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Enquête de la CPI sur les violences au Kenya

Posted on 06 novembre 2009 (0)

CPILe procureur de la Cour pénale internationale, Luis-Moreno Ocampo, a dit qu’il demandera aux juges de la CPI d’ouvrir une enquête sur les violences commises au Kenya après l’élection controversée du président Mwai Kibaki en décembre 2007. Il en a fait l’annonce faite à Nairobi après des discussions avec les principaux dirigeants du pays.

Le procureur de la Cour pénale internationale est arrivé jeudi matin à Nairobi et a discuté pendant environ deux heures en tête à tête avec le Président Mwai Kibaki et le Premier ministre Raila Odinga.

Lors d’une conférence de presse tenue avec les deux dirigeants, Luis Moreno-Ocampo a précisé sa pensée. « Je considère les crimes commis au Kenya comme des crimes contre l’Humanité. Par conséquent, je les ai informés que je demanderai en décembre aux juges de la Cour pénale internationale d’ouvrir une instruction », a-t-il déclaré. Luis Moreno-Ocampo a rappelé que le Kenya est Etat partie au Traité de Rome créant la CPI.

Les troubles politico-ethniques ont fait environ 1 300 morts et 300 000 déplacés au Kenya. Un accord de partage du pouvoir entre Mwai Kibaki et Raila Odinga avait mis fin au conflit. Les deux hommes s’étaient notamment engagés à mettre en place des réformes pour prévenir de futures violences.

Mais la question des poursuites contre ceux qui ont encouragé et exécuté ces violences a provoqué une série de marchandages au sein de la coalition gouvernementale. Exprimant de profondes préoccupations sur la capacité du gouvernement à aller de l’avant, l’ancien secrétaire général des Nations-Unies, Koffi Annan, qui avait négocié l’accord de partage du pouvoir, avait remis une liste des principaux suspects à la CPI en juillet.

Les noms des principaux suspects n’ont pas été dévoilés, mais d’après la presse kényane, la liste inclut plusieurs ministres et d’importants alliés politiques du Président Kibaki et du Premier ministre Odinga.Les deux hommes ont exprimé leur soutien à la décision de Luis Moreno-Ocampo de saisir la CPI. Le Président a ajouté qu’il cherche toujours à établir un tribunal spécial kényan pour juger les auteurs des violences de second plan.

Les politiciens kényans subissent des pressions intérieures et internationales afin de mettre en place des réformes avant l’élection présidentielle prévue en 2012. Certains craignent, si le Kenya ne règle pas les causes à l’origine des violences de l’année dernière, que le pays ne bascule à nouveau dans le chaos.

La Somalie recrute des soldats au Kenya

Posted on 24 octobre 2009 (0)

SomalieUn général somalien a affirmé que 1500 jeunes gens ont été recrutés par son gouvernement au Kenya et reçoivent actuellement une formation militaire dans ce pays. Cette déclaration contredit les précédents démentis du président somalien, Sharif Cheikh Ahmed, et des autorités kényanes. Un défenseur des droits humains a confirmé à la correspondante de La Voix de l’Amérique à Nairobi que le gouvernement kényan n’est pas seulement au courant de cette campagne d’enrôlements mais la facilite.

Jeudi, le commandant des forces armées somaliennes, le général Yusuf Dhumal, a expliqué devant la presse à Mogadiscio que la Somalie et le Kenya coopèrent pour recruter des soldats potentiels pour le gouvernement somalien dans le Nord-Est du Kenya. 1500 hommes ont été engagés pour lutter contre les rebelles islamistes et reçoivent actuellement une formation militaire dans des camps au Kenya dans le cadre de la stratégie du gouvernement somalien visant à bâtir une armée forte, a-t-il précisé.

Les insurgés shebab, liés à Al-Qaïda, tiennent toute la partie Sud du pays et mènent une vaste offensive depuis plusieurs mois pour renverser le gouvernement de transition somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et la force de paix de l’Union africaine (Amisom). Ces derniers mois, ils auraient également cherché à recruter des combattants dans le Nord-Est du Kenya.

Les populations locales, les organisations musulmanes kényanes et les organisations de défense des droits de l’homme ont unanimement condamné cette campagne de mobilisation. Human Rights Watch (HRW), une ONG basé à New-York, a indiqué que les recruteurs enrôlent les réfugiés somaliens dans trois camps de la région de Dadaab, qui accueillent 300 000 personnes, soit la concentration la plus importante de réfugiés au monde.

« On leur dit qu’ils seront très bien payés, raconte Letta Tayler, chercheur à HRW. Qu’ils se battront avec le soutien des forces onusiennes, américaines ou européennes. Mais, une fois qu’ils grimpent dans les camions, qu’ils sont lâchés dans le désert puis emmenés vers le Sud dans des camps d’entraînement près de Mombasa, l’histoire commence à changer. »

Selon l’association, les garçons de moins de 18 ans seraient pousser à mentir sur leur âge. Les médias somaliens rapportent également que des centaines de Somaliens emprisonnés en Lybie pour entrée illégale auraient été libérés afin de joindre l’armée.

Grippe A : deux nouvelles écoles fermées

Posted on 18 octobre 2009 (0)

H1N1_bleu-specilDeux nouveaux établissements scolaires touchés par la grippe A (H1N1) ont été fermés. Au moins 29 élèves d’une école élémentaire de Tarare, près de Lyon, auraient contracté le virus grippal. L’établissement est fermé pour une semaine. La préfecture a décidé de fermer pour huit jours un établissement régional d’enseignement adapté (EREA) dans le Pas-de-Calais.

« Le gouvernement est prêt à fermer les écoles en cas de pandémie totale », avait averti Luc Chatel en début du mois. En cas de fermeture nationale des établissements scolaires, et dans le but d’assurer la « continuité pédagogique », le ministre de l’Education explique que les chaînes France 5 et France-Culture diffuseront un total de « 264 heures d’émissions télévisées et 288 heures d’émissions radiophoniques » qui ont été « préparées pour tous les niveaux d’enseignement », de l’école primaire au BAC.

Le virus de la grippe A (H1N1) continue à être le virus grippal prédominant dans l’hémisphère Sud où la vague épidémique A (H1N1) est sur le point de prendre fin, à l’exception de quelques pays seulement.

Dans l’hémisphère Nord en revanche, la circulation du virus H1N1 est modérée mais la tendance est à l’augmentation dans certains pays, notamment aux Etats-Unis, au Japon et au Mexique. En fin de semaine 38 (du 14 au 20 septembre), le total mondial cumulé de décès depuis le début de la pandémie est de 4 094 (InVs). Il est aujourd’hui de 4.100 dans 191 pays et territoires.

Une « irruption explosive » de la pandémie grippale est possible dans les pays les plus pauvres de la planète qui ont besoin d’une aide financière d’urgence pour se procurer des doses de vaccin en quantité suffisante, a averti l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) depuis Istanbul.

En Afrique sub-saharienne, en semaine 38 (du 14 au 20 septembre), 23 pays ont déclaré des cas de A (H1N1) 2009 ; le nombre de cas et de décès sont par ordre décroissant : Afrique du Sud (11253, 47), Tanzanie (97), Kenya (85), Île Maurice (69, 8), Mozambique (63, 2), la Namibie (58, 1), le Cap Vert (46), Madagascar (16, 1), la Zambie (16), le Ghana (14, 1), l’Ouganda (14), l’Angola (11), le Zimbabwe (5), le Cameroun (4), l’Éthiopie (4), les Seychelles (3), la Côte d’Ivoire (2), la République Démocratique du Congo (1), le Gabon (1), et le Malawi (1).

L’activité grippale due à A (H1N1) 2009 paraît stable en Afrique du Sud par rapport à la semaine dernière. Dans ce pays, 20 des 47 décès cumulés sont survenus chez des femmes enceintes. A Madagascar, en semaine 36, les consultations pour syndromes grippaux ont augmenté.

Au cours de la semaine 37 (du 7 au 13 septembre), la pandémie A (H1N1) 2009 a continué à augmenter au Népal, et elle a commencé à diminuer au Sri Lanka. Dans la plupart des autres pays en dehors de la Chine et du Japon et durant les semaines 35 et 36, le virus a continué à circuler à un niveau comparable
au niveau attendu pour la saison.

La situation est stable et les cas enregistrés sont quasi exclusivement des cas importés, il a été enregistré en Algérie 49 cas, au Maroc 143 cas (au 17/9/2009), en Libye 19 cas (au 24/8/2009) et en Tunisie 73 cas (au 23/9/2009). En Tunisie un premier cas groupé en milieu scolaire a été signalé le 18/9/2009, dans un lycée Français de la capitale.

Les pays arabes qui ont signalé des cas et des décès sont dans l’ordre : Arabie Saoudite (4119/28), le Koweït, (2451/ 7) Oman (1617, 19), Égypte (860/2), le Liban (761/ 2) la Qatar (450/2), Bahreïn (253/3), l’Iraq (185/1), la Jordanie (185/0), le Yémen (144/2), l’autorité Palestinienne (130/1) les Émirats Arabes Unis (125/6), la Syrie(40/2), Djibouti (7/0) et le Soudan (4/0).

Les pays pauvres seraient intéressés par Celvapan, le vaccin contre la grippe A (H1N1) fabriqué par groupe Baxter. Il doit être utilisé en prévention de la grippe dans le cas où une pandémie serait officiellement déclarée. La grippe pandémique est un type de grippe qui apparaît tous les 10 ans à 40 ans. Elle se propage rapidement et peut atteindre la plupart des pays et régions du monde. Les symptômes (signes) d’une grippe pandémique sont similaires à ceux d’une grippe « ordinaire » mais sont en général plus graves. Le vaccin aide l’organisme à fabriquer ses propres défenses (anticorps) contre la maladie.

Les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et d’autres pays développés ont décidé de donner 10% de leurs vaccins contre la grippe A (H1N1) à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui les redistribuera aux pays les plus pauvres de la planète. A elle seule, la France donne 9 millions de doses de vaccins sur les 94 millions qu’elle a commandées aux laboratoires.

Barack Obama : un prix Nobel qui fait l’unanimité

Posted on 09 octobre 2009 (0)

Obama2L’attribution du Prix Nobel de la paix au président Barack Obama suscite diverses réactions. C’est « une audacieuse déclaration » de soutien à l’engagement du président Obama vis-à-vis de la paix dans les relations internationales, a déclaré l’ancien président américain Jimmy Carter, lui-même Prix Nobel.

Al Gore, l’ancien vice-président américain et autre Prix Nobel, parle, « d’un prix hautement mérité » et d’un honneur pour les Etats-Unis; un avis que ne partage pas le président national du parti républicain, Michael Steele, pour qui les Américains en sont à se demander ce que M. Obama a réellement accompli.

C’est une bonne nouvelle pour le Moyen-Orient selon l’ancien chef de la diplomatie égyptienne et ancien secrétaire général de la Ligue arabe Esmet Abdel Meguid.« Je voudrais dire que nous pensons que M. Obama a beaucoup accompli pour ce pays et pour le monde et mérite le prix qui lui a été attribué », a-t-il dit.

Le même sentiment de satisfaction peut être noté en Arabie saoudite. « C’est un bon signe et c’est assez rapide pour un président de recevoir le Prix Nobel avant la fin de la première année de son mandat ; mais son discours du Caire était un excellent plan pour la paix », explique Jamal Khashoggi, directeur du grand quotidien saoudien « Al Watan. »

Pour sa part, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, espère que le prix Nobel du président Obama va renforcer sa capacité à ramener la paix au Moyen-Orient. Par contre, l’ancien président polonais et Prix Nobel Lech Walesa, juge ce Nobel prématuré. Sans surprise, les Taliban désapprouvent et accusent le président Obama d’avoir intensifié le conflit en Afghanistan et contribué à la mort de nombreux civils.

Au Kenya, la famille paternelle du président Obama est aux anges. « Je peux vous assurer que nous sommes extrêmement contents entant que famille ; c’est un honneur non seulement pour Barak, mais pour toute la famille Obama ici au Kenya et partout ailleurs », adit l’Oncle Said Obama, oncle du président.

La fondation Nelson Mandela se félicite de la nouvelle en souhaitant que ce prix renforce l’engagement du président Obama « à promouvoir la paix et éradiquer la pauvreté. »

Grippe A : l’OMS redoute une « irruption explosive »

Posted on 04 octobre 2009 (0)

H1N1-employeL’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) redoute une « irruption explosive » de la pandémie de grippe A (H1N1) dans les pays pauvres. En plus de la promesse de plusieurs millions de doses de vaccins, l’OMS demande une aide financière urgente aux pays riches. L’Agence européenne du médicament (EMEA) a donné son feu vert pour trois vaccins contre la grippe A, dont le vaccin sans adjuvant des laboratoires Baxter.Il s’agit de Focetria du groupe Novartis, de Pandemrix de GlaxoSmithKline et de Celvapan de Baxter. Mais les pays pauvres ne peuvent pas acheter les vaccins nécessaires pour couvrir leurs populations

Le virus de la grippe A (H1N1) continue à être le virus grippal prédominant dans l’hémisphère Sud où la vague épidémique A (H1N1) est sur le point de prendre fin, à l’exception de quelques pays seulement.

Dans l’hémisphère Nord en revanche, la circulation du virus H1N1 est modérée mais la tendance est à l’augmentation dans certains pays, notamment aux Etats-Unis, au Japon et au Mexique. En fin de semaine 38 (du 14 au 20 septembre), le total mondial cumulé de décès depuis le début de la pandémie est de 4 094 (InVs). Il est aujourd’hui de 4.100 dans 191 pays et territoires.

Une « irruption explosive » de la pandémie grippale est possible dans les pays les plus pauvres de la planète qui ont besoin d’une aide financière d’urgence pour se procurer des doses de vaccin en quantité suffisante, a averti l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) depuis Istanbul.

En Afrique sub-saharienne, en semaine 38 (du 14 au 20 septembre), 23 pays ont déclaré des cas de A (H1N1) 2009 ; le nombre de cas et de décès sont par ordre décroissant : Afrique du Sud (11253, 47), Tanzanie (97), Kenya (85), Île Maurice (69, 8), Mozambique (63, 2), la Namibie (58, 1), le Cap Vert (46), Madagascar (16, 1), la Zambie (16), le Ghana (14, 1), l’Ouganda (14), l’Angola (11), le Zimbabwe (5), le Cameroun (4), l’Éthiopie (4), les Seychelles (3), la Côte d’Ivoire (2), la République Démocratique du Congo (1), le Gabon (1), et le Malawi (1).

L’activité grippale due à A (H1N1) 2009 paraît stable en Afrique du Sud par rapport à la semaine dernière. Dans ce pays, 20 des 47 décès cumulés sont survenus chez des femmes enceintes. A Madagascar, en semaine 36, les consultations pour syndromes grippaux ont augmenté.

Au cours de la semaine 37 (du 7 au 13 septembre), la pandémie A (H1N1) 2009 a continué à augmenter au Népal, et elle a commencé à diminuer au Sri Lanka. Dans la plupart des autres pays en dehors de la Chine et du Japon et durant les semaines 35 et 36, le virus a continué à circuler à un niveau comparable
au niveau attendu pour la saison.

La situation est stable et les cas enregistrés sont quasi exclusivement des cas importés, il a été enregistré en Algérie 49 cas, au Maroc 143 cas (au 17/9/2009), en Libye 19 cas (au 24/8/2009) et en Tunisie 73 cas (au 23/9/2009). En Tunisie un premier cas groupé en milieu scolaire a été signalé le 18/9/2009, dans un lycée Français de la capitale.

Les pays arabes qui ont signalé des cas et des décès sont dans l’ordre : Arabie Saoudite (4119/28), le Koweït, (2451/ 7) Oman (1617, 19), Égypte (860/2), le Liban (761/ 2) la Qatar (450/2), Bahreïn (253/3), l’Iraq (185/1), la Jordanie (185/0), le Yémen (144/2), l’autorité Palestinienne (130/1) les Émirats Arabes Unis (125/6), la Syrie(40/2), Djibouti (7/0) et le Soudan (4/0).

Les pays pauvres seraient intéressés par Celvapan, le vaccin contre la grippe A (H1N1) fabriqué par groupe Baxter. Il doit être utilisé en prévention de la grippe dans le cas où une pandémie serait officiellement déclarée. La grippe pandémique est un type de grippe qui apparaît tous les 10 ans à 40 ans. Elle se propage rapidement et peut atteindre la plupart des pays et régions du monde. Les symptômes (signes) d’une grippe pandémique sont similaires à ceux d’une grippe « ordinaire » mais sont en général plus graves. Le vaccin aide l’organisme à fabriquer ses propres défenses (anticorps) contre la maladie.

Les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et d’autres pays développés ont décidé de donner 10% de leurs vaccins contre la grippe A (H1N1) à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui les redistribuera aux pays les plus pauvres de la planète. A elle seule, la France donne 9 millions de doses de vaccins sur les 94 millions qu’elle a commandées aux laboratoires.

Des responsables kenyans interdits de séjour aux Etats-Unis ?

Posted on 24 septembre 2009 (0)

Les Etats-Unis envisagent d’interdire l’accès du territoire américain à certains responsables kenyans qui, selon Washington, bloquent les réformes politiques dans leur pays.

15 responsables kenyans ont reçu une lettre d’avertissement dans ce sens et certains seront bientôt interdits de séjour aux Etats-Unis, a indiqué l’ambassadeur américain Michael Rannenberger.

Des ministres, législateurs et autres offciels sont du nombre, a fait savoir M. Rannenberger sans préciser de noms. Leurs relations futures avec les Etats-Unis dépendront de leur appui aux réformes et leur opposition à tout recours à la violence, a souligné l’ambassadeur Rannenberger.

Le porte-parole du gouvernement kenyan, Alfred Mutua, a minimisé la portée de ces avertissements, déclarant que les interdictions de séjour n’aideront en rien les reformes politiques au Kenya.Ces réformes figurent au centre de l’accord de partage de pouvoir de l’année dernière, qui avait mis fin aux violences postélectorales de l’année dernière.

KenyaLors de ses entretiens avec les autorités kenyanes à Nairobi, le mois dernier, La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton avait mis l’accent sur la bonne gouvernance.

Les Etats-Unis disent qu’ils veulent que le Kenya déploie plus d’efforts contre la corruption et pour la restructuration des forces de police et du système judiciaire. Washington exige aussi la mise sur pied d’une commission électorale permanente et l’inculpation et le jugement des responsables des violences postélectorales, qui avaient fait 1 300 morts l’année dernière.

Nouvelle campagne sur les dangers du golfe d’Aden

Posted on 19 septembre 2009 (0)

Les candidats à l’émigration issus de la Corne d’Afrique vont être la cible d’une campagne radiophonique qui cherchera à les avertir sur les dangers des traversées en mer, via le golfe d’Aden, pour rejoindre le Yémen.

arctic_seaL’émission, réalisée en partenariat avec l’Organisation internationale pour la Migration (OIM) et le Bureau du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), cherchera également à faire comprendre aux communautés locales les facteurs qui poussent les migrants à tenter la traverser, a expliqué une porte-parole de l’OIM, Jemini Pandya.  L’émission en question sera diffusée en Somali et visera les candidats à l’émigration à Djibouti, en Ethiopie, au Kenya, en Somalie et au Yémen.

Mme Pandya rappelle que les passeurs abandonnent parfois les migrants en transit sans eau ni ravitaillement, ou leur font subir des sévices. Des centaines d’Africains, en majorité des somaliens, meurent chaque année en tentant de franchir le golfe d’Aden pour gagner le Yémen.

Israël à la conquête de l’Afrique

Posted on 10 septembre 2009 (0)

Israël déploie tout son charme aux Africains pour acquérir leur soutien diplomatique au sein des instances internationales. Son ministre des Affaires étrangères, Advigor Lieberman, vient de clôturer une visite en Ethiopie, au Kenya, au Ghana, au Niger et en Ouganda pour bien des objectifs stratégiques.

Le gouvernement israélien accélère ces dernier jours son pressing diplomatique en direction d’un certain nombre de pays africains pour atténuer la pression des USA et de l’UE dans le dossier palestinien. Aussi, le ministre des Affaires étrangères de l’Etat hébreu vient-il de clôturer une tournée en Afrique (du 1er au 9 septembre) durant laquelle il s’est rendu en Ethiopie, au Kenya, au Ghana, au Niger et en Ouganda.

L’objectif d’Advigor Lieberman est double. D’abord créer une ligne de fracture au sein de l’Union africaine (UA) en ralliant à ses thèses sur l’avenir de la Palestine un maximum de pays africains, qui sont par ailleurs membres de la Ligue arabe et de la Conférence islamique. Ensuite, acquérir leur soutien dans l’isolement de l’Iran et, pourquoi pas, pour une attaque militaire contre ce pays. Israël ne manque pas de génie politique pour monter de telles manoeuvres diplomatiques.

Le choix de l’Ethiopie comme première étape de la visite n’est pas fortuit. Bien des liens unissent les deux pays, dont celui des émigrés « falachas », ces juifs éthiopiens qui grossissent les colonies juives en Palestine. Le Ghana, lui, a été le premier pays africain à reconnaître l’Etat d’Israël en 1957, comme le Niger qui a fait de même dès son indépendance en 1960. Lors de sa tournée, le ministre israélien a signé quelques contrats commerciaux avec les cinq pays visités, et surtout a offert l’expertise israélienne en matière d’agriculture et de gestion des eaux, dont ces pays ont grand besoin.

L’autre volet, et qui n’est pas des moindres, est relatif au dossier iranien. Israël compte sur le soutien d’une bonne partie des pays africains lors des votes à l’Assemblée générale de l’ONU sur ces deux dossiers. La manoeuvre diplomatique d’Israël est pertinente dans la mesure où pas moins de 39 pays africains sur les 57 que compte le continent ont des liens commerciaux et diplomatiques avec l’Etat hébreu. Ce regain d’activisme de la diplomatie israélienne est déclenché au moment même où les USA et l’Union européenne lui font pression pour qu’il cesse sa politique d’occupation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Jusque-là, c’est de bonne guerre et rien d’étonnant à ce qu’Israël entreprenne une telle offensive diplomatique. La question ou plutôt l’incongruité de la situation est relative à la diplomatie arabe. Inerte, pour ne pas dire inexistante aussi bien dans le dossier palestinien que celui iranien. Cela fait longtemps que les pays arabes voisins ou non d’Israël ne régissent pas. Particulièrement depuis l’arrivée de la nouvelle coalition de la droite dure israélienne au pouvoir.

Les colonies sauvages se multiplient sans qu’aucune voix arabe appelle à une initiative internationale. Les USA de Barak Obama et l’Union européenne manifestent plus de courage et de fermeté face au nouveau gouvernement israélien que les frères arabes. L’Afrique, quant à elle, peut bien se saisir de ses propres « opportunités politiques » et économiques (NEPAD, accords bilatéraux interafricains…) pour en faire un atout diplomatique qui mobilise sur des questions aussi centrales que celle de la Palestine et, d’une manière générale, celle du Moyen-Orient. C’est ce que fait Israël pour l’instant : rallier des soutiens diplomatiques via des accords commerciaux. Aussi, ne faudrait-il pas s’étonner lors de la prochaine (64e) Assemblée générale de l’ONU, qui se tiendra du 23 au 30 septembre prochain, qu’Israël repartira sans intention de mettre fin à son occupation « tous azimuts » de la Palestine et, cerise sur le gâteau, d’appeler à l’isolement de l’Iran.

M’hammedi Bouzina Med du QO