Frédéric Mitterrand : Après « la Mauvaise Vie », les mauvaises langues
Moins de quatre mois après sa nomination au ministère de la culture, Frédéric Mitterrand doit affronter les demandes de démission émanant de l’extrême droite et de la gauche. Frédéric Mitterrand a menacé de poursuivre « les personnes qui se sont rendues complices de l’ignominie » à laquelle il est à nouveau exposé.
Il y a un mois, Frédéric Mitterrand a apporté son soutien total au réalisateur franco-polonais Roman Polanski, qui a été arrêté par la police à Zürich pour l’affaire de mœurs où il est accusé de viol sur une mineure de 13 ans. Déclarant, à propos de cette affaire de viol, qu’il s’agissait d’ « une histoire ancienne qui n’a pas vraiment de sens », Frédéric Mitterrand a provoqué la colère et l’indignation d’associations de victimes telle que Innocence en danger qui le somme de s’expliquer sur ce qu’elle juge comme des propos complaisants à l’endroit d’un crime sexuel. Ce soutien, qui vilipende une « certaine Amérique qui fait peur », a provoqué des réactions négatives de la part de quelques hommes politiques et associations ainsi que l’incompréhension de la presse étrangère, notamment anglo-saxonne.
La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a alors accusé Frédéric Mitterrand, sur le plateau de Mots croisés de France 2, d’avoir pratiqué le tourisme sexuel et trouvé du plaisir à « payer des petits garçons thaïlandais », évoquant son récit autobiographique La Mauvaise Vie paru en 2005. Le Front National avait mené des recherches et avait fait une bonne découverte avant de lancer l’offensive. Lors de la parution du livre, Frédéric Mitterrand avait répondu aux critiques en expliquant qu’il faisait la « différence entre garçon et petit garçon ». En effet, le livre décrit les prostitués en question comme des jeunes hommes souvent étudiants et non des enfants, malgré l’emploi du mot « gosses ».
Au Parti Socialiste, Benoît Hamon a jugé « choquant qu’un homme puisse justifier, à l’abri d’un récit littéraire, le tourisme sexuel », indépendamment de l’âge des prostitués alors que Bertrand Delanoë dénonce « une offensive populiste » contre Mitterrand. L’éditeur souligne qu’à la sortie du livre « aucune poursuite n’avait été engagée » à l’encontre de son auteur et que l’ouvrage « avait même recueilli de bonnes critiques littéraires et s’était bien vendu 190 000 exemplaires».
Pour mettre un terme à la polémique, Frédéric Mitterrand a intervenu le 8 octobre au journal télévisé de TF1 en reconnaissant avoir certes eu des relations sexuelles avec des jeunes hommes mais en aucun cas des mineurs et qu’il condamnait avec fermeté tout tourisme sexuel et acte pédophile. Son livre, dit-il, n’est « ni un roman ni ses mémoires, mais c’est une vie qui ressemble beaucoup à la sienne » et un « tract » à l’attention de ceux qui « sont différents ».
Concernant l’affaire Polanski, Frédéric Mitterrand estime que les propos qu’il a tenus étaient en partie dus à l’émotion provoquée par son arrestation et qu’en tant que ministre de la Culture, il est de son devoir de soutenir un artiste, qui plus est français, mais que néanmoins il comprenait mieux, avec le recul, les actes qui étaient reprochés au réalisateur. Invoquant le soutien du président de la République et du Premier ministre, il réfute enfin toute idée de démission.
Alors que la polémique autour de « La Mauvaise Vie » semble se calmer, une autre affaire fait de nouveau parler de Frédéric Mitterrand. Une lettre parue dans un journal de la Réunion a provoqué la colère du ministre qui « ne supporte plus les attaques », confie-t-il au Journal du Dimanche. « Je ne supporte plus les attaques », a déclaré le ministre.
Lors d’un déplacement à Bordeaux, Frédéric Mitterrand a menacé de poursuivre « les personnes qui se sont rendues complices de l’ignominie » à laquelle il est à nouveau exposé.

Toujours selon Le Monde, Arlette Chabot lui aurait rétorque sur un ton sec que France Télévisions diffuse au moins trois émissions politiques, dont « A vous de juger », un magazine politique français mensuel, créé en 2005, diffusé le jeudi soir à 20h50 sur France 2 et présenté justement par Madame Chabot.
Les Français se rendant en Afrique du Nord devraient s’attendre à une surprise. A la satisfaction des passagers et des employés de l’aéroport de Bechar Boudghène Benali Lotfi, un appareil thermique servant à la détection du virus de la grippe porcine vient d’être installé au niveau du couloir destiné à l’arrivée des passages en provenance d’Alger, d’Oran ou d’autres aéroports.