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L’émir de Médine a suppléé aux défaillances saoudo-algériennes

Posted on 15 novembre 2009 (0)

217 pèlerins algériens qui étaient «suspendus» dans leur bus en raison d’une défaillance des opérateurs saoudiens concernés ont été hébergés sur décision de l’émir Abdelaziz Ben Madjid, émir de Médine, dans des hôtels cinq étoiles.

Selon l’agence de presse saoudienne SPA, l’émir a ordonné que les pèlerins soient hébergés dans de grands hôtels et que l’on veille à leur repos jusqu’à ce qu’on leur trouve un hébergement convenable. Selon l’agence, les pèlerins algériens se sont retrouvés coincés pendant plus de cinq heures dans le bus qui les a amenés de l’aéroport de Djeddah à Médine. L’émir de Médine a ordonné que les opérateurs défaillants qui sont à l’origine de ce problème soient sanctionnés. Il semble que les pèlerins algériens en question soient de Tlemcen.

Des informations ont fait en effet état des mésaventures d’un groupe de 250 pèlerins partis mardi dernier de l’aéroport Messali Hadj vers les Lieux saints en Arabie Saoudite. Le groupe s’est plaint d’être littéralement abandonné et d’être resté sans contact avec la mission algérienne pour le pèlerinage. Après avoir pratiquement passé la nuit dehors à Djeddah, ces pèlerins ont été dirigés vers Médine. Ils n’étaient pas au bout de leurs peines. Ils sont restés bloqués à l’entrée de la ville sainte en raison de l’absence d’hébergement. Là également les pèlerins algériens se sont retrouvés avec des représentants algériens aux abonnés absents.

Selon le pèlerin Bouchenafa Mustapha, pharmacien à Bensekrane, cité par notre confrère El-Khabar, «les autorités saoudiennes se sont étonnées du comportement de la mission algérienne qui a laissé des centaines de pèlerins passer la nuit à la belle étoile». L’émir de Médine a donc décidé de suppléer, généreusement, à la défaillance des hébergeurs saoudiens et aussi de la mission algérienne.


M. S.

De nombreux chantiers attendent le gouvernement gabonais

Posted on 20 octobre 2009 (0)

ali-bongoLe premier conseil des ministres du nouveau gouvernement gabonais s’est tenu lundi à Libreville. Il sont désormais trente à veiller sur les intérêts du peuple gabonais, alors qu’ils étaient quarante-quatre dans le cabinet sortant.

Selon la présidence, la réduction du nombre de ministres répond à un souci d’efficacité, dans ce nouvel exécutif à dominante technocrate. Sur le total des ministres, 12 figuraient dans le précédent gouvernement, principalement à des postes clés, comme par exemple Paul Toungui (affaires étrangères), Laure Olga Gondjout (communication), Jean-François Ndongou (intérieur), Julien Ngoghe Bekalé (mines, pétrole et hydrocarbures) ou Blaise Louembe (budget). Une nouvelle femme fait son entrée en tant que ministre de la justice. Il s’agit d’Anicette Nang Ovika. Angélique Ngoma, ancienne ministre de la famille devient ministre de la défense. C’est la première fois qu’une femme dirige un ministère de ce niveau.

A noter par ailleurs l’entrée d’un opposant, Jean Félix Mouloungui, qui est ministre des PME. « Les chantiers sont nombreux, le gouvernement ne bénéficiera certainement pas d’un état de grâce, affirme le politologue gabonais Jean François Obiang, docteur en sciences politiques. Les gabonais attendent selon lui que se passe au niveau de la haute administration, se passe aussi au niveau du gouvernement. Sur le front social une relance des grève est à craindre. Certains ministres vont donc devoir se mettre rapidement autour d’une table avec les syndicats pour apaiser la tension sociale ambiante. De gros changements ne devraient pas être attendus au titre de la politique étrangère du Gabon. Tout au plus va-t-on s’acheminer vers une réforme de la coopération avec la France.

Par ailleurs au Gabon, un bateau en provenance d’Afrique de l’ouest transportant plus de 200 immigrés clandestins présumés a été arraisonné ce week-end par la marine gabonaise au large de Libreville. Une enquête est en cours. Le bateau est toujours en mer, encadré par les forces gabonaises, et la police identifie les passagers. Le bateau serait originaire du Bénin. Le Gabon attire une importante main d’œuvre étrangère.

Nice, Capitale mondiale de la recherche sur les hépatites virales

Posted on 29 septembre 2009 (0)

ANRSDu 3 au 7 octobre, Nice Acropolis va accueillir les plus grands experts mondiaux du virus de l’hépatite virale C, avec le soutien de l’Association européenne pour l’étude du foie (EASL) mais également de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS). A cette occasion, l’ANRS et SOS hépatites Paca organisent une conférencedébat grand public le 3 octobre, à Nice Acropolis, de 10h à 11h30. L’entrée est libre et gratuite.

A Nice, un millier de chercheurs, parmi lesquels les meilleurs spécialistes mondiaux, présenteront les pistes thérapeutiques du futur lors du 16e Symposium international sur le virus de l’hépatite C (3 – 7 octobre) : molécules bloquant l’entrée du virus dans les cellules du foie ou sa réplication, nouvelles cibles thérapeutiques … Le symposium dévoilera également les récentes découvertes sur l’action destructrice du virus sur le foie qui, contrairement à ce que l’on croyait jusqu’ici, n’est pas uniquement liée à l’inflammation qu’il génère. Certains travaux indiquent en effet un rôle bien plus direct…

A l’occasion de ce colloque international, l’ANRS et l’association SOS hépatites Provence-Alpes- Côte d’Azur proposent, le samedi 3 octobre, de 10h à 11h30 à Nice Acropolis, une conférence grand public sur les hépatites virales B et C (entrée libre et gratuite). Les meilleurs spécialistes répondront aux questions du public et aborderont les thèmes suivants :

« Aujourd’hui, il est possible de guérir d’une hépatite virale » (Pr Albert Tran, Service d’hépatogastroentérologie, CHU de Nice)

  • « L’accompagnement des malades au cours du traitement : un facteur important de réussite » (Michel Bonjour, Vice Président de SOS hépatites, Représentation fédérale)
  • « Les traitements du futur » (Pr Jean-Michel Pawlotsky, Directeur du Centre national de référence des hépatites virales B, C et delta)
  • « Les hépatites dans les pays en développement : une épidémie majeure » (Pr David Thomas, Directeur du département des maladies infectieuses, Hôpital Johns Hopkins, Baltimore, Etats-Unis)
  • « L’apport de SOS hépatites pour les malades habitant en PACA » (Constance Nave, Présidente de SOS hépatites Paca)

Le virus de l’hépatite C (VHC) touche près de 170 millions de personnes à travers le monde dont près de 360 000 en France métropolitaine. Il provoque une inflammation du foie pouvant évoluer vers la cirrhose et le cancer. Le dépistage est donc primordial afin de prendre en charge les malades le plus tôt possible. Une fois cette étape franchie, les médicaments actuels (ribavirine et interféron pégylé) permettent de guérir près de 50 % des patients au bout de six mois à un an de traitement. Et de nouveaux antiviraux encore plus efficaces vont arriver sur le marché prochainement. Mais dans les laboratoires, la recherche d’approches thérapeutiques complémentaires ne faiblit pas pour autant ! Car pour limiter l’apparition de formes virales résistantes, diminuer les effets secondaires et les échecs thérapeutiques, il est indispensable de continuer à rechercher des molécules qui s’attaquent au virus différemment.

Venez nombreux poser vos questions aux chercheurs, médecins et responsables associatifs !

Plus plus d’infos, visitez le site http://perftt.com/index.php/anrs

L’Iran tire un nouveau missile de longue portée

Posted on 28 septembre 2009 (0)

L’Iran annonce avoir testé lundi un nouveau missile Shahab 3 dont la portée couvre Israël et les bases américaines du Golfe. L’essai de ce missile sol-sol est la deuxième du genre effectué depuis 2008 dans le cadre de manoeuvres balistiques des Gardiens de la révolution iranienne.

En informant, dès le lundi dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique de l’existence d’une nouvelle usine d’enrichissement d’uranium à Qom, l’Iran a atténué le grand coup de «com» prévu par les Occidentaux, destiné à démontrer les «intentions malignes» de Téhéran. Les positions restent les mêmes. Les Iraniens s’en tiennent à une lecture stricte du TNP (Traité de non-prolifération nucléaire) qui n’interdit pas les activités d’enrichissement de l’uranium.

Bouclier AntimissileL’Iran note que l’AIEA a été informée 18 mois avant l’entrée en activité de l’usine, bien plus tôt que les six mois prévus par les règles de l’agence. L’Iran entend soumettre l’installation à l’inspection de l’AIEA, voire à la mettre sous supervision.

En face, les Occidentaux veulent que l’Iran et tous les autres pays «non civilisés» et «suspects» – dont le nôtre – renoncent aux droits prévus par le TNP car les travaux d’enrichissement «pourraient» servir à acquérir la bombe. Un dialogue de sourds s’est durablement installé. Le coup de com mené à Pittsburgh a eu des effets mitigés. Il fait partie de la pression politico-médiatique à la veille de la rencontre, le 1er octobre prochain à Genève, entre l’Iran et les «5+1» (membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne).

Par contre – et c’est sans doute le plus important -, on assiste à un début d’alignement de Moscou sur les Etats-Unis. Le président russe, Dmitri Medvedev, a estimé, après une rencontre avec Barack Obama, «que dans certains cas, le recours aux sanctions est inévitable». C’est un avertissement clair à l’Iran. Moscou répond ainsi au geste de Barack Obama de renoncer au déploiement d’un système antimissile en Pologne et en Tchéquie en se mettant sur la même piste que les Occidentaux. Si cette tendance à l’alignement se confirme, il ne restera plus que la Chine à convaincre de renoncer à son opposition aux sanctions.

Ce qu’il faut retenir est que les sanctions économiques sont bien le maximum de ce qui pourrait être fait. Elles seront durement ressenties par l’Iran, mais elles peuvent aussi servir de ferment à une nouvelle remobilisation nationaliste autour du régime. Israël, qui cherche à détourner l’attention, veut lancer une attaque. Mais les Américains savent qu’ils en seront tenus pour responsables et que cela fera exploser la région. Une telle attaque est d’autant plus risquée que son efficacité est très contestable.

Le secrétaire d’Etat américain à la Défense, Robert Gates, a livré un avis de «technicien» en indiquant qu’une attaque ne ferait, au mieux, que retarder l’échéance de deux ou trois ans. Les Iraniens disent de mille et une manières que la bombe atomique est «immorale» et «criminelle» mais que toutes les nations ont le droit d’accéder à l’énergie nucléaire. Une attaque militaire amènerait les dirigeants iraniens à changer d’attitude sur les armes nucléaires. Ils pourraient tirer la conclusion que la seule manière de sanctuariser leur pays est de posséder l’arme de dissuasion. Si une attaque militaire n’est pas efficace, la seule «option» pour les Américains sera d’essayer d’occuper militairement l’Iran, comme ils l’ont fait en Irak. Une entreprise vouée à l’échec quand on voit l’embourbement des Etats-Unis et de l’Otan face aux talibans en Afghanistan.

Les Occidentaux ont peu de chance d’être écoutés par Téhéran s’ils continuent à faire les sourds à ses propres exigences en matière de sécurité et de ses droits d’acquérir le savoir.

K. Selim

Calais : Des policiers dans la «jungle»

Posted on 22 septembre 2009 (0)

Des « CRS » dans une « jungle », n’est-ce pas une image insolite ? Des policiers ont fait leur entrée mardi matin dans la « jungle » de Calais pour déloger quelques centaines de clandestins qui tentent de rejoindre la Grande-Bretagne. Pour les associations de défense des droits de l’homme, il s’agit d’une « fausse solution ».

Plus de six ans après la fermeture de Sangatte, par Nicolas Sarkozy, Eric Besson, veut vider la « jungle », sans créer un « mini-Sangatte ». A la demande du ministre de l’Immigration, les opérations de démantèlement de la «jungle» de Calais ont été lancées mardi matin. Des cars ont commencé à encercler la zone industrielle des dunes, près du port, entre les grands parkings et les usines, où tentaient desurvive dans des campements de fortune des centaines de migrants sur un espace sablonneux et boisé.

Face à la police française, les migrants n’ont opposé aucune résistance, ce qui n’a pas empêché les policiers de les interpeller de façon musclée. Des militants associatifs ont également été arrêtés alors qu’ils tentaient de dénoncer cette opération policière.

Eric Besson justifie cette opération en affirmant que les passeurs y font régner « la loi de la jungle ». Pour les associations « cela ne fera que déplacer le problème ».

CRSSuzanne, militante à l’association Salam s’interroge: « Mes chiens sont mieux traités que ces jeunes migrants. Qu’est-ce qu’on en fait? » Elle rit, amère. « Ca fait six ans que je répète la même chose. Quand ils ont fermé Sangatte, il y avait peut-être 200 migrants. Maintenant, ils sont 800. Ca n’a strictement rien changé. » Pour remédier à la situation humanitaire désastreuse, le ministre a prévu un plan en six points pour Calais. « Un point de recueil des demandes d’asile à la sous-préfecture, une agence pour suivre les droits des migrants, un point de distribution des repas mieux adapté, une permanence d’accès aux soins, un point sanitaire et un nouveau point d’accueil de jour. » « Des avancées hummanitaires réelles », estime Jean-Claude Lenoir, cofondateur de l’association humanitaire Salam.

Union européenne : sus à l’immigration !

Réunis hier à Bruxelles, les 27 ministres de l’Intérieur de l’UE continuent de croire que la seule manière de stopper les flux migratoires réside dans une approche sécuritaire, et uniquement sécuritaire.

Ce 21 septembre, les 27 ministres de l’intérieur des pays de l’UE ont eu à examiner, une énième fois, leur «politique commune de l’immigration.» Intitulé de la rencontre qui relève plus du discours politique démagogique que d’une approche juste et légale du problème des migrations dans le monde en général, et de celui spécifique à l’Europe en particulier.

Depuis la première approche communautaire de l’immigration contenue dans le traité d’Amsterdam (octobre 1998) à ce jour, l’Europe n’a jamais étudié le problème de l’immigration que sous son seul aspect sécuritaire. Cette vision d’un phénomène vieux comme l’humanité a évolué sous la dernière présidence française de l’UE (juillet 2008 – décembre 2008) vers une approche davantage sécuritaire doublée d’une politique sélective des immigrés dont a besoin l’Europe. Le pacte européen sur l’immigration présenté par la France, et adopté par le Conseil européen en octobre 2008, a scellé définitivement toute chance de concertation avec les pays dits «pourvoyeurs» de flux migratoires, alors même que ce fameux pacte affirme prôner la concertation avec ces mêmes pays.

immigrationPour rappel, le pacte est résumé en cinq points essentiels: l’utilisation de l’immigration selon les besoins de chaque pays d’accueil; l’éloignement du reste des arrivants; le renforcement des contrôles aux frontières; un partenariat avec les pays du Sud et une politique d’asile commune. Si les trois premiers points sont assez clairs, les deux derniers ne sont rien d’autre qu’une tromperie. Car, de concertation avec les pays du Sud, il n’y en a point eu. L’Europe veut réduire les pays du sud méditerranéen en particulier au rôle de gardiens de ses propres frontières. A ce jour, seuls la Libye, le Maroc et le Sénégal ont signé des accords dans ce sens. Ces trois pays ont érigé des centres de détention financés par l’UE sans autres discussions. C’est cela la politique de concertation contenue dans le pacte européen.

Dans l’UE, c’est à peu près la même logique qui est adoptée, puisque le nombre de centres de détention des clandestins est passé de quelques dizaines dans les années 90 à 234 en 2005 pour atteindre les 300 actuellement. Et le Parlement européen (PE) n’a pas fait exception lorsqu’il a adopté, le 18 juin 2008, la «directive retour» qui étend la durée de détention des «illégaux» jusqu’à 18 mois et une interdiction de séjour jusqu’à 5 ans. Hier, à Bruxelles, à l’appel du ministre français de l’Intérieur, l’UE s’est penchée sur les moyens de renforcer l’agence «Frontex», cette véritable armada militaire d’interception des chaloupes et rafiots en mer utilisés par les «fuyards» de la faim et de l’oppression en Afrique. Créée en octobre 2004 sur initiative de la France, Frontex regroupe des navires et avions de surveillance et d’interception des flottilles de migrants sur la façade atlantique africaine et européenne.

La France, encore une fois, a proposé hier à Bruxelles d’organiser des affrètements de vols groupés de reconduction des clandestins aux frontières. C’est dire combien l’Europe n’arrive pas à se défaire de l’approche strictement sécuritaire du phénomène migratoire. Pour mémoire, sur les quelque 200 millions d’immigrés recensés actuellement de par le monde, l’UE en accueille mois de 8%, soit 42 millions environ. Avec une telle proportion, l’UE se lance, depuis ce fameux pacte sur l’immigration, dans l’autre approche, celle de la sélection des immigrés en fonction de ses besoins.

A bien y observer, la politique de l’immigration adoptée par l’Europe n’a rien de commun ni dans l’esprit ni dans la forme, avec les grands principes énoncés par l’ONU sur la question inscrite comme «Objectif du millénaire». L’Organisation internationale de la migration (OIM) de l’ONU prévoit le déplacement (migration), en raison de conflits, de sécheresse… de plus d’un milliard d’individus dans le monde pour les 20 ans à venir ! Et la construction de murs de protection par l’Europe apparaît comme dérisoire face à un tel destin qui guette l’humanité.

M’hammedi Bouzina Med – QO et Marcel Mbida – Monde Actu

Quand de jeunes adultes sains meurent de la grippe A

Posted on 16 septembre 2009 (0)

La pandémie de la grippe A (H1N1) a franchi un nouveau cap en frappant mortellement de jeunes adultes sains. Aurélien, le patient de 26 ans mort d’une « grippe A fulgurante » dimanche dernier est la première personne jeune et en bonne santé à succomber au virus de la grippe A (H1N1) en France. Mais un cas suscite la colère de sa famille, celui d’une jeune femme décédée à la Réunion.

Un jeune de 26 ans, atteint de la grippe A (H1N1), est décédé dimanche au CHU de Saint-Etienne alors qu’il ne souffrait d’aucune autre maladie. Il est mort d’une « grippe A fulgurante », a confirmé mardi le directeur, Robert Reichert lors d’une conférence de presse au CHU de Saint-Etienne, précisant qu’il s’agit d’un cas « exceptionnel ». Le professeur Bruno Pozzetto, virologue dans ce CHU de Saint-Etienne, a précisé que le jeune patient a été victime d’un « syndrome respiratoire sévère » consécutif à la grippe A (H1N1).

Un jeune Français de 29 ans est décédé en Grèce des suites de la grippe A (H1N1). Comme Aurélien, il ne souffrait d’aucune autre maladie. Son décès est donc imputé au virus de la grippe A (H1N1).

H1N1-Auj1Parmi les 5 décès liés à la grippe A Sur l’île, une des personnes avait 18 ans. Elle souffrait d’un cancer des ganglions. Deux jours après le décès de Prisca sa mère monte au créneau. Elle affirme que la grippe A a été diagnostiquée trop tard sur sa fille. Marie Josée ne cache pas sa douleur. Quelques jours après la mort de sa fille atteinte de grippe A mais également d’un cancer des ganglions, elle est intervenue sur radio Freedom pour faire part de sa colère :

« Prisca est décédée ce dimanche au CHR de Bellepierre. Elle y était hospitalisée depuis seulement le 11 septembre dernier. Tout à été très rapide. Ma fille, malgré sa maladie, était pleine de vie. Même quand elle partait pour l’hôpital, elle restait positive. Prisca avait la maladie de Hotchkin Pourtant elle était en rémission et pouvait même suivre ses études sans problèmes au Lycée Louis de Lepervenche. Elle est donc entrée à l’hôpital le 11. Elle toussait un peu. On avait repéré la présence de ganglions dans son cou. Ce n’est que quand elle est descendue en réanimation qu’ils se sont aperçus que Prisca avait la grippe A. Je vous assure que les médecins ont trop attendu avant de la soigner pour cette grippe. On aurait pu la sauver… »

Le virus H1N1 responsable de la grippe A (H1N1) est un « virus des extrêmes », a averti Margaret Chan, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Cliniquement, c’est un virus des extrêmes », affirme-t-elle. « La voie médiane semble lui être étrangère », précise-t-elle.

Belgique : Derrière le foulard islamique

Posted on 15 septembre 2009 (2)

Revoilà la question du port du foulard islamique de nouveau à la porte des écoles. En se prononçant sur son interdiction, la Communauté flamande vient de déclencher une nouvelle polémique sur un sujet sensible, non dénudé d’arrière-pensées communautaires, voire de violence identitaire.

Le Conseil de la Communauté flamande a choisi la date symbolique du 11 septembre pour proclamer l’interdiction du port du foulard islamique, dans les 700 établissements scolaires dont il a la charge. La «mèche» a été allumée dès le 1er septembre, jour de rentrée scolaire en Belgique, par les directeurs de deux athénées (lycées) à Anvers qui ont signifié à quelques-unes de leurs élèves d’ôter le fameux foulard, dit islamique, à l’entrée des écoles.

S’en est suivi une plainte devant le Conseil d’Etat (la plus haute juridiction en Belgique) déposée par deux élèves et des réactions d’associations et de notoriété publiques. Qu’à cela ne tienne, et avant que le Conseil d’Etat ne se prononce (la semaine prochaine), le Conseil de l’enseignement de la Communauté flamande s’est vite empressé d’adresser une note aux 700 établissements qu’il gère pour leur enjoindre d’interdire le port du foulard islamique.

Du coup, la Ligue arabe européenne (LAE), une association née en 2002, en réaction au sentiment anti-islamiste exacerbé au lendemain des événements du 11 septembre et de la «croisade» déclenchée par Georges en Afghanistan et bientôt l’Irak (2003), riposte en affirmant être prête à créer son propre réseau d’enseignement pour les musulmanes portant le voile. «Nous sommes contre la ségrégation, mais si c’est ainsi, nous sommes prêts à ouvrir notre propre école. Nous gérons bien 70 mosquées dans la ville d’Anvers», a déclaré son président Karim Hassoun. Il faut dire que jusque là, un tiers des écoles en Flandre interdisait le port du voile. Le reste des établissements le tolérait dans une certaine mesure.

C’est pourquoi, en se prononçant avant l’avis du Conseil d’Etat, le Conseil de la Communauté flamande risque de déclencher une polémique éculée et inutile sur la question. Le débat ne sera que plus « violent » alors qu’il intervient en plein période du mois de Ramadan pour les musulmans. A la limite, la Communauté flamande aurait pu attendre l’avis du Conseil d’Etat.

foulardDans la ville de Verviers, en Wallonie (francophone), une première manifestation a été organisée par des élèves devant une école, en soutien aux «musulmanes» d’Anvers. Le climat n’est pas du tout serin depuis le début du Ramadan. Des échauffourées ont éclaté au début du Ramadan, dans la commune bruxelloise de Moelenbeek à forte densité de populations maghrébines, suivies par des heurts avec la police dans d’autres communes de la capitale telles celles d’Anderlecht et Saint Gilles. Pourtant, il faut bien reconnaître à l’Etat belge sa relative tolérance sur ce genre de questions sensibles par une certaine politique de compromis. A l’inverse de celui de la France par exemple qui, lui, s’est prononcé en 2004 pour l’interdiction de tout signe religieux distinctif dans les établissements publics.

Comme si la Belgique, qui fait face à une crise communautaire (entre Flamands et Wallons) assez complexe, avait besoin d’en rajouter «une couche» avec la communauté immigrée d’obédience islamique. Partis du cas de deux élèves, les responsables politiques flamands risquent de précipiter une crise identitaire supplémentaire à un pays qui n’en a vraiment pas besoin, tant il cherche une sortie de la grave crise économique et financière qui le frappe. Ou alors, les responsables politique flamands veulent jeter «le voile» sur les vrais enjeux politiques de cette rentrée sociale 2009.

Bouzina Med – Q.O. Bruxelles

Des émeutes à Madagascar

Posted on 11 septembre 2009 (0)

Des émeutes ont éclaté à Madagascar où les forces de l’ordre tentent de maîtriser plusieurs centaines de manifestants hostiles au pouvoir du président intérimaire Andry Rajoelina.

De vives tensions ont eu lieu aujourd’hui à Madagascar, la Grande île. Les trois mouvances Zafy Albert, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana ont eu la maladresse de réunir leurs partisans respectifs sur la Place de la démocratie.

Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour disperser des centaines de manifestants hostiles au pouvoir du nouveau président Andry Rajoelina alors qu’ils tentaient d’occuper un parc du centre de la capitale. L’entrée du parc leur a été refusée par la police qui a fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser la foule en colère.