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Etats-Unis : La Floride parie sur l’énergie solaire

Posted on 29 octobre 2009 (0)

0Le président Barack Obama était inauguré mardi une énorme centrale solaire à Miami en Floride. Equipée de plus de  9000 panneaux, celle-ci va permettre d’éclairer plus de 3000 foyers sans la moindre émission de gaz.

Le président Obama a salué à cette occasion les efforts de lancement des complexes produisant des énergies renouvelables.
Pour la toute première fois, dit-il, une centrale solaire de grande envergure, la plus grande aux Etats-Unis, va fournir de l’électricité produite par le soleil aux citoyens de l’Etat ensoleillé.  Et il était temps.

Malgré son surnom d’état ensoleillé, la Floride était en effet à la traîne en matière d’énergie solaire.   La centrale inaugurée mardi va produire 25 mégawatts.  La construction de deux autres est presque terminée en Floride

Il a fallu investir 150 millions de dollars pour la construction de la centrale inaugurée mardi.  C’est un peu cher, disent les experts, mais le directeur du département Energie solaire de Floride, Jim Fenton pense que les prix vont baisser très rapidement.

Le prix baisse de 30 pour cent chaque année, pendant que le coût des énergies traditionnelles monte en flèche en raison de la hausse des cours des hydro-carburants.  En 30 ans, ajoute Jim Fenton, le coût des grandes centrales solaires devraient être au même niveau que celui des centrales à charbon ou fonctionnant au carburant.  L’intérêt pour cette forme d’énergie ne cesse de croître, déclare Steve Smith qui dirige l’Alliance du Sud pour une énergie propre.

Je pense effectivement, dit-il, que nous abordons une phase de croissance de nos activités grâce à nos investissements dans les énergies renouvelables..  Il s’agit maintenant de savoir quels états et quels pays vont bénéficier des emplois industriels générés par la production des panneaux solaires. source : Voice of America

Algérie : Les nouveaux salaires dépendront de la tripartite

Posted on 24 octobre 2009 (0)

AlgérieEn attendant qu’elle se tienne, la prochaine tripartite serait «seule habilitée» à décider des prochaines augmentations des salaires, et le degré de ces hausses, a laissé entendre jeudi devant les députés le ministre des Finances, M. Karim Djoudi.

Il a répondu, à une question d’un député, que «seule la tripartite est habilitée à décider du niveau de l’augmentation» du SNMG, qui devrait constituer le point principal de la prochaine tripartite (gouvernement, UGTA, patronat). Djoudi répondait en fait à la question de savoir si les 100 milliards de dinars de dotation budgétaire prévue par la loi de finances 2010 pour augmenter le SNMG représentent si oui ou non le montant global et définitif décidé par l’Exécutif. Une question qui a amené le ministre des Finances à donner un peu plus d’explications sur ce sujet, mais sans trop en donner en même temps.

Il a ainsi souligné que le gouvernement de Ouyahia aurait inscrit cette dotation comme une provision dans le projet de la loi de finances 2010, et non pas comme une dépense. Autrement dit, cette dotation est susceptible d’être autant revue à la hausse ou à la baisse. Et, il précisera ainsi que cela dépendra en fait des niveaux d’augmentation des salaires que devra décider la tripartite. Le représentant du gouvernement aura ainsi pris le soin de laisser la porte ouverte à toutes les supputations et, bien sûr, celle de savoir quand cette tripartie va se tenir et, surtout, jusqu’où le gouvernement Ouyahia est-il prêt à aller pour faire offrir un cadeau de fin d’année à la centrale syndicale, alors que les recettes pétrolières algériennes baisseront de moitié à la fin de l’année 2009.

Selon Djoudi, la chute des cours du brut va se traduire «par une réduction de 50% des recettes extérieures et une baisse quasi équivalente des recettes fiscales pétrolières». Dans un bilan des 8 premiers mois de l’année, le PDG de Sonatrach avait relevé cette semaine que les recettes du groupe avaient baissé de moitié par rapport à la même période en 2008. Mais cela ne semble pas préoccuper outre mesure l’argentier du pays, qui estime que malgré cette baisse, l’Algérie a réussi à «réduire son endettement interne et externe, consolider ses réserves de change, ce qui conforte la situation financière du pays».

Il a, par ailleurs, annoncé que la dette extérieure publique de l’Algérie est de moins de 500 millions de dollars, alors que la dette intérieure publique est évaluée à 750 milliards de dinars. Les réserves de change sont, selon un dernier rapport de la Banque centrale, de plus de 140 milliards de dollars. Une situation financière ainsi «satisfaisante», autant sur le plan des équilibres internes, que ceux externes, avec une quasi-disparition de l’endettement extérieur, alors que, il y a quelques années, au début des années 2000, la dette extérieure publique était de plus de 26 milliards de dollars.

Pour autant, l’année 2009 continue de s’inscrire sous de mauvais auspices, avec un recul de moitié des recettes pétrolières, un gonflement du déficit public du Trésor, et une inflation en hausse constante. C’est dans ce contexte que la tripartie devrait décider des éventuelles augmentations du SNMG, et des salaires. Toute la question sera, en fait, de savoir quand interviendra cette réunion, et quelles sont les catégories socioprofessionnelles qui seront touchées. Là, Djoudi est resté bien silencieux devant les députés.

Mahrez Ilias

Nucléaire iranien : la marque de Barack Obama

Posted on 02 octobre 2009 (0)

Jeudi, à Genève, la diplomatie internationale a reconquis une part de noblesse: le dialogue en lieu et place de l’affrontement. L’Iran et les USA se sont parlés après 30 ans de regards dans les yeux. Obama avait promis la détente avec le régime iranien, et il le prouve.

Après plus d’une année (depuis juillet 2008) de surenchères politiques, de tentatives d’isolement et de menaces contre le régime iranien, le club des 5+1 (USA, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne), soit les 5 membres du Conseil de sécurité de l’Onu et l’Allemagne, ont manifesté une réelle volonté de parler «sincèrement» avec l’Iran au sujet de son programme nucléaire.

La seule différence est que les médias occidentaux ont présenté la chose différemment: l’Iran a montré à Genève (Suisse) sa volonté de coopérer avec l’Onu sur son programme nucléaire, ont-ils conclu, sous-entendu que Téhéran a, enfin, abdiqué sous la pression et les menaces des 5+1. C’est une façon de voir les choses par le bout de sa propre lorgnette, pour ne pas dire «mentir».

Le contrôle des centrales nucléaires iraniennes a été continu depuis 1979, lorsque l’Allemagne lançait la construction de la centrale de Bouchehr, reprise depuis par les Russes en 1995 pour un contrat d’un milliard de dollars. Les autres centrales Natanz en 2002, Ispahan en 2004… jusqu’à celle de Qom révélée en 2009, ont été répertoriées par l’Agence internationale de l’énergie (AIEA). L’Iran a subi un contrôle continu de l’agence onusienne depuis 2005. Dans ces conditions la rencontre de jeudi dernier à Genève n’a rein apporté d’exceptionnel dans le traitement du dossier iranien sur la question. L’Iran s’est dit prêt à recevoir, de nouveau, les contrôleurs de l’AIEA. Téhéran a toujours manifesté sa disposition à accueillir la mission onusienne… avec cette différence que les contrôleurs ne soient pas en mission politique avec des préjugés et un diagnostic fait d’avance.

La rencontre de Genève a révélé plus l’inutilité de la méthode prônée par les Occidentaux dans leur traitement du dossier du nucléaire iranien. Jusque-là, ils ont opté pour un «affrontement» et des menaces au lieu et place du dialogue et de la diplomatie. Il est vrai que les dernières années n’ont pas facilité ce dialogue avec les faucons américains à la Maison Blanche et George Bush. Il est vrai que c’est précisément durant ces mêmes années que le régime politique israélien a redoublé d’agressivité envers ce qui reste de la Palestine ; le summum étant atteint avec le massacre de Ghaza du 27 décembre 2008 et 20 janvier 2009, soit 24 heures avant que George Bush ne quitte le pouvoir. Son successeur, le démocrate Barack Obama, a, dès son investiture, déclaré «tendre la main» au régime iranien, privilégiant le dialogue et la diplomatie aux provocations et menaces.

A Genève, les USA ont pesé de tout leur poids pour faire entendre raison à Téhéran, et c’est tant mieux. Les discussions bilatérales entre l’Iran et les USA qui ont eu lieu en marge de la Conférence de Genève, ont été pour quelque chose dans l’acceptation iranienne d’une coopération étroite avec l’AIEA. C’est peut-être le gain de plus important de cette conférence. Trente années après leur «dispute», Iraniens et Américains se parlent. Barack Obama a marqué à Genève de son empreinte le tournant dans la politique étrangère de son pays, tournant qu’il avait promis lors de sa campagne électorale: le multilatéral, le dialogue et la concertation avec le reste du monde au lieu et place de l’affrontement et de l’unilatéralisme. Dans cette logique, il ne peut trouver meilleurs alliés que la Russie et la Chine, autres partenaires impliqués directement dans le dossier iranien tant leurs intérêts géostratégiques sont concernés dans la région de l’Asie mineure.

Face à cette nouvelle distribution des cartes du jeu diplomatique dans la région, Israël lui-même change de méthode: il prône l’isolement commercial de l’Iran en lieu et place de frappes militaires qu’il demandait il y a quelques mois. Ainsi, il est clair que le traitement de la «question» iranienne est loin de l’ère de George Bush. Il reste à l’Iran, pour des considérations de politique interne, de ne pas miner cet élan de détente politique avec l’Occident et ses perspectives de relance du processus de paix en Palestine… si chère à son président Ahmadinejad. Parce que Israël guette ses discours enflammés et ses dérapages verbaux pour… s’éterniser en Palestine.

M’hammedi Bouzina Med , QO Bruxelles