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Egypte-Algérie : Les agences de voyages prises d’assaut

Posted on 16 novembre 2009 (0)

0En bande, des jeunes, au cri de «n’rouhou n’rouhou, li Soudan n’rouhou !» (nous irons nous irons, au Soudan nous irons) se dirigent vers le siège d’Air Algérie situé place du 1er Novembre. Une foule grossissant au fil des minutes a assailli le siège en question. Par paquets ils s’introduisent, soit munis de leur passeport, soit d’une simple carte d’identité, pour s’inscrire sur la liste des «lauréats» qui vont prêter main forte à l’équipe nationale.

Un jeune homme qui a réussi l’épreuve grâce à son jeu de coudes nous explique ce qui se passe à l’intérieur : «On m’a pris mes nom et prénom, le numéro de mon passeport et mon numéro de mobile». Et d’ajouter : «On me convoquera soit pour me délivrer le billet d’avion gratuitement, soit pour que je m’acquitte de la moitié du prix».

En effet, le personnel d’Air Algérie, totalement débordé, s’est contenté d’ouvrir des listes pour les éventuels partants pour El-Khartoum. Faisant preuve de beaucoup de sang-froid, un employé essaye d’expliquer à ceux qui veulent l’écouter : «Jusqu’ici, nous n’avons reçu aucune instruction précise. Ce que je peux vous affirmer, c’est qu’en ce moment même, le P-DG et son staff sont en réunion pour arrêter les modalités pratiques du pont aérien devant être établi entre l’Algérie et le Soudan». Par modalité pratique, il énumère, entre autres, le quota qui sera alloué à chaque ville ou région du pays.

En début d’après-midi, la radio locale El-Bahia a annoncé que la réduction du tarif du billet sera de l’ordre de 20%. Certains de ceux qui se sont agglutinés devant les bureaux du transporteur national n’ont pas voulu croire aux éclaircissements fournis par ce média officiel.

Pourtant, en fin de matinée, le standard de cette station de radio a failli exploser à cause du nombre impressionnant de coups de fil envoyés par des auditeurs cherchant d’autres explications sur la décision prise par le chef de l’Etat. Par contre, d’autres n’ont pas caché leur satisfaction quand ils ont appris que le billet coûtera seize mille dinars et que le visa d’entrée leur sera délivré à l’aéroport d’El-Khartoum. Pour contourner la file qui s’est formée devant le siège d’Air Algérie, au point de gêner la circulation des véhicules, un jeune prendra l’initiative d’ouvrir lui-même une liste des supporters désireux de faire le déplacement d’El-Khartoum pour la remettre à la direction d’Air Algérie.

Au niveau de l’ONAT, un responsable nous expliquera que jusqu’à la fin de l’après-midi, son agence n’a reçu aucune instruction spéciale de la part de sa tutelle. Il reconnaîtra que le Soudan n’est pas une destination habituelle des voyagistes algériens. Pour lui, le billet doit coûter aux environs de 80.000 dinars. Ailleurs, les agences de voyages ne semblent pas assaillies par la foule. «Nous avons reçu dès les premières heures de la matinée des jeunes qui s’informent sur les modalités de voyage au Soudan. Je n’ai pas de réponse concrète à leur avancer parce que nous sommes pris au dépourvu. Il nous faut un peu de temps pour organiser la chose».

Mais la décision de partir soutenir les Verts à Khartoum a été prise par certains inconditionnels dès le coup de sifflet final du match du Cairo Stadium. Pour remonter le moral de ses copains, déçus par le résultat, un jeune criera «Eh ben nous partirons au Soudan !». C’était l’un des jeunes qui avait suivi la rencontre sur un data show, dressé à l’entrée d’un café au début de la rue les Soeurs Benslimane.

Les informations sur l’agression des supporters de l’équipe nationale au Caire, même après le match, amplifiée par la rumeur qui parle de morts, ont renforcé ce désir d’aller «affronter» les Egyptiens. Mais ce qu’on peut retenir, c’est que cette opportunité de partir au Soudan, avec les facilités proposées par les autorités politiques du pays, a relancé l’enthousiasme des foules, un peu émoussé après le résultat d’avant-hier.

Même top dans les autres wilayas de l’Ouest, notamment à Relizane, où les supporters de l’EN ont pris d’assaut les agences d’Air Algérie et les agences de voyages pour décrocher un billet vers Khartoum. A l’est du pays, à Constantine entre autres, les jeunes n’en démordent pas de voir une victoire de l’équipe nationale sur l’Egypte à Khartoum. Hier matin, ce sont des dizaines de jeunes qui ont pris d’assaut les bureaux d’Air Algérie, dans l’intention de réserver une place d’avion pour se rendre à Khartoum. Une folle rumeur circulait, d’ailleurs, au milieu de ces jeunes survoltés qui ont même refusé de décrocher drapeaux et banderoles : «Le voyage serait gratuit», annonçait-on à qui voulait l’entendre.

D’autres candidats au voyage, plus pragmatiques, ont également pris d’assaut les diverses agences de voyages locales pour s’enquérir sur les possibilités de se rendre à Khartoum. A Annaba également, c’était la grande foule devant les agences d’Air Algérie et de voyages.

Ziad Salahdu quotidien d’Oran

L’émir de Médine a suppléé aux défaillances saoudo-algériennes

Posted on 15 novembre 2009 (0)

217 pèlerins algériens qui étaient «suspendus» dans leur bus en raison d’une défaillance des opérateurs saoudiens concernés ont été hébergés sur décision de l’émir Abdelaziz Ben Madjid, émir de Médine, dans des hôtels cinq étoiles.

Selon l’agence de presse saoudienne SPA, l’émir a ordonné que les pèlerins soient hébergés dans de grands hôtels et que l’on veille à leur repos jusqu’à ce qu’on leur trouve un hébergement convenable. Selon l’agence, les pèlerins algériens se sont retrouvés coincés pendant plus de cinq heures dans le bus qui les a amenés de l’aéroport de Djeddah à Médine. L’émir de Médine a ordonné que les opérateurs défaillants qui sont à l’origine de ce problème soient sanctionnés. Il semble que les pèlerins algériens en question soient de Tlemcen.

Des informations ont fait en effet état des mésaventures d’un groupe de 250 pèlerins partis mardi dernier de l’aéroport Messali Hadj vers les Lieux saints en Arabie Saoudite. Le groupe s’est plaint d’être littéralement abandonné et d’être resté sans contact avec la mission algérienne pour le pèlerinage. Après avoir pratiquement passé la nuit dehors à Djeddah, ces pèlerins ont été dirigés vers Médine. Ils n’étaient pas au bout de leurs peines. Ils sont restés bloqués à l’entrée de la ville sainte en raison de l’absence d’hébergement. Là également les pèlerins algériens se sont retrouvés avec des représentants algériens aux abonnés absents.

Selon le pèlerin Bouchenafa Mustapha, pharmacien à Bensekrane, cité par notre confrère El-Khabar, «les autorités saoudiennes se sont étonnées du comportement de la mission algérienne qui a laissé des centaines de pèlerins passer la nuit à la belle étoile». L’émir de Médine a donc décidé de suppléer, généreusement, à la défaillance des hébergeurs saoudiens et aussi de la mission algérienne.


M. S.

De nombreux chantiers attendent le gouvernement gabonais

Posted on 20 octobre 2009 (0)

ali-bongoLe premier conseil des ministres du nouveau gouvernement gabonais s’est tenu lundi à Libreville. Il sont désormais trente à veiller sur les intérêts du peuple gabonais, alors qu’ils étaient quarante-quatre dans le cabinet sortant.

Selon la présidence, la réduction du nombre de ministres répond à un souci d’efficacité, dans ce nouvel exécutif à dominante technocrate. Sur le total des ministres, 12 figuraient dans le précédent gouvernement, principalement à des postes clés, comme par exemple Paul Toungui (affaires étrangères), Laure Olga Gondjout (communication), Jean-François Ndongou (intérieur), Julien Ngoghe Bekalé (mines, pétrole et hydrocarbures) ou Blaise Louembe (budget). Une nouvelle femme fait son entrée en tant que ministre de la justice. Il s’agit d’Anicette Nang Ovika. Angélique Ngoma, ancienne ministre de la famille devient ministre de la défense. C’est la première fois qu’une femme dirige un ministère de ce niveau.

A noter par ailleurs l’entrée d’un opposant, Jean Félix Mouloungui, qui est ministre des PME. « Les chantiers sont nombreux, le gouvernement ne bénéficiera certainement pas d’un état de grâce, affirme le politologue gabonais Jean François Obiang, docteur en sciences politiques. Les gabonais attendent selon lui que se passe au niveau de la haute administration, se passe aussi au niveau du gouvernement. Sur le front social une relance des grève est à craindre. Certains ministres vont donc devoir se mettre rapidement autour d’une table avec les syndicats pour apaiser la tension sociale ambiante. De gros changements ne devraient pas être attendus au titre de la politique étrangère du Gabon. Tout au plus va-t-on s’acheminer vers une réforme de la coopération avec la France.

Par ailleurs au Gabon, un bateau en provenance d’Afrique de l’ouest transportant plus de 200 immigrés clandestins présumés a été arraisonné ce week-end par la marine gabonaise au large de Libreville. Une enquête est en cours. Le bateau est toujours en mer, encadré par les forces gabonaises, et la police identifie les passagers. Le bateau serait originaire du Bénin. Le Gabon attire une importante main d’œuvre étrangère.

Réaction de Barack Obama, Prix Nobel de la paix 2009

Posted on 12 octobre 2009 (0)

Obama victoryLa déclaration du président américain Barack Obama à l’annonce du prix Nobel de la Paix 2009 est édifiante :

« Bonjour. Eh bien, je ne m’attendais pas à un réveil de ce genre : après que j’ai eu reçu la nouvelle, Malia est entrée me voir et m’a dit : « Papa, tu as gagné le prix Nobel de la paix, et c’est l’anniversaire de Bo ! » Puis Sacha a ajouté : « En plus on a un week-end de trois jours qui arrive. » Il est bon d’avoir des enfants qui nous ramènent aux réalités de l’existence.

Je prends la décision du comité Nobel avec surprise et une profonde humilité. Je n’estime pas qu’elle représente une récompense pour mes propres accomplissements mais plutôt l’affirmation du rôle primordial que jouent les États-Unis en faveur des aspirations qui sont les mêmes pour les peuples du monde entier.

Pour être franc, je ne pense pas mériter de figurer en compagnie de tant de personnalités transformatrices qui ont été honorées par ce prix, des hommes et des femmes qui m’ont inspiré et qui ont inspiré le monde entier par leur courageuse quête de la paix.

Mais je sais aussi que ce prix reflète le genre de monde que ces hommes et ces femmes, et tous les Américains, souhaitent construire : un monde qui donne vie à la promesse de nos documents fondateurs. Et je sais qu’au long de l’histoire, le prix Nobel n’a pas servi uniquement à rendre hommage à une réalisation spécifique, mais aussi à donner de l’élan à un ensemble de causes. C’est pour cela que j’accepte ce prix comme un appel à l’action, un appel à toutes les nations à faire face aux défis communs du XXIe siècle.

Ces défis ne peuvent être relevés par un seul dirigeant ni par un seul pays. C’est pourquoi mon gouvernement s’efforce d’instaurer une nouvelle ère d’engagement où tous les États doivent assumer la responsabilité du monde auquel nous aspirons. Nous ne saurions tolérer un monde où de nouveaux pays se dotent de l’arme nucléaire et où la terreur d’un holocauste nucléaire pèse sur de nouvelles populations. Et c’est pourquoi nous avons commencé à prendre des mesures concrètes visant à l’avènement d’un monde sans armes nucléaires, car tous les États ont le droit de chercher à maîtriser l’énergie nucléaire pacifique, mais tous ont la responsabilité de démontrer leurs intentions pacifiques.

Nous ne saurions accepter la menace croissante que posent les changements climatiques, qui pourraient endommager à jamais le monde que nous léguons à nos enfants ; semant le conflit et la famine, détruisant les littoraux et vidant les villes. C’est pourquoi tous les pays doivent maintenant assumer leur part de responsabilité et transformer la façon dont ils utilisent l’énergie.

Nous ne saurions permettre aux différences entre les peuples de définir le regard qu’ils portent l’un sur l’autre, et c’est pourquoi nous devons chercher à réaliser un nouveau départ entre les populations de convictions, de races et de religions différentes : un nouveau départ fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel.

Nous devons aussi chacun jouer notre rôle en vue de régler les conflits qui causent tant de souffrances et de peines depuis tant d’années, et cet effort doit comprendre un engagement indéfectible à réaliser enfin le droit de tous les Israéliens et de tous les Palestiniens de vivre en paix et en sécurité, dans des États bien à eux.

Nous ne saurions accepter un monde qui prive toujours davantage de gens des possibilités de progrès et de la dignité à laquelle tout le monde aspire : la possibilité de s’instruire et de gagner honnêtement sa vie ; la sécurité qui permet de vivre sans crainte de maladie, ou de violence, ou d’être privé d’espoir en l’avenir.

Et alors même que nous cherchons à créer un monde où les conflits se règlent pacifiquement et où la prospérité soit largement partagée, il nous faut faire face au monde tel que nous le connaissons aujourd’hui. Je suis le commandant en chef d’un pays qui a la responsabilité de mettre fin à une guerre et qui, dans un autre théâtre, doit affronter un adversaire impitoyable qui met directement en péril le peuple des États-Unis et ses alliés. Je suis également conscient du fait que nous devons faire face aux conséquences d’une crise économique mondiale qui a mis des millions d’Américains au chômage. Ce sont des problèmes que j’affronte chaque jour, au nom du peuple américain.

Les tâches que nous avons à accomplir ne seront pas toutes achevées au cours de ma présidence. Certaines, telle l’élimination des armes nucléaires, ne seront peut-être pas achevées de mon vivant. Pourtant, je sais qu’on peut relever ces défis pour peu qu’on reconnaisse qu’il n’appartient pas à une seule personne ou à un seul pays de s’y attaquer. Ce prix ne se rapporte donc pas simplement aux efforts de mon gouvernement, il reflète les efforts courageux déployés par des êtres humains dans le monde entier.

C’est la raison pour laquelle ce prix doit être partagé avec toute personne qui lutte pour la justice et pour la dignité : avec la jeune femme qui marche en silence dans les rues pour affirmer son droit fondamental de s’exprimer, bien qu’elle soit confrontée aux bastonnades et aux balles ; avec la dirigeante de l’opposition, assignée à résidence, parce qu’elle refuse de renoncer à son engagement en faveur de la démocratie ; avec le soldat qui se sacrifie lors de plusieurs tours de service sur le champ de bataille en faveur d’une personne à l’autre bout du monde ; et avec tous ces hommes et ces femmes qui, de par le monde, sacrifient la sécurité de leur personne et leur liberté, voire leur vie, pour la cause de la paix.

Telle a toujours été la cause de l’Amérique. Telle est la raison pour laquelle le monde a toujours eu les yeux tournés vers l’Amérique. Et telle est la raison pour laquelle je suis persuadé que l’Amérique maintiendra son rôle primordial dans le monde. »

Barack Obama depuis la Maison-Blanche, le 9 octobre 2009

Carlabrunisarkozy.org : ça commence mal pour Carla Bruni

Posted on 05 octobre 2009 (0)

Le site internet de Carla Bruni est déjà en ligne à cette adresse :  http://www.carlabrunisarkozy.org. Etant hébergé en Mutualisé, le site n’a pas supporté le très grand nombre d’internautes qui veulent découvrir le site de la première dame de France. Le site consacre une bonne partie à la fondation Carla Bruni-Sarkozy, qui a pour but de faciliter l’accès à la culture et à l’éducation afin de lutter contre les inégalités sociales. Elle apporte également l’aide financière aux étudiants issus de la diversité prétendant à l’entrée dans les grandes écoles.

Le site de Carla Bruni comportera trois grandes parties comme vous le voyez sur cette copie d’écran :

1. Le rôle d’une première dame

Que fait une première dame de France ? Cette question préoccupe les Français. Le site de Carla Bruni donnera la réponse à cette question parce qu’il détaillera les activités de Madame Sarkozy et donnera la possibilité aux Français de réagir ou de lui faire des propositions.

2. La fondation Carla-bruni-Sarkozy

Le site accorde une place privilégiée à la fondation qui porte le nom de la première dame de France. Carla Bruni-Sarkozy s’était tournée vers la Fondation de France, à laquelle elle avait fait don des royalties de son dernier album, pour héberger son projet. La fondation Carla-bruni-Sarkozy va lever des fonds privés pour soutenir et financer les projets de plusieurs associations déjà existantes, sous la houlette de la Fondation de France. Des fonds privés, venant d’abord de riches particuliers, mais aussi d’une dizaine de groupes privés internationaux qu’elle compte démarcher.

Carla Bruni site

Pour cette fondation, Carla Bruni-Sarkozy a dit qu’elle privilégierait la lutte contre l’illettrisme, chez les plus jeunes, comme chez les adultes. Mais elle souhaite aussi financer à hauteur d’un million d’euros un programme de bourses pour les jeunes défavorisés qui veulent accéder aux grandes écoles d’art et de mode…

3. Fonds mondial de lutte contre le sida

Le site Carlabruni.org présentera aux Français les activités de Carla Bruni comme ambassadrice du Fonds mondial de lutte contre le sida. A l’ occasion de la Journée mondiale contre le Sida, Carla Bruni-Sarkozy a accepté aujourd’hui de devenir Ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le VIH/Sida. Sa mission s’effectuera en collaboration avec le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme.

Un site hébergé en Mutualisé

Le domaine carlabrunisarkozy.org a pour « Registrant » Madame Carla Bruni-Sarkozy dont l’adresse indiquée est le 55, rue du Faubourg Saint-Honoré et dont l’adresse électronique de contact est contact@carlabrunisarkozy.fr

Le site de Carla Bruni est hébergé en Mutualisé par GANDI SAS, une société française créée en 1999, par des personnes bien connues du monde Internet francais, notamment Pierre Beyssac, Laurent Chemla, Valentin Lacambre. La société est détenue depuis quatre ans par une équipe managériale expérimentée sur ce marché, qui en a fait un groupe alternatif indépendant de services Internet, autour des noms de domaines. Il faut dire que GANDI.net est un des premiers bureaux d’enregistrement (registrar) agréé par l’ICANN pour les domaines en .COM, .NET,.ORG, .BIZ, .INFO, .NAME et .BE opérationnel depuis mars 2000. Tout comme OVH, la société GANDI est également accrédité pour les extensions .FR et .EU.

Nicolas Sarkozy relooke sa communication sur internet. Sur Facebook, le Chef de l’Etat est un blogueur sympathique. On ignore encore s’il voudra Twitter pendant le sommet du climat de Copenhague.Tout cela reste à préciser. Le nouveau site de Carla Bruni : http://carlabrunisarkozy.org

Loi des finances : Polémique dans la polémique

Posted on 03 octobre 2009 (0)

commerceLe remous et la polémique suscités par les nouvelles dispositions de la loi de finances complémentaire (LFC) ne se sont pas totalement éteints, qu’une autre charge est tirée contre l’exécutif gouvernemental.

La cause en est cette fois l’entrée en vigueur avant-hier des mesures prises par le ministre des Transports Amar Tou. Lesquelles mesures consistent, selon l’explication officielle, à transférer du port d’Alger les navires transportant des cargaisons non conteneurisées et des équipements roulants vers les ports de Mostaganem, Djendjen, Jijel et Ghazaouet, dans la wilaya de Tlemcen, et ce pour mettre fin à l’engorgement dont le premier port est le théâtre.

Tout comme les mesures incluses dans la loi de finances complémentaire, celle endossée par le ministre des Transports divise et pousse à la controverse les opérateurs économiques concernés par sa mise en application.

Les adversaires de la délocalisation ainsi opérée sont montés au créneau pour en dénoncer les conséquences négatives qu’elle induit, selon eux, sur leurs opérations commerciales liées aux produits qu’elle concerne. Et de mettre en avant celle qui obligera à la revue en hausse des prix de ces produits du fait des surcoûts financiers que leur délocalisation entraînerait. Ce à quoi ils ajoutent que l’impréparation des ports désignés pour accueillir les cargaisons délocalisées et la défectuosité du réseau routier national ne plaident pas pour cette mesure.

Ces détracteurs de la mesure se recrutent dans le monde des opérateurs économiques ayant pour base d’activité Alger, sa région et le centre du pays plus généralement. Ils ont reçu l’appui des représentations syndicales du port d’Alger, qui elles craignent que cette délocalisation engendrera des suppressions d’emplois à ce niveau.

Ses partisans par contre en saluent la pertinence en tant qu’elle met fin à l’engorgement du port de la capitale et contribuera ainsi à réduire les frais de surestaries qu’une telle situation génère. Il leur apparaît tout autant logique que le flux des importations maritimes du pays soit réparti entre l’ensemble des installations portuaires existantes et qu’il soit mis fin au quasi-monopole de la domiciliation dont a bénéficié le port d’Alger.

Les approbateurs sont eux aussi des opérateurs économiques qui, a contrario des détracteurs, estiment que la mesure de Amar Tou est justifiée dans son principe, même s’ils émettent comme ces derniers la critique du fait accompli qu’elle a imposé à leur milieu et font le reproche de l’absence de concertation qui a caractérisé la prise de décision du ministre des Transports.

Qu’elles soient indispensables et nécessaires, ou au contraire portent la marque d’un déphasage par rapport aux réalités politique, économique et autres du pays, les initiatives, décisions et mesures prises par l’exécutif de l’Etat provoquent invariablement et systématiquement controverses et appréciations contradictoires. Mais jamais un vrai débat qui, mettant de côté les considérations partisanes ou d’intérêt, ne se préoccupe que de rechercher ce qu’il est bon de faire pour le pays et de faire émerger un consensus national pour la mise en oeuvre de cela.

Kharroubi Habib

Nice, Capitale mondiale de la recherche sur les hépatites virales

Posted on 29 septembre 2009 (0)

ANRSDu 3 au 7 octobre, Nice Acropolis va accueillir les plus grands experts mondiaux du virus de l’hépatite virale C, avec le soutien de l’Association européenne pour l’étude du foie (EASL) mais également de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS). A cette occasion, l’ANRS et SOS hépatites Paca organisent une conférencedébat grand public le 3 octobre, à Nice Acropolis, de 10h à 11h30. L’entrée est libre et gratuite.

A Nice, un millier de chercheurs, parmi lesquels les meilleurs spécialistes mondiaux, présenteront les pistes thérapeutiques du futur lors du 16e Symposium international sur le virus de l’hépatite C (3 – 7 octobre) : molécules bloquant l’entrée du virus dans les cellules du foie ou sa réplication, nouvelles cibles thérapeutiques … Le symposium dévoilera également les récentes découvertes sur l’action destructrice du virus sur le foie qui, contrairement à ce que l’on croyait jusqu’ici, n’est pas uniquement liée à l’inflammation qu’il génère. Certains travaux indiquent en effet un rôle bien plus direct…

A l’occasion de ce colloque international, l’ANRS et l’association SOS hépatites Provence-Alpes- Côte d’Azur proposent, le samedi 3 octobre, de 10h à 11h30 à Nice Acropolis, une conférence grand public sur les hépatites virales B et C (entrée libre et gratuite). Les meilleurs spécialistes répondront aux questions du public et aborderont les thèmes suivants :

« Aujourd’hui, il est possible de guérir d’une hépatite virale » (Pr Albert Tran, Service d’hépatogastroentérologie, CHU de Nice)

  • « L’accompagnement des malades au cours du traitement : un facteur important de réussite » (Michel Bonjour, Vice Président de SOS hépatites, Représentation fédérale)
  • « Les traitements du futur » (Pr Jean-Michel Pawlotsky, Directeur du Centre national de référence des hépatites virales B, C et delta)
  • « Les hépatites dans les pays en développement : une épidémie majeure » (Pr David Thomas, Directeur du département des maladies infectieuses, Hôpital Johns Hopkins, Baltimore, Etats-Unis)
  • « L’apport de SOS hépatites pour les malades habitant en PACA » (Constance Nave, Présidente de SOS hépatites Paca)

Le virus de l’hépatite C (VHC) touche près de 170 millions de personnes à travers le monde dont près de 360 000 en France métropolitaine. Il provoque une inflammation du foie pouvant évoluer vers la cirrhose et le cancer. Le dépistage est donc primordial afin de prendre en charge les malades le plus tôt possible. Une fois cette étape franchie, les médicaments actuels (ribavirine et interféron pégylé) permettent de guérir près de 50 % des patients au bout de six mois à un an de traitement. Et de nouveaux antiviraux encore plus efficaces vont arriver sur le marché prochainement. Mais dans les laboratoires, la recherche d’approches thérapeutiques complémentaires ne faiblit pas pour autant ! Car pour limiter l’apparition de formes virales résistantes, diminuer les effets secondaires et les échecs thérapeutiques, il est indispensable de continuer à rechercher des molécules qui s’attaquent au virus différemment.

Venez nombreux poser vos questions aux chercheurs, médecins et responsables associatifs !

Plus plus d’infos, visitez le site http://perftt.com/index.php/anrs

Notre-Dame-des-Landes : Ils disent « NON » au projet d’aéroport

Posted on 28 septembre 2009 (0)

aeroportPrès d’une centaine d’opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique maintiennent la blocage de l’entrée du Laboratoire Régional des Ponts et Chaussées d’Angers (LRPCA), qui est une division du Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement de l’Ouest (CETE Ouest), un service déconcentré du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer.

Après le blocage de la première foreuse à Angers, les manifestants viennent de bloquer un deuxième engin. L’implantation de l’Aéroport du Grand Ouest sur le site de Notre-Dame-des-Landes fait l’objet de plusieurs contestations émanant notamment des associations de défense de l’environnement et des Verts.

Les opposants à ce projet gigantesque estiment qu’il est contraire aux objectifs du Grenelle de l’environnement de favoriser le développement du transport aérien. Plusieurs mouvements écologistes s’y opposent fermement sous le titre « Inutile, coûteux, anti-écologique et antisocial », à ce projet en évoquant notamment la destruction de terres agricoles, l’augmentation des impôts locaux, l’impact du transport aérien sur l’effet de serre et la sous-utilisation des autres aéroports de la région.

L’utilité publique du transfert de l’aéroport de Nantes vers le site de Notre Dame des Landes a été reconnue par le Conseil d’Etat le 9 février 2008. Le Grenelle de l’environnement a confirmé la compatibilité de ce transfert avec les objectifs et les enjeux du développement durable.

Cette confirmation par le Grenelle de l’Environnement est liée au fait que NDDL n’est pas un nouvel aéroport. Nantes Atlantique sera fermé à la circulation aérienne publique à l’ouverture de NDDL.

Ce transfert est une réponse à la saturation physique de Nantes Atlantique. Il est également motivé par des enjeux de sécurité et de préservation des populations (nuisances acoustiques, survol de l’agglomération nantaise). Il répond également aux besoins de développement du grand ouest.

La création d’une nouvelle piste transversale à Nantes : plus de bruit, plus de risques, plus de temps de roulage, plus de villages détruits, un coût prohibitif… L’estimation des dépenses est de 581 millions d’euros ; un appel à concurrence est en cours dont l’un des enjeux est de parvenir à une offre entraînant un coût public le moins important possible. L’emprise du futur équipement est limitée ; les mesures compensatoires pour l’environnement et les activités agricoles impactées sont très importantes ; les équipements sont inscrits dans une démarche de haute Qualité Environnementale. Près de 4 000 emplois pourraient être liés à ce transfert (exploitation d’un aéroport accueillant plus de passagers ; impact du chantier).

C’est à la suite d’un processus de débat et de concertation que le Conseil d’Etat a reconnu le caractère d’utilité publique du projet le 9 février 2008. Le Grenelle de l’environnement a confirmé la compatibilité du transfert de l’aéroport de Nantes vers NDDL avec les objectifs de développement durable. Un débat public a eu lieu sous l’égide de la commission nationale du débat public de décembre 2002 à fin mai 2003 : 16 réunions publiques, 7 400 participants, 70 heures d’échange, 21 000 visiteurs sur le site internet ; 1 860 questions et contributions. L’enquête publique s’est déroulée fin 2006 : 35 permanences tenues par la commission ; 16 550 observations, lettres et pétitions reçue ou recueillis, dont 1/3 favorables et 2/3 défavorables. La commission d’enquête a émis un avis favorable le 13 avril 2007.

Le Grenelle de l’Environnement a confirmé le projet de transfert de l’aéroport de Nantes- Atlantique à Notre Dame des Landes, motivé par des problématiques environnementales et de sécurité fortes (forte diminution de la population soumise aux nuisances acoustiques, survol de l’agglomération nantaise et du lac de Grandlieu notamment) et par la saturation à moyen terme des installations.

Une réunion d’information et d’échanges dans le format du Grenelle de l’environnement s’est tenue le 29 janvier 2008 à la préfecture, avec tous les acteurs concernés. Télécharger le document officiel

Un laboratoire bloqué par des opposants au projet d’aéroport

Posted on 28 septembre 2009 (0)

laboUne cinquantaine d’opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique  ont bloqué ce matin l’entrée du Laboratoire Régional des Ponts et Chaussées d’Angers (LRPCA), une division du Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement de l’Ouest (CETE Ouest), lui-même service déconcentré du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM).

L’implantation d’un aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes est envisagée depuis plus de 30 ans. Le Débat public organisé en 2003 a ouvert la phase d’études. L’Enquête publique s’est déroulée du 18/10 au 30/11/2006 et a conduit au Décret d’utilité publique du 9/02/2008. Cette date charnière ouvre la phase opérationnelle du projet. La mise en service peut être programmée au début 2015.

Un équipement au service du développement du Grand Ouest

La vocation première de cet aéroport est le désenclavement de la façade Ouest Européenne. Il se substituera aux installations actuelles de « Nantes Atlantique » et contribuera à la dynamisation des économies régionales.

Une démarche concertée d’aménagement du territoire

La conduite du projet s’inscrit dans les principes du Développement durable. Les études font l’objet d’une démarche concertée qui associe les services de l’Etat et les collectivités concernées sous la responsabilité du comité de pilotage. Cette infrastructure aéroportuaire est conçue dans une dynamique d’aménagement global du territoire. C’est dans ce cadre qu’il convient de minimiser l’impact sur les populations riveraines, d’organiser la maîtrise de l’urbanisation et d’accompagner un développement économique compatible avec la protection de l’environnement.

Pourquoi transférer l’aéroport de Nantes Atlantique ?

La présence d’un aéroport international, disposant d’une capacité d’accueil suffisante et de l’attractivité nécessaire, constitue un atout majeur pour le développement économique du Grand Ouest. La vocation première de cet aéroport est le désenclavement de la façade Ouest Européenne. Il se substituera aux installations actuelles de « Nantes Atlantique » et contribuera a la dynamisation des économies régionales.

L’aéroport de Nantes Atlantique est aujourd’hui un équipement performant, qui répond globalement aux besoins de déplacements d’une clientèle régionale et s’inscrit dans le réseau de tête des aéroports français de province. Mais qu’en sera-t-il d’ici une dizaine d’années ?

Il est en effet prévisible que, si son développement se poursuivait au rythme de ces dernières années, le trafic dépasserait rapidement les capacités de cet équipement qui ne pourrait plus satisfaire aux exigences d’une exploitation de qualité.

Par ailleurs, les survols de l’agglomération nantaise deviendraient plus fréquents, en particulier sur sa partie la plus densément peuplée. Dans ce contexte, le cadre réglementaire évoluant dans le sens d’une protection accrue des populations contre le bruit conduirait rapidement à un blocage du développement de l’activité aéroportuaire.
Ce transfert et l’adaptation des dessertes routières et ferroviaires qu’il suppose sont un levier de la politique globale d’aménagement du territoire.

L’aéroport de Nantes Atlantique a atteint sa configuration maximale. Son environnement humain et naturel ne lui permet pas de s’étendre. La solution du transfert a été choisie afin d’anticiper les enjeux de développement de cet équipement clé à l’échelle interrégionale.

Les opposants de gauche

L’implantation de l’Aéroport du Grand Ouest sur le site de Notre-Dame-des-Landes fait l’objet de contestations émanant des associations de défense de l’environnement et des Verts. Ces derniers estiment qu’il est contraire aux objectifs du Grenelle de l’environnement de favoriser le développement du transport aérien. Les mouvements écologistes s’opposent, sous le titre « Inutile, coûteux, anti-écologique et antisocial », à ce projet en évoquant notamment la destruction de terres agricoles, l’augmentation des impôts locaux, l’impact du transport aérien sur l’effet de serre et la sous-utilisation des autres aéroports de la région. Une cinquantaine d’opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique  ont bloqué ce matin l’entrée du Laboratoire Régional des Ponts et Chaussées d’Angers (LRPCA), une division du Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement de l’Ouest (CETE Ouest), lui-même service déconcentré du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM).

La grippe A, l’Aïd, les jouets et les jeux vidéo

Posted on 23 septembre 2009 (0)

L’actualité du moment est nettement dominée par la pandémie de grippe A (H1N1). En Europe, les autorités sanitaires s’activent avant l’arrivée des premiers vaccins. En Chine, une campagne de de vaccination contre la grippe A (H1N1) est en cours. L’Ordre des médecins s’efforce de persuader les médecins indécis.

La Chine devient donc le premier pays au monde à avoir mis en œuvre une campagne de vaccination de masse contre le virus de la grippe A (H1N1). La France s’y prépare également. Des étudiants en médecine et des médecins sont prêts à se faire vacciner contre la grippe A (H1N1). Les médecins se sentent concernés par le mode d’organisation de la réponse à apporter à la grippe. Il convient de ne pas décevoir cette attente. Les médecins généralistes, en première ligne, sont plus impliqués que la moyenne des médecins consultés.

H1N1-employeUn accompagnement administratif et pédagogique a également été prévenu pour cette rentrée universitaire. En ce sens, « la préparation des cours a été mis en ligne sur Internet avec la collaboration des enseignants chercheurs ». Il convient de souligner que sur un effectif de 7689 inscrits pour cette nouvelle rentrée académique, « seuls 23 cas de grippe ont été relevés parmi les étudiants et 17 chez le personnel », a indiqué le président de l’Université.

Quant à la conférence de presse qui s’est tenue ce matin à 10h00 en salle des Conseils au sein de l’Université de Saint Denis de la Réunion, elle a permis au président Mohamed Rochdi d’aborder d’autres sujets d’importance. Il a détaillé le déroulement de la rentrée universitaire: « esprit, conditions matérielles et grippe A (H1N1) ». Il a également présenté les dernières statistiques globales affiliées aux inscriptions, un point a pareillement été présenté en ce qui concerne les étudiants étrangers. Les nouvelles filières de la rentrée 2009 et les filières attendues pour la rentrée 2010 ont été présentées: « UFR Santé, DUT « Carrières Sanitaires et Sociales », Institut Confucius ».

Plusieurs autres points étaient également à l’ordre du jour comme les évènements relatifs à l’orientation et l’insertion professionnelle, la phase d’évaluation par l’Agence d’Evaluation et de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) et les modalités et enjeux du passage des Responsabilités et compétences Elargies (RCE) au 1er janvier 2011.

La fête de l’Aïd est propice à toutes les dépenses. La prodigalité est manifestement de mise au niveau des divers commerces. Destination: El Medress, la Souiqa, Derb Sidi Hamed, la rue Kaldoun, la Qissaria, Blass El Khadem, la rue Lamoricière (le cinéma Colisée), la rue Basse (le café Romana) et l’inévitable magasin d’habillement Bouhsina (le «Tati» local) et son voisin chinois «Top Shoes» de Bab El Djiad spécialisé dans les chaussures souples et autres baskets.

Alors que les pères de famille sillonnent les ruelles en quête d’habits qui siéent à leurs enfants mais aussi à leurs bourses, les mères s’approvisionnent goulûment en ingrédients et arachides pour la préparation des gâteaux et confiseries. Quant aux enfants, ils affichent eux aussi allègrement et pour la circonstance, en ce jour de fête, leur statut de «pédoclient». Après avoir «cassé» la tirelire renflouée à la faveur de l’Aïd, ils prennent d’assaut les magasins de jouets et autres espaces de jeux. Qui avec un porte-monnaie discret (les filles), qui avec des sous tintant dans la poche (les garçons). A Bab Sidi Boumediène, au souk extra muros «Joutia», c’est la «foire» aux jouets. Pas de vitrine, ni d’étal. Un capharnaüm. Les articles ludiques aux couleurs chatoyantes «débordent» devant les baraques où l’on pratique le demi-gros et le détail. Au lieu-dit El Mawqaf, en face de l’hôtel El Mansour, un «kiosque» ne laisse pas indifférent les bambins de passage sur les lieux. Au centre-ville (intra muros), en véritable vedette en la matière, s’exhibe «la caverne d’Ali Baba» de Bentchouk en face du CCF, voisinant son «homologue» Hamidou (un ancien commerçant en alimentation générale). A l’ère de la génération digitale, les jeux vidéo sont très prisés. Play Station 1: 8.000 DA, Play Station 2: 15.000 DA, Play Station 3: 25.000 DA… A l’entrée des deux magasins et en guise d’attraction, trône une voiturette mécanique (à sous) à l’«effigie» de Mickey Mouse. Une manière de mettre dans le bain ludique les enfants. Non loin, au bout de la Qissaria, fidèle à la tradition, le petit magasin de Bekhti, un buraliste, affiche fièrement sa «ludothèque». A Tafrata, la boutique de El Hadj Korso regorge de jouets made in China. Dans le même secteur, en face du CRA, le magasin de Gaouar, qui exerçait dans ce créneau, s’est reconverti dans les cosmétiques. Non loin, à Bab El Hdid, c’est «Chicco» de Berber qui offre ostensiblement sa gamme de jouets bien achalandés.

A noter que pour des raisons de sécurité liée au terrorisme, les articles munis de télécommande (téléguidés) sont interdits de vente. L’informel dans ce domaine n’est pas en reste. Au niveau du marché couvert, El Qissaria et Sidi Hamed, les articles sont exposés carrément par terre ou sur des cartons par des vendeurs occasionnels. Les ballons de baudruche sont très convoités: 3 DA pour les petits et 10 DA pour les grands modèles (made in China). La version «Ferguson» provenant d’Espagne est cédée à 20 DA. Pour rester dans l’aérien, un hélicoptère (à pile) est proposé à 250 DA. Plus «hard», un pistolet est vendu à 50 DA et le jeu de cartouches (recharge) pour la même somme. Sur ce sillage, on refile même sous forme de porte-clés des stylos optiques dangereux contre 50 DA. A propos de vision, des lunettes «Taïwan», un article dont raffolent surtout les petites filles, sont exposées au… soleil. Les feux d’artifice et les pétards rôdent timidement dans les parages, le Mouloud étant leur période d’«explosion». Un jouet, genre «farces et attrapes», en l’occurrence un sifflet baudruche, devrait comporter une «contre-indication» avertissant du risque d’étouffement par ingestion de la capsule sonore (sous l’effet du souffle (aspiration/expiration). Notons que la plupart de ces commerces d’articles de jeu, qui d’ailleurs se comptent sur le bout des doigts, pèchent par deux choses: l’absence d’enseigne thématique et l’absence de musique d’ambiance… Par ailleurs, les salles de jeux sont très sollicitées: une partie de billard est jouée de 35 à 50 DA et celle de baby-foot à 5 DA.

Les cybercafés ne désemplissent pas aussi durant cette fête. Vice City, Half Live, Tekken, PS 2009, GTA San Andreas, Need For Speed… sont investis par des doigts nerveux. La cyber addiction guette toute cette gent enfantine en mal de loisirs, assoiffée de jeux. Tarif: 40 DA l’heure et à titre de promotion 100 DA pour 3 h de «connexion». D’autres enfants optent pour des distractions «écologiques». Parés de leurs plus beaux atours, ils saisissent cette heureuse opportunité pour prendre le téléphérique et effectuer une jolie navette vers le magnifique parc de loisirs de Lalla Setti d’autant plus que la journée s’annonce ensoleillée avec quelques nuages cependant. Direction le lac artificiel (plan d’eau) où les attendent des pédalos. 400 DA la «traversée». Une tournée à dos de cheval coûte 50 DA. Les balançoires et les toboggans ne sont pas payants. Le manège est désaffecté au grand dam des enfants. Des équipements usagers gisent encore sur l’ancien site. Un cimetière forain. Cap via la féerique rocade sur le zoo de Mansourah. Entrée 50 DA. Cette «réserve» animalière gérée par un privé abrite une faune aussi riche que variée où cohabitent animaux domestiques et sauvages. Nos petits visiteurs ont le loisir de jouir du spectacle des singes qui gambadent, de la danse des canards, des lionnes, des hyènes, des fennecs, des serpents, des chameaux, des tortues, des vautours, des aigles, des moutons, des pigeons, des porcs-épics, des souris blanches, des sangliers… Des décombres d’abri pour reptile gisent sur le sol. Une tentative du gérant de ramener un anaconda pour étoffer son zoo aurait été «avortée» par la brigade de gendarmerie territorialement compétente pour défaut, dit-on, d’autorisation spéciale à cet effet. A titre de prévention contre la grippe porcine, une équipe sanitaire a effectué une visite d’inspection du zoo, selon le gérant…

Une tournée sur un poney ou à dos de chameau est proposée pour 100 DA. Une voiturette automatique est «louée» contre 20 DA/5 mn. Le tobbogan, la balançoire et la prise d’escalade sont un cadeau de la maison. Une musique d’ambiance enfantine agrémente les lieux. Au décor festif propre à cette fête, manquent, outre l’irrésistible manège, la tombola et la kermesse avec ses typiques jeux et concours ludiques sanctionnés par des cadeaux (jeu de massacre, pêche à la ligne, course au sac de jute, tir de précision…). Pourtant la FOCET, les SMA et l’association des handicapés moteurs, entre autres, en ont l’expérience ainsi que les foires commerciales.

Il n’y a pas si longtemps, quand l’esprit inventif et le sens de la créativité n’étaient pas encore affectés par les Play Station et l’Internet, des jeunes organisaient à cette occasion des kermesses de fortune, les jeux de massacre et de précision au niveau de la rue commerçante de Sidi Hamed, abstraction faite des autres productions telles que «roul’ma» (planche à roulettes), «el qasba beselk» (voiture en roseau et en fil de fer), «bitcha» (balle en caoutchouc pour jongler), «lestak» (fronde), «zozlit» (osselets), «zarbout» (toupie), «cinima» (appareil de projection en carton), «tiliphoune» (téléphone avec deux boîtes de conserve reliées par un fil de fer), «zemmara» (instrument à vent avec un roseau bouché avec du papier tabac), «h’bila» (corde à sauter), «chrita» (boîte de tabac à chiquer remplie de sable servant de palette pour la marelle), «seffara» (noyau d’abricot taillé en biseau en guise de sifflet), «fhel» (flûte en roseau), «snitra »(guitare avec un bidon d’huile de moteur vide comme caisse de résonance et des cordes à partir d’un câble de frein de bicyclette)… Un hobby manuel qui obéissait à l’adage «Le besoin crée l’industrie»…     Le film «La boîte dans le désert» (1981) de Brahim Tsaki où des enfants ramassent des morceaux de ferraille pour en faire des jouets illustre bien cette tendance ludique, ce penchant récréatif chez l’enfant démuni, celui qui n’est pas «gâté» (à prendre au propre et au figuré)… Notons que cette année, l’Aïd El Fitr a coïncidé avec la rentrée scolaire, synonyme elle aussi de frais en termes d’achats de fournitures aujourd’hui «gadgétisés» dont le design exploite intelligemment le goût «sensationnel» des enfants en ciblant leur passion pour des «héros» de mass média, marketing oblige. Des articles frappés à l’«effigie» des Barbie, Mickey Mouse, Walt Disney, entre autres, meublent, à l’instar de ce que furent les Tortues Ninja et Pokeman, les cartables et les trousseaux des élèves (Astérix, Dora et Bob l’éponge ne vont pas tarder à se joindre chez nous aux autres figurines): trousse «album», palette «piano», taille-crayon gadget, règle rouleau, stylo géant, étiquettes fétiches… sont exposés bien en vue dans les vitrines des librairies du Soleil, Ibn Khaldoun, Ibn Badis, Bedjaoui, Sari, tels des… jouets. Mais qui a dit que l’enfant travaille (à l’école) en jouant ?… Au fait, ce genre de commerce (articles gadgets, jeux et jouets) est-il soumis au contrôle de la qualité (conformité aux normes conventionnelles en la matière) en vue de la protection du petit mais non moins innocent consommateur ?… Jadis, on s’achetait nos jouets chez Mlouka de Bab Ali et surtout Djilali cycliste de Bab El Djiad, en l’occurrence des billes en verre, des osselets colorés, des flûtes à bec, des flûtes de pan, des harmonicas, des masques, des ballons, des clairons, des tambourins, des cordes à sauter, des cerceaux, des toupies, des jumelles, des lunettes, des gadgets (diapos/TV), des glaives, des pistolets et des fusils (version «silencieuse»), des jeux de dés, des porte-clés… On allait également louer un vélo chez Blel, le cycliste de Bab El Hdid (derb Ouled Essene): 4 douros (4 fr) l’heure sans «caution» si ce n’est la «nya» (la candeur) de l’époque. Il arrivait qu’on utilisait en «tandem» la bicyclette; ne résistant pas à la surcharge, la fourche se brisait des fois mais sans conséquence pour notre poche: soit on abandonnait l’engin endommagé devant le local, soit on se confondait en excuses… Quant à la «fardja», elle se déroulait en face des murs de Bab Sidi Boumediène; des saltimbanques marocains s’adonnaient è des tours de magie (conversion de billets de banque, escamotage de balle de tennis, ingestion de lames de rasoir…) ou faisaient danser un cobra avec leur lombarde enchantée (ghaïta). Un entracte était marqué pour ramasser dans une écuelle la recette non «imposée» du spectacle à fortes sensations…

Un peu plus loin dans le passé, les enfants arborant seroual arbi (pantalon bouffon), maq’foula (gilet) et araqia (calotte) allaient jouer à Aïn Aouazouta sur le chemin d’El Eubbad, et ceux qui avaient quelques sous en poche (douro, soldi, rial, r’biya’, franc…) se payaient des sucreries (nougat, halwet el kilomètre, halwet loubia, halwet tefah…) ou une boisson de «arq souss» (réglisse d’Afrique) et se faisaient traîner dans des voitures de place qui allaient et venaient le long du cimetière de Sidi Senouci sur le chemin d’El Eubbad.

Ce site abritait d’autres attractions comme le spectacle des charmeurs de serpents, les saltimbanques marocains, les garagouz (marionnettes), la pêche sur sable… Le poète Bentriqui (18e siècle) décrit cette ambiance de fête dans sa qacida: «Aïd (El Kébir) ouel ferdja fi bab el djiad» dans laquelle il exprime son admiration pour les parures des femmes tlemcéniennes ainsi que les festivités (jeux) qui étaient organisées pour la circonstance. L’inamovible cheikh Abdelkrim Dali, «célébrait» pour sa part l’Aïd Esseghir avec sa chanson culte «Min zinou n’har el youm saha aïdouk» perpétuant ainsi l’exhalaison de cette tradition millénaire…

Sa voix d’or et sa mélodie sont à jamais incrustées dans la mémoire populaire, soit la commémoration de l’Aïd El Fitr ainsi que l’Aïd El Adha à travers l’immortelle qacida de «Ibrahim El Khalil»… Bonne fête.

Allal Bekkaï – Monde Actu