"entreprise" Archives

OMC : «On est au même stade qu’il y a une année»

Posted on 17 décembre 2009 (0)

La vingtième édition de la Foire de la production nationale (FPA) a ouvert ses portes hier en présence des ministres du Commerce, Hachemi Djaaboub, de la PME, Mustapha Benbada, et de la Pêche, M. Mimoune. La foire s’étalera jusqu’au 22 décembre au Palais des expositions, Pins maritimes à Alger. Quelque 260 exposants dont 47 entreprises publiques prennent part à l’événement placé cette année sous le thème générique «Réhabilitation des capacités productives nationales et encouragement de l’investissement».

L’agroalimentaire, l’ameublement et décoration, l’énergie, la chimie et pétrochimie, le bâtiment et matériaux de construction, l’industrie électrique et électronique, la mécanique, la sidérurgie et métallurgie, les services, les textiles sont autant de secteurs qui sont représentés à l’occasion de cette foire par des entreprises publiques et privées. La FPA, souligne un communiqué, est une manifestation économique et commerciale d’envergure nationale consacrée par une périodicité devenue une tradition et réunissant depuis sa création, en 1984, l’ensemble des secteurs d’activités de la vie économique. Le même document explique que l’exposition organisée par la Société algérienne des foires et exportations (SAFEX) a pour vocation de mettre en valeur, d’année en année, le «progrès qualitatif» enregistré par l’économie nationale aussi bien dans le domaine de la diversification que celui de l’élargissement de la gamme des produits. Tout comme, ce salon, poursuit-on, est également l’occasion d’accueillir de nouveaux opérateurs qui ont investi le marché algérien, se positionnant ainsi sur la cartographie de la production nationale.

«La FPA est par ailleurs un microsome qui incarne un état d’esprit et une volonté de relever les défis de l’heure de la part d’opérateurs algériens qui se focalisent sur l’indispensable amélioration du lancinant qualité/prix, désormais partie intégrante dans leur stratégie de développement», ajoutent les organisateurs qui précisent en outre que cet état de fait est devenu aujourd’hui le leitmotiv par excellence des managers algériens qui ont en vue «la concurrence féroce qui se profile mais aussi celle déjà imposée par l’importation de produits étrangers». Le ministre du Commerce Hachemi Djaaboub est convaincu que la production nationale n’a rien à envier à la production étrangère. «La foire est une excellente occasion pour mettre en valeur les entreprises nationales qui produisent des produits de qualité», a déclaré Djaaboub en marge d’une tournée effectuée à travers les stands. Le ministre interrogé par ailleurs sur le crédit documentaire dont se plaignent certaines entreprises a déclaré que ce mode de paiement est utilisé dans plusieurs pays du monde et qu’il appartient aux opérateurs algériens de s’y adapter et de faire en sorte que les fournisseurs étrangers leur accordent un délai suffisant pour vérifier leurs marchandises.

Enfin, concernant l’adhésion de notre pays à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Hachemi Djaaboub a indiqué que «on est au même stade qu’il y a une année» et que la réunion qui devait avoir lieu à cette date avec les responsables de l’OMC n’a toujours pas été remplacée par une autre. A noter que la conférence de presse qui devait avoir lieu en marge de l’inauguration de la foire a été annulée.

Z. Mehdaoui

Des hommes d’affaires chinois aujourd’hui à Alger

Posted on 15 novembre 2009 (0)

commerce6-300x225Le forum d’affaires algérochinois s’ouvrira aujourd’hui à l’hôtel Hilton d’Alger, indique un communiqué de la chambre algérienne de commerce et d’industrie CACI. Ce forum sera organisé en collaboration entre l’ambassade de Chine et la CACI, dans le cadre de la visite en Algérie d’une délégation d’entreprises chinoises conduite par M. Wan Jifel, président du conseil chinois pour la promotion du commerce international CCPIT. Une rencontre qui revêt une grande importance pour les deux pays, soucieux d’améliorer davantage leurs relations économiques.

Ce forum qui intervient, rappelons-le, une semaine après le 4e forum sur la coopération Chine-Afrique tenu à Charm El-Cheikh en Egypte dénote de la volonté de «l’empire du milieu» de s’ancrer davantage dans le continent africain, devenu durant cette dernière décennie une des plus importantes plate-formes d’investissements directs chinois. Avide de matières premières pour assurer son développement et de marchés pour écouler ses produits, la Chine a multiplié les investissements en Afrique, du Soudan à l’Angola, de la Guinée à l’Algérie.

La Chine, dont les échanges économiques avec l’Algérie étaient insignifiants à la fin des années 1990, est devenue en 2008 son 2e fournisseur et ses groupes y décrochent des contrats de plusieurs milliards de dollars. Les exportations chinoises vers l’Algérie s’élevaient à 2,7 milliards de dollars en 2008 et les groupes chinois sont fortement implantés dans le secteur des grands travaux et du bâtiment, avec des contrats dépassant les 15 milliards de dollars depuis 2000. Les Chinois sont les grands bénéficiaires des deux plans de relance économiques de plus de 200 milliards de dollars lancés par l’Algérie en 2001 et 2005 pour développer et moderniser les infrastructures de base et le logement. Parmi les grands contrats attribués aux Chinois figure la construction de 600 km d’autoroute attribuée en 2006 au groupement Citic-CRCC pour plus de six milliards de dollars. En 2007, le groupement chinois CGC-SIPSC a obtenu un contrat de deux milliards de dollars pour la réalisation d’un réseau de transfert des eaux souterraines d’In Salah à Tamanrasset sur 750 km, dans le Sahara algérien. Le groupe chinois CSCEC a décroché plusieurs contrats publics pour la construction de dizaines de milliers de logements financés par l’Etat algérien. De son côté, le groupe chinois CCECC a remporté des contrats de plus de 3,5 milliards de dollars dans les chemins de fer.

Au début 2000, le gouvernement algérien, qui avait décidé de réaliser rapidement des logements et des routes, avait fait appel massivement aux groupes chinois. Des dizaines de milliers de Chinois travaillent depuis une dizaine d’années en Algérie. Ils sont particulièrement nombreux sur les chantiers du bâtiment et des travaux publics, fort nombreux dans la capitale et ses environs ainsi que dans toutes les grandes agglomérations du pays. Fin 2008, 2.000 techniciens chinois sont arrivés dans le pays pour renforcer les équipes du groupement chinois Citic-CRCC qui réalise un tronçon de 600 km de l’autoroute Est-Ouest, longue de 1.216 km. Plus de 25.000 Chinois vivent en Algérie. Nombre d’entre eux se sont installés en Algérie, depuis 2002 surtout, investissant dans des commerces de prêt-à-porter, maroquinerie, bijouteries ou bazars notamment.

Djamel B.

Les infrastructures africaines dans état déplorable

Posted on 13 novembre 2009 (0)

Hopital-AfriqueUne étude récente réalisée dans 24 pays africains révèle que l’état déplorable des infrastructures dans l’Afrique subsaharienne réduit la croissance économique des pays de 2 % chaque année et limite la productivité des entreprises jusqu’à 40 %. Le rapport cite le réseau électrique du continent, celui de l’eau potable, ses routes et sa technologie de l’information et des communications.

Cette étude, menée par la Banque mondiale et ses partenaires, constate que l’Afrique possède l’infrastructure la plus faible au monde. Ce qui fait que les Africains paient dans certains pays deux fois plus pour les services de base que les habitants d’autres régions du monde.

La remise en état et l’amélioration des infrastructures du continent nécessitera l’investissement de quelques 93 milliards de dollars par an sur une période de dix ans, explique Renaud Paubelle, économiste des infrastructures au Consortium pour l’infrastructure en Afrique (ICA), basé à la Banque africaine de développement à Tunis.

« Aujourd’hui, on dépense 45 milliards de dollars an », a souligné M. Paubelle en précisant que ces fonds incluent l’aide tant bilatérale que multilatérale, mais également « tous les efforts financiers que réalisent les pays africains eux-mêmes. »

Mali : 13e Conférence de la CNUCED sur les hydrocarbures et lesressources minérales en Afrique

Posted on 12 novembre 2009 (0)

La treizième Conférence de la CNUCED sur le commerce et le financement du pétrole, du gaz et des ressources minérales en Afrique s’est ouverte mardi, à Bamako en présence du chef de l’Etat malien, Amadou Toumani Touré. Y prennent part divers hauts responsables de gouvernements africains, des investisseurs, des dirigeants d’entreprises pétrolières et minières, des banquiers, des cabinets de conseil juridique et des spécialistes de l’environnement.

« L’objectif de la conférence est de permettre aux différents décideurs dans ce secteur des hydrocarbures et des mines de pouvoir se retrouver, d’échanger sur des expériences respectives, de nouer des partenariats novateurs », a expliqué Claudine Sigam, responsable de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le développement.

Ports pétroliers : Les syndicalistes en trouble-fêtes

Posted on 24 octobre 2009 (0)

AlgérieLe projet relatif au transfert des équipements et équipages des trois ports pétroliers d’Arzew, Béjaïa et Skikda au profit de STH, société filiale du groupe Sonatrach spécialisée dans le transport des hydrocarbures, devra être finalisé le 26 octobre prochain, a-t-on appris hier de source syndicale portuaire.

En effet, une réunion regroupant les PDG des trois ports sus-cités avec le PDG de STH devra se tenir ce lundi à Alger, pour trancher définitivement sur la forme finale que devra prendre ce projet, a indiqué la même source. Des représentants des conseils syndicaux des trois ports pétroliers, ainsi qu’un coordinateur, en l’occurrence M. Benbraïk Dris, qui est également coordinateur national des syndicats des ports algériens, devront être présents à cette rencontre. «On s’invite à cette réunion, car on n’y a pas été convié. On va participer en force car le projet constitue pour nous une préoccupation majeure. On se doit d’être présent aux négociations sur lesquels dépendra l’avenir de nos 3.000 travailleurs, a indiqué M. Benbraïk. Et d’ajouter : «le projet peut porter préjudice aux entreprises portuaires concernées et menace sérieusement de mettre en péril l’avenir même de nos travailleurs. C’est pour cela qu’on doit assister à cette réunion déterminante. Et c’est pour cela aussi qu’on reste mobilisé à travers la tenue d’assemblées générales en cette même journée du 26 au niveau des ports d’Arzew, de Béjaïa et de Skikda. Ce n’est pas une menace. C’est tout simplement la raison qui l’exige. Tous ce qu’on demande c’est d’être concerté».

Depuis quelques semaines, les travailleurs des trois ports pétroliers du pays sont de plus en plus inquiets quant à leur avenir et celui de leur entreprises. La cause, un projet selon lequel STH investirait les activités de remorquage, d’amarrage et de pilotage. Des activités qui constituent la principale sinon la seule source d’argent significative pour les trois ports. Concrètement, l’enjeu concerne le transfert total ou sélectif des équipements utilisés pour les activités sus-citées, et qui sont propriétés des entreprises portuaires, au profit de STH. Ce transfert de moyens pourrait également s’accompagner d’un transfert des équipages ou une partie des ces équipages, qui basculeraient ainsi sous tutelle de STH. A ce jour, aucune information fiable n’a filtré sur la forme exacte de ces transferts. Mais selon certaines indiscrétions, l’administration du port de Skikda serait d’accord pour un transfert de 50 % des équipements au profit de STH, alors que celle du port d’Arzew serait plutôt pour «une solution qui consisterait à céder le tout ou rien», c’est-à-dire l’ensemble des équipements et leur équipages qui passerait sous tutelle de STH ou rien du tout. L’administration du port de Béjaïa serait, quant à elle, selon les mêmes sources, totalement contre la cession au profit de STH. Le partenaire social, pour sa part, est partisan de la solution du «tout ou rien». En d’autres termes, il n’est pas contre le projet du transfert des équipements, mais à condition que cela s’accompagne par un transfert des travailleurs qui basculeraient du coup sous la tutelle de STH.

Houari Barti

La CEDEAO suspend le Niger

Posted on 20 octobre 2009 (0)

NigerLa Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a suspendu le Niger, à cause de son refus de reporter les élections législatives.

Les appels de dernière minute de la Cédéao ont été ignorés par le président Tandja. L’Organisme sous régional a donc décidé de mettre ses menaces à exécution. Abdel Fatau Musah, chef du  département politique de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest explique que la CEDEAO a pris attache avec Addis Abeba pour transmettre le dossier Niger au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

La décision que pourrait prendre cette instance pourrait être entérinée par l’ONU. Et nous savons que nos partenaires comme l’Union européenne envisage aussi des mesures fortes contre le président Tandja et les autorités nigériennes pour avoir foulé au pied leur constitution.


L’opposition nigérienne a appelé au boycottage de ces législatives. Pour Alat Mogaskiya,  l’un des fondateurs du parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, « dès lors que c’est une entreprise anticonstitutionnelle, la conséquence est que tout démocrate nigérien s’en démarque… tout ce qui découle du réfendum est anti-constitutionnelle, donc illégal et illégitime ».

Pour sa part, le secrétaire à la communication du MNSD, le parti au pouvoir, Issoufou Tamboura estime que « cela n’empêche pas que la république continue son chemin.  L’assemblée nationale sera mise en place et fera son travail ». Les élections législatives en cours vont ouvrir un boulevard politique devant le président Tandja, qui disposera d’une assemblée nationale à sa dévotion, d’une nouvelle court constitutionnelle, auxquelles s’ajoutent trois années de rallonge et la fin de la limitation des mandats présidentiels.

Rappel de tétines pour bébés chez Leclerc

Posted on 19 octobre 2009 (0)

tétineLes magasins Leclerc ont procédé au rappel des tétines pour bébés de la marque « Mots d’enfants » en raison d’un risque de déchirure, a annoncé Calyxis, une entreprise spécialisée dans la sécurité et les rappels de produits.

Les tétines ou sucettes pour bébés concernées ont été vendues par lots de deux depuis le 15 juillet 2009 jusqu’au 30 septembre dernier. Les références des produits en question sont 3601025052530 et 3601025052523.

Les personnes ayant ces produits à leur disposition sont priées de les rapporter en magasin. Les autorités compétentes européennes ont également été informées de cette mesure par le fabricant.

Prix Nobel d’économie : deux lauréats et des questions

Posted on 18 octobre 2009 (0)

Ostrom_leadOliver Eaton Williamson a passé le gros de sa vie professionnelle à formuler d’abord et à porter ensuite, à bras le corps, une théorie qui est devenue l’une des plus célèbres de notre époque: la théorie des coûts de transaction.

Il n’est pratiquement pas possible de nos jours de parler de management ou d’économie sans faire appel, à un moment ou à un autre, à cette théorie à travers certains de ses concepts tels la défaillance du marché, la spécificité des actifs, l’opportunisme des agents, la hiérarchie, l’internalisation, …

Au début il y eut Ronald H. Coase

Mais si Williamson a eu le mérite – que nul ne conteste d’ailleurs – d’avoir formulé cette théorie, il n’en demeure pas moins toute fois que cette théorie n’est pas la sienne. En effet, c’est Ronald H. Coase qui, notamment dans un célèbre article intitulé «The nature of the firm» (1937), jeta les bases de cette théorie.

Après s’être posé la question de savoir pourquoi les entreprises existent-elles du moment qu’existe le marché, R.H. Coase arrive à la conclusion que le recours au mécanisme des prix (c’est-à-dire au marché) à un coût, et le coût du marché est assez élevé pour justifier l’apparition des entreprises dont l’objectif est justement de minimiser ce coût. De ce point de vue, insiste Coase, il y aurait donc défaillance du marché. Cette analyse fort pertinente – et qui invalide l’hypothèse néoclassique de la gratuité de l’information – sera reprise, renforcée et magistralement formulée par Williamson, ce qui fera d’elle l’une des théories les plus en vogue de notre ère et fit de Coase le prix Nobel d’économie en 1991 pour « la découverte et la clarification du rôle des coûts de transaction et des droits de propriété dans la structure institutionnelle et le fonctionnement de l’économie».

Williamson a d’abord cherché à opérationnaliser le concept de coût de transaction (il fera appel pour cela à des notions fondamentales comme la spécificité des actifs et l’incertitude). Ensuite, abordant la fameuse question de la frontière de l’entreprise (une question récurrente depuis la crise des années 1970) il essaie de comprendre pourquoi il y a des entreprises à côté du marché ou, si l’on veut, comment se fait la répartition des transactions entre les entreprises et le marché. Le tout, semble-t-il dire, c’est de savoir s’il faut «faire ou faire faire» (to do or to buy)

Malgré son apport et sa participation à la généralisation de l’analyse, Williamson ne fut pas récompensé avec Coase. Ironie du sort? Injustice ? Peut-être ! En tout cas cela ne l’empêcha pas de continuer à travailler sur la théorie des coûts de transaction et d’y faire des apports considérables depuis un peu plus de trente ans.

Sur le plan conceptuel, et à notre avis, les apports les plus remarqués de Williamson concernent «l’opportunisme» et la forme d’organisation «hybride».

De l’opportunisme et de la forme hybride

Le concept d’opportunisme a été introduit par Williamson pour caractériser les transactions qui ont lieu aussi bien entre les entreprises qu’entre les entreprises et les individus ou entre les individus eux-mêmes.

Williamson fait appel à ce concept, aujourd’hui fondamental dans la théorie des coûts de transactions, pour expliquer le comportement

Pour Williamson, l’opportunisme est le comportement par lequel, en se basant sur la malhonnêteté et le manque de franchise, une partie (un individu ou une entreprise) cherche à réaliser, voire maximiser, ses gains individuels dans les transactions. Cette hypothèse comportementale constitue à la fois le «paradigme Williamsonnien» et la base même de la théorie des coûts de transaction car elle lui donne tout son sens.

Parce que constituant «une représentation extrême du comportement humain», le concept d’opportunisme a fait couler beaucoup d’encre provoquant une grande levée de boucliers de la part des chercheurs qui lui opposent la notion de «confiance» considérée, dans une grande partie des travaux actuels en management, en économie, en psychologie et en sociologie, comme un levier important de motivation et d’efficience stratégique, mais comme retirer l’opportunisme à la théorie des coûts de transaction revient à l’invalider, Williamson– tout aussi bien que les défenseurs de cette théorie – se refusent à admettre les arguments relatifs à la confiance et tentent, à chaque fois, de démontrer que la confiance est toujours «calculée».

Lors de l’analyse de la répartition des transactions entre le marché et l’entreprise (la hiérarchie comme il l’appelle ainsi que Coase), Williamson, et à côté des deux formes d’organisation existantes (le marché et la hiérarchie) constate l’existence d’une troisième forme qu’il appelle la forme hybride qui tient des deux modes de gouvernances. Il s’agit de la concession, de la sous-traitance…

Cette notion aussi a connu au début des critiques de la part des chercheurs mais pas autant que celle de l’opportunisme. De nos jours elle semble mieux assise dans le concert des notions du management et de l’économie.

La première question

Généralement, on ne donne pas deux fois le prix Nobel pour la même chose, ce qui fit dire à certains que Williamson – très prolifique avec plus de 160 articles, et 14 ouvrages recensés en 2007– perd son temps à travailler sur une théorie pour laquelle un prix Nobel a déjà été attribué et pour laquelle il n’aura donc jamais de prix Nobel. Mais, et alors que R. Coase s’est carrément retiré dans sa résidence au sud de la France (né en 1910, il fêterait ses 100 ans le 29 décembre prochain), Williamson, tel un obsédé de la théorie des coûts de transactions, a continué à mener ses travaux et ses recherches dans le sillon de Coase.

La persistance de Williamson a fini par être payante et le Prix Nobel d’Economie 2009, qui lui a été attribué ces jours, récompense trois décennies de travail intense et d’apports extrêmement importants non seulement dans les domaines du management et de l’économie mais dans tous les domaines auxquels touche le néo institutionnalisme. En 2009, Williamson aurait donc pris sa revanche sur une injustice subie il y a exactement 18 ans lorsqu’il ne se vit pas attribuer le prix avec Coase. Toutefois, et bien que largement convaincus que Williamson mérite cette consécration, on ne peut s’empêcher de poser la question de savoir pourquoi le prix Nobel d’économie vient récompenser pour la deuxième fois (1991 et 2009) les mêmes travaux, ceux relatifs aux coûts de transaction?

La deuxième question

De son côté, Elinor Ostrom qui partage le prix Nobel d’économie 2009 avec Williamson est récompensée pour ses travaux portant la gestion des biens communs. En effet, et contrairement aux idées et aux théories existantes qui stipulent que la gestion des biens communs est souvent inefficace et qu’il faut donc soit laisser émerger la propriété individuelle (gestion privée) soit laisser l’Etat s’en occuper (gestion publique), Ostrom est arrivée à démontrer qu’il existe un troisième cadre institutionnelle à travers lequel on peut arriver à une gestion efficace et performante des biens collectifs. C’est pour l’ensemble de ses travaux qui « portent principalement sur la théorie de l’action collective et des biens publics (matériels ou immatériels) « (Wikipedia. org) et qui visent à démontrer la supériorité de la gestion collective sur la gestion privée ou par l’Etat qu’Elinor Ostrom vient d’être consacrée co-lauréate du Nobel d’économie 2009.

Si l’on rappelle que Ronald Coase, qui a été consacré lauréat par le comité Nobel en 1991, soutient plutôt la supériorité de la propriété privée sur les autres formes de propriétés collectives, et que cela signifie entre autres la supériorité de la gestion privée par rapport à la gestion collective, on est en droit alors de se poser la question comment se fait-il que, en l’espace de 18 ans, le Comité Nobel récompense des travaux, sinon contradictoires, du moins opposés?

Aïssa Hirèche

France Télécom lance une consultation individuelle

Posted on 17 octobre 2009 (1)

France Telecom.jpgLa mort d’un employé de France Télécom sur le site de Lannion porte à 25 le nombre total de décès au seinde cette entreprise. Un questionnaire sur les conditions de travail à France Télécom sera envoyé par email à 102.000 salariés de l’opérateur téléphonique dans les prochains jours.

Des dizaines de défilés se forment pour rappeler l’insupportable réalité. Le Pdg du groupe Didier Lombard ne démissionnera pas. Il souhaite ne pas abandonner le bateau qui coule et le relever. Il n y a pas grand monde à France Télécom pourtant pour croire à son attention pour le mal-être des salariés de son entreprise. Le malaise est bien plus profond qu’il n’y parait, mais comment en est-on arrivé là ?

En février 2005, Didier Lombard après avoir travaillé au côté de Thierry Breton pendant deux ans est imposé par ce dernier comme le nouveau pdg de France Télécom. La tâche est immense pour Didier Lombard, qui n’a jamais eu l’occasion de diriger d’entreprise. Il faut redresser France Télécom qui croule sous une dette colossale
et tâcher de faire bouger une entreprise dont les employés, fonctionnaires, ont connu une grande stabilité.

Il faudra prendre des mesures qui font mal pour redresser la barre, faire bouger… mais aussi licencier : un plan prévoit ainsi le départ de 22 000 personnes en 3 ans. La stratégie de l’entreprise s’intitule alors : « TTM » à savoir Time To Move »… dont le sobriquet deviendra rapidement « Tire Toi Maintenant ». On comprend sans difficulté pourquoi.

Le programme NEXT (Nouvelle Expérience Télécom) s’apparente aussi à une grande lessive sociale : le Comité exécutif est lesté de nombreux responsables, appelés « les barons’ par Didier Lombard, qui passe de 23 à 8 membres, dont deux membres Messieurs Wenes et Larrouturou obtiennent tout pouvoir.

Tout est en place pour mettre en place un plan qui va peu à peu mettre en avant les chiffres, la rentabilité au détriment de l’être humain. Il faut reconquérir du terrain au niveau économique, être concurrent, redresser l’entreprise et cela ne va pas se faire sans dégat au niveau humain. A ce moment là, les mutations géographiques deviennent légion, de nombreux changements de poste sont imposés (les techniciens, sans aucune formation doivent prendre des postes de commerciaux), les personnes les plus proches de la retraite sont remerciés etc.

Sur les postes de travail, autant la convivialité et l’humanité régnaient, autant c’est une nouvelle dynamique qui s’impose : il faut vendre, vendre et encore vendre… Faire du chiffre, du chiffre et encore du chiffre. Il règne un management de la terreur. Tout temps en dehors du temps de travail (aller, par exemple, 1 minute au toilette) est strictement chronométré. Il faut demander une autorisation écrite pour s’absenter de son poste.

A la surcharge de travail se rajoute la non considération du salarié en dehors de ses résultats… Tout est là pour le prouver ! Mutation régulière (sans tenir compte de la vie privée des salariés), non prise en compte de la pression au travail, reclassement à des postes inférieurs, pression sur les salariés les plus âgés. De plus, les salariés ne se sentent pas soutenus… Les responsables mettent la pression en permanence, mais dès qu’il y a un soucis, les employés sont obligés de se débrouiller.

Les pertes de repères des salariés de France Télécom sont donc importants : aux pertes de repères hyérarchiques s’ajoutent les pertes de repères géographiques, les pertes de valeurs d’une entreprise en mutation complète.

A l’été 2009, la lettre écrite d’un suicidé avant son acte de désespoir met le doigt sur le fait que c’est bien le travail à France Télécom qui est à l’origine du suicide. Cette missive parlera de la pression de l’urgence, de la surcharge de travail, de l’absence de formation, de management par la terreur. L’entreprise ne peut désormais plus mettre la tête sous le sable…

En réponse au malaise social observé, France Télécom propose de renforcer les actions dans le domaine de la prévention des risques psycho-sociaux et la mise en place de module de formation à la gestion du stress. Beaucoup, jusqu’à présent, y voit plus un effet d’annonce qu’une véritable volonté du pdg actuel de changer les choses. Une deuxième action devrait permettre de comprendre les salariés de France Télécom : l’envoi d’un questionnaire conçu récemment permettant d’exprimer et de pointer tout ce qui ne va pas sur l’entreprise.

Monsieur Lombard, veut se montrer proche des salariés et visite le site de Lannion. Pourtant, face à celui qui a parlé de « mode des suicides » et s’en être excusé, personne ne croit réellement qu’il est à l’écoute. Il a en effet refusé de s’exprimer devant les salariés, ce qui a été interprété, à tord ou à raison, comme un moyen pour le numéro 1 de l’entreprise d’une bonne opération de communication.

Le numéro 1 de France Télécom n’est pas seulement sous pression au niveau de son entreprise mais également de l’Etat : il devra en effet s’expliquer dans la première semaine de novembre devant l’Assemblée Nationale lorsque sera abordé l’ aspect de la Santé au travail.

C’est peut-être au niveau du numéro 2 de l’entreprise , Monsieur Stéphane Richard, que viendra la sortie de la crise que traverse FT. C’est sur lui que repose aussi un certain nombre d’espoir : connu des syndicat, il a le sens du dialogue et propose aussi la mise en place d’un blog participatif pour les salariés de France Télécom… C’est sur lui aussi que revient de remettre l’humain au coeur de l’entreprise France Télécom, tout un défi !

La rédaction de Monde Actu

Les « Sarkozy » à l’Elysée … et à la Défense

Posted on 13 octobre 2009 (0)

Sarkozy1Le président de la République, Nicolas Sarkozy, estime que Jean Sarkozy remplit les conditions pour prendre la tête de la Défense. Ce n’est jamais bien de donner en pâture une personne, « sans fondement » et « de façon excessive ». Une pétition demandant à Jean Sarkozy de renoncer à postuler au poste de président de l’EPAD enregistre 55.000 signatures. « A la mi-journée, nous en sommes à 55.000 personnes qui ont signé la pétition pour demander à Jean Sarkozy de renoncer à postuler à l’EPAD », se félicitent les auteurs de la pétition.

L’EPAD ou l’Établissement public pour l’aménagement de la région de la Défense est un établissement public à caractère industriel et commercial créé le 9 septembre 1958 et chargé d’aménager pour le compte de l’État et des collectivités locales concernées le site de la Défense. Le territoire couvert par l’EPAD est une opération d’intérêt national couvrant une partie du territoire de Puteaux et Courbevoie, à l’ouest de Paris, dans le département des Hauts-de-Seine. Situé dans le prolongement de l’axe historique, ce quartier de 160 ha est au début du XXIe siècle un centre économique d’envergure internationale.

L’EPAD « gère un territoire qui regroupe des centaines d’entreprises employant sur place 150.000 salariés », rappellent les auteurs de la pétition. La Défense est aussi un bassin de population d’environ « 200.000 personnes (Puteaux, Courbevoie et Nanterre) ». L’EPAD est enfin « un nœud de transport par lequel passe quotidiennement un million de franciliens ».

Pour les auteurs de la pétition anti-sarkozy, « présider un tel Etablissement demande compétence et expérience », ce qui ne serait donc pas le cas de Jean Sarkozy, qui est exhorté à terminer ses études de droit et « à faire quelques stages en entreprise…de re-postuler à ce poste » autrefois occupé par son père. Nicolas Sarkozy a présidé la Défense du 1er avril 2005 à décembre 2006.

Face au tollé, a réagi mardi dans Métro pour tenter de justifier la légitimité de sa candidature. « Je ne demande aucun droit supplémentaire, mais je n’en demande pas moins non plus », a-t-il déclaré en rejetant les critiques sur son manque d’expérience et surtout sur le passe-droit que lui confère son patronyme. « On a voulu faire croire à une nomination » à la Défense. « C’est un mensonge, alors qu’il s’agit au contraire d’une élection », se défend Jean Sarkozy. « Je n’ai jamais été nommé, toujours élu », a-t-il ajouté.

Pour le Premier ministre François Fillon, il n’y a « pas lieu de faire une polémique », indiquant que « c’est une élection, c’est une compétition » et qu’il n’y a aucun favoritisme dans ce cas.

Combien y a-t-il de signataires ? Réponse des auteurs de la pétition : « A la mi-journée, nous en sommes à 55.000 personnes qui ont signé la pétition pour demander à Jean Sarkozy de renoncer à postuler à l’EPAD : 43.000 signatures confirmées par mail et 12.000 formulaires toujours en attente sur le serveur. En effet, le serveur qui héberge la pétition sature : si vous ne parvenez pas à vous connecter, essayez à nouveau demain. Merci. »

petition