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OMC : «On est au même stade qu’il y a une année»

Posted on 17 décembre 2009 (0)

La vingtième édition de la Foire de la production nationale (FPA) a ouvert ses portes hier en présence des ministres du Commerce, Hachemi Djaaboub, de la PME, Mustapha Benbada, et de la Pêche, M. Mimoune. La foire s’étalera jusqu’au 22 décembre au Palais des expositions, Pins maritimes à Alger. Quelque 260 exposants dont 47 entreprises publiques prennent part à l’événement placé cette année sous le thème générique «Réhabilitation des capacités productives nationales et encouragement de l’investissement».

L’agroalimentaire, l’ameublement et décoration, l’énergie, la chimie et pétrochimie, le bâtiment et matériaux de construction, l’industrie électrique et électronique, la mécanique, la sidérurgie et métallurgie, les services, les textiles sont autant de secteurs qui sont représentés à l’occasion de cette foire par des entreprises publiques et privées. La FPA, souligne un communiqué, est une manifestation économique et commerciale d’envergure nationale consacrée par une périodicité devenue une tradition et réunissant depuis sa création, en 1984, l’ensemble des secteurs d’activités de la vie économique. Le même document explique que l’exposition organisée par la Société algérienne des foires et exportations (SAFEX) a pour vocation de mettre en valeur, d’année en année, le «progrès qualitatif» enregistré par l’économie nationale aussi bien dans le domaine de la diversification que celui de l’élargissement de la gamme des produits. Tout comme, ce salon, poursuit-on, est également l’occasion d’accueillir de nouveaux opérateurs qui ont investi le marché algérien, se positionnant ainsi sur la cartographie de la production nationale.

«La FPA est par ailleurs un microsome qui incarne un état d’esprit et une volonté de relever les défis de l’heure de la part d’opérateurs algériens qui se focalisent sur l’indispensable amélioration du lancinant qualité/prix, désormais partie intégrante dans leur stratégie de développement», ajoutent les organisateurs qui précisent en outre que cet état de fait est devenu aujourd’hui le leitmotiv par excellence des managers algériens qui ont en vue «la concurrence féroce qui se profile mais aussi celle déjà imposée par l’importation de produits étrangers». Le ministre du Commerce Hachemi Djaaboub est convaincu que la production nationale n’a rien à envier à la production étrangère. «La foire est une excellente occasion pour mettre en valeur les entreprises nationales qui produisent des produits de qualité», a déclaré Djaaboub en marge d’une tournée effectuée à travers les stands. Le ministre interrogé par ailleurs sur le crédit documentaire dont se plaignent certaines entreprises a déclaré que ce mode de paiement est utilisé dans plusieurs pays du monde et qu’il appartient aux opérateurs algériens de s’y adapter et de faire en sorte que les fournisseurs étrangers leur accordent un délai suffisant pour vérifier leurs marchandises.

Enfin, concernant l’adhésion de notre pays à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Hachemi Djaaboub a indiqué que «on est au même stade qu’il y a une année» et que la réunion qui devait avoir lieu à cette date avec les responsables de l’OMC n’a toujours pas été remplacée par une autre. A noter que la conférence de presse qui devait avoir lieu en marge de l’inauguration de la foire a été annulée.

Z. Mehdaoui

Algérie : un navire coule à l’entrée du port de Ténès

Posted on 16 décembre 2009 (0)

Un navire de marchandises battant pavillon togolais, le «Karim Junior», avec à son bord neuf membres d’équipage, a sombré, tôt dans la matinée d’hier, après avoir violemment heurté le brise-lames du port de Ténès, dans la wilaya de Chlef. Bilan de ce drame, deux morts, six disparus et un rescapé. Selon un communiqué du commandement des gardes-côtes, hier à 5h40, l’équipage composé quatre Syriens, deux Egyptiens, deux Indiens et un Libanais a, en raison du mauvais temps, perdu le contrôle du navire qui était en rade dans l’attente de renter au port pour un chargement d’une cargaison de déchets ferreux. Le navire, en raison du mauvais temps (un vent de 60 noeuds nautiques et une visibilité très faible), est allé heurter le brise-lames du quai ouest du port de Ténès, avant de commencer à couler.

Selon la même source, l’unité 226 des gardes-côtes soutenue par le remorqueur Chlef-4, ont alors tenté d’intervenir, mais la force des vagues et le fait que le cargo était pris dans les rochers n’ont pas permis de s’approcher du «Karim Junior». Il a été alors fait appel à un hélicoptère de recherche et de sauvetage espagnol et des plongeurs de la protection civile, ce qui a permis de sauver un des membres d’équipage de nationalité égyptienne et de repêcher deux autres corps, en cours d’identification. Les six autres marins sont portés disparus et les recherches continuent pour les retrouver.

Nous avons rendu visite au rescapé égyptien à l’hôpital de Ténès où il est soigné pour de légères blessures et encore sous le choc. Il nous raconte: «Tout cela s’est passé très vite, nous étions en rade quand soudain le vent a brisé les amarres de l’ancre qui maintenait le navire à environ 800 mètres du port. Aussitôt nous avons jeté l’ancre de secours mais le vent est devenu plus fort, dirigeant notre bateau droit vers les récifs du port. Le choc était terrible, je ne sais comment je me suis retrouvé dans le bassin du port et là des sauveteurs m’ont repêché et m’ont conduit à l’hôpital».

Ayant appris la nouvelle, le wali s’est rendu au port de Ténès pour suivre les opérations de sauvetage. En début d’après-midi, c’était au tour du ministre des Transports de se rendre sur les lieux. Sur place, le responsable du gouvernement a été informé des circonstances du naufrage et des moyens mis en oeuvre pour retrouver les six autres disparus. Quelques heures plus tard, le ministre s’est rendu au chevet du rescapé pour lui faire part de sa compassion en lui assurant que tous les moyens seront déployés pour retrouver le reste de l’équipage.

Il faut signaler que cette tempête a été annoncée par les services météorologiques et un BMS (bulletin météo spécial) a été diffusé auparavant. Des vents d’une rare violence ont soufflé durant toute la nuit de lundi à mardi atteignant selon la station météorologique de Ténès des pointes de 110 km/h.

Selon les gardes-côtes, une enquête maritime a été ouverte par la commission centrale de sécurité de la navigation maritime dont les membres se sont déplacés sur les lieux, avec à sa tête le directeur de la marine marchande, avec la participation du chef des affaires maritimes au sein du corps des gardes-côtes et des représentants des secteurs concernés.

Bencherki Otsmane

Côte d’Ivoire : la présidentielle aura lieu fin février

Posted on 04 décembre 2009 (0)

La réunion du Cadre Permanent de Concertation à Ouagadougou débouche sur une entente sur le scrutin présidentiel, qui devrait avoir lieu fin février ou début mars 2010. C’est la sixième fois que le présidentielle est repoussées depuis 2005.

Les adversaires du président Laurent Gbagbo, souhaitaient, dans le cadre de cette rencontre, chargée de mettre en œuvre les accords de paix de 2007, décrocher ce type de date. Tous espèrent les problèmes à l’origine de cet ultime report seront résolus à temps pour que l’élection présidentielle puisse enfin avoir lieu en Côte d’Ivoire.

Société de transport d’hydrocarbures: Le DG et quatre autres cadres sous mandat de dépôt

Posted on 29 novembre 2009 (0)

Cinq cadres de la Société de transport d’hydrocarbures (STH), filiale de la compagnie Sonatrach, parmi lesquels le directeur général et le directeur régional, ont été placés sous mandat de dépôt sur ordre du juge d’instruction en charge de l’affaire des transactions douteuses, mise au jour la semaine écoulée, a-t-on appris de source judiciaire.

A l’issue de la procédure de présentation qui a eu lieu mercredi dernier, le magistrat instructeur près le tribunal d’Arzew, relevant de la cour d’Oran, a ordonné l’incarcération de cinq responsables mis en cause, à savoir le directeur général de la STH, le directeur régional, le directeur général adjoint, le directeur technique et le chargé des affaires juridiques, indique-t-on de même source. Plusieurs charges ont été retenues contre les cinq responsables inculpés, dont la passation de marché non conforme aux dispositions du code des marchés publics, la dilapidation de deniers publics et le trafic d’influence. Pour leur part, les trois autres cadres de la STH arrêtés dans le cadre de cette affaire, à savoir le directeur des finances, le directeur des ressources humaines et le chargé de la sécurité interne, ont été remis en liberté provisoire sur décision du juge d’instruction, a-t-on appris de même source judiciaire, qui précise que le ministère public, par le truchement du procureur de la République du tribunal d’Arzew, avait requis le mandat de dépôt contre l’ensemble des mis en cause, au nombre de huit.

Par ailleurs, une expertise approfondie sera menée sous la diligence du juge d’instruction pour faire la lumière sur les différents aspects techniques et procéduraux liés aux transactions suspectes avec, comme un des objectifs, l’évaluation du préjudice causé, qui a priori s’élève à plusieurs milliards de centimes.

A noter que le juge d’instruction a procédé à l’audition de plusieurs personnes, entre responsables et simples employés de STH, dans le cadre de ses premières investigations. L’action publique sur cette affaire, dont l’enquête préliminaire a été menée par les services de la sécurité militaire assurant la protection de cette zone stratégique marquée par la présence d’installations pétrochimiques, a été déclenchée suite à une dénonciation, précise-t-on de même source.

Au coeur du scandale, une transaction suspecte, conclue par la STH à coups de devises fortes avec certains fournisseurs. Il s’agit, d’après les premiers éléments d’enquête, d’une surévaluation délibérée du coût d’un lot d’équipements de sécurité technologique, entre autres, acquis auprès de fournisseurs pour le compte de la Société de transport d’hydrocarbures, notamment pour son unité de Béthioua spécialisée dans la gestion des terminaux marins à hydrocarbures. Selon nos informations, la facture du marché aurait été sciemment «gonflée», soit près de 2 millions d’euros, alors que le prix réel du matériel livré n’en représente qu’un dixième.


Houari Saaïdia

Deux morts dans un règlement de comptes à Paris

Posted on 28 novembre 2009 (0)

PoliceDeux personnes ont été tuées vendredi dans un règlement de comptes dans le quartier parisien de Pigalle après qu’un homme casqué ait ouvert le feu sur les deux individus rue Fontaine, dans le IXème arrondissement de Paris.

Les coups de feu ont eu lieu vers 2 heures du matin. L’une des victimes est décédée sur place et l’autre a rendu l’âme à l’hôpital des suites de ses blessures. Selon la police, les deux personnes assassinées sont originaires de Stains (Seine-Saint-Denis). L’enquête ouverte par la Brigade criminelle permettra de faire la lumière sur les circonstances exactes de cette attaque qui semble être un règlement de comptes.

Des fusillades sont fréquentes en France. Deux hommes connus des services de police ont été tués dernièrement lors d’une fusillade survenue dans un local associatif dans le sud-est de Marseille. Selon la brigade criminelle, plusieurs personnes étaient réunies dans un local associatif du parc Bel Ombre pour suivre à la télévision un match de football. Vers 23 h 40, trois hommes cagoulés, armés et gantés, ont fait irruption dans l’établissement et se sont directement dirigés vers leurs deux cibles. Ils ont ensuite tiré à une vingtaine de reprises à la kalachnikov avant de prendre la fuite sans s’en prendre à la serveuse, seule personne à être restée sur les lieux à l’arrivée de la police.

On se souvient également du décès de deux jeunes dans une fusillade à Saint-Ouen. Un réglement de compte entre bandes lié à la drogue dans cette ville de Seine-Saint-Denis serait à l’origine de l’affrontement.

Algérie-France : Paris veut la réciprocité

Posted on 18 novembre 2009 (0)

Sarkozy1Si l’Algérie demande, en sus de son maintien, l’introduction dans l’accord de 1968 «de tout ce qui est positif dans le droit commun», la France réclame la réciprocité pour ses ressortissants. «Nous avons des discussions avec nos partenaires algériens sur l’actualisation de l’accord bilatéral de 1968», a affirmé l’ambassadeur de France, Xavier Driancourt, lors de la conférence de presse qu’il a animée hier conjointement avec le Consul général de France et le PDG de Telesmart, VisasFrance. «Le troisième round va commencer dans quelques jours», nous a dit le Consul général de France à la fin de la conférence de presse qui a eu lieu dans les locaux de VisasFrance, sur les hauteurs d’Alger.

Francis Heude fait savoir que le droit commun est appliqué par la France à tous les pays étrangers. «Sauf un seul, devinez lequel?», interroge-t-il avec son sourire habituel, pour répondre de suite «l’Algérie». Il indique que la première demande des autorités algériennes est justement de garder cette exception. «C’est-à-dire que l’accord de 68 soit maintenu. Nous, nous n’avons rien contre», précise-t-il. L’Algérie demande cependant, en plus de sa révision, «d’introduire dans ce même accord tout ce qu’il y a de positif dans le droit commun pour en faire bénéficier les ressortissants algériens établis en France», affirme-t-il. Mais le Consul général de France tient à noter que «nous, les Français, nous n’avons pas son pendant en Algérie, nous voulons la réciprocité». Il indique par ailleurs que dans le cadre des discussions qui sont menées en prévision de l’accord bilatéral de 1968, «nous avons des propositions algériennes sur la table concernant le séjour des étudiants algériens en France». Heude n’en dira pas plus sur le sujet.

Toujours pour ce qui est des droits des ressortissants algériens, le Consul général de France a tenu à rappeler lors de la conférence de presse qu’« aucune modification n’a été apportée aux textes régissant l’octroi de la nationalité française aux Algériens et que cela n’est pas à l’ordre du jour ». Cette précision, Heude a tenu à l’apporter après, dit-il, la publication de certains articles de presse sur le sujet. «Lorsqu’il y a eu l’indépendance de l’Algérie, il y a eu des Algériens qui ont opté pour la conservation de la nationalité française. Il faut savoir que la nationalité française est soumise à des règles juridiques strictes. Pour le cas des Algériens, son octroi est, affirme-t-il, régi par l’ordonnance du 21 juillet 1962 et du décret du 27 novembre 1962».

Les responsables diplomatiques français ont eu aussi hier à rappeler qu’en terme de réciprocité d’octroi de visas entre les deux pays, «nous n’avons pas de visa de circulation pour nos compatriotes désirant venir en Algérie alors que nous, nous l’avons introduit pour les Algériens en 2003». Le Consul général de France soulignera néanmoins «la rapidité avec laquelle les réseaux consulaires algériens en France répondent aux demandes de visas de Français». Il estime ainsi qu’«ils font beaucoup plus vite que nous». Ceci parce que, ajoute-t-il, «ils n’ont pas à se déterminer par rapport à d’autres partenaires», faisant allusion aux pays de l’espace Schengen auquel appartient et doit se conformer la France. Il relève que «nous avons un flux d’hommes d’affaires de plus en plus conséquent. On nous reproche d’être frileux mais ce flux est extrêmement significatif !» Or, explique-t-il, «en l’absence de visa de circulation aux ressortissants français, à chaque fois il faut que ces hommes d’affaires reconstituent le dossier». L’ambassadeur de France rebondit sur la question pour, dit-il, «faire une remarque très politique». Il souligne «quand il y a eu la loi de finances complémentaire pour 2009, on a reproché aux investisseurs français d’être timides, vous avez là un élément d’explication, les hommes d’affaires français doivent venir régulièrement pour prospecter le marché algérien, s’ils avaient un visa de deux ou trois ans, ils reviendraient plusieurs fois sur l’année». Xavier Driancourt estime que «c’est un élément important, il faut leur faciliter la circulation».

Interrogé à la fin de la conférence de presse sur son pronostic au sujet du match Algérie-Egypte qui va se jouer aujourd’hui à Khartoum dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde pour 2010, l’ambassadeur de France préférera dire que «nous jouerons ce même jour dans ce même cadre, avec l’Irlande». Il espère «peut-être qu’il y aura l’année prochaine, dans le cadre de la Coupe du monde, un match France-Algérie».


Ghania Oukazi

Egypte-Algérie : La Coupe de notre monde

Posted on 15 novembre 2009 (0)

FIFAIl faut se l’avouer : il est presque plus important de vaincre l’Egypte que d’aller en Afrique du Sud. La raison ? L’Afrique du Sud c’est la Coupe du monde, le match d’hier était la coupe de notre monde, à nous et aux Egyptiens. A l’heure de ces lignes, le score était impossible à deviner, mais pour nous, l’Egypte avait déjà perdu. Perdu quoi ? Ce qui lui restait de son nassérisme culturel, réduite à mitrailler un bus au lieu de libérer le panarabisme de ses territoires imaginaires. Le nombrilisme égyptien était choquant pour nous les Algériens, mais aussi cette certitude qu’avait ce pays frère d’être le grand frère de tous les autres pays arabes, sans hésiter devant le lamentable et le ridicule. Un spectacle de délire médiatique qui montre cette extrémité de la désolation et de la vanité où peut mener le panarabisme lorsqu’il est vaincu partout et ne trouve plus d’autres ennemis que ses frères de lait.

Le néonassérisme déclenché par un simple match de foot montre que ce pays n’a pas encore réglé la question de son obésité historique : il se prend encore pour le centre de notre monde. D’où l’enjeu de ce match : c’est la coupe de « notre monde » à nous, un monde triste et horizontal où le leadership se joue en écrasant les autres au lieu de les mener à la victoire.

Les Algériens savent depuis longtemps ce qu’est un pays ennemi ; ce qu’il ne savent pas cependant, c’est quoi un « pays frère ». Comment définir cette expression, cette fraternité orale dont l’utopisme nous étouffe et dont la redondance nous fait grimacer par son hypocrisie ? C’est quoi être un pays frère ? Est-ce que cela se mange et nourrit son homme et son peuple ? Est-ce que cela s’exprime comme le doigts de la main ou en poussant Yussef dans le puits ? Est-ce que cela nous sert quelque part lorsqu’on se fait malmener en terres étrangères ? Presque pas.

Maintenant, si même avant le résultat du match, nous savons que l’Egypte a perdu quelque chose, l’autre question est « qu’avons-nous gagné nous ? ». Une première conclusion : il faut désormais qu’on soit fier d’être des Algériens et pas des produits dérivés du panarabisme décadent. Deux : ils peuvent nous concurrencer notre arabité ; mais si on accepte notre algérianité, celle-là personne ne peut nous la voler. Trois : nous avons une équipe, un drapeau et un peuple : il ne nous manque que l’indépendance vis-à-vis du panarabisme démodé et des colonisations internes. Quatre : désormais, nous n’avons plus à imiter l’Egypte, ni personne d’autre que les nôtres. Cinq : il faut demander à tous nos officiels de parler algérien et de ne pas baragouiner dans une langue classique, là où même les Egyptiens n’hésitent pas à parler égyptien tout en se déclarant d’un arabisme pur à plusieurs castes. Six : nous n’avons plus à avoir honte de nous-mêmes, de nos prénoms, de notre vraie langue nationale et de notre culture: nous ne sommes la photocopie de personne, ni d’aucune origine certifiée. Ce n’est peut-être qu’un match, mais il a suffi à démonter l’essentiel : nous pouvons être simplement algériens et l’être superbement et sans artifices importés.

Kamel Daoud

Egypte-Algérie : Bouteflika préoccupé par la situation au caire

Posted on 14 novembre 2009 (0)

BouteflikaLe président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a suivi de très près la situation prévalant au Caire, après l’agression dont a été victime l’équipe nationale lorsqu’elle se rendait de l’aéroport du Caire vers son lieu d’hébergement. Selon une déclaration du ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, le chef de l’Etat l’a chargé de « suivre la situation et de l’informer de son évolution ».

« J’ai appelé le président de la République, qui a suivi personnellement la situation, pour l’informer », a déclaré Medelci qui a exprimé ses « regrets » et sa « déception », tout en relevant que cet incident est survenu en raison d’une défaillance de la sécurité égyptienne. Le chef de la diplomatie algérienne a fait savoir que l’Algérie a exprimé ses « protestations » auprès des différentes instances, sécuritaires et sportives notamment la FIFA. L’ambassadeur d’Egypte à Alger a été convoqué, jeudi soir, par le ministère des Affaires étrangères pour lui exprimer la « consternation » des autorités algériennes. Dans un communiqué rendu public jeudi soir, le secrétaire général du ministère a ainsi fait part de « la profonde préoccupation des autorités algériennes à ce sujet et a demandé (à l’ambassadeur égyptien), avec insistance, que les autorités égyptiennes prennent toutes les dispositions nécessaires afin d’assurer la sécurité à l’ensemble de la délégation algérienne, ainsi qu’aux supporters algériens qui se sont déplacés au Caire pour assister au match ».

De son côté, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, qui se trouve depuis mercredi au Caire, avait demandé à la FIFA de « prendre ses responsabilités ». Les autorités égyptiennes ont fini par réagir, l’ambassadeur d’Algérie en Egypte, Hadjar, ayant protesté auprès de la présidence de la République de ce pays. Ainsi, le président égyptien s’est engagé à assurer la sécurité de la délégation et des supporters algériens, selon Hadjar. Des éléments de l’armée égyptienne ont été déployés autour de l’hôtel où est hébergée l’équipe nationale.

La présidence de la République égyptienne s’est également engagée à assurer la sécurité des Algériens, joueurs et supporters, selon Hadjar. Ce dernier a indiqué qu’il s’est entretenu avec le responsable des services secrets égyptiens ainsi que le directeur de cabinet de la présidence de la République d’Egypte. De son côté, le président de la FIFA a été informé de la situation. Du coup, ce match de football a pris une autre tournure et sort de son cadre sportif. Pourtant, les autorités politiques des deux pays n’ont pas cessé d’appeler les supporters à faire montre de sportivité et de fair-play.

Kamel Mohamed, QO Algérie

Egypte-Algérie : Le point de vue d’anciens internationaux

Posted on 14 novembre 2009 (0)

FIFALe match de football Egypte-Algérie aura finalement lieu ce soir à 18h30 au Cairo Stadium en Egypte pour le compte de la 6e et dernière journée des éliminatoires combinées de la Coupe d’AFrique des Nations (CAN) et de la Coupe du Monde de Football 2010.

Le point de vue d’anciens internationaux:

Larbi El-Hadi

Ce sera vraiment un match des plus difficiles, c’est une place pour le mondial, et l’enjeu en question n’a pas de prix dans la carrière d’un football. Les Egyptiens sont très forts dans la provocation et le jeu des coulisses. Ils vont utiliser tous les moyens pour essayer de déstabiliser nos joueurs. Cela dit nous avons aujourd’hui une équipe nationale très forte dans tous ses compartiments et mentalement surtout. C’est là un atout qui peut nous valoir des satisfactions. Nos joueurs doivent rester concentrés sur leur match et ne pas tomber dans le piège de la provocation. Faisons confiance au cheikh et ses joueurs. On est plus forts et nous irons Incha’Allah au mondial.

Lyamine Boughrara

C’est le match de la vie pour les deux équipes et surtout pour l’Egypte qui a une équipe vieillissante. Beaucoup de joueurs dans la sélection égyptienne savent qu’ils ne pourront plus jouer une autre coupe du monde s’ils ratent le rendez-vous de 2010. La pression sera beaucoup plus sur les Pharaons et c’est à nos joueurs d’en profiter. Notre équipe nationale a les qualités qu’il faut sur le terrain pour faire un résultat positif. Je suis persuadé que Gaouaoui va faire un très grand match et que c’est lui qui va nous qualifier Incha’Allah.

Chaabane Merezkane

Je suis persuadé que cette équipe nationale version Saadane a les moyens et les qualités qu’il faut pour ramener la qualification. On a une équipe au mental d’acier cette fois-ci, et la pression égyptienne je suis convaincu qu’ils vont la supporter. La donne a changé pour les Pharaons. Aujourd’hui, les arbitres sont d’un autre calibre et ils ont le pouvoir d’arrêter le match à tout moment en cas de dépassement. Aussi, le trio d’arbitres joue sa place pour le mondial qui se déroulera dans son pays. C’est dire qu’il n’a pas droit à l’erreur devant les observateurs de la FIFA. Nos joueurs doivent rester concentrés sur leur mission sur le terrain et jouer avec un esprit de guerriers sans plus et je leur fais personnellement confiance. L’Algérien n’a jamais plié l’échine devant qui que ce soit. Les Egyptiens sont obligés d’attaquer pour refaire leur retard et vont donc se découvrir. Ce dont nous devons profiter pour utiliser notre arme fatale le contre. Je suis persuadé qu’on va les battre 1-0 Incha’Allah.

Fodil Megharia

Il faut que tout le monde se mette dans la tête que l’Algérie avant le match du 14 est mieux placée pour aller au mondial. Nous avons trois points de plus et un meilleur goal-average. En un mot, nous avons 80 pourcent de chance de passer. Aujourd’hui, force est de constater que nous avons une meilleure équipe que celle d’Egypte, c’est-à-dire un groupe pétri de qualité et très soudé sur le plan mental. Aussi, la pression est beaucoup plus dans le camp de l’adversaire et c’est très important. Si j’ai un conseil à donner à nos joueurs c’est de tenir les 20 premières minutes surtout. Après, ils vont rentrer dans le doute et perdront de leur self control. Je suis sûr qu’après, soit en seconde période, on va les surprendre.

Mahmoud Guendouz

Tout ce que je peux vous dire, c’est que ce match se présente comme une finale et que c’est l’Algérie qui a plus des chances de la remporter. Nous avons un bonus de trois points sur eux, un meilleur goal-average en plus d’un avantage psychologique. On a une meilleure équipe sur tous les plans. Dieu fasse que nos capés restent concentrés sur leur match et ne répondent à la provocation des Egyptiens. S’ils arrivent à gagner les premiers duels et empêchent les Egyptiens de développer leurs attaques, je suis sûr qu’on les surprendra sur leur terrain. Je suis confiant.

Moussa Saib

Le match sera difficile pour les deux équipes, mais beaucoup plus pour les Egyptiens qui sont sous pression. Ils savent qu’on est mieux placé pour aller au mondial. Les deux équipes vont se surpasser pour arracher leur qualification, c’est pourquoi, il ne faut pas s’attendre à voir un grand match sur le plan technique. On est dans une situation plus favorable qu’eux mais il faut rester sur ses gardes, car ils sont capables de tout chez eux. L’équipe d’Egypte est imprévisible et ses joueurs n’aiment pas quand ils sont sous pression. On a des joueurs de caractère et de qualité en qui je fais confiance pour revenir avec la qualification.

Djamel Menad

C’est un match capital pour les deux équipes car une place pour le mondial est en jeu. C’est dire qu’il faut s’attendre à voir une grande bataille sur le terrain, sportivement parlant. Celui qui gagnera les premiers duels au milieu aura le dernier mot. Cette fois-ci, la pression est dans leur camp et j’espère bien qu’elle se retournera contre eux. Ils vont se jeter corps et âme pour marquer un maximum de buts et, à mon avis, il est impensable qu’ils nous mettent trois buts dans la cage de Gaouaoui qui a été l’une des clés de la qualification. Personnellement, je lui fais confiance car il est en grande forme cette saison.

Propos Recueillis Par Fouad B., QO Algérie

Football : Egypte-Algérie maintenu au Cairo Stadium

Posted on 14 novembre 2009 (0)

FIFAFinalement, le match de football Egypte-Algérie aura lieu ce soir à 18h30 au Cairo Stadium pour le compte de la 6e et dernière journée des éliminatoires combinées de la CAN et du Mondial 2010.

Il y avait un doute quant au lieu de déroulement de ce match, mais la FIFA a fini par trancher en optant pour la domiciliation initiale. A cet effet, la FIFA a exigé de la Fédération égyptienne de football et des autorités de ce pays de lui transmettre une correspondance officielle où elle s’engage par écrit à assurer la sécurité de la délégation et des supporters algériens avant, durant et après le match.

Le président de la FAF avait demandé que le match soit délocalisé pour qu’il se déroule en dehors du territoire égyptien en raison du danger qu’il présente pour l’équipe nationale et les supporters algériens.

K.M.