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Egypte-Algérie : La Coupe de notre monde

Posted on 15 novembre 2009 (0)

FIFAIl faut se l’avouer : il est presque plus important de vaincre l’Egypte que d’aller en Afrique du Sud. La raison ? L’Afrique du Sud c’est la Coupe du monde, le match d’hier était la coupe de notre monde, à nous et aux Egyptiens. A l’heure de ces lignes, le score était impossible à deviner, mais pour nous, l’Egypte avait déjà perdu. Perdu quoi ? Ce qui lui restait de son nassérisme culturel, réduite à mitrailler un bus au lieu de libérer le panarabisme de ses territoires imaginaires. Le nombrilisme égyptien était choquant pour nous les Algériens, mais aussi cette certitude qu’avait ce pays frère d’être le grand frère de tous les autres pays arabes, sans hésiter devant le lamentable et le ridicule. Un spectacle de délire médiatique qui montre cette extrémité de la désolation et de la vanité où peut mener le panarabisme lorsqu’il est vaincu partout et ne trouve plus d’autres ennemis que ses frères de lait.

Le néonassérisme déclenché par un simple match de foot montre que ce pays n’a pas encore réglé la question de son obésité historique : il se prend encore pour le centre de notre monde. D’où l’enjeu de ce match : c’est la coupe de « notre monde » à nous, un monde triste et horizontal où le leadership se joue en écrasant les autres au lieu de les mener à la victoire.

Les Algériens savent depuis longtemps ce qu’est un pays ennemi ; ce qu’il ne savent pas cependant, c’est quoi un « pays frère ». Comment définir cette expression, cette fraternité orale dont l’utopisme nous étouffe et dont la redondance nous fait grimacer par son hypocrisie ? C’est quoi être un pays frère ? Est-ce que cela se mange et nourrit son homme et son peuple ? Est-ce que cela s’exprime comme le doigts de la main ou en poussant Yussef dans le puits ? Est-ce que cela nous sert quelque part lorsqu’on se fait malmener en terres étrangères ? Presque pas.

Maintenant, si même avant le résultat du match, nous savons que l’Egypte a perdu quelque chose, l’autre question est « qu’avons-nous gagné nous ? ». Une première conclusion : il faut désormais qu’on soit fier d’être des Algériens et pas des produits dérivés du panarabisme décadent. Deux : ils peuvent nous concurrencer notre arabité ; mais si on accepte notre algérianité, celle-là personne ne peut nous la voler. Trois : nous avons une équipe, un drapeau et un peuple : il ne nous manque que l’indépendance vis-à-vis du panarabisme démodé et des colonisations internes. Quatre : désormais, nous n’avons plus à imiter l’Egypte, ni personne d’autre que les nôtres. Cinq : il faut demander à tous nos officiels de parler algérien et de ne pas baragouiner dans une langue classique, là où même les Egyptiens n’hésitent pas à parler égyptien tout en se déclarant d’un arabisme pur à plusieurs castes. Six : nous n’avons plus à avoir honte de nous-mêmes, de nos prénoms, de notre vraie langue nationale et de notre culture: nous ne sommes la photocopie de personne, ni d’aucune origine certifiée. Ce n’est peut-être qu’un match, mais il a suffi à démonter l’essentiel : nous pouvons être simplement algériens et l’être superbement et sans artifices importés.

Kamel Daoud

Somalie : renforcement du gouvernement intérimaire ?

Posted on 09 octobre 2009 (0)

SomalieLes deux principaux groupes d’insurgés somaliens, Al-Shabab et Hizbul Islam, ont conclu un accord de cessez le feu après les affrontements pour le contrôle de la ville portuaire de Kismayo, dans le Sud du pays.

Les Chebab, « les jeunes » en arabe et Hizb al Islam, le parti islamique ont déclaré qu’ils allaient régler leurs différends devant un tribunal islamique. Ils entendent aussi continuer leurs attaques communes contre le gouvernement somalien et la force de maintien de la paix de l’Union africaine.
En mai dernier les deux factions avaient lancé une offensive conjointe pour renverser le fragile gouvernement de transition du président modéré Chérif Cheikh Ahmed . Les Chebab et le Hizb al Islam contrôlent à présent le Sud, une bonne partie du Centre et les 3/4 de Mogadiscio, où ils ont déjà imposé une forme très stricte de la charia, ou loi islamique.
Dirigés par l’émir Cheikh Mouktar Abou Zoubeir, les Chebab sont composés de groupes pro-jihadistes plus ou moins autonomes.

Le Hezb al-Islam est, lui, plus structuré et politisé. Il est dirigé par le leader radical Cheikh Hassan Dahir Aweys, ancien frère d’armes de l’actuel président somalien.La Somalie est plongée dans une guerre civile et l’anarchie depuis plus de 18 ans. Depuis 2007, ce conflit larvé a fait 18 mille morts et près d’un million et demi de personnes déplacées dont près de 200 mille depuis le mois de mai.

Comment mettre fin à cette instabilité ? Walid Pharès, chercheur et directeur du projet sur le terrorisme à la Fondation pour la défense des démocraties à Washington, souligne l’absence d’un plan international pour la Somalie. La solution réside dans le gouvernement de transition : il faut renforcer ses assises et mettre sur pied des projets socio-économiques afin d’inclure la population civile et faire aboutir le processus politique, a-t-il cet entretien accordé à Lamia Gritli.

Allemagne : Victoire d’Angela Merkel aux législatives

Posted on 27 septembre 2009 (0)

Angela Merkel a remporté l’élection de la 17e législature du Bundestag de ce dimanche 27 septembre 2009. « Ce soir, je suis satisfaite et heureuse » de la victoire de son parti.

« Nous avons réussi à obtenir une solide majorité » aux législatives permettant de « former un nouveau gouvernement de la CDU/CSU et du FDP… Nous allons faire la fête », a déclaré la chancelière Angela Merkel. Les conservateurs (33,5%) disposent avec les libéraux (14,5%) d’une confortable majorité au Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand. Avec 23% des voix, les sociaux-démocrates viennent d’enregistrer une défaite historique. Quant à la gauche Die Linke, elle perce à 13%.

Angela Merkel profite d’une cote de popularité très élevée et comptait sur son image pour mettre fin à son accord avec le SPD. Elle était créditée de scores orbitant autour des 35 % par les différentes enquêtes d’opinion, l’union CDU/CSU marque désormais sa préférence pour la formation d’une nouvelle coalition dite « noire-jaune », associant ses deux composantes au Parti libéral-démocrate (FDP). La formation d’une nouvelle majorité basée sur ce modèle semble être, au vu des différentes enquêtes d’opinion publiées au cour des dernières semaines, l’issue la plus probable à cette élection. Mais ce scénario ne va pas de lui-même.

angelaDeux désaccords importants ont opposé la CDU et son parti-frère bavarois, l’Union chrétienne-sociale (CSU) au cours de la campagne électorale. Outre le clivage opposant les deux partis sur la question du système de santé, la CSU reproche au parti d’Angela Merkel, au motif qu’il refuse de concéder d’importantes baisses d’impôt, d’être partiellement responsable de son effondrement lors de l’élection du Landtag (parlement régional) de Bavière, en 2008. Assumant pleinement ces divergences, le parti bavarois est allé jusqu’à présenter son propre programme fiscal, sans l’approbation de la CDU. Ce « programme immédiat pour la croissance et le travail », applicable au cours des cent premiers jours d’une éventuelle coalition noire-jaune, envisage notamment une baisse progressive de l’impôt sur le revenu, une baisse de la TVA, ainsi qu’une baisse de l’impôt sur les sociétés et une diminution des droits de succession.

Angela Merkel a tenu à affirmer qu’elle portait de l’intérêt à ces propositions tout en doutant de la possibilité de leur mise en œuvre, et que ces différents ne remettaient pas en question le programme commun du bloc chrétien-démocrate