L’or, le dollar et le journaliste
Un article de presse, signé par Robert Fisk, un journaliste très au fait des questions moyen-orientales du quotidien britannique The Independent, serait-il responsable de l’actuelle fièvre de l’or ?
De fait, après avoir frôlé son record historique pendant plusieurs semaines, l’once de métal jaune a finalement franchi un seuil nouveau mardi dernier, à 1.045 dollars. Le précédent record, qui date de mars 2008, s’établissait à 1.034 dollars. Les opérateurs de marché confirment que cette hausse irrésistible est largement imputable aux rumeurs sur la modification de la devise de facturation du baril de pétrole, actuellement coté en dollars. Selon le quotidien britannique, la Chine, la Russie, le Japon, la France et les pays arabes du Golfe se concerteraient « secrètement » dans le but de remplacer le billet vert dans les transactions pétrolières par un panier de monnaies incluant le yen, le yuan chinois, l’euro, l’or et la future monnaie commune du Golfe. En attendant que le dollar perde son statut de monnaie du pétrole «la monnaie de transition pourrait bien être l’or, selon des sources de banques chinoises», ajoute le quotidien.
Les mouvements sur l’or ont naturellement impacté les marchés de change. Ainsi dans cette même journée de mardi, le taux de change du billet vert contre l’euro était de 1,47, soit un gain de 0,41 % pour la devise européenne.
Des démentis sans effet apaisant
Le Koweït, le Qatar, l’Arabie Saoudite et la France ont démenti ces informations, le ministre japonais des finances affirme qu’il n’a jamais entendu parler de rencontres internationales sur ce thème.
Cette avalanche de démentis des uns et de dénégations des autres ne semble pas avoir d’effet apaisant sur les turbulences qui affectent le dollar. L’article de The Independent a stimulé une vague de rumeurs dans un contexte où l’hégémonie du dollar est contestée par de nombreux pays émergents. Ces derniers attribuent, entre autres griefs, la responsabilité de la crise financière à la gestion irresponsable de sa monnaie par l’administration américaine. Il ne fait guère de doute que la montée en puissance de pays comme la Chine, le Brésil où l’Inde par exemple, menace la toute-puissance monétaire de Washington. La Chine, plus gros créancier du Trésor des Etats-Unis, ne fait pas mystère de ses intentions de réduire son exposition au risque américain. Pékin a signé plusieurs accords bilatéraux avec des pays d’Amérique Latine pour éviter que le dollar soit la monnaie de règlement des transactions entre les pays concernés. De manière encore plus significative, la Chine emmène progressivement sa devise, le Yuan, vers le statut de monnaie de facturation internationale. La Banque Centrale chinoise autorise depuis quelques mois un certain de pays voisins à libeller les échanges en yuan. Lors de la récente réunion du G20 à Pittsburgh, certains participants du Sud ont déploré en privé, le fait que la question de la création d’une refonte du système financier international ait été éludée.
Financiers, malgré eux, des guerres
étasuniennes
Les Chinois défendent l’idée du renforcement des Droits de Tirage Spéciaux, unité de compte du FMI, pour les substituer au dollar en tant que monnaie de réserve mondiale. Mais il est clair que même si un consensus devait être atteint sur cette question, sa mise en œuvre demanderait plusieurs années.
2018 est l’horizon temporel évoqué par Robert Fisk qui cite des sources bancaires du Golfe et de Hong-Kong. La mutation du système de Bretton-Woods ne peut effectivement intervenir, sauf crise majeure, dans des délais rapprochés.
Les motivations économiques fondamentales pour un changement de monnaie de réserve globale sont évidentes mais elles n’excluent pas, loin de là, d’autres considérations plus directement stratégiques. La position du dollar confère aux Etats-Unis un pouvoir disproportionné sur le reste de la planète. L’obligation mécanique des pays détenteurs d’excédents de financer les déficits américains conduit à une situation ou ce sont les créanciers étrangers qui soutiennent, bien malgré eux, les guerres décidées à Washington et le surarmement d’un pays économiquement déclinant. Sans les souscriptions aux bons du Trésor américains et les dépôts en dollar des pays étrangers, les déséquilibres budgétaires des Etats-Unis seraient simplement insupportables. Les déficits américains, proprement abyssaux, justifiés par la nécessité de sauver leur système bancaire et de stimuler l’économie, nourrissent une inquiétude grandissante de la part des détenteurs de réserves en dollars. Les risques de dérapages inflationnistes sont bien réels.
Et c’est bien à ce niveau que se pose la question des raisons à court terme, de la fièvre qui s’est emparée du marché de l’or. Les investisseurs et opérateurs des marchés craignent en effet que le risque principal, au moment où la récession globale semble achevée, est celui d’une reprise de l’offre et, dans le même temps, d’une demande toujours très déprimée.
Signes avant-coureur
Les indicateurs d’une telle situation ne manquent pas ; il suffit d’observer le dynamisme boursier et la reprise des investissements productifs face à une consommation globale en net recul. C’est l’opinion de l’économiste Roubini qui voit un découplage croissant entre l’activité économique globale et la montée des bourses. Le spectre de la crise des années trente, qui fut une crise de surproduction, hante à nouveau certains esprits et c’est bien cette sombre perspective qui nourrit la spéculation sur l’or et le dollar. La faiblesse actuelle du dollar, qui parait tout à fait acceptée par les pays du G7, pénalise directement les pays exportateurs. De nombreux pays s’inquiètent que la faiblesse du dollar altère leurs politiques de sortie de crise. Nombres d’économistes en ont fait publiquement état à l’occasion du sommet du Fmi qui s’est ouvert le 6 octobre à Istanbul. Quelles chances ont-ils d’être entendus par une instance contrôlée par les Etats-Unis ? Il semble bien que l’alternative à la crise et aux blocages des institutions financières internationales réside dans un changement des règles du jeu. La fièvre de l’or est peut-être un signe avant-coureur des mutations à venir.
K.Selim

Un bébé est tombé sur la voie ferrée par la fosse septique d’un train peu après sa naissance dans les toilettes mais il a été retrouvé sain et sauf, ont rapporté les médias indiens ce jeudi, 8 octobre 2009.
Deux puissants séismes ont secoué le Pacifique sud cette nuit, dont un tremblement de terre d’une magnitude de 8,1 dans le sud des îles Salomon et au nord-ouest de Vanuatu, dans le sud-ouest de l’océan Pacifique, en mer de Corail. Un second séisme, d’une magnitude de 7,3, s’est produit dans la même zone quelques minutes plus tard.
L’allocution du Président Libyen ne visait pas uniquement l’ONU, elle visait également les Etats-Unis. Selon Khadafi, « l’invasion de l’Irak est la mère de tous les maux ». Les actions militaires Américaines au Panama, au Vietnam et à la Grenade sont tout aussi condamnables.
Aucun État, qu’il soit grand ou petit, riche ou pauvre, ne peut échapper aux effets des changements climatiques. La montée du niveau des mers menace toutes les côtes. Des tempêtes et des inondations de plus grande ampleur menacent tous les continents. Des sécheresses et des mauvaises récoltes entraînent la sous-alimentation et les conflits dans des lieux où la sous-alimentation et les conflits sont déjà fréquents. Dans les îles dont la superficie diminue, des familles sont déjà obligées de quitter leurs foyers pour devenir des réfugiés du climat. La sécurité et la stabilité de tous les pays et de tous les peuples – notre prospérité, notre santé et notre sécurité – sont en danger, et le temps que nous avons pour remédier à cette situation est limité.
Je suis venu ici aujourd’hui pour dire que les difficultés ne peuvent servir d’excuse au contentement de soi. La gêne n’est pas non plus une excuse pour l’inaction. Enfin, nous ne devons pas permettre que la perfection devienne l’ennemi du progrès. Chacun de nous doit faire ce qu’il peut quand il le peut pour faire grandir l’économie de son pays sans mettre en danger notre planète, et il nous faut le faire tous ensemble. Nous devons saisir l’occasion de faire de la réunion de Copenhague un pas important dans la lutte mondiale contre les changements climatiques.
La crise a eu des effets politiques et symboliques majeurs, dont le monde ne mesure pas encore toute la portée. Les plus spectaculaires ont eu lieu chez les deux premières économies mondiales, Etats-Unis et Japon, encore en convalescence. Les Etats-Unis ont vécu un évènement spectaculaire dans leur histoire, avec l’élection d’un Noir à la présidence, alors que le Japon vient tout juste de mettre fin à l’hégémonie du parti libéral, qui domine la vie politique du pays depuis plus d’un demi-siècle.