"législation" Archives

Algérie : La promotion immobilière sera revue et corrigée

Posted on 11 décembre 2009 (1)

Le logement entre le rêve et l’arnaque L’Etat veut mettre de l’ordre dans le monde de la promotion immobilière. Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, M. Moussa, a annoncé, devant les membres du Conseil de la nation, que son département est en train de préparer un nouveau projet de loi pour organiser l’activité de promotion immobilière. Le texte de loi devra compléter et amender le décret 03-93 régissant l’activité de promotion immobilière. En réponse à une question orale d’un membre du Conseil de la nation, M. Moussa a précisé que le projet de loi qui sera présenté au parlement portera essentiellement sur la réorganisation de l’activité de promotion immobilière, régie par le décret 03-93.

Il faut dire qu’actuellement le monde de la promotion immobilière, et particulièrement la vente sur plans, est en proie à des dysfonctionnements indescriptibles. Promotions fictives, procédures illégales, retards indéterminés dans la réalisation des projets… La fédération du BTPH affiliée à la Confédération algérienne du patronat (CAP) a récemment dénoncé ce qu’elle considère comme étant «des procédures abusives» de toutes sortes qui ont cours en matière de vente de logements sur plans. Des promoteurs ne respectant pas la loi, alignent les victimes parmi les acquéreurs. En dépit des lois régissant la filière, les pratiques abusives sont légion. La fédération nationale du BTPH met en garde les éventuels acquéreurs de logements sous la formule de la vente sur plans.

Profitant de la méconnaissance des lois par les acquéreurs, certains promoteurs recourent à des procédures illégales. Exemple: certains promoteurs lancent un produit sur le marché: une promotion de logements sur plans, et encaissent des avances avant même d’acheter le terrain appelé à accueillir le projet immobilier. Certains mettent en vente des logements alors qu’ils ne possèdent ni un acte de propriété du terrain, ni un permis de construire, ni encore moins les plans d’urbanisme. Dans un pays comme l’Algérie, où pas moins de 288.000 logements LSP devront être mis en chantier à travers 4.473 projets, seuls 50% ont été réalisés en raison des «difficultés rencontrées». Les pratiques illégales sont monnaie courante. Les conséquences sont lourdes pour les acquéreurs: des retards immenses jusqu’à l’arnaque pure et simple.

Pourtant, les acquéreurs qui se font flouer ne portent pas généralement plainte contre le promoteur indélicat. Les acquéreurs avancent parfois des sommes allant jusqu’à 100 millions de centimes. La fédération du BTPH évoque «des agissements orchestrés par des pseudo-promoteurs escrocs qui abusent et profitent de la situation de détresse des familles prises dans l’étau de la crise du logement». La même fédération met en garde les acquéreurs et les invite à faire preuve de vigilance en vérifiant l’existence et la légalité des documents relatifs aux projets de logements proposés à la vente.

Les opérations de la vente sur plans sont en effet régies par un décret promulgué en mars 1993. Le texte stipule que «pour les opérations de vente sur plans, le promoteur est tenu de couvrir ses engagements par une assurance obligatoire prise auprès du fonds de garantie et de caution mutuelle prévue par la législation en vigueur. L’attestation de garantie doit être obligatoirement annexée au contrat de vente.» Une assurance qui couvre l’acquéreur en cas de banqueroute du promoteur. Le décret précise aussi que «le contrat de vente sur plan, à peine de nullité, doit comporter outre les formules habituelles, les éléments justificatifs de l’obtention des autorisations de construire prévues par la réglementation en vigueur, la description et la consistance du bien immobilier vendu, les délais de livraisons et les pénalités de retards y afférentes en cas de non respect, le prix prévisionnel et les modalités de sa révision éventuelle, la nature des garanties légales, garantie de bonne fin, et autres garanties données par le promoteur à l’acquéreur, en contrepartie des avances, acomptes et paiements fractionnés, prévus au contrat et à l’appui des autres engagements contractuels.» La fédération du BTPH conseille aux éventuels acquéreurs de se renseigner sur les précautions d’usage à prendre préalablement avant d’engager tout versement d’avance dans une opération d’achat d’un logement.

Le ministère de l’Habitat prévoit ainsi de renforcer la législation régissant la promotion immobilière. Le programme quinquennal (2010-2014) prévoit la construction d’un autre million de logements. Le gouvernement avait arrêté un plan visant à organiser le secteur de l’habitat et de l’urbanisme à travers la création d’inspections en charge du suivi des projets d’habitat. Le plan gouvernemental définit les régions concernées par les risques naturels et industriels pour en tenir compte. Parmi les mesures prises par le département de l’habitat: les particuliers sont tenus d’achever leurs constructions et en assurer le contrôle technique nécessaire pour le respect des normes de construction.

Amine L.

Guinée : les tradipraticiens connaissent un grand succès

Posted on 19 novembre 2009 (0)

0Les hôpitaux publics guinéens se meurent faute de moyens. Aussi, de plus en plus de malades se tournent vers la médecine traditionnelle. Apparemment, les tradipraticiens originaires du Nigeria sont les plus sollicités. La concurrence est rude et ceux-ci font usage de tous les moyens de communication pour attirer les clients : cartes de visite, banderoles, annonces et même véhicules.

Selon la législation guinéenne, les tradipraticiens doivent se faire enregistrer par le ministère de la Santé et exercer leurs activités à une adresse fixe. Toutefois, beaucoup de charlatans profitent du désarroi des malades pour les arnaquer.

Les pilotes réclament un plan d’action

Posted on 24 octobre 2009 (0)

boeingLes responsables de la sécurité de la compagnie Air France ont adressé aux pilotes une lettre intitulée « Assez de polémiques et de faux débats sur la sécurité des vols », en leur demandant d’éviter « la sur-confiance » et « la volonté de ‘trop’ bien faire ». Cette lettre a provoqué la colère des syndicats de pilotes.

L’ECA (European Cockpit Association) et le SNPL France ALPA ont lancé un plan d’action demandant aux institutions européennes de réviser rapidement la législation européenne liée à la fatigue des pilotes en accord avec les dernières connaissances scientifiques. Le plan d’action demande à la Commission européenne, à l’AESA (Agence européenne de la sécurité aérienne), aux Etats membres de l’UE (Union européenne) de mettre en œuvre des modifications législatives concrètes suite à l’étude scientifique récente qui démontre que la règlementation européenne actuelle sur la fatigue des pilotes est potentiellement dangereuse.

Le plan d’action intervient deux semaines après que l’ECA a mené une journée de sensibilisation dans toute l’Europe, à laquelle des centaines de pilotes ont pris part, soulevant l’attention du public sur les dangers potentiels d’un cadre règlementaire sur les règles d’utilisation des pilotes inadéquat pour lutter contre les effets de leur fatigue.

Le plan d’action, dénommé « les 7 étapes vers une règlementation européenne plus sûre basée sur la science concernant la fatigue des pilotes », a été envoyé au Commissaire aux Transports M. Antonio Tajani, au Président du Conseil Transports Mme Åsa Torstensson, au Directeur exécutif de l’AESA M. Patrick Goudou, au Président de la Commission Transports du Parlement européen M. Brian Simpson, aux Autorités de l’aviation civiles.

Dans ce plan, il est demandé :

1. Qu’une déclaration politique par le Commissaire et le Directeur exécutif de l’AESA spécifiant que les règles européennes basées sur les études scientifiques concernant la fatigue des pilotes soit une priorité et une affaire urgente ;

2. Que l’AESA commence immédiatement à rédiger de nouvelles règles concernant la fatigue des pilotes en se basant sur l’étude scientifique (le rapport Moebus) commanditée par l’AESA, et à améliorer rapidement la règlementation actuelle en visant une adoption pour le printemps 2011 ;

3. De faire cesser l’attitude de blocage des compagnies aériennes qui refusent toute progression en remettant continuellement et systématiquement en cause les études scientifiques ;

4. Que les Etats membres de l’UE s’engagent à adopter la future proposition de l’AESA de façon accélérée, en se basant uniquement sur des critères de sécurité des vols, et non sociaux ou économiques ;

5. Que les Etats membres de l’UE se conforment aux nouvelles règlementations de l’OACI, les obligeant à baser leur règlementation concernant les règles d’utilisation des pilotes en prenant en compte les connaissances scientifiques ; 6. Que le FRM (ou Fatigue Risk Management Systems) devienne obligatoire pour chaque compagnie aérienne ;

7. Que des procédures européennes strictes, transparentes et scientifiquement validées obligent les compagnies aériennes à modifier en toute sécurité la règlementation concernant les règles de travail, en respectant le FRMS et en consultant les représentants des pilotes.

Source : communiqué de presse SNPL France ALPA – Personnes à contacter :  Julien Gourguechon, Directeur International SNPL France ALPA; Carole Arnaud-Battandier, Responsable Relations Media SNPL France ALPA ; P. von Schöppenthau, Secrétaire général de l’ECA.

Tripartite: «Seul le dossier du SNMG est à l’ordre du jour»

Posted on 28 septembre 2009 (0)

Tayeb Louh, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, a déclaré dans un point de presse, en marge du séminaire portant sur le rôle de l’inspection du travail dans la promotion du dialogue social dans l’entreprise, que «seul le dossier du SNMG (salaire national minimum garanti) figure à l’ordre du jour de la tripartite», dont la tenue des assises est prévue pour la fin de l’année. Il précisera qu’aucun autre dossier n’est à l’ordre du jour de la tripartite. La date de la rencontre gouvernement-représentants des travailleurs-patronat n’a pas été non plus fixée, selon le ministre.

Louh a affirmé que l’Algérie avait adopté le principe du dialogue social dans sa législation nationale, «qui s’est traduit concrètement par la mise en place de mécanismes de concertation à tous les niveaux». La concrétisation de ce principe «est évidente à tous les niveaux», en partant des négociations sectorielles jusqu’à l’entreprise, en passant par les concertations régulières qui se tiennent dans le cadre des réunions de la tripartite et de la bipartite, a indiqué le ministre, rappelant certains acquis réalisés dans le sillage de ce dialogue, notamment la conclusion du pacte économique et social.

Evoquant certains résultats enregistrés sur le terrain dans le cadre de ce dialogue, M. Louh a cité la concrétisation de «55 conventions sectorielles et 93 accords collectifs sectoriels», outre la réalisation de «2.893 conventions collectives d’entreprises et 13.606 accords collectifs d’entreprise». Louh insistera sur le dialogue en tant que moyen pour trouver des solutions aux multiples problèmes pouvant naître des transformations économiques et des effets de la mondialisation.

En ce qui concerne le rôle de l’inspection du travail, le ministre a indiqué que ses moyens matériels et humains se sont amplement renforcés et modernisés pour mieux contrôler les conditions de travail (et du coup accompagner les partenaires sociaux, travailleurs et employeurs) dans l’élaboration des conventions et accords ainsi que dans leur exécution.

Salah-Eddine K.