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Frédéric Mitterrand : Après « la Mauvaise Vie », les mauvaises langues

Posted on 10 octobre 2009 (6)

Frédéric_MitterrandMoins de quatre mois après sa nomination au ministère de la culture, Frédéric Mitterrand doit affronter les demandes de démission émanant de l’extrême droite et de la gauche. Frédéric Mitterrand a menacé de poursuivre « les personnes qui se sont rendues complices de l’ignominie » à laquelle il est à nouveau exposé.

Il y a un mois, Frédéric Mitterrand a apporté son soutien total au réalisateur franco-polonais Roman Polanski, qui a été arrêté par la police à Zürich pour l’affaire de mœurs où il est accusé de viol sur une mineure de 13 ans. Déclarant, à propos de cette affaire de viol, qu’il s’agissait d’ « une histoire ancienne qui n’a pas vraiment de sens », Frédéric Mitterrand a provoqué la colère et l’indignation d’associations de victimes telle que Innocence en danger qui le somme de s’expliquer sur ce qu’elle juge comme des propos complaisants à l’endroit d’un crime sexuel. Ce soutien, qui vilipende une « certaine Amérique qui fait peur », a provoqué des réactions négatives de la part de quelques hommes politiques et associations ainsi que l’incompréhension de la presse étrangère, notamment anglo-saxonne.

La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a alors accusé Frédéric Mitterrand, sur le plateau de Mots croisés de France 2, d’avoir pratiqué le tourisme sexuel et trouvé du plaisir à « payer des petits garçons thaïlandais », évoquant son récit autobiographique La Mauvaise Vie paru en 2005. Le Front National avait mené des recherches et avait fait une bonne découverte avant de lancer l’offensive. Lors de la parution du livre, Frédéric Mitterrand avait répondu aux critiques en expliquant qu’il faisait la « différence entre garçon et petit garçon ». En effet, le livre décrit les prostitués en question comme des jeunes hommes souvent étudiants et non des enfants, malgré l’emploi du mot « gosses ».

Au Parti Socialiste, Benoît Hamon a jugé « choquant qu’un homme puisse justifier, à l’abri d’un récit littéraire, le tourisme sexuel », indépendamment de l’âge des prostitués alors que Bertrand Delanoë dénonce « une offensive populiste » contre Mitterrand. L’éditeur souligne qu’à la sortie du livre « aucune poursuite n’avait été engagée » à l’encontre de son auteur et que l’ouvrage « avait même recueilli de bonnes critiques littéraires et s’était bien vendu 190 000 exemplaires».

Pour mettre un terme à la polémique, Frédéric Mitterrand a intervenu le 8 octobre au journal télévisé de TF1 en reconnaissant avoir certes eu des relations sexuelles avec des jeunes hommes mais en aucun cas des mineurs et qu’il condamnait avec fermeté tout tourisme sexuel et acte pédophile. Son livre, dit-il, n’est « ni un roman ni ses mémoires, mais c’est une vie qui ressemble beaucoup à la sienne » et un « tract » à l’attention de ceux qui « sont différents ».

Concernant l’affaire Polanski, Frédéric Mitterrand estime que les propos qu’il a tenus étaient en partie dus à l’émotion provoquée par son arrestation et qu’en tant que ministre de la Culture, il est de son devoir de soutenir un artiste, qui plus est français, mais que néanmoins il comprenait mieux, avec le recul, les actes qui étaient reprochés au réalisateur. Invoquant le soutien du président de la République et du Premier ministre, il réfute enfin toute idée de démission.

Alors que la polémique autour de « La Mauvaise Vie » semble se calmer, une autre affaire fait de nouveau parler de Frédéric Mitterrand. Une lettre parue dans un journal de la Réunion a provoqué la colère du ministre qui « ne supporte plus les attaques », confie-t-il au Journal du Dimanche. « Je ne supporte plus les attaques », a déclaré le ministre.

Lors d’un déplacement à Bordeaux, Frédéric Mitterrand a menacé de poursuivre « les personnes qui se sont rendues complices de l’ignominie » à laquelle il est à nouveau exposé.

Le coup de gueule de Sarkozy face à Mme Chabot

Posted on 26 septembre 2009 (0)

A l’issue de son entretien télévisé avec Laurence Ferrari et David Pujadas mercredi à New York, Nicolas Sarkozy a reproché à Arlette Chabot, directrice de la rédaction de France 2, l’absence de « vraies émissions politiques » à la télévision française. Le Chef de l’Etat a évoqué avec nostalgie « L’heure de vérité », une émission télévisée politique française créée et présentée par François-Henri de Virieu et diffusée le jeudi soir à 20 h 30 à partir du 20 mai 1982, puis le dimanche midi à partir de 1988 sur Antenne 2, puis France 2, jusqu’en 1995.

« Il est vrai qu’aujourd’hui il y a moins de bons clients pour faire ce genre de débat », a indiqué le président de la République. Puis, d’un ton « nettement plus vif », selon plusieurs témoins, Nicolas Sarkozy se serait emporté sur la nouvelle répartition du temps de parole des personnalités politiques à la télévision et à la radio avec, selon lui, « un manque de représentation de l’UMP », rapporte le quotidien Le Monde.

Sarkozy1Toujours selon Le Monde, Arlette Chabot lui aurait rétorque sur un ton sec que France Télévisions diffuse au moins trois émissions politiques, dont « A vous de juger », un magazine politique français mensuel, créé en 2005, diffusé le jeudi soir à 20h50 sur France 2 et présenté justement par Madame Chabot.

Concernant la nouvelle répartition du temps de parole des partis politiques, dont l’UMP de Nicolas Sarkozy, Madame Chabot a rappelé qu’elle résulte d’une décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui a adopté un « nouveau principe de pluralisme » pour régir l’équilibre du temps de parole des personnalités politiques à la télévision et à la radio à partir du 1er septembre dernier. Il s’agit de mieux prendre en compte les interventions du président de la République et de ses collaborateurs, et par conséquent d’augmenter le droit d’expression officielle de l’opposition.

Nicolas Sarkozy a sans doute commis une erreur en réprimandant la directrice de la rédaction de l’une des deux principales chaînes françaises qui ont expédié à New York leurs présentateurs vedettes pour interviewer le Chef de l’Etat.

Roselyne Bachelot : « La circulation du virus s’accélère »

Posted on 12 septembre 2009 (0)

« La circulation du virus est en train de s’accélérer » en France, affirme la ministre de la Santé Roselyne Bachelot dans « Les « 4 vérités » sur France 2. La fermeture d’un collège de 850 élèves dans l’Hérault est pour elle un « signe » de cette accélération.

Roselyne Bachelot estime que la circulation du virus grippal s’accélère en France, contrairement à ce qu’affirme l’Institut national de veille sanitaire (InVs) qui parle d’une « progression lente », évaluant à 6 000 le nombre de cas de grippe A confirmés et 25 000 de syndromes de type grippal hebdomadaires.

La ministre de la Santé est naturellement bien renseignée, et nous pouvons croire que le virus de la grippe A-H1N1 est en « phase d’accélération » comme elle l’affirme. La ministre prévoit la survenue d’ « un premier pic à la fin septembre début octobre ». La pandémie grippale se fera certainement « par vagues », déclare Roselyne Bachelot qui n’exclut pas de fait l’apparition de « plusieurs pics » en fin d’année.

Le Premier ministre François Fillon, a annoncé sur TF1 que la France disposera de « deux à trois millions » de doses de vaccins à la mi-octobre alors que la commande française est de 94 millions de doses de vaccins.

Mondeactu-H1N1Les Français se rendant en Afrique du Nord devraient s’attendre à une surprise. A la satisfaction des passagers et des employés de l’aéroport de Bechar Boudghène Benali Lotfi, un appareil thermique servant à la détection du virus de la grippe porcine vient d’être installé au niveau du couloir destiné à l’arrivée des passages en provenance d’Alger, d’Oran ou d’autres aéroports.

Géré par une équipe médicale de la polyclinique du centre-ville de Bechar et dépendant du secteur sanitaire, cet appareil, dit-on, permet de relever la température et détecter le cas échéant la présence ou non du virus A(H1N1).

Doté d’un écran et une caméra, il a été acheminé du ministère de la Santé et de la Population par la direction de la santé de la wilaya. L’équipe médicale en charge de l’appareil a été formée pour la circonstance et assure déjà le contrôle des passagers. Notons enfin que toutes les dispositions ont été prises pour prodiguer les soins nécessaires aux éventuels porteurs de cas de grippe porcine décelés à Bechar et ses environs.

Roukbi A. – Monde Actu