable» en son sein les personnes qui obtiendraient ainsi ce statut.

La lutte contre le terrorisme, la circulation des personnes, ainsi que la coopération dans le domaine de la Protection civile, constituent les principaux thèmes inscrits à l’ordre du jour de cette 14ème Conférence des ministres de l’Intérieur des pays de la Méditerranée occidentale (CIMO ou 5+5).

Djamel Belaïfa

Salon international de l’agriculture

Posted on 12 novembre 2009 (0)

aliments«Le secteur agricole se doit de relever le défi- de la modernisation à travers des exploitations viables, la mécanisation et la maîtrise des itinéraires techniques de production». Ce sera autour de ce thème que s’articulera le SIAFIL-FILAHA Salon international de l’agriculture, production et technologies végétales, qui ouvrira ses portes le 16 novembre prochain au Hilton à Alger.

Lors de la conférence de presse animée hier, au siège de l’ALGEX, le directeur du Salon, Amine Bensemane, a indiqué que ce salon, connaît un franc succès depuis sa création et, particulièrement, l’an dernier. En 2009, soutiendra le conférencier, les organisateurs s’attendent à 200 exposants et à 15.000 visiteurs professionnels pendant les 4 jours au cours desquels se tiendra le salon. Prendront part à cette manifestation plusieurs pays européens, arabes et asiatiques.

Des spécialistes étrangers débattront de divers sujets liés au secteur, notamment sur les fertilisants et les pesticides, grands enjeux pour l’agriculture nationale et qui, selon un intervenant, «restent en déçà de la moyenne pratiquée dans les pays voisins de l’Algérie». Lors du débat d’hier, le problème de l’accès au foncier et notamment à la grande propriété a été évoqué. Il a été soutenu que sans des propriétés extensives, certains produits de forte consommation, confinés dans de petites surfaces, ne pourront pas se développer. L’on cite l’exemple de la tomate produite sous serre sur de grandes étendues.

Seules conditions pour que la production soit rentable et suffisante pour la production du concentré, expliquait un intervenant spécialiste en serriculture. D’ailleurs, a ajouté ce dernier, un investissement sérieux ne peut se faire que si des garanties juridiques sont données, dont l’accès à la grande propriété. Le salon, qui s’étalera jusqu’au 19 novembre, se veut aussi un outil idéal pour accompagner les opérateurs de la filière huile d’olive.

Travailleurs d’Air Afrique : 3,6 milliards pour solder le compte

Posted on 25 octobre 2009 (0)

0Le gouvernement a été interpellé à l’hémicycle, le 23 octobre 2009, par le député Armand M. Ouali sur la situation des travailleurs burkinabè de l’ancienne compagnie multinationale Air Afrique. Le ministre des Transports, Gilbert Noël Ouédraogo, lui a donné des éléments de réponse, qu’on peut résumer de la façon suivante : sur 237 agents burkinabè, 47 ont eu leurs droits réglés. Il reste 190 personnes à payer, dont les droits s’élèvent à 3,6 milliards FCFA.

Avant cette question orale, il y a eu une question d’actualité, relative à la situation des sinistrés du 1er septembre 2009. C’est Pascaline Tamini, ministre de l’Action sociale, qui a donné les informations sur ce sujet. Elle a évoqué les 3 étapes qui ont marqué la gestion de cette catastrophe : l’urgence et le sauvetage, l’assistance des populations ainsi que la réhabilitation et la reconstruction.

Une question orale relative, d’ailleurs à un éventuel « plan or-sec » sur ces inondations, devait être posée par le député Laurent Bado au minsitre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation(MATD), Clément P. Sawadogo. Le député ayant été absent et étant non inscrit, sa question n’a pas été posée ; « j’avais préparé ma réponse, mais le député Bado n’est pas venu », a dit, pour plaisanter, le ministre en aparté.

La seconde question orale(avec débats), posée par le député Armand Ouali, a eu trait à la situation des travailleurs burkinabè de l’ex-compagnie multinationale Air Afrique. On le devine, elle a porté sur les droits de tous ces agents qui ne savent plus quoi faire et dont certains sont tombés dans la résignation.

Gilbert Noël Ouédraogo, ministre des Transports, a brossé l’état des lieux de ces ex-agents : Air Afrique a été créée en vertu du Traité de Yaoundé le 28 mars 1961 par 11 Etats. Le 14 août 2001, à Brazzaville, les chefs d’Etats décidaient son dépôt de bilan sous l’égide de l’OHADA. Le 10 janvier 2002, le bilan de sa compagnie était déposé au tribunal de commerce d’Abidjan, et sa liquidation, prononcée le 25 avril 2002. Les priorités évoquées à l’époque étaient la création d’une nouvelle compagnie et le règlement de la dette sociale. Pour le second volet, objet de la présente question orale, le ministre a énuméré les obstacles juridiques (Etats signataires de l’OHADA, caractère multinationale d’Air Afrique…) et techniques (répartition géographique du patrimoine, non- maitrise totale des états financiers…).

Quid des travailleurs burkinabè ? En août 2002, 318 millions FCFA ont été prélevés sur le budget national pour payer les arriérés de salaires des travailleurs. En ce qui concerne les agents en poste au Faso et les 11 non-nationaux, la création de la Régie administrative chargée de l’assistance en escale (RACGAE) a permis leur redéploiement vers l’activité résiduelle. Pour ce qui est des 237 Burkinabè expatriés, en plus des 318 millions décaissés, en 2006, un second acompte, de 394 millions FCFA, a été pris sur les ressources de la RACGAE en leur faveur. Suivront une 3e tranche, de 400 millions en 2007, puis une 4e, de 322 briques en 2009, soit 1 434 millions FCFA, le tout sur les fonds RACGAE.

Au jour d’aujourd’hui, sur les 237 Burkinabè concernés, 47 ont déjà eu leurs comptes soldés. Il reste 190 personnes à payer, soit 3,600 milliards FCFA pour solde de tout compte si l’on peut parler ainsi. Car l’argent à encaisser ne pourra jamais remplacer ce qu’ils ont enduré sur le plan familial et sociétal ; bref le préjudice moral reste, lui, insolvable.

Dans tous les cas, des débats on retiendra que, par exemple, le gouvernement a tenté d’inscrire ce volet Air Afrique dans le budget 2009, mais, au regard des contraintes, s’est ravisé. Des députés tels Célestin Koussoubé estiment qu’il faut que le gouvernement inscrive cette question dans le budget et « sensibilise » les députés au problème, car il « ne faut pas lâcher les compatriotes comme cela et leur dire de se débrouiller… ». Là-dessus, après la réponse du ministre des Transports, le président de l’Assemblée nationale, Roch Marc Christian Kaboré, dira que, si c’est le gouvernement qui propose le budget, c’est bien les députés qui le vote, et dans ce cas d’espèce, Exécutif et Législatif sont coresponsables.

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana, l’Observateur

Jacques Chirac s’attaque aux faux médicaments

Posted on 18 octobre 2009 (0)

appel-cotonouPlusieurs chefs d’Etat et responsables politiques ont lancé un appel à Cotonou pour une mobilisation contre les faux médicaments. Ce triste commerce représente 10% du commerce pharmaceutique mondial, soit 45 milliards d’Euro, chiffres avancés par l’Organisation mondiale de la santé. L’appel de Cotonou vise à inciter les responsables politiques du monde entier à se mobiliser contre ce fléau. Parmi les signataires de cet appel, l’ancien président français Jacques Chirac.

« L’Appel de Cotonou » de Jacques Chirac vise le triste commerce des faux médicaments qui représente 10% du commerce pharmaceutique mondial, soit 45 milliards d’Euro, chiffres avancés par l’Organisation mondiale de la santé. L’appel de Cotonou vise à inciter les responsables politiques du monde entier à se mobiliser contre ce fléau. Parmi les signataires de cet appel, l’ancien président français Jacques Chirac.

Plus rentable que la drogue

« Les trafiquants ont compris que c’était plus profitable que de la drogue parce que c’est beaucoup moins contrôlé que la drogue », explique le professeur Marc Gentilini, médecin de la Fondation Chirac. « De plus en plus de morts sont liées à la prise de médicaments trafiqués, sous-dosés ou contenant des impuretés ; on a même vu des vaccins qui étaient remplacés par de l’eau », a déploré le professeur Gentilini.

Le Président Jacques Chirac a souhaité poursuivre son action et ses combats, notamment à travers la création d’une Fondation pour le développement durable et le dialogue des cultures.

Reconnue d’utilité publique en mars dernier, la Fondation CHIRAC a été officiellement lancée le lundi 9 juin au Musée du Quai Branly. Cette Fondation entend agir en priorité dans les domaines de la responsabilité écologique, la solidarité, le dialogue des cultures et des civilisations.

La Fondation a identifié quatre domaines d’actions prioritaires dont le Président CHIRAC pense qu’ils déterminent aujourd’hui les conditions d’une paix durable pour demain. Il s’agit de l’accès à l’eau, l’accès aux médicaments de qualité, la lutte contre la déforestation et la désertification, et la sauvegarde des langues et des cultures menacées. Dans chacun de ces domaines, la Fondation soutiendra des initiatives concrètes afin de faire changer les choses sur le terrain.

Un combat pas du tout banal

Face à tous ces fléaux que les faux médicaments engendrent, la Fondation Chirac qui se lutte entre autres pour l’accès à la santé et aux médicaments de qualité ne pouvait pas rester les bras croisés. Comme l’a dit Chirac, de toutes les inégalités, la plus blessante est l’inégalité devant la santé.

C’est la raison pour laquelle « je me suis battu dans mon pays, la France, pour que les plus démunis aient accès aux soins ; pour que les traitements pionniers ne soient pas réservés aux privilégiés ; pour que nous trouvions des solutions afin d’abaisser le coût des médicaments destinés aux pays les plus pauvres ». Il urge donc d’agir contre la prolifération des faux médicaments.

Et la Fondation Chirac s’y engage. C’est pour cela qu’elle a initié l’Appel de Cotonou contre les faux médicaments. Un appel qui vise à endiguer la banalisation de la production et de la vente des faux produits pharmaceutiques ; à soutenir les acteurs publics et privés, déjà engagés dans cette lutte ; à éveiller les consciences aux risques encourus par la prise de ces faux médicaments.

Comme son nom l’indique, cet appel a été lancé à Cotonou lors d’une cérémonie solennelle au cours de laquelle sept chefs d’Etat africains en exercice et d’éminentes personnalités représentant les organisations africaines et internationales ont apposé leur signature au bas de ce document.

Cet appel à la mobilisation internationale contre les faux médicaments n’est en réalité que la première étape d’un processus qui devrait aboutir à l’ONU au vote d’une convention d’interdiction de la production et du commerce de faux médicaments.

Lors de la cérémonie de très nombreuses allocutions ont été prononcées. Dans son discours, le président Yayi Boni a cité le cas de son pays, le Bénin, on compte plus de « 6000 vendeurs ambulants de médicaments et 80% de Béninois assurent acheter dans la rue leurs médicaments. Cela fait un manque à gagner et une perte au titre des taxes pour l’Etat ».

S’inscrivant dans la même logique, Louis Michel, député européen et co-président de l’assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, a déclaré que sur le plan économique le vrai perdant c’est d’abord le malade, puis les industriels et les Etats. « Je vois dans l’appel de Cotonou l’expression d’une volonté politique pour lutter contre ce fléau. Il ne s’agit pas là d’un combat banal mais d’un combat salutaire pour toute l’humanité ».

Les représentants de l’Union africaine et de l’ONU ont annoncé chacun que son organisation adhérait pleinement à l’appel de Cotonou. Ils ont estimé le trafic des médicaux est le fait de réseaux organisés à l’international et que pour les combattre il faut une réponse internationale.

Le trafic des faux médicaments est « un crime »

Pour Jacques Chirac, le trafic des faux médicaments est « un crime ». En effet, selon l’OMS, « un médicament sur quatre utilisé dans les pays en développement est faux », alors que  « 200.000 décès par an pourraient être évités, si les médicaments prescrits contre le paludisme étaient conformes à la réglementation et capables de traiter réellement la maladie. », explique l’ancien président français. « Nous, chefs d’Etat, ou anciens chefs d’Etat, responsables politiques et citoyens des nations d’Afrique, des Amériques, d’Asie et d’Europe, réunis à Cotonou ce lundi 12 Octobre 2009 à l’invitation de son Excellence Monsieur Thomas Boni Yayi, Président de la République du Bénin, et à l’initiative de la Fondation Chirac, considérons que l’accès universel à des soins et des médicaments de qualité est un droit fondamental » et que « dans la plupart des pays en développement, des franges importantes de la population n’ont pas accès à ce droit fondamental, ce qui est contraire à la dignité humaine et constitue une injustice génératrice de déséquilibres et de tensions ».

Selon Jacques Chirac, « la production et la vente de faux médicaments constituent un crime et une atteinte à l’ordre public » ; et « le trafic international des faux médicaments nuit gravement aux relations pacifiques entre les Etats ».

L’appel de Cotonou lancé par Jacques Chirac contre le trafic des faux médicaments :

« L’Histoire a connu, il y a bien longtemps, la révolution agricole, puis plus récemment la révolution industrielle. Elle aborde la troisième révolution, celle de l’information. Nous en connaissons les effets : les liens sociaux, les relations professionnelles, les initiatives culturelles passent dorénavant par les ordinateurs connectés. Nul n’en conteste les aspects bénéfiques. Soyons aussi conscients des dangers que cette révolution recèle : celui de voir se creuser encore, et de manière irréversible, l’écart entre pays riches et pays pauvres. Celui aussi de l’uniformisation culturelle. Ainsi, aujourd’hui, 90% des informations qui transitent par Internet sont émises en langue anglaise, parce que les outils et les serveurs sont dédiés à l’usage exclusif de cette langue.

« L’enjeu est clair : si dans les nouveaux médias notre langue, nos programmes, nos créations ne sont pas fortement présents, nos futures générations seront économiquement et culturellement marginalisées. Sachons, demain, offrir à la jeunesse du monde des rêves francophones, exprimés dans des films, des feuilletons et valorisant la richesse culturelle et la créativité de chacun de nos peuples.

« Il faut produire et diffuser en français. C’est une question de survie. Il faut unir nos efforts. Les pays du Sud peuvent et doivent participer à ce combat, qui n’est pas seulement celui de la francophonie. Les hispanophones et les arabophones, tous ceux qui s’expriment en hindi ou en russe, en chinois ou en japonais, sont confrontés à la même menace que nous. J’appelle la francophonie à prendre la tête d’une vaste campagne pour le pluralisme linguistique et la diversité culturelle sur les inforoutes de demain. Je souhaite que cet appel de Cotonou marque fortement cette ambition et soit entendu et compris dans le monde entier. »

Chirac : « L’Appel de Cotonou » contre les faux médicaments

Posted on 13 octobre 2009 (0)

appel-cotonou« L’Appel de Cotonou » de Jacques Chirac vise le triste commerce des faux médicaments qui représente 10% du commerce pharmaceutique mondial, soit 45 milliards d’Euro, chiffres avancés par l’Organisation mondiale de la santé. L’appel de Cotonou vise à inciter les responsables politiques du monde entier à se mobiliser contre ce fléau. Parmi les signataires de cet appel, l’ancien président français Jacques Chirac.

Plusieurs chefs d’Etat et responsables politiques ont lancé un appel à Cotonou pour une mobilisation contre les faux médicaments. Ce triste commerce représente 10% du commerce pharmaceutique mondial, soit 45 milliards d’Euro, chiffres avancés par l’Organisation mondiale de la santé. L’appel de Cotonou vise à inciter les responsables politiques du monde entier à se mobiliser contre ce fléau. Parmi les signataires de cet appel, l’ancien président français Jacques Chirac.

Plus rentable que la drogue

« Les trafiquants ont compris que c’était plus profitable que de la drogue parce que c’est beaucoup moins contrôlé que la drogue », explique le professeur Marc Gentilini, médecin de la Fondation Chirac. « De plus en plus de morts sont liées à la prise de médicaments trafiqués, sous-dosés ou contenant des impuretés ; on a même vu des vaccins qui étaient remplacés par de l’eau », a déploré le professeur Gentilini.

Le Président Jacques Chirac a souhaité poursuivre son action et ses combats, notamment à travers la création d’une Fondation pour le développement durable et le dialogue des cultures.

Reconnue d’utilité publique en mars dernier, la Fondation CHIRAC a été officiellement lancée le lundi 9 juin au Musée du Quai Branly. Cette Fondation entend agir en priorité dans les domaines de la responsabilité écologique, la solidarité, le dialogue des cultures et des civilisations.

La Fondation a identifié quatre domaines d’actions prioritaires dont le Président CHIRAC pense qu’ils déterminent aujourd’hui les conditions d’une paix durable pour demain. Il s’agit de l’accès à l’eau, l’accès aux médicaments de qualité, la lutte contre la déforestation et la désertification, et la sauvegarde des langues et des cultures menacées. Dans chacun de ces domaines, la Fondation soutiendra des initiatives concrètes afin de faire changer les choses sur le terrain.

Un combat pas du tout banal

Face à tous ces fléaux que les faux médicaments engendrent, la Fondation Chirac qui se lutte entre autres pour l’accès à la santé et aux médicaments de qualité ne pouvait pas rester les bras croisés. Comme l’a dit Chirac, de toutes les inégalités, la plus blessante est l’inégalité devant la santé.

C’est la raison pour laquelle « je me suis battu dans mon pays, la France, pour que les plus démunis aient accès aux soins ; pour que les traitements pionniers ne soient pas réservés aux privilégiés ; pour que nous trouvions des solutions afin d’abaisser le coût des médicaments destinés aux pays les plus pauvres ». Il urge donc d’agir contre la prolifération des faux médicaments.

Et la Fondation Chirac s’y engage. C’est pour cela qu’elle a initié l’Appel de Cotonou contre les faux médicaments. Un appel qui vise à endiguer la banalisation de la production et de la vente des faux produits pharmaceutiques ; à soutenir les acteurs publics et privés, déjà engagés dans cette lutte ; à éveiller les consciences aux risques encourus par la prise de ces faux médicaments.

Comme son nom l’indique, cet appel a été lancé à Cotonou lors d’une cérémonie solennelle au cours de laquelle sept chefs d’Etat africains en exercice et d’éminentes personnalités représentant les organisations africaines et internationales ont apposé leur signature au bas de ce document.

Cet appel à la mobilisation internationale contre les faux médicaments n’est en réalité que la première étape d’un processus qui devrait aboutir à l’ONU au vote d’une convention d’interdiction de la production et du commerce de faux médicaments.

Lors de la cérémonie de très nombreuses allocutions ont été prononcées. Dans son discours, le président Yayi Boni a cité le cas de son pays, le Bénin, on compte plus de « 6000 vendeurs ambulants de médicaments et 80% de Béninois assurent acheter dans la rue leurs médicaments. Cela fait un manque à gagner et une perte au titre des taxes pour l’Etat ».

S’inscrivant dans la même logique, Louis Michel, député européen et co-président de l’assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, a déclaré que sur le plan économique le vrai perdant c’est d’abord le malade, puis les industriels et les Etats. « Je vois dans l’appel de Cotonou l’expression d’une volonté politique pour lutter contre ce fléau. Il ne s’agit pas là d’un combat banal mais d’un combat salutaire pour toute l’humanité ».

Les représentants de l’Union africaine et de l’ONU ont annoncé chacun que son organisation adhérait pleinement à l’appel de Cotonou. Ils ont estimé le trafic des médicaux est le fait de réseaux organisés à l’international et que pour les combattre il faut une réponse internationale.

Le trafic des faux médicaments est « un crime »

Pour Jacques Chirac, le trafic des faux médicaments est « un crime ». En effet, selon l’OMS, « un médicament sur quatre utilisé dans les pays en développement est faux », alors que  « 200.000 décès par an pourraient être évités, si les médicaments prescrits contre le paludisme étaient conformes à la réglementation et capables de traiter réellement la maladie. », explique l’ancien président français. « Nous, chefs d’Etat, ou anciens chefs d’Etat, responsables politiques et citoyens des nations d’Afrique, des Amériques, d’Asie et d’Europe, réunis à Cotonou ce lundi 12 Octobre 2009 à l’invitation de son Excellence Monsieur Thomas Boni Yayi, Président de la République du Bénin, et à l’initiative de la Fondation Chirac, considérons que l’accès universel à des soins et des médicaments de qualité est un droit fondamental » et que « dans la plupart des pays en développement, des franges importantes de la population n’ont pas accès à ce droit fondamental, ce qui est contraire à la dignité humaine et constitue une injustice génératrice de déséquilibres et de tensions ».

Selon Jacques Chirac, « la production et la vente de faux médicaments constituent un crime et une atteinte à l’ordre public » ; et « le trafic international des faux médicaments nuit gravement aux relations pacifiques entre les Etats ».

L’appel de Cotonou lancé par Jacques Chirac contre le trafic des faux médicaments :

« L’Histoire a connu, il y a bien longtemps, la révolution agricole, puis plus récemment la révolution industrielle. Elle aborde la troisième révolution, celle de l’information. Nous en connaissons les effets : les liens sociaux, les relations professionnelles, les initiatives culturelles passent dorénavant par les ordinateurs connectés. Nul n’en conteste les aspects bénéfiques. Soyons aussi conscients des dangers que cette révolution recèle : celui de voir se creuser encore, et de manière irréversible, l’écart entre pays riches et pays pauvres. Celui aussi de l’uniformisation culturelle. Ainsi, aujourd’hui, 90% des informations qui transitent par Internet sont émises en langue anglaise, parce que les outils et les serveurs sont dédiés à l’usage exclusif de cette langue.

« L’enjeu est clair : si dans les nouveaux médias notre langue, nos programmes, nos créations ne sont pas fortement présents, nos futures générations seront économiquement et culturellement marginalisées. Sachons, demain, offrir à la jeunesse du monde des rêves francophones, exprimés dans des films, des feuilletons et valorisant la richesse culturelle et la créativité de chacun de nos peuples.

« Il faut produire et diffuser en français. C’est une question de survie. Il faut unir nos efforts. Les pays du Sud peuvent et doivent participer à ce combat, qui n’est pas seulement celui de la francophonie. Les hispanophones et les arabophones, tous ceux qui s’expriment en hindi ou en russe, en chinois ou en japonais, sont confrontés à la même menace que nous. J’appelle la francophonie à prendre la tête d’une vaste campagne pour le pluralisme linguistique et la diversité culturelle sur les inforoutes de demain. Je souhaite que cet appel de Cotonou marque fortement cette ambition et soit entendu et compris dans le monde entier. »

L’Inserm lance un « site d’information scientifique en santé »

Posted on 13 octobre 2009 (0)

InssermL’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) vient de lancer son nouveau site internet d’information scientifique en santé. Ce nouveau site est « attractif, clair et aéré » et « met à disposition plus de 50 dossiers d’information » étoffés de vidéos, d’images, de références et de liens.

Le nouveau site renforce l’interactivité avec l’internaute. Etre « une référence en sciences de la vie et de la santé » de par « la qualité des informations et la richesse des illustrations », telle est la vocation du nouveau site de l’Inserm. L’Inserm souhaiterait apporter aux Français « une information scientifique complète et fiable » sur plusieurs « thématiques liées aux sciences de la vie et de la santé », a expliqué le directeur du département de l’information scientifique et de la communication de l’Inserm, Arnaud Benedetti.

Il s’agit d’un site « moins institutionnel et directement dédié à un public plus large ». Dans les prochains jours, ‘le site sera régulièrement enrichi de dossiers, d’interviews, de reportages photos et de vidéos » pour « illustrer la diversité de la recherche. »

A propos de l’Inserm

InsermCréé en 1964, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale est un établissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle du ministère de la Santé et du ministère de la Recherche.

L’Inserm, seul organisme public de recherche français entièrement dédié à la santé humaine, s’est vu confier, en 2008, la responsabilité d’assurer la coordination stratégique, scientifique et opérationnelle de la recherche biomédicale. Ce rôle central de coordinateur lui revient naturellement par la qualité scientifique de ses équipes mais également par sa capacité à assurer une recherche translationnelle, du laboratoire au lit du patient.

Le décret adopté en mars 2009 va permettre à l’Inserm d’assumer ses missions dans le contexte de la recherche face aux nouveaux défis scientifiques, sanitaires et économiques du XXIe siècle. L’expertise et la veille scientifiques sont désormais inscrites comme missions officielles de l’Institut.

Cette mission de coordination a conduit à la création de 10 instituts thématiques associés à l’Inserm, début 2008, dont le rôle est pérennisé par ce nouveau décret où leurs attributions, état des lieux de la recherche française dans leur domaine, animation de cette recherche, définition des objectifs, sont clairement définies.

Pour remplir ses missions, l’Institut a été conçu dès l’origine dans un partenariat étroit avec les autres établissements de recherche publics ou privés, et les lieux de soins que sont les hôpitaux. Aujourd’hui, 80 % des 318 unités de recherche Inserm sont implantées au sein des centres hospitalo-universitaires, ou des centres de lutte contre le cancer. Les campus de recherche du CNRS, ainsi que les Instituts Pasteur et Curie accueillent eux aussi des structures de recherche Inserm. L’Université, placée au centre du dispositif de recherche par la loi sur l’autonomie des universités, sera également un partenaire privilégié.

La coordination nationale se trouve renforcée par la création, en avril 2009, de l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé, dont l’Inserm est signataire aux côtés d’autres organismes et instituts de recherche et de la conférence des présidents d’université. Pour élargir la coordination stratégique et progammatique de la recherche à l’ensemble des sciences de la vie et de la santé, l’Alliance s’appuie sur une organisation en 10 instituts thématiques multi-organismes, dont la direction est assurée conjointement par deux organismes de recherche (Inserm, CNRS, CEA ou Inra), selon le domaine de recherche.

Enfin, l’Inserm joue un rôle de première importance dans la construction de l’espace européen de la recherche et conforte sa position à l’international par d’étroites collaborations (équipes à l’étranger et laboratoires internationaux associés). Pour en savoir plus, visitez le nouveau site de l’Inserm : http://www.inserm.fr

Mets tes baskets et bats la maladie

Posted on 10 octobre 2009 (0)

mtb09L’Association Européenne contre les Leucodystrophies (ELA) a pour objets de financer la recherche médicale sur les leucodystrophies, de soutenir les familles concernées par la maladie et de sensibiliser l’opinion publique.

Les leucodystrophies sont des maladies génétiques rares (160 naissances par an en France), particulièrement graves, et malheureusement incurables à l’heure actuelle.

Depuis sa création, ELA a financé plus de 150 programmes de recherche médicale. Souhaitant faire partager le fruit de ses efforts à un plus grand nombre de malades, ELA vient de créer une fondation de recherche qui œuvre pour l’ensemble des maladies de la myéline, parmi lesquelles la sclérose en plaques et les maladies neurologiques des enfants prématurés.

Plus de 100 000 personnes en France sont directement concernées par ces recherches.

Pour financer la recherche et le soutien aux familles, pour informer le grand public, ELA a mis en place une action nationale baptisée METS TES BASKETS ET BATS LA MALADIE. Elle bénéficie des soutiens du ministère de l’Éducation nationale et du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative.

5 octobre 2009 à 10h : la dictée d’ELA partout en France

La dictée d’ELA marque le lancement de la campagne METS TES BASKETS ET BATS LA MALADIE 2008/2009. Cet événement d’ampleur nationale réunit les établissements scolaires autour d’un texte, porteur des valeurs de la campagne : solidarité, respect et engagement.
Après Philippe Claudel, Daniel Picouly, François Morel, Daniel Pennac et Eric-Emmanuel Schmitt, le nouvel auteur de la dictée mettra tout son talent au service de la solidarité.

La campagne continue le reste de l’année scolaire

Comment participer ?

L’établissement s’inscrit auprès d’ELA et fixe une date pour l’événement sportif. Il reçoit alors un matériel adapté pour sensibiliser et mobiliser les élèves (vidéo, CDRom, affiches, banderole, carnet de parrainage).

Vous trouverez sur le site internet d’ELA un dossier de présentation vous expliquant plus en détail cette opération de citoyenneté et de solidarité.
Que peut apporter cette opération à l’établissement ?

C’est un projet d’établissement qui fédère la communauté éducative, un moment festif qui associe les parents d’élèves, les personnalités… C’est aussi une occasion de rassembler d’autres établissements du secteur et de nouer des contacts avec des entreprises locales… et un exemple concret de projet dans le cadre du mois de l’engagement.

Mets tes Baskets et bats la maladie – Inscrivez vous ici

Guinée : la société civile demande justice

Posted on 08 octobre 2009 (0)

Guinée3L’annonce de la création d’une commission nationale d’enquête sur les événements du 28 septembre 2009 par le chef de la junte militaire guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, a été accueillie avec scepticisme par la société civile guinéenne.

Le président de la Ligue guinéenne des droits de l’Homme, Thierno Madjo Sow cite les exemples des deux commissions, successivement mises en place pour connaître des graves abus commis en janvier-février 2007, qui,, selon lui, n’ont rien donné.

« Des centaines de personnes ont été tuées, il y a de nombreux mutilés et disparus ; on a mis sur pied une première commission, puis une seconde, sans résultat probant parce qu’en Afrique, dit-il, tous les corps administratifs sont soumis au pouvoir exécutif ».

Au lieu d’une commission nationale, Thierno Madjo Sow aurait souhaité la mise sur pied d’une structure internationale ou mixte. La mission d’une telle commission aurait été facilitée, poursuit-il, par le fait que les auteurs des violations des droits de l’Homme du 28 septembre sont connus. Le geste aurait été de les arrêter, dit Sow, ajoutant qu’il ne comprend pas, par exemple, que « l’ordonnace du chef de l’Etat qui ne le quitte jamais, aille participer à un carnage pareil. »

Thieron Madjo Sow raconte qu’on a laissé les gens laissé les gens entrer dans le stade, on a ensuite fermé les portes, mis du courant aux portes et sur les murs pour les empêcher sortir, avant de à tirer à l’horizontale sur la population, violer les femmes en public, introduire des armes dans leurs parties intimes, et parfois même tirer des coups de feu à cet endroit. Il y a, dit-il, des gens qui ont été égorgés et des gens à qui on a ouvert le ventre avec des baionnettes.

Les Français intéressés par le montage de voitures en Algérie

Posted on 07 octobre 2009 (0)

carsL’ambassadeur de France à Alger, M. Xavier Driencourt, en visite dans la wilaya de Batna, a évoqué mardi la possibilité de créer à l’avenir des unités de montage de voitures en Algérie, dans le cadre d’un partenariat entre les investisseurs français et algériens.

Le diplomate, qui s’exprimait lors d’une séance de travail tenue dans un hôtel de Batna, en présence des responsables de la Chambre de commerce et d’industrie Aurès, d’opérateurs économiques et de concessionnaires locaux représentant des constructeurs automobiles français, a souligné en substance que cette activité pourrait venir en appoint de celles déjà en cours, liées à la commercialisation et à la formation dans le secteur automobile. M. Driencourt a en outre affirmé que l’effort déployé par l’Algérie en matière de développement des infrastructures de base, notamment le projet de l’autoroute Est-Ouest, encourage l’investissement dans ce domaine.

Le chef de la mission diplomatique française en Algérie a fait part à ce propos de la volonté d’investisseurs français à promouvoir une offre de prestations de qualité dans le domaine de l’industrie automobile, déclarant : «pourquoi pas le montage de voiture françaises en Algérie à l’avenir».

Les déclarations du diplomate français interviennent au moment où plusieurs hauts responsables algériens ont émis le voeu de mettre en place une véritable industrie automobile par le biais de partenariat avec des investisseurs étrangers. Le ministre du Commerce, El-Hachemi Djaâboub, avait émis, il y a une quinzaine de jours, le souhait de parvenir à un partenariat avec les constructeurs d’automobiles en vue de mettre en place une industrie automobile en Algérie. Djaâboub avait d’ailleurs estimé que le Salon international de l’automobile d’Alger était un «évènement ordinaire et qu’il aurait une autre signification lorsque l’Algérie aura sa propre industrie automobile et exposera ses propres véhicules».

Plus que le montage, le ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement, M. Hamid Temmar, souhaite la création d’une véritable industrie automobile. C’est ce qu’il a clairement signifié en mai dernier lors des travaux de la Task-Force algéro-coréenne. M. Temmar avait indiqué à ce propos que l’Algérie veut établir avec la Corée du Sud un partenariat économique basé sur le transfert de technologie. «Il faut aller vers un partenariat technologique avec la Corée du Sud, notamment dans les secteurs de l’électronique, la mécanique et la pétrochimie», a déclaré M. Temmar lors des travaux de la 6e session de la Task-Force.

Citant le secteur de l’automobile pour mieux illustrer ce choix dans l’orientation de la promotion des investissements, le ministre a souligné que l’Algérie entend aller désormais «au-delà du montage pour créer une véritable industrie automobile». Il a souhaité, à ce propos, que les discussions d’affaires entre les opérateurs économiques des deux pays aboutissent à des joints-ventures dans des projets de la mécanique et de la pétrochimie. Pour le secteur de l’automobile, le ministère veut même instaurer une chaîne de sous-traitants afin de répondre aux futurs besoins des constructeurs automobiles qui seront retenus pour la fabrication des voitures en Algérie.

Un groupement d’opérateurs économiques algérien, émirati et allemand avait déjà signé, en août dernier, un protocole d’accord portant sur un partenariat industriel, commercial et technologique. Ce protocole d’accord porte notamment sur la création de trois sociétés d’économie mixte qui auront à charge de conduire et d’exploiter des projets industriels au niveau des pôles mécaniques de Aïn Smara, Oued Hamimine et Tiaret. La partie émiratie de ce groupement se compose du groupe Aabar Investments, tandis que celle d’Allemagne comprend les sociétés Man Ferrostaal, Daimler, Deutz MTU et Rheinmettal.

Il y a lieu de souligner que lors de sa visite à Batna, l’ambassadeur de France à Alger a noté que les entreprises françaises manifestent un intérêt marqué pour l’investissement dans le secteur des banques et des assurances, ainsi que dans le bâtiment et les travaux publics, lesquels, a-t-il dit, représentent des secteurs dans lesquels les opérateurs français aimeraient se placer pour participer à la concrétisation des grands projets que l’Algérie a initiés.

Interrogé à propos de la loi de finances complémentaire 2009, l’ambassadeur a affirmé que la partie française n’avait rien à craindre des mesures qui y sont contenues car, a-t-il souligné, «(nous) avons compris que les autorités algériennes voulaient, au travers de cette loi, protéger et développer les produits algériens».

Djamel Belaïfa du quotidien d’Orent

Algériens et Italiens se penchent sur les litiges commerciaux

Posted on 05 octobre 2009 (0)

commerceDepuis sa création, il y a cinq ans, le centre de conciliation et d’arbitrage, créé pour régler les litiges commerciaux nationaux et internationaux, est boudé par les entreprises algériennes mais sollicité par les sociétés étrangères. En effet, ce centre n’attire pas les PME et PMI algériennes, qui préfèrent en cas de litige avoir recours directement à la justice malgré le temps que cela peut prendre.

Quel est l’intérêt de l’arbitrage ? Pourquoi ce désintéressement pour un organisme qui peut préserver les droits d’une entreprise et pourquoi les entreprises préfèrent la justice à l’arbitrage ? Ce sont les questions que des experts algériens et italiens spécialisés dans ce domaine ont tenté d’y répondre au 2ème jour des journées italiennes organisées depuis samedi à Oran et qui se poursuivront jusqu’au 7 octobre. Le débat sur ce sujet d’actualité a été animé, hier, à la chambre de commerce et d’industrie de l’Oranie (CCIO) en présence de l’ambassadeur d’Italie à Alger, M. Giampaolo Cantini.

Du point de vue théorique, les textes régissant l’arbitrage sont clairs, selon les experts, mais du point de vue pratique, le centre de conciliation et d’arbitrage peine à convaincre les entreprises algériennes. Me Ali Haroun, membre du comité d’arbitrage du CCA et CACI, intervenant lors de cette rencontre, a insisté sur la nécessité de vulgariser et sensibiliser les entreprises sur la question car de nombreuses entreprises algériennes ont perdu beaucoup d’argent à cause d’une clause dans le contrat signé avec une entreprise étrangère ou par méconnaissance des lois. Pour éviter de tels désastres à l’entreprise, mieux vaut avoir recours au droit préventif qui consiste à demander l’assistance d’un conseiller juridique avant l’élaboration d’un contrat, souligne Me Haroun, qui estime que le centre est un droit curatif.

Pour donner un aperçu sur le travail du centre d’arbitrage, le membre du comité d’arbitrage souligne que depuis son existence, le centre a eu à traiter 40 dossiers de sociétés étrangères soumis à l’arbitrage algérien. Tandis que le cas des entreprises algériennes qui ont sollicité les services du centre ne dépasse pas six dossiers. «Un nombre très faible», estime Me Haroun, par rapport à tous les avantages que les entreprises peuvent bénéficier si elles choisissent l’arbitrage avant d’aller à la justice. Le conférencier insiste sur un point qui fait toute la différence ente le recours à la justice et le centre d’arbitrage ; la préservation des intérêts de l’entreprise et la continuité des relations avec la société avec laquelle elle a eu un litige. «Après un jugement de justice, les relations se cassent généralement entre les deux parties en conflit mais après un arbitrage, les choses continuent normalement».

L’intervention de Me Haroun a été suivie par celle de Me Benedetta Coppo, responsable du service d’arbitrage, chambre arbitrale de Milan, chambre de commerce de Milan en Italie, qui a enchaîné dans le même contexte et axé sur «les efforts pour une justice privée au bénéfice des petites et moyennes entreprises dans la Méditerranée».

B. Mokhtaria