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17% des Français se feront vacciner contre la grippe A

Posted on 26 octobre 2009 (0)

H1N1-FluUn sondage Ifop révèle que seuls 17% des Français se feront bientôt vacciner contre la grippe A et que 82% de la population ne seraient pas prêts à franchir ce pas. Mais les vrais craintes des Français se situent sur les adjuvants présents dans les vaccins pandémiques H1N1. Depuis plus de 30 ans, de nombreux vaccins comportent dans leur composition des substances dénommées adjuvants, dont l’ajout permet d’augmenter de façon spécifique la réponse immunitaire pour une même dose d’antigène vaccinal.

Dans le contexte d’une pandémie grippale, on ne connaît à l’avance et de façon précise ni la date de survenue, ni les caractéristiques spécifiques du virus pandémique qui circulera. Il est donc essentiel de pouvoir développer et produire rapidement des vaccins contre la souche virale identifiée, et de mettre à la disposition des autorités sanitaires des doses suffisantes de vaccins pour couvrir la population. A cet égard, l’utilisation d’un adjuvant permet de réduire la quantité d’antigène par dose de vaccin tout en conservant une réponse vaccinale optimale, et ainsi, de produire davantage de doses, dans un rapport qui peut aller de 1 à 2 à 1 à 4 pour une même quantité globale d’antigènes disponibles.

L’utilisation d’un adjuvant peut aussi s’avérer utile en cas de mutation du virus, car ils sont susceptibles de favoriser une efficacité immunitaire plus large, c’est-à-dire en assurant un certain degré de protection vaccinale face à une souche virale modifiée. L’ensemble de ces considérations, ainsi qu’un large recul clinique sur le profil de sécurité jugé favorable pour ces adjuvants, ont conduit à privilégier à l’échelon européen le choix du développement de vaccins contenant un adjuvant, tels que les deux vaccins qui viennent de faire l’objet d’un avis positif du comité scientifique de l’EMEA pour l’autorisation de mise sur le marché. D’autres vaccins sans adjuvant sont en cours de développement et viendront compléter l’offre de couverture vaccinale d’ici le milieu de l’automne notamment pour vacciner des personnes immunologiquement plus vulnérables, telles que les femmes enceintes, les très jeunes enfants ou les personnes immunodéprimées.

Dans ces cas, le choix d’un vaccin sans adjuvant, tel que préconisé par le Haut Conseil de Santé Publique dans son avis du 7 septembre 2009, le sera à titre de précaution. En effet, les diverses études scientifiques qui ont été conduites en Europe et dans le monde, n’ont pas permis d’établir un lien entre l’utilisation de vaccins avec adjuvants et l’apparition de perturbations du système immunitaire aux conséquences graves dans la période suivant la vaccination.

Les sels d’aluminium sont de longue date les principaux adjuvants utilisés dans les vaccins en général. Le recul de pharmacovigilance est très important, et ne fait apparaître globalement que des effets indésirables locaux et bénins, même si certaines controverses nourrissent des débats récurrents notamment quant à la possibilité non établie à ce jour que cet adjuvant puisse être à l’origine de rares pathologies auto-immunes. Les vaccins pandémiques avec adjuvant qui viennent d’être autorisés comportent des adjuvants d’une génération plus récente dite huile dans l’eau. Leur composition incorpore essentiellement du squalène (substance lipidique qui est présente notamment dans les aliments). C’est le cas pour les adjuvants MF59 et ASO3. Les études pré-cliniques réalisées chez plusieurs espèces animales n’ont pas montré de toxicité particulière, notamment de foeto-toxicité, ou de tératogénicité.

Lancement de la campagne de vaccination grippe A en France

Posted on 20 octobre 2009 (0)

H1N1-FluLa campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) est officiellement lancée en France. Mais ces vaccins sont-ils efficaces ? C’est le fondement même de la procédure d’autorisation de mise sur le marché que de vérifier, en plus de la sécurité du vaccin, son efficacité contre l’agent pathogène contre lequel il protège. En conséquence, les vaccins dotés d’une AMM, qui seront les seuls utilisés dans le cadre de la campagne de vaccination, ont démontré leur efficacité pour protéger contre le virus de la grippe A(H1N1). Cependant, comme c’est le cas pour tous les vaccins, les vaccins contre la grippe A(H1N1) ne protègent pas à 100%. Le vaccin reste efficace plusieurs mois. Se faire vacciner aujourd’hui permet donc largement d’être protégé pendant la période à risque de pic pandémique.

Quelle est la composition des vaccins ?

Les vaccins comportent un principe actif dénommé « antigène ». C’est cet élément qui va induire une réponse immunitaire capable de protéger l’individu contre l’infection naturelle ou d’en atténuer significativement les conséquences (bactéries ou virus vivants atténués, agent bactérien ou viral entier inactivé, fractions antigéniques ou sous-unités vaccinantes).

Les autres composants sont :

* les adjuvants qui stimulent la réaction immunitaire induite par les vaccins (cf. infra.) ;
* les conservateurs (Thiomersal) qui évitent le risque infectieux ;
* et des agents inactivants (formaldéhyde) pour l’inactivation et la détoxification des agents infectieux.

Que sont les adjuvants et à quoi servent-ils ?

Certains vaccins contre la grippe A(H1N1) contiennent des adjuvants. Ces adjuvants servent :

* à limiter la quantité d’antigène nécessaire pour obtenir la réaction immunitaire permettant de protéger la personne vaccinée. Les vaccins adjuvés contiennent donc moins de « principe actif » ;
* à élargir le spectre d’efficacité des vaccins, ce qui permet aux vaccins d’agir même contre un virus qui se serait légèrement modifié.
Ces deux éléments sont particulièrement intéressants en cas de pandémie, puisque, le virus étant un nouveau virus :
* diminuer la quantité d’antigène nécessaire permet d’augmenter le nombre de vaccins produits dans une période donnée ;
* d’autre part, les nouveaux virus évoluent souvent spontanément, et c’est particulièrement le cas pour les virus de la grippe. L’élargissement du spectre d’action permet donc d’augmenter la garantie d’efficacité des vaccins.
C’est pourquoi les vaccins acquis dans le cadre de la pandémie A(H1N1) comportent dans leur grande majorité des adjuvants.
Les adjuvants utilisés dans les vaccins de GSK, de Novartis et dans un vaccin de Sanofi sont à base de squalène (huile de foie de requin). Le squalène est une substance que l’on trouve à l’état naturel dans les plantes, chez l’animal et chez l’homme. Dans l’organisme humain, il est synthétisé dans le foie et véhiculé par la circulation sanguine. On le trouve également dans différents aliments, médicaments en vente libre et compléments alimentaires. Il est commercialement extrait de l’huile de poisson, en particulier de l’huile de foie de requin. Il est ensuite purifié et utilisé dans certains produits pharmaceutiques et vaccins.
Le risque associé à la présence d’adjuvants à base de squalène dans les vaccins grippaux A(H1N1) est actuellement théorique. En effet, les données chez l’animal n’ont permis de retrouver aucun effet toxique.
L’un de ces adjuvants (MF59) est d’ailleurs présent dans des vaccins déjà administrés à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires, notamment l’un des vaccins utilisés contre la grippe saisonnière en Europe (environ 47 millions de doses administrées depuis 1997). La large utilisation de ce vaccin n’a pas conduit au signalement d’effets indésirables post-vaccinaux importants et témoigne de sa bonne tolérance.

Une ou deux doses ?

Le schéma vaccinal validé dans les essais cliniques ayant permis aux différents vaccins contre le virus A(H1N1) d’obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) comporte l’administration de deux doses espacées au minimum de 21 jours.
Pour autant, même après l’obtention des autorisations de mise sur le marché, les laboratoires poursuivent leurs travaux pour améliorer leur connaissance de l’efficacité des vaccins. Ces essais qui se poursuivent ont permis de produire des données d’immunogénicité (c’est-à-dire la capacité du vaccin à stimuler la production des anticorps contre le virus) supplémentaires. Ces données pourraient conduire à reconsidérer ce schéma si la première dose devait permettre de façon pérenne l’obtention d’un effet protecteur suffisant.
C’est ce que suggèrent les données qui sont disponibles pour le vaccin produit par GSK et celui produit par Novartis. En conséquence, ces deux laboratoires ont déposé une nouvelle demande d’AMM auprès de l’agence européenne du médicament (EMEA) pour leur vaccin avec une seule dose. Un schéma vaccinal à une seule dose serait une excellente nouvelle.
Tout d’abord, il permettrait de proposer plus rapidement la vaccination à l’ensemble de la population.
Ensuite, il simplifierait substantiellement l’organisation de la campagne de vaccination car, à l’heure actuelle, les deux injections requises doivent être faites avec un vaccin produit par le même laboratoire.
Il est néanmoins probable que cette possible évolution du schéma vaccinal ne concerne pas les jeunes enfants qui resteraient sur un schéma à deux injections pour une protection complète.

Quels sont les effets secondaires attendus ? Comment seront-ils pris en compte ?

Si l’on se fonde sur les résultats de la surveillance des effets secondaires des vaccins contre la grippe saisonnière produits selon des procédés analogues et déjà commercialisés depuis plusieurs années, rien n’indique actuellement que le vaccin contre la grippe A(H1N1) puisse avoir des effets secondaires à long terme.
En effet, les vaccins contre la grippe saisonnière sont bien tolérés. S’ils surviennent, les événements indésirables sont le plus souvent mineurs, prenant surtout la forme de réactions locales (douleur, rougeur, gonflement) au point d’injection ou de fièvre modérée, et ne durent pas plus de 48 heures.
Dans le cadre de la campagne nationale de vaccination contre la grippe A(H1N1), un suivi attentif et en temps réel des effets indésirables sera néanmoins mis en place. Il permettra de détecter et d’analyser tout signal d’alerte significatif.
L’encadrement de la sécurité d’emploi du vaccin reposera sur l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), en collaboration étroite avec les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) et les laboratoires pharmaceutiques concernés.
En complément des plans de gestion des risques (PGR) mis en place au niveau européen, l’AFSSAPS prévoit une surveillance selon deux axes principaux : un recueil des effets indésirables et la réalisation d’études cliniques complémentaires au PGR européen afin d’assurer un suivi épidémiologique en France. Ces éléments permettront ainsi l’évaluation régulière du rapport bénéfice-risque de ces vaccins et la prise de mesures si nécessaire.
Une fiche de déclaration « pandémie grippale » a été mise en place par l’AFSSAPS, qui permettra de déclarer spécifiquement des événements indésirables pour les vaccins antigrippaux A(H1N1). La notification sera facilitée par l’accès non seulement sur le site de l’AFSSAPS mais aussi sur les sites internet de plusieurs réseaux de médecins généralistes et des ordres nationaux des médecins et des pharmaciens. Des formulaires de déclaration seront également disponibles dans les centres de vaccination.
Enfin, dans des cas exceptionnels, les professionnels de santé pourront déclarer les événements indésirables dont ils ont connaissance par téléphone.
Dans le contexte particulier de la pandémie grippale, l’AFSSAPS prévoit de renforcer le système habituel de notification par les professionnels de santé en autorisant la notification directe par les patients, afin de disposer de toute information pouvant constituer un signal, quelle que soit la source
Dans le cadre du plan de gestion des risques (PGR) européen, l’agence européenne du médicament (European Medicines Agency – EMEA) a demandé à chaque laboratoire commercialisant un vaccin A(H1N1) de mettre en place un suivi de cohorte de sujets vaccinés jusqu’à 6 mois après la vaccination. De plus, l’AFSSAPS prévoit une évaluation de la tolérance des nouveaux vaccins A(H1N1) au sein des groupes de sujets à risque, grâce à un suivi actif et organisé des effets indésirables en France.

Qu’en est-il du syndrome de Guillain-Barré ?

Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une atteinte des nerfs qui se traduit par une paralysie rapide, débutant au niveau des membres inférieurs puis remontant vers le haut du corps. C’est une maladie potentiellement grave : dans 85% des cas, la récupération est complète, 10% des patients gardent des séquelles motrices et 5% décèdent.
C’est une maladie rare. En France, son incidence (nombre de nouveaux cas par an) est de 2,8 cas pour 100.000 (calculée sur la base des données du programme de médicalisation des systèmes d’information-PMSI). On estime à 1.700 le nombre de patients hospitalisés par an.
Deux tiers des cas de SGB surviennent après une infection bactérienne ou virale. A ce titre, la grippe est considérée comme un facteur de risque possible du SGB.
Les études épidémiologiques faites sur le sujet ont montré que le nombre d’hospitalisations pour SGB augmente parallèlement à celui du nombre de cas de grippe. Une étude menée en France par des équipes de l’hôpital de Garches a montré l’incidence de 4 à 7 cas pour 100 000 sujets grippés. L’association entre la vaccination contre la grippe et la survenue d’un SGB a été évoquée pour la première fois en 1976 aux Etats-Unis. Il s’agissait d’un vaccin à virus entier et sans adjuvant.
Depuis, plusieurs études portant sur la vaccination contre la grippe saisonnière ont été conduites. L’une d’entre elles a mis en évidence un risque très faible d’environ 1 cas pour 1 million de personnes vaccinées. Les autres études n’ont pas montré d’association.
L’ensemble des données disponibles indiquent que le risque de développer un SGB dû à la grippe est très supérieur au risque de survenue d’un tel syndrome du fait de la vaccination. Sur ce sujet, le rapport bénéfice/risque est donc totalement en faveur de la vaccination.

Deux éléments doivent être soulignés :

* on dénombre environ 1.700 cas de SGB par an, soit un peu plus de 4 cas par jours. Il est donc certain que des SGB apparaîtront au cours de la campagne vaccinale, y compris chez des personnes s’étant faite vacciner, sans forcément qu’il n’y ait de lien ;
* l’épidémie de grippe annoncée va faire augmenter ce nombre car les infections virales et bactériennes sont à l’origine de 2/3 des SGB.
En conséquence, les autorités sanitaires s’attendant à une épidémie de grippe plus importante que les autres années, s’attendent également à une augmentation du nombre de SGB pendant l’hiver 2009-10.

Est-il prévu un suivi médical des personnes vaccinées ?

Il n’est pas prévu de mettre en place un suivi médical des personnes vaccinées car cela ne se justifie pas.
En revanche, un dispositif de surveillance des effets indésirables sera mis en place au démarrage de la campagne de vaccination et permettra de réaliser une évaluation en continu de la tolérance de ces vaccins.
Il a pour objectif de détecter les effets indésirables médicamenteux (EIM) des vaccins grippaux A(H1N1) sur le territoire français. Cette évaluation continue de la tolérance des vaccins A(H1N1) permettra de prendre rapidement toute mesure supplémentaire de minimisation du risque qui pourrait s’imposer, et de modifier, si nécessaire, la stratégie de vaccination.
En cas de signal d’alerte susceptible de conduire à une réévaluation du rapport bénéfice-risques des vaccins A(H1N1), les autorités compétentes des Etats membres de la communauté européenne s’informeront mutuellement afin de prendre des dispositions concertées
Si un effet indésirable survenait après la vaccination, il est recommandé de se rapprocher de son médecin, ou de son pharmacien pour avis. Le cas échéant, ils se chargeront d’établir une déclaration auprès du centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont ils dépendent géographiquement. Par ailleurs, il est prévu que les patients puissent déclarer eux-mêmes des effets secondaires qu’ils suspectent d’être liés à la vaccination A(H1N1). La fiche de déclaration « patients » sera téléchargeable sur le site de l’AFSSAPS (http://www.afssaps.fr/). Une fois dûment remplie, elle devra être adressée au CRPV couvrant le département de résidence du patient déclarant.

Pourra-t-on choisir son vaccin ?

Seuls les vaccins dotés d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) seront utilisés pour vacciner la population. Aussi, chacun doit considérer que tous les vaccins offrent le même niveau d’efficacité et de sécurité. Aussi, il n’est pas prévu d’offrir le choix du vaccin aux personnes qui viendront se faire vacciner.
En revanche, dans des cas très particuliers, comme celui des femmes enceintes ou celui de certaines allergies en particulier, le professionnel de santé qui effectuera la vaccination pourra être amené à choisir un vaccin plutôt qu’un autre.

Quel est le prix des vaccins ?

Des contrats ont été passés avec quatre industriels pour pallier tout problème de production ou d’obtention d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Au total, 94 millions de doses ont ainsi été acquises :

* 28 millions de doses chez Sanofi ;
* 16 millions de doses chez Novartis,
* 50 millions de doses chez GSK
* 50 000 doses chez Baxter.
750 M€ HT ont été consacrés à l’achat des vaccins. Leur prix unitaire est variable en fonction des fournisseurs et s’établit en moyenne à un peu moins de 8€ HT.
L’acquisition peut paraître immédiatement coûteuse mais elle est potentiellement économiquement positive. En effet, la vaccination doit permettre de réduire l’impact sanitaire, social mais aussi économique de la pandémie. Le coût de la perte de production liée à l’absentéisme généré par une épidémie de grippe A(H1N1) a été estimé par le secrétariat général de la défense nationale entre 6 et 7,5 milliards d’euros, avec comme hypothèse un taux de personnes touchées par la pandémie de 30%.
Les marchés passés avec les laboratoires pharmaceutiques ont fait l’objet de négociations importantes. La ministre de la santé et des sports a constitué, à des fins de négociations des contrats, une équipe constituée du directeur général de la santé, du directeur général de l’établissement de préparation et des réponses aux urgences sanitaires (EPRUS), l’établissement qui a passé les marchés, du directeur général de l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et enfin du président du comité économique des produits de santé (CEPS). Source : ministère de la Santé et des Sports

Grippe A : deux nouvelles écoles fermées

Posted on 18 octobre 2009 (0)

H1N1_bleu-specilDeux nouveaux établissements scolaires touchés par la grippe A (H1N1) ont été fermés. Au moins 29 élèves d’une école élémentaire de Tarare, près de Lyon, auraient contracté le virus grippal. L’établissement est fermé pour une semaine. La préfecture a décidé de fermer pour huit jours un établissement régional d’enseignement adapté (EREA) dans le Pas-de-Calais.

« Le gouvernement est prêt à fermer les écoles en cas de pandémie totale », avait averti Luc Chatel en début du mois. En cas de fermeture nationale des établissements scolaires, et dans le but d’assurer la « continuité pédagogique », le ministre de l’Education explique que les chaînes France 5 et France-Culture diffuseront un total de « 264 heures d’émissions télévisées et 288 heures d’émissions radiophoniques » qui ont été « préparées pour tous les niveaux d’enseignement », de l’école primaire au BAC.

Le virus de la grippe A (H1N1) continue à être le virus grippal prédominant dans l’hémisphère Sud où la vague épidémique A (H1N1) est sur le point de prendre fin, à l’exception de quelques pays seulement.

Dans l’hémisphère Nord en revanche, la circulation du virus H1N1 est modérée mais la tendance est à l’augmentation dans certains pays, notamment aux Etats-Unis, au Japon et au Mexique. En fin de semaine 38 (du 14 au 20 septembre), le total mondial cumulé de décès depuis le début de la pandémie est de 4 094 (InVs). Il est aujourd’hui de 4.100 dans 191 pays et territoires.

Une « irruption explosive » de la pandémie grippale est possible dans les pays les plus pauvres de la planète qui ont besoin d’une aide financière d’urgence pour se procurer des doses de vaccin en quantité suffisante, a averti l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) depuis Istanbul.

En Afrique sub-saharienne, en semaine 38 (du 14 au 20 septembre), 23 pays ont déclaré des cas de A (H1N1) 2009 ; le nombre de cas et de décès sont par ordre décroissant : Afrique du Sud (11253, 47), Tanzanie (97), Kenya (85), Île Maurice (69, 8), Mozambique (63, 2), la Namibie (58, 1), le Cap Vert (46), Madagascar (16, 1), la Zambie (16), le Ghana (14, 1), l’Ouganda (14), l’Angola (11), le Zimbabwe (5), le Cameroun (4), l’Éthiopie (4), les Seychelles (3), la Côte d’Ivoire (2), la République Démocratique du Congo (1), le Gabon (1), et le Malawi (1).

L’activité grippale due à A (H1N1) 2009 paraît stable en Afrique du Sud par rapport à la semaine dernière. Dans ce pays, 20 des 47 décès cumulés sont survenus chez des femmes enceintes. A Madagascar, en semaine 36, les consultations pour syndromes grippaux ont augmenté.

Au cours de la semaine 37 (du 7 au 13 septembre), la pandémie A (H1N1) 2009 a continué à augmenter au Népal, et elle a commencé à diminuer au Sri Lanka. Dans la plupart des autres pays en dehors de la Chine et du Japon et durant les semaines 35 et 36, le virus a continué à circuler à un niveau comparable
au niveau attendu pour la saison.

La situation est stable et les cas enregistrés sont quasi exclusivement des cas importés, il a été enregistré en Algérie 49 cas, au Maroc 143 cas (au 17/9/2009), en Libye 19 cas (au 24/8/2009) et en Tunisie 73 cas (au 23/9/2009). En Tunisie un premier cas groupé en milieu scolaire a été signalé le 18/9/2009, dans un lycée Français de la capitale.

Les pays arabes qui ont signalé des cas et des décès sont dans l’ordre : Arabie Saoudite (4119/28), le Koweït, (2451/ 7) Oman (1617, 19), Égypte (860/2), le Liban (761/ 2) la Qatar (450/2), Bahreïn (253/3), l’Iraq (185/1), la Jordanie (185/0), le Yémen (144/2), l’autorité Palestinienne (130/1) les Émirats Arabes Unis (125/6), la Syrie(40/2), Djibouti (7/0) et le Soudan (4/0).

Les pays pauvres seraient intéressés par Celvapan, le vaccin contre la grippe A (H1N1) fabriqué par groupe Baxter. Il doit être utilisé en prévention de la grippe dans le cas où une pandémie serait officiellement déclarée. La grippe pandémique est un type de grippe qui apparaît tous les 10 ans à 40 ans. Elle se propage rapidement et peut atteindre la plupart des pays et régions du monde. Les symptômes (signes) d’une grippe pandémique sont similaires à ceux d’une grippe « ordinaire » mais sont en général plus graves. Le vaccin aide l’organisme à fabriquer ses propres défenses (anticorps) contre la maladie.

Les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et d’autres pays développés ont décidé de donner 10% de leurs vaccins contre la grippe A (H1N1) à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui les redistribuera aux pays les plus pauvres de la planète. A elle seule, la France donne 9 millions de doses de vaccins sur les 94 millions qu’elle a commandées aux laboratoires.

Grippe A : la visite médicale pour les hadji se poursuit

Posted on 13 octobre 2009 (0)

H1N1-AujLes futurs hadji de la wilaya d’Oran sont invités à «se rapprocher de la polyclinique Zraâ sise aux Castors pour subir la visite médicale d’aptitude au pèlerinage, effectuée par une commission médicale tous les jours de 9h00 du matin à 16h00 sauf les week-end», annonce hier, dans un communiqué de presse, la direction de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière (DSPRH). Les candidats au pèlerinage doivent être munis de leurs carnets de vaccination contre la grippe saisonnière, le tétanos, la diphtérie et la méningite.

A ce propos, la DSP précise que la vaccination des futurs hadji se poursuit encore dans les polycliniques de Haï El-Ghoualem (ex-Médioni), Es-Sénia, El-Barki et le SEMEP Avenue Loubet. La campagne de vaccination des futurs hadji, qui devait prendre fin mercredi dernier, avait été finalement prolongée jusqu’au 20 octobre prochain dans les établissements publics de santé de proximité (EPSP).

La majorité des candidats au pèlerinage 2009, soit plus de 700, ont été vaccinés à ce jour. «Les stocks de vaccins consacrés aux futurs hadji restent suffisants et les retardataires auront un sursis jusqu’à la dernière semaine du mois d’octobre pour être vacciné», nous avait confié la semaine dernière une source sanitaire. Cette année, les établissements sanitaires de la wilaya ont bénéficié d’un premier lot de 1.000 doses de vaccins contre la grippe saisonnière destinées exclusivement aux futurs pèlerins.

La vaccination contre la grippe saisonnière devra être élargie dans les prochaines semaines à l’ensemble des catégories exposées et vulnérables dont les enfants de moins de deux ans, les adultes de 65 ans ou plus ainsi que les personnes de tous âges présentant certaines affections chroniques comme les maladies cardiaques, pulmonaires, rénales, hépatiques ou autres. La vaccination contre la grippe saisonnière, qui sera gratuite cette année, devra être lancée après l’acquisition de la totalité des doses, estimées à 1,4 million. Concernant la grippe porcine, les pèlerins doivent se contenter du vaccin contre la grippe saisonnière, puisque l’Algérie n’a toujours pas reçu les doses du nouveau vaccin contre la grippe A (H1N1).

Les futurs pèlerins vont ainsi s’envoler vers les Lieux Saints sans être vaccinés contre la grippe porcine. Le premier groupe de pèlerins va décoller vers les Lieux Saints dès le 2 novembre prochain. Il sera précédé une semaine auparavant par les membres de la délégation officielle et des équipes médicales renforcées pour assurer les meilleures conditions de séjour pour les hôtes de Dieu.

S.M.

Grippe A : une dose de vaccin suffit, selon l’OMS

Posted on 12 octobre 2009 (1)

GrippemondeUne dose de vaccin pourrait assurer une protection complète contre le virus de la grippe A (H1N1), selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui s’apprête à expédier ses premiers vaccins aux pays les plus pauvres de la planète. Les premières livraisons des vaccins contre la grippe A (H1N1) devront débuter en novembre prochain.

A l’initiative de l’APW et avec la collaboration de la direction de la Santé et de la Population de Aïn Defla, une journée de sensibilisation a été consacrée à la menace de la grippe porcine, journée qui s’est tenue jeudi dernier au siège de cette institution, et à laquelle ont pris part, outre la direction de l’exécutif de la wilaya, les 36 P/APC et 14 chefs de daïra, les autorités civiles et militaires, les députés et élus locaux ainsi que de nombreuses personnalités, et des citoyens.

A cette occasion, c’est le Dr Azizou Khaled, épidémiologue chargé de la prévention au niveau du secteur sanitaire, qui a donné un important exposé à une assistance qui a marqué un grand intérêt pour les informations non seulement sur la grippe porcine, dont les premiers cas ont apparu en mars dernier, mais aussi sur les grandes épidémies et autres pandémies qui ont fait des ravages durant les années 1900.

Faisant l’historique des grandes attaques des différents virus à l’origine de ces pathologies très contagieuses, le conférencier a rappelé «les leçons de l’histoire de la grippe les plus récentes». Ainsi, entre 1918 et 1920, la grippe dite «grippe espagnole» A (H1N1) avait fait plus de 30 millions de morts dans le monde en 2 ans dont 120 000 dans un pays comme la France.

Les attaques s’étaient échelonnées en 3 étages, 4 mois en 1918, 7 mois en 1919 et 4 mois encore en 1920.

En 1957-1958, le monde a connu la grippe dite «grippe asiatique» A (H2N2) avec un million de morts et ensuite, la grippe de «Hong-Kong» (A (H3N2) qui avait fait quelque 18.000 morts en France et 800 000 décès dans le monde.

Le Dr Azizou a expliqué qu’il s’agit là des 3 grandes «pandémies» (échelle planétaire du siècle dernier en faisant la différence avec les épidémies qui ne touchent qu’un milieu en région ou un pays.

Evoquant le circuit de la contamination, le Dr Azizou a expliqué que ces virus sont généralement transmis à l’homme par les animaux sauvages (migrateurs) porteurs du virus et les oiseaux domestiques malades.

Par ailleurs, l’animal qui recèle le plus de dangerosité comme vecteur de transmission du virus est le porc qui recèle en lui 2 sites de propagation, un pour la grippe du poulet et un autre pour la grippe humaine.

Ainsi, la proximité du porc avec l’homme est une source de contamination pour l’homme qui, une fois contaminé, compose le code génétique du virus pour le transmettre aux autres humains.

Parlant des matières contaminantes, l’épidémiologue signale que le risque de contamination par la consommation des viandes est quasi nul à cause de la cuisson ou de l’acidité gastrique, par contre, la manipulation des animaux constitue un vecteur de contamination directe ou indirecte. Citant une source de l’OMS, le conférencier rapporte que de janvier 2004 à novembre 2005, 122 cas de grippe type A (H5N1) (grippe aviaire) signalés dans 4 pays d’Asie : Vietnam, Thaïlande, Cambodge et Indonésie ayant entraîné 62 décès.

Quelle parade contre cette épée de Damoclès ? Les scientifiques conseillent vivement la prévention, se protéger contre les gouttelettes aéroprojetées par un sujet atteint, responsables de la transmission directe via les muqueuses, ou par voie de manutention, surfaces, vêtements, mains.

Cependant, la grande question que chacun se pose c’est de savoir quelle stratégie organisée, si elle existe, et prête à être mise en vigueur dans le cadre d’un plan ORSEC face à une pandémie ou même une épidémie. Seule la prévention et l’hygiène seront de mise puisque le vaccin n’est pas disponible et ne le sera pas avant des mois, voire plus.

M. N.

Vaccination anti-grippe A avant le pèlerinage à La Mecque

Posted on 10 octobre 2009 (0)

H1N1_bleu-specilA quelques jours du pèlerinage à la Mecque, les autorités sanitaires s’activent pour vacciner les candidats au départ contre la grippe saisonnière et la grippe A (h1N1). La Tunisie a boycotté ce rendez-vous religieux et l’Algérie tenter de mieux préparer ses ressortissants aux défis auxquels ils devraient faire face. La campagne de vaccination des futurs hadji, qui devait prendre fin mercredi dernier, a été finalement prolongée jusqu’au 20 octobre prochain dans les établissements de proximité de santé publique (EPSP) à Oran, selon une source hospitalière.

La majorité des candidats au pèlerinage 2009, soit plus de 700, ont été vaccinés à ce jour contre la grippe saisonnière, le tétanos, la méningite et la diphtérie. «Les stocks de vaccins consacrés aux futurs hadji restent suffisants et les retardataires auront un sursis jusqu’à la dernière semaine du mois d’octobre pour être vaccinés», précise-t-on.

Questionné sur l’épuisement des stocks de vaccins dans de nombreux EPSP à Oran, elle révèle que certaines structures sanitaires à l’exemple de l’EPSP de Haï Chouhada (ex-Castors) dispose encore de réserves pour les retardataires. Concernant le vaccin contre la grippe saisonnière, les établissements sanitaires de la wilaya ont bénéficié cette année d’un premier lot de 1.000 doses destinées exclusivement aux futurs pèlerins.

La vaccination contre la grippe saisonnière devra être élargie dans les prochaines semaines à l’ensemble des catégories exposées et vulnérables dont les enfants de moins de deux ans, les adultes de 65 ans ou plus, ainsi que les personnes de tous âges présentant certaines affections chroniques comme les maladies cardiaques, pulmonaires, rénales, hépatiques ou autres, selon le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. La vaccination contre la grippe saisonnière, qui sera gratuite cette année, devra être lancée après l’acquisition de la totalité des doses, estimées à 1,4 million.

«Nous n’avons rien reçu de la tutelle à ce jour à propos de la vaccination des personnes vulnérables contre la grippe saisonnière», confie notre source. Selon une autre source hospitalière, les 1,4 million de doses consacrées cette année à cette maladie infectieuse ne pourront jamais satisfaire tout le monde surtout que le ministère a décidé que la vaccination sera cette année gratuite. Outre la vaccination, les candidats au pèlerinage subiront des examens médicaux avant leur départ aux Lieux saints.

Sofiane M. – QO, Algérie

Grippe A : la Commission européenne autorise le vaccin Celvapan

Posted on 10 octobre 2009 (0)

La Commission européenne a suivi les recommandations de l’Agence européenne des médicaments (EMEA) en octroyant l’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le vaccin anti-grippe A (H1N1) sans adjuvant « Celvapan » du groupe pharmaceutique américain Baxter. Celvapan est le premier vaccin sans adjuvant autorisé dans l’Union Européenne (UE).

La Commission européenne a donné mercredi 7 octobre son autorisation de mise sur le marché au vaccin sans adjuvant Celvapan du laboratoire américain Baxter. Il s’agit du premier vaccin non-adjuvanté autorisé dans l’Union Européenne. Le 29 septembre dernier, la Commission européenne a autorisé la mise sur le marché de deux premiers vaccins contre la grippe A (H1N1) : Pandemrix des laboratoires GlaxoSmithKline et Focetria du groupe suisse Novartis.

Celvapan est un vaccin destiné à prévenir la grippe « pandémique ». Il ne doit être utilisé que lorsqu’une pandémie de grippe a été officiellement déclarée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ou par l’Union européenne (UE). Une pandémie de grippe survient en cas d’apparition d’un nouveau type (souche) de virus de la grippe, susceptible de se propager facilement d’une personne à l’autre en raison de l’absence d’immunité (protection) des personnes contre cette souche. Une pandémie peut toucher la majorité des pays et des régions à travers le monde. Celvapan doit être administré conformément aux recommandations officielles.Celvapan a été étudié chez les adultes, y compris les personnes âgées (de plus de 60 ans). Le vaccin n’est délivré que sur ordonnance.

H1N1-AujUtilisation et mode d’action

Celvapan est administré par injection dans le muscle de l’épaule en deux doses, à au moins trois semaines d’intervalle. Celvapan est un vaccin « prototype ». Il s’agit d’un type de vaccin spécial développé pour aider à faire face à une pandémie.

Avant qu’une pandémie ne se déclare, personne ne sait quelle souche de grippe sera en cause, de sorte que les sociétés pharmaceutiques ne peuvent pas préparer le vaccin adéquat à l’avance. Elles peuvent en revanche préparer un vaccin qui contient une souche du virus de la grippe spécialement choisie pour le fait que personne n’y a été exposé, et contre laquelle personne n’est immunisé. Elles peuvent tester ce vaccin afin de voir comment les personnes y réagissent, ce qui leur permettra de prédire comment les gens réagiront lorsque l’on inclura la souche grippale à l’origine de la pandémie.

Les vaccins sont destinés à « apprendre » au système immunitaire (les défenses naturelles du corps) comment se défendre contre une maladie. Celvapan contient un virus appelé H5N1 qui a été inactivé (tué) afin qu’il ne puisse plus induire de maladie. Dans le cas où une pandémie débuterait, la souche virale présente dans Celvapan serait remplacée par la souche à l’origine de la pandémie avant que le vaccin ne puisse être utilisé.

Lorsque le vaccin est administré à une personne, son système immunitaire reconnaît le virus inactivé en tant qu’« étranger » et fabrique des anticorps contre ce dernier. Lors d’une nouvelle exposition au virus, le système immunitaire sera capable de produire des anticorps plus rapidement. Cela constitue un moyen de protection contre la maladie. Les virus utilisés dans Celvapan sont mis en culture dans des cellules de mammifères (« cellules Vero »), contrairement à ceux d’autres vaccins contre la grippe qui sont mis en culture dans des oeufs de poule.

Etude de validation

Les effets de Celvapan ont d’abord été testés sur des modèles expérimentaux avant d’être étudiés chez l’homme. La principale étude menée sur Celvapan comprenait 561 volontaires sains, dont 281 âgés de plus de 60 ans. L’étude a examiné la capacité de deux doses de 7,5 microgrammes de Celvapan, administrées à 21 jours d’intervalle, à déclencher la production d’anticorps (« immunogénicité »). Les principales mesures d’efficacité étaient les taux d’anticorps antigrippe dans le sang avant vaccination, au jour de la seconde injection (jour 21) ainsi que 21 jours après la seconde vaccination (jour 42).

Quel est le bénéfice démontré par Celvapan au cours des études ? Selon les critères définis par le comité des médicaments à usage humain (CHMP), un vaccin prototype doit induire des taux d’anticorps protecteurs chez au moins 70% des personnes pour pouvoir être considéré comme approprié.

L’étude a montré que Celvapan induisait une réponse en anticorps satisfaisant à ces critères. Au 21e jour après la seconde injection, 72% (192 sur 265) des adultes de moins de 60 ans et 74 % (200 sur 270) des personnes ayant plus de 60 ans présentaient des taux d’anticorps capables de les protéger contre le H5N1.

Risque associé à l’utilisation de Celvapan

L’effet indésirable le plus couramment observé sous Celvapan (chez plus d’une personne vaccinée sur 10) est une douleur au point d’injection. Pour une description complète des effets indésirables observés sous Celvapan, voir la notice.

L’administration de Celvapan est déconseillée chez les patients ayant présenté une réaction anaphylactique (réaction allergique sévère) à l’un des composants du vaccin ou à l’une des substances présentes à l’état de traces (très faibles) dans le vaccin, telles que le formaldéhyde, la benzonase ou le sucrose. Cependant, en cas de pandémie, il peut être justifié d’administrer le vaccin à ces patients, à condition que l’équipement médical de réanimation soit disponible.

Bénéfices supérieurs aux risques

Le comité des médicaments à usage humain (CHMP) a estimé que les bénéfices de Celvapan étaient supérieurs à ses risques pour la prophylaxie de la grippe dans le cadre d’une situation pandémique officiellement déclarée. Le comité a recommandé l’octroi d’une autorisation de mise sur le marché pour Celvapan.

Celvapan a été autorisé dans des « circonstances exceptionnelles ». Cela signifie que, comme la souche du virus de la grippe susceptible de provoquer une pandémie est inconnue, il n’a pas été possible d’obtenir des informations complètes sur le vaccin pandémique futur. Chaque année, l’Agence européenne des médicaments (EMEA) examine toute information nouvelle éventuellement disponible et, le cas échéant, procédera à la mise à jour du présent résumé.

Quelles informations sont encore en attente au sujet de Celvapan ? En cas de déclaration d’une pandémie, la société qui fabrique Celvapan intègrera la souche de grippe responsable de la pandémie dans le vaccin. Elle recueillera ensuite des informations relatives à l’innocuité et à l’efficacité du vaccin pandémique final et les soumettra au CHMP pour évaluation.

Quelles sont les mesures prises pour assurer la sécurité de Celvapan ? Si Celvapan est utilisé durant une pandémie, la société responsable de sa fabrication procédera au recueil d’informations relatives à l’innocuité du vaccin au cours de la période pendant laquelle il est utilisé. Ces informations comprennent les données relatives aux effets indésirables du vaccin et à son innocuité chez les personnes âgées, les femmes enceintes, les patients atteints de pathologies graves et les personnes présentant des troubles immunitaires.

Autres informations relatives à Celvapan : La Commission européenne a recommandé l’octroi d’une autorisation de mise sur le marché valide dans toute l’Union européenne pour Celvapan à Baxter AG, le 04 mars 2009. Source : European Medicines Agency

Pour plus d’information, contacter l’Agence européenne des médicaments : 7 Westferry Circus, Canary Wharf, London E14 4HB, UK Tel. (44-20) 74 18 84 00 Fax (44-20) 74 18 84 16 E-mail: mail@emea.europa.eu http://www.emea.europa.eu

Que risque-t-on avec les vaccins contre la grippe A ?

Posted on 09 octobre 2009 (0)

H1N1_bleu-specilUne polémique a éclaté ces derniers jours sur le nombre de doses à injecter. Mais les vrais craintes des Français se situent sur les adjuvants présents dans les vaccins pandémiques H1N1. Depuis plus de 30 ans, de nombreux vaccins comportent dans leur composition des substances dénommées adjuvants, dont l’ajout permet d’augmenter de façon spécifique la réponse immunitaire pour une même dose d’antigène vaccinal.

Dans le contexte d’une pandémie grippale, on ne connaît à l’avance et de façon précise ni la date de survenue, ni les caractéristiques spécifiques du virus pandémique qui circulera. Il est donc essentiel de pouvoir développer et produire rapidement des vaccins contre la souche virale identifiée, et de mettre à la disposition des autorités sanitaires des doses suffisantes de vaccins pour couvrir la population. A cet égard, l’utilisation d’un adjuvant permet de réduire la quantité d’antigène par dose de vaccin tout en conservant une réponse vaccinale optimale, et ainsi, de produire davantage de doses, dans un rapport qui peut aller de 1 à 2 à 1 à 4 pour une même quantité globale d’antigènes disponibles.

L’utilisation d’un adjuvant peut aussi s’avérer utile en cas de mutation du virus, car ils sont susceptibles de favoriser une efficacité immunitaire plus large, c’est-à-dire en assurant un certain degré de protection vaccinale face à une souche virale modifiée. L’ensemble de ces considérations, ainsi qu’un large recul clinique sur le profil de sécurité jugé favorable pour ces adjuvants, ont conduit à privilégier à l’échelon européen le choix du développement de vaccins contenant un adjuvant, tels que les deux vaccins qui viennent de faire l’objet d’un avis positif du comité scientifique de l’EMEA pour l’autorisation de mise sur le marché. D’autres vaccins sans adjuvant sont en cours de développement et viendront compléter l’offre de couverture vaccinale d’ici le milieu de l’automne notamment pour vacciner des personnes immunologiquement plus vulnérables, telles que les femmes enceintes, les très jeunes enfants ou les personnes immunodéprimées.

Dans ces cas, le choix d’un vaccin sans adjuvant, tel que préconisé par le Haut Conseil de Santé Publique dans son avis du 7 septembre 2009, le sera à titre de précaution. En effet, les diverses études scientifiques qui ont été conduites en Europe et dans le monde, n’ont pas permis d’établir un lien entre l’utilisation de vaccins avec adjuvants et l’apparition de perturbations du système immunitaire aux conséquences graves dans la période suivant la vaccination.

Les sels d’aluminium sont de longue date les principaux adjuvants utilisés dans les vaccins en général. Le recul de pharmacovigilance est très important, et ne fait apparaître globalement que des effets indésirables locaux et bénins, même si certaines controverses nourrissent des débats récurrents notamment quant à la possibilité non établie à ce jour que cet adjuvant puisse être à l’origine de rares pathologies auto-immunes.

Les vaccins pandémiques avec adjuvant qui viennent d’être autorisés comportent des adjuvants d’une génération plus récente dite huile dans l’eau. Leur composition incorpore essentiellement du squalène (substance lipidique qui est présente notamment dans les aliments). C’est le cas pour les adjuvants MF59 et ASO3. Les études pré-cliniques réalisées chez plusieurs espèces animales n’ont pas montré de toxicité particulière, notamment de foeto-toxicité, ou de tératogénicité.

Les études cliniques effectuées chez l’homme avec des vaccins comportant ces mêmes adjuvants n’ont pas fait apparaître de signal de risque, hormis une augmentation des réactions locales au point d’injection de type rougeur et douleur.

Enfin, il faut rappeler qu’il existe déjà un vaccin contre la grippe saisonnière contenant un adjuvant à base de squalène, le MF59. Il s’agit du vaccin Gripguard qui est autorisé depuis 2001 en France et a déjà été utilisé très largement (environ 45.000.000 de doses), notamment en Europe. Le suivi de pharmacovigilance n’a pas fait apparaître de problème de tolérance ou de réactions immunologiques anormales.

Le squalène a été mis en cause après que des anticorps anti-squalène ont été retrouvés chez des vétérans américains de la guerre du Golfe atteints d’un syndrome spécifique. Ces vétérans avaient reçu de multiples injections de différents vaccins avec adjuvants susceptibles d’expliquer la présence de ces anticorps. Une analyse rétrospective publiée en 2009 par la revue Vaccines a fait ressortir la présence d’anticorps anti-squalène chez des individus non immunisés. Elle a conclu à une absence de causalité entre le syndrome et la présence de ces anticorps. En tout état de cause, le dispositif de surveillance des effets des vaccins pandémiques H1N1 qui est mis en place et sera opérationnel dès le début de la vaccination permettra de suivre régulièrement et attentivement le profil de sécurité de chacun de ces vaccins et d’analyser rapidement si nécessaire tout signal. Source : communiqué de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps)

L’Agence Européenne du Médicament a autorisé le vaccin Pandemrix avec adjuvant produit par le groupe pharmaceutique Novartis est un vaccin administré par injection. Il contient des parties du virus de la grippe qui ont été inactivées (tuées). Il contient une souche de grippe appelée «A/Viet Nam/1194/2004 NIBRG-14» (H5N1). Tous les tests effectués montrent qu’il est relativement sûr.

L’Agence européenne du médicament (EMEA) a donné son feu vert pour le vaccin anti-grippe A des laboratoires Baxter. C’est un vaccin sans adjuvant mais qui peut comporter certains risques, comme expliqué ici.

Le vaccin contre la grippe saisonnière efficace contre le H1N1

Posted on 07 octobre 2009 (0)

H1N1-AujLe vaccin contre la grippe saisonnière est partiellement efficace contre la grippe A (H1N1), affirment les chercheurs mexicains de l’Institut national de la santé publique de Cuernavaca. Ils ont publié les résultats de leurs travaux dans le British Medical Journal.

Les deux grippes se propagent de la même façon (par microgouttelettes contaminées). Mais la grippe A se propage aussi et beaucoup chez des catégories de la population épargnées habituellement par la grippe saisonnière (jeunes en bonne santé). La grippe A serait aussi plus contagieuse, et sa propagation
est donc plus rapide.

La gravité des épidémies annuelles de grippe touche surtout les enfants de moins de deux ans, les adultes de plus de 65 ans et les personnes atteintes de certaines maladies chroniques. La grippe saisonnière occasionne environ un décès pour 1 000 malades, ces décès surviennent à 90 % chez les plus de 65 ans et à 87 % chez les plus de 75 ans. La cause de ces décès est soit une décompensation d’une maladie préexistante chez la personne âgée, soit un déséquilibre d’un état général fragile du à l’infection grippale.

L’immense majorité des cas de grippe A sont bénins, mais en plus des personnes considérées comme à risques (enfants, personnes âgées, femmes enceintes et personnes atteintes de certaines maladies chroniques), le virus H1N1 peut affecter gravement aussi sur les personnes jeunes et en bonne santé. Environ 40% des cas graves de grippe A/H1N1 surviennent chez cette catégorie. Pour l’instant, les décès liés à la grippe A semblent toucher des personnes plutôt jeunes, souffrant seulement dans 60% des cas de pathologies associées. Les événements sévères son évalués à 2 ou 3 pour 1 000, avec une mortalité de 1 pour 10 000 personnes infectées.

Les symptômes des deux grippes sont assez similaires : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, fatigue, nausées, éternuements, irritation de la gorge et toux.

Le temps d’incubation (délai qui s’écoule entre le moment de la contamination et l’apparition des symptômes) est généralement de 24 à 48 heures. Le patient reste en moyenne contagieux pendant 6 jours. La plupart des sujets guérissent sans avoir besoin de traitement médical. Mais la grippe peut entraîner une maladie grave ou un décès chez les personnes fragiles.

Grippe A : l’état des connaissances n’est pas encore suffisant mais selon les premières constatations, le temps d’incubation est un petit peu plus long que pour une grippe saisonnière, avec une moyenne évaluée à 5 jours ( ?). Selon certaines études, le virus A/H1N1 pourrait persister dans le nez ou la gorge quelques jours, laissant ainsi craindre une contagiosité plus longue, même après l’arrêt des symptômes.

Grippe Saisonnière : Le vaccin est disponible comme tous les ans, et en dépit de la grippe A pandémique, il faut continuer de recommander aux patients à risques pour la grippe saisonnière de se faire vacciner contre la grippe saisonnière comme à leur habitude. Chez les personnes âgées, cette vaccination permet de réduire le taux de mortalité jusqu’à 80 %. En Tunisie, cette année, le vaccin est disponible dès le 26/9/2009 et la vaccination saisonnière sera étendue, plus largement aux professionnels de la santé et à de nombreux salariés du secteur économique, essentiellement pour lutter contre l’absentéisme dans le cadre des plans de continuité de l’activité (PCA).

Le vaccin contre la grippe saisonnière ne protège contre le virus H1N1. il est quasi sur maintenant qu’une seule dose sera suffisante pour donner l’immunité. Le vaccin sera disponible à partir de la fin octobre. A partir de cette date, environ 700 000 millions de doses arriveront progressivement. Les personnes jugées prioritaires y auront droit en priorité. Parmi les prioritaires, dont nous avons donné la liste dans notre numéro précèdent, figurent les personnels de santé et les personnels indispensables de l’état et du secteur économique.

Pour ceux qui subiront les deux vaccinations, Il est recommandé de se faire vacciner contre la grippe saisonnière en premier, suivi du vaccin de la grippe A quand il sera disponible. Il faut espacer les deux vaccins de 21 jours au moins.

Grippe A : l’OMS redoute une « irruption explosive »

Posted on 04 octobre 2009 (0)

H1N1-employeL’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) redoute une « irruption explosive » de la pandémie de grippe A (H1N1) dans les pays pauvres. En plus de la promesse de plusieurs millions de doses de vaccins, l’OMS demande une aide financière urgente aux pays riches. L’Agence européenne du médicament (EMEA) a donné son feu vert pour trois vaccins contre la grippe A, dont le vaccin sans adjuvant des laboratoires Baxter.Il s’agit de Focetria du groupe Novartis, de Pandemrix de GlaxoSmithKline et de Celvapan de Baxter. Mais les pays pauvres ne peuvent pas acheter les vaccins nécessaires pour couvrir leurs populations

Le virus de la grippe A (H1N1) continue à être le virus grippal prédominant dans l’hémisphère Sud où la vague épidémique A (H1N1) est sur le point de prendre fin, à l’exception de quelques pays seulement.

Dans l’hémisphère Nord en revanche, la circulation du virus H1N1 est modérée mais la tendance est à l’augmentation dans certains pays, notamment aux Etats-Unis, au Japon et au Mexique. En fin de semaine 38 (du 14 au 20 septembre), le total mondial cumulé de décès depuis le début de la pandémie est de 4 094 (InVs). Il est aujourd’hui de 4.100 dans 191 pays et territoires.

Une « irruption explosive » de la pandémie grippale est possible dans les pays les plus pauvres de la planète qui ont besoin d’une aide financière d’urgence pour se procurer des doses de vaccin en quantité suffisante, a averti l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) depuis Istanbul.

En Afrique sub-saharienne, en semaine 38 (du 14 au 20 septembre), 23 pays ont déclaré des cas de A (H1N1) 2009 ; le nombre de cas et de décès sont par ordre décroissant : Afrique du Sud (11253, 47), Tanzanie (97), Kenya (85), Île Maurice (69, 8), Mozambique (63, 2), la Namibie (58, 1), le Cap Vert (46), Madagascar (16, 1), la Zambie (16), le Ghana (14, 1), l’Ouganda (14), l’Angola (11), le Zimbabwe (5), le Cameroun (4), l’Éthiopie (4), les Seychelles (3), la Côte d’Ivoire (2), la République Démocratique du Congo (1), le Gabon (1), et le Malawi (1).

L’activité grippale due à A (H1N1) 2009 paraît stable en Afrique du Sud par rapport à la semaine dernière. Dans ce pays, 20 des 47 décès cumulés sont survenus chez des femmes enceintes. A Madagascar, en semaine 36, les consultations pour syndromes grippaux ont augmenté.

Au cours de la semaine 37 (du 7 au 13 septembre), la pandémie A (H1N1) 2009 a continué à augmenter au Népal, et elle a commencé à diminuer au Sri Lanka. Dans la plupart des autres pays en dehors de la Chine et du Japon et durant les semaines 35 et 36, le virus a continué à circuler à un niveau comparable
au niveau attendu pour la saison.

La situation est stable et les cas enregistrés sont quasi exclusivement des cas importés, il a été enregistré en Algérie 49 cas, au Maroc 143 cas (au 17/9/2009), en Libye 19 cas (au 24/8/2009) et en Tunisie 73 cas (au 23/9/2009). En Tunisie un premier cas groupé en milieu scolaire a été signalé le 18/9/2009, dans un lycée Français de la capitale.

Les pays arabes qui ont signalé des cas et des décès sont dans l’ordre : Arabie Saoudite (4119/28), le Koweït, (2451/ 7) Oman (1617, 19), Égypte (860/2), le Liban (761/ 2) la Qatar (450/2), Bahreïn (253/3), l’Iraq (185/1), la Jordanie (185/0), le Yémen (144/2), l’autorité Palestinienne (130/1) les Émirats Arabes Unis (125/6), la Syrie(40/2), Djibouti (7/0) et le Soudan (4/0).

Les pays pauvres seraient intéressés par Celvapan, le vaccin contre la grippe A (H1N1) fabriqué par groupe Baxter. Il doit être utilisé en prévention de la grippe dans le cas où une pandémie serait officiellement déclarée. La grippe pandémique est un type de grippe qui apparaît tous les 10 ans à 40 ans. Elle se propage rapidement et peut atteindre la plupart des pays et régions du monde. Les symptômes (signes) d’une grippe pandémique sont similaires à ceux d’une grippe « ordinaire » mais sont en général plus graves. Le vaccin aide l’organisme à fabriquer ses propres défenses (anticorps) contre la maladie.

Les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et d’autres pays développés ont décidé de donner 10% de leurs vaccins contre la grippe A (H1N1) à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui les redistribuera aux pays les plus pauvres de la planète. A elle seule, la France donne 9 millions de doses de vaccins sur les 94 millions qu’elle a commandées aux laboratoires.