Enquête de la CPI sur les violences au Kenya
Le procureur de la Cour pénale internationale, Luis-Moreno Ocampo, a dit qu’il demandera aux juges de la CPI d’ouvrir une enquête sur les violences commises au Kenya après l’élection controversée du président Mwai Kibaki en décembre 2007. Il en a fait l’annonce faite à Nairobi après des discussions avec les principaux dirigeants du pays.
Le procureur de la Cour pénale internationale est arrivé jeudi matin à Nairobi et a discuté pendant environ deux heures en tête à tête avec le Président Mwai Kibaki et le Premier ministre Raila Odinga.
Lors d’une conférence de presse tenue avec les deux dirigeants, Luis Moreno-Ocampo a précisé sa pensée. « Je considère les crimes commis au Kenya comme des crimes contre l’Humanité. Par conséquent, je les ai informés que je demanderai en décembre aux juges de la Cour pénale internationale d’ouvrir une instruction », a-t-il déclaré. Luis Moreno-Ocampo a rappelé que le Kenya est Etat partie au Traité de Rome créant la CPI.
Les troubles politico-ethniques ont fait environ 1 300 morts et 300 000 déplacés au Kenya. Un accord de partage du pouvoir entre Mwai Kibaki et Raila Odinga avait mis fin au conflit. Les deux hommes s’étaient notamment engagés à mettre en place des réformes pour prévenir de futures violences.
Mais la question des poursuites contre ceux qui ont encouragé et exécuté ces violences a provoqué une série de marchandages au sein de la coalition gouvernementale. Exprimant de profondes préoccupations sur la capacité du gouvernement à aller de l’avant, l’ancien secrétaire général des Nations-Unies, Koffi Annan, qui avait négocié l’accord de partage du pouvoir, avait remis une liste des principaux suspects à la CPI en juillet.
Les noms des principaux suspects n’ont pas été dévoilés, mais d’après la presse kényane, la liste inclut plusieurs ministres et d’importants alliés politiques du Président Kibaki et du Premier ministre Odinga.Les deux hommes ont exprimé leur soutien à la décision de Luis Moreno-Ocampo de saisir la CPI. Le Président a ajouté qu’il cherche toujours à établir un tribunal spécial kényan pour juger les auteurs des violences de second plan.
Les politiciens kényans subissent des pressions intérieures et internationales afin de mettre en place des réformes avant l’élection présidentielle prévue en 2012. Certains craignent, si le Kenya ne règle pas les causes à l’origine des violences de l’année dernière, que le pays ne bascule à nouveau dans le chaos.

Un général somalien a affirmé que 1500 jeunes gens ont été recrutés par son gouvernement au Kenya et reçoivent actuellement une formation militaire dans ce pays. Cette déclaration contredit les précédents démentis du président somalien, Sharif Cheikh Ahmed, et des autorités kényanes. Un défenseur des droits humains a confirmé à la correspondante de La Voix de l’Amérique à Nairobi que le gouvernement kényan n’est pas seulement au courant de cette campagne d’enrôlements mais la facilite.
Deux nouveaux établissements scolaires touchés par la grippe A (H1N1) ont été fermés. Au moins 29 élèves d’une école élémentaire de Tarare, près de Lyon, auraient contracté le virus grippal. L’établissement est fermé pour une semaine. La préfecture a décidé de fermer pour huit jours un établissement régional d’enseignement adapté (EREA) dans le Pas-de-Calais.
L’attribution du Prix Nobel de la paix au président Barack Obama suscite diverses réactions. C’est « une audacieuse déclaration » de soutien à l’engagement du président Obama vis-à-vis de la paix dans les relations internationales, a déclaré l’ancien président américain Jimmy Carter, lui-même Prix Nobel.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) redoute une « irruption explosive » de la pandémie de grippe A (H1N1) dans les pays pauvres. En plus de la promesse de plusieurs millions de doses de vaccins, l’OMS demande une aide financière urgente aux pays riches. L’Agence européenne du médicament (EMEA) a donné son feu vert pour trois vaccins contre la grippe A, dont le vaccin sans adjuvant des laboratoires Baxter.Il s’agit de Focetria du groupe Novartis, de Pandemrix de GlaxoSmithKline et de Celvapan de Baxter. Mais les pays pauvres ne peuvent pas acheter les vaccins nécessaires pour couvrir leurs populations
Lors de ses entretiens avec les autorités kenyanes à Nairobi, le mois dernier, La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton avait mis l’accent sur la bonne gouvernance.
L’émission, réalisée en partenariat avec l’Organisation internationale pour la Migration (OIM) et le Bureau du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), cherchera également à faire comprendre aux communautés locales les facteurs qui poussent les migrants à tenter la traverser, a expliqué une porte-parole de l’OIM, Jemini Pandya. L’émission en question sera diffusée en Somali et visera les candidats à l’émigration à Djibouti, en Ethiopie, au Kenya, en Somalie et au Yémen.