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L’émir de Médine a suppléé aux défaillances saoudo-algériennes

Posted on 15 novembre 2009 (0)

217 pèlerins algériens qui étaient «suspendus» dans leur bus en raison d’une défaillance des opérateurs saoudiens concernés ont été hébergés sur décision de l’émir Abdelaziz Ben Madjid, émir de Médine, dans des hôtels cinq étoiles.

Selon l’agence de presse saoudienne SPA, l’émir a ordonné que les pèlerins soient hébergés dans de grands hôtels et que l’on veille à leur repos jusqu’à ce qu’on leur trouve un hébergement convenable. Selon l’agence, les pèlerins algériens se sont retrouvés coincés pendant plus de cinq heures dans le bus qui les a amenés de l’aéroport de Djeddah à Médine. L’émir de Médine a ordonné que les opérateurs défaillants qui sont à l’origine de ce problème soient sanctionnés. Il semble que les pèlerins algériens en question soient de Tlemcen.

Des informations ont fait en effet état des mésaventures d’un groupe de 250 pèlerins partis mardi dernier de l’aéroport Messali Hadj vers les Lieux saints en Arabie Saoudite. Le groupe s’est plaint d’être littéralement abandonné et d’être resté sans contact avec la mission algérienne pour le pèlerinage. Après avoir pratiquement passé la nuit dehors à Djeddah, ces pèlerins ont été dirigés vers Médine. Ils n’étaient pas au bout de leurs peines. Ils sont restés bloqués à l’entrée de la ville sainte en raison de l’absence d’hébergement. Là également les pèlerins algériens se sont retrouvés avec des représentants algériens aux abonnés absents.

Selon le pèlerin Bouchenafa Mustapha, pharmacien à Bensekrane, cité par notre confrère El-Khabar, «les autorités saoudiennes se sont étonnées du comportement de la mission algérienne qui a laissé des centaines de pèlerins passer la nuit à la belle étoile». L’émir de Médine a donc décidé de suppléer, généreusement, à la défaillance des hébergeurs saoudiens et aussi de la mission algérienne.


M. S.

Affaire Ben Barka : nouvelles révélations et vieille raison d’Etat

Posted on 12 octobre 2009 (0)

Ben-BerkaMaître Maurice Buttin, le vieil avocat de la famille de Mehdi Ben Barka, opposant marocain enlevé à Paris en 1965, est un homme persévérant. Quand une nouvelle version, fondée sur l’apparition subite d’un rapport de gendarmerie faisant état de l’incinération du corps de Ben Barka dans le département de l’Essonne, en France, il prend acte. Il annonce qu’il entend actionner la procédure judiciaire pour y avoir accès, mais il refuse que cela fasse diversion à la raison d’Etat qui a encore agi pour bloquer l’émission de mandats d’arrêt contre quatre responsables marocains, dont le chef de la gendarmerie royale, par Interpol.

Le «nouvel élément», accueilli avec circonspection par l’avocat, est venu d’un ancien commando, George Fleury, qui affirme avoir reçu dans les années 80, un rapport contenant des procès-verbaux d’une enquête de gendarmerie menée en 1966. Ces P-V font état d’une éventuelle incinération du corps de Mehdi Ben Barka par un habitant de Fontenay-le-Vicomte (Essonne), puis de l’immersion des cendres dans un étang, en échange de cinq millions de francs. Les gendarmes auraient découvert sur les lieux un morceau de tissu et une pièce de cuir, quant à la personne incriminée elle a nié. Ce nouvel élément n’apporte pas du nouveau au fond de l’affaire, mais l’avocat de la famille compte ne pas le laisser passer pour engager une action pour relancer l’instruction.

«C’est Rabat qui détient la vérité»

Me Buttin est convaincu que le corps de Ben Barka «a été rapatrié au Maroc, c’est Rabat qui détient la vérité». Il a rappelé que des thèses sont régulièrement avancées ces dernières années… «Il y a un an, on a dit que le corps avait été dissous dans l’acide, il y a deux ans, il était coulé dans du béton…». Le fils de l’opposant marocain, Bechir Ben Barka, a lui aussi jugé «étonnantes ces révélations tardives… Nous attendons à ce que ce rapport de gendarmerie dont personne n’avait entendu parler soit versé au dossier». «Ce que je vais demander c’est de récupérer le dossier, de demander à voir s’il y a un dossier de la gendarmerie», a déclaré Me Buttin à l’agence Reuters. Un tel dossier existe-t-il vraiment ? Si c’est le cas, estime l’avocat, il serait «scandaleux» qu’il n’ait pas été transmis à la justice. L’avocat reste prudent face à ce qui lui semble être une «thèse de plus» à la crédibilité douteuse. «Ca ne me semble pas crédible, c’est une thèse de plus. Mais dans un dossier de 95 pages, on peut trouver des éléments intéressants, des personnes qui auraient pu savoir et participer. Il y a une chance sur cent mais il faut la tenter». Cette «révélation» est-elle destinée à faire diversion face à l’exercice «franc» de la raison d’Etat qui a conduit le parquet de Paris à suspendre la diffusion par Interpol de quatre mandats d’arrêt visant des responsables marocains dont l’actuel chef de la Gendarmerie royale, le général Housni Benslimane, et l’ancien patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED, renseignements militaires), le général Abdelhak Kadiri ?

Quand le juge d’instruction dénonce «l’hypocrisie»

L’avocat de la famille Ben Barka considère que le vrai problème réside dans cette suspension des mandats d’arrêt. «La famille Ben Barka mérite de pouvoir faire son deuil. La raison d’Etat ne doit pas être utilisée 44 ans après». En tout cas, le juge d’instruction français en charge de l’affaire, Patrick Ramaël, n’a pas mâché ses mots au sujet des «précisions» techniques exigées par Interpol qui auraient motivé la suspension des mandats d’arrêt. Le juge a estimé «inutile et hypocrite» de compléter les mandats d’arrêt internationaux lancés contre les responsables marocains. «Interpol revendique le blocage des diffusions sollicitées selon des ‘procédures internes confidentielles’ qui tiennent compte des intérêts politiques et diplomatiques», a indiqué le juge Patrick Ramaël dans une lettre adressée au parquet. En conséquence, écrit-il, «j’estime inutile et hypocrite de ‘fournir de plus amples éléments afin de permettre d’apprécier s’il s’agit d’une affaire mettant en cause des responsabilités étatiques’.»

Le juge n’omet pas de relever dans sa lettre au parquet qu’il ne comprend pas «pourquoi pendant pratiquement deux ans, vous n’avez pas transmis ces mandats d’arrêt». Rappelons que le juge Ramaël avait lancé les mandats en octobre 2007 alors que le président français Nicolas Sarkozy se trouvait au Maroc. L’essentiel est bien dans la «raison d’Etat» qui continue à planer dans une affaire où les services marocains et français et la pègre parisienne sont directement impliqués. La colère du juge d’instruction français qui n’hésite pas à dire son fait au parquet de Paris – qui dépend de l’exécutif – en dit assez long sur la réalité de cette raison d’Etat.

M.S.

Le fantôme de Ben Barka continue de hanter le Maroc

Posted on 02 octobre 2009 (0)

La disparition suivie de l’assassinat du militant marocain de gauche, Mehdi Ben Barka, n’en finit pas de poursuivre le régime marocain. Le gouvernement de Sarkozy, après avoir bloqué en 2007 les mandats d’arrêt contre des responsables marocains, a donné son feu vert à Interpol. Punition pour le renoncement marocain aux Rafales ?

L’actuel chef de la gendarmerie marocaine, le général Housni Benslimane, devra désormais faire très attention avant de voyager à l’étranger. Lui, ainsi que le général Abdelhak Kadiri, ancien patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED, renseignements militaires), Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, un membre présumé du commando marocain auteur de l’enlèvement, et Abdelhak Achaachi, agent du Cab 1, une unité secrète des services marocains, sont désormais «wanted». Quatre mandats d’arrêt internationaux émis en octobre 2007 par le juge parisien Patrick Ramaël, mais bloqués par le gouvernement français, viennent d’être «libérés» par le ministère de la Justice français. Les mandats, qui ont été déjà diffusés au niveau du territoire français, avaient été bloqués au niveau européen et mondial, a indiqué l’avocat de la famille Ben Barka, Me Maurice Buttin. Le feu vert du ministère français de la Justice a permis désormais la diffusion internationale du mandat d’arrêt international. La décision a été précédée, trois jours auparavant, d’une visite au Maroc du ministre de l’Intérieur français, Brice Hortefeux. Il s’est notamment entretenu avec son homologue marocain Chakib Benmoussa. Une chronologie qui ne relève pas de la coïncidence. Le gouvernement français, qui avait de la peine à bloquer davantage la procédure, a décidé d’en informer préalablement les autorités marocaines dans un souci apparent de désamorcer leur colère. Hier, les autorités françaises ont invoqué des «motifs de procédure» pour justifier le retard pris dans la diffusion au niveau international des mandats d’arrêt contre les responsables marocains pour l’enlèvement de Mehdi Ben Barka, le 29 octobre 1965 à Paris.

Embarras français

La diffusion a été rendue possible après que les services spécialisés ont «achevé des échanges sur des points techniques, sans appréciation de la validité des mandats d’arrêt», a indiqué Guillaume Didier, porte-parole de la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie. En réalité, le juge français a signé, en octobre 2007, les mandats d’arrêt alors que le président Nicolas Sarkozy se trouvait en pleine visite officielle au Maroc. Leur diffusion a donc été bloquée. Le «déblocage» du dossier est salué par la famille de Ben Barka. Le fils de l’opposant assassiné, Bechir Ben Barka a salué la diffusion des mandats d’arrêt par Interpol. «Enfin ! Ces mandats d’arrêt avaient été lancés il y a deux ans. Ce sont deux années perdues, 44 ans après la disparition de mon père… Or chaque année compte car les témoins vieillissent et nous n’aimerions pas que la vérité parte au fond d’une tombe. Tout laisse à penser que mon père a été assassiné mais ce qui nous intéresse, c’est de connaître la vérité». Leur avocat, Me Maurice Buttin, l’a qualifié de «victoire importante». Il s’est dit prêt «à demander au juge français la levée des mandats d’arrêt internationaux si ces personnes acceptent de s’expliquer devant la justice de leur pays en présence du juge français… Plus ils tardent, plus cela démontre la responsabilité du Maroc et du roi Hassan II».

Une réplique au rejet marocain des Rafales ?

Ben-BerkaL’avocat affirme avoir relancé ses démarches après le départ en juin de Rachida Dati, du ministère de la Justice. L’ancienne ministre, en partie d’origine marocaine (elle a aussi une part algérienne), était hostile, selon lui, à la relance du dossier. Le plus étonnant est que maître Buttin n’hésite pas à évoquer la possibilité que la relance du dossier ne se fait pas par amour de la justice. Selon lui, en demandant à Interpol de diffuser des mandats d’arrêt bloqués depuis presque trois ans, la France punit le Maroc pour avoir renoncé, en 2007, à acheter des Rafales au profit des F16 américains. Le régime marocain, décidément hanté par le fantôme de Ben Barka, n’a pas réagi officiellement. Une source au ministère de la Justice marocain a déclaré à l’AFP, sous le sceau de l’anonymat, que «C’est une surprise mais aussi une ancienne histoire qui revient à la surface chaque fois qu’une ‘partie occulte’ veut salir les relations excellentes entre le Maroc et la France». Une autre source a ajouté: «Nous nous demandons qui est derrière cette annonce, qui ressemble à celle diffusée en 2007». L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a appelé les autorités marocaines «à communiquer les informations en leur possession pour faire toute la lumière» sur cette affaire.

M.S.

Frégates : Pour les Français, les jeux ne sont pas faits

Posted on 21 septembre 2009 (0)

Les Italiens ont-ils raflé le jack-pot du marché des frégates pour la marine algérienne qui fait saliver beaucoup de marchands d’armes et leurs gouvernements Le journal Asharq Al-Awsatt, provoquant au passage un haut-le-coeur chez les Français, l’affirme et chiffre l’accord-contrat à 4 milliards d’euros.

Une somme énorme, le double de la plus haute estimation jamais faite depuis que l’on parle du marché des frégates pour l’Algérie. A titre indicatif, la frégate FREMM vendue par la France au Maroc aurait couté la bagatelle de 500 millions d’euros. C’est d’ailleurs sur cette base de prix que le projet d’achat de 4 frégates par l’Algérie a été estimé à 2 milliards d’euros. Un pactole suffisamment consistant, pour mettre en appétit le français DCNS, l’allemand ThyssenKrupp Marine Systems, l’espagnol Navantia, l’italien Fincantieri, sans compter le traditionnel pourvoyeur d’arme russe avec Admiralteyskiye Verft. Selon le journal saoudien, paraissant à Londres, les navires de guerre seraient livrés en 2011 et seraient dotés d’un système de missiles anti-sous-marins américain. Le fait que les frégates soient équipées de matériels américains rendrait le contrat subordonné à l’approbation des Américains.

L’accord avec l’Italie mettrait fin aux négociations avec la France pour l’achat de frégates FREMM. En réalité, «l’information» du journal londonien n’a rien de nouveau, des journaux algériens avaient évoqué la possibilité que l’Italie fournisse 6 frégates modernes à l’Algérie pour la valeur de 4 milliards. La décision d’acheter en Italie avait été expliquée par les journaux s’entend, les officiels s’abstenant de toute communication, après que la France ait décidé de livrer le même type de frégate souhaité par l’Algérie au Maroc. Une délégation conduite par le général major Ahmed Sanhadji, secrétaire général du MDN, se serait rendue à cet effet il y a une semaine en Italie. L’info sur un éventuel contrat italien était déjà évoquée dans la presse. La nouveauté apportée par le journal Asharq Al-Awsat, que l’on n’est plus au stade des négociations et que l’accord a déjà été conclu. Même si cela relève du domaine militaire, il parait quelque peu étrange que l’Etat algérien puisse engager des dépenses de 4 milliards d’euros sans que cela ne donne lieu à une communication officielle.


Une communication officielle qui ne vient pas

Côté français, on semble encore croire que les jeux ne sont pas faits. Le site français «Mer et Marine» affirme avoir pris contact avec le constructeur italien, Ficantieri, lequel a affirmé au sujet des révélations du journal Asharq Al-Awsat : «Nous pouvons vous assurer qu’il n’y a rien de vrai là dedans». Problème : on n’arrive pas à deviner ce qui est démenti dans l’article : est-ce la réalité du contrat ou le fait qu’une délégation du ministère de la Défense algérien ait visité les ateliers de fabrication des frégates de Ficantieri. En tout cas, «Mer et Marine» affirme que les Français ne considèrent pas que le marché soit perdu. «Du côté français, les équipes continueraient de travailler sur le projet de renouvellement des frégates algériennes. Chez DCNS, on se refuse, en tout cas, à faire le moindre commentaire». Dans l’hypothèse que rien n’a été encore conclu, cela signifie que les autres prétendants, Allemands, Russes, Espagnols, Britanniques voire Américains, sont encore dans la course.

M.S. du quotidien d’Oran

Enquête pour escroquerie sur les Mig refusés par l’Algérie

Posted on 19 septembre 2009 (0)

Il n’y avait pas de fumée sans feu. Les Mig29 renvoyés par l’Algérie à la Russie en raison de leur mauvaise qualité, cela n’était pas une pure invention. Une affaire instruite par le parquet de Moscou révèle qu’une société russe a livré au constructeur Mig des vieilles pièces détachées présentées comme neuves. Ce sont des avions destinés à une entreprise privée polonaise et à l’Algérie qui auraient été ainsi équipés de vieilles pièces détachées.

Une partie de la presse russe avait choisi de politiser la décision algérienne de renvoyer les Mig pour cause de qualité insuffisante. Ces journaux et des analystes russes ont soutenu que la décision algérienne n’avait rien à avoir avec la qualité des avions mais qu’elle était motivée politiquement. Certaines assertions faisaient état de pressions extérieures, principalement françaises.

Il sera bien difficile aux journaux russes de continuer à le soutenir après la décision, annoncée hier par le parquet de Moscou, de poursuivre l’entreprise russe AviaRemSnab pour avoir livré des pièces détachées usagées à l’Algérie pour des avions de chasse Mig. On est bien dans une affaire russe avec course au gain facile dont les conséquences se sont avérées fâcheuses et coûteuses.

Le patron d’AviaRemSnab, Musail Ismailov, et son adjoint Alexander Kutumov sont déjà en prison pour usage de faux certificats pour des pièces détachées obsolètes et vendues comme étant des neuves à l’entreprise Mig. Les deux compères ont été condamnés en mai dernier pour des faits similaires. Il s’agit de livraison de Mig destinés à une entreprise privée polonaise, Polit-Elektronik. Musail Ismailov et son adjoint Alexander Kutumova ont écopé de cinq ans de prison.

MigL’entreprise a donc usé de pièces détachées obsolètes également pour le contrat de livraison de chasseurs Mig29 à l’Algérie. Le communiqué du parquet de Moscou rappelle que la « compagnie d’Etat Mig a conclu en janvier 2006 un contrat pour la livraison à l’Algérie d’avions et de pièces détachées ». Dans le cadre de ce contrat, la société ATK AviaRemSnab avait été chargée par Mig de fournir des pièces détachées pour un montant de 14,315 millions de dollars. ATK AviaRemSnab a même reçu pour cela un acompte de 45 millions de roubles, soit 1,7 million de dollars. Elle devait livrer des composants nouvellement fabriqués, c’est-à-dire entre 2005-2006. Mais ATK AviaRemSnab a décidé de recourir à des vieux stocks fabriqués entre 1982 et 1990 en les dotant de certificats falsifiés. Le communiqué du parquet de Moscou souligne qu’ATK AviaRemSnab « a fourni des pièces vétustes ou déjà utilisées, fabriquées dans les années 80-90, tout en les présentant comme neuves dans les documents joints ». Le parquet a donc décidé d’ouvrir une enquête pour escroquerie.

Selon Kommersant, la fraude a été découverte avant que les composants eurent été installés sur les avions. Est-ce une manière de dire que les Mig renvoyés par l’Algérie ne comportaient pas de pièces détachées dépassées ? Le fait que la Russie ait accepté de reprendre les Mig litigieux laisse entendre qu’ils n’étaient pas aussi clean que l’on veut bien l’entendre. A suivre…

M. S.

Les effets collatéraux des Mig russes refusés par l’Algérie

Posted on 16 septembre 2009 (0)

L’affaire des Mig russes renvoyés par l’Algérie pour des «raisons techniques» est officiellement révolue. Les chasseurs litigieux, des Mig 29 SMT et Mig 29 UBT, ont été repris par la Russie.

L’affaire du renvoi des Mig, dont la qualité aurait été jugée non conforme par la partie algérienne, s’était caractérisée par l’absence remarquable de toute communication officielle. Le différend a été ainsi définitivement soldé sans porter atteinte à l’accord global d’achat d’armes entre l’Algérie et la Russie qui était assorti à l’annulation de la dette militaire russe. Le renvoi des Mig par l’Algérie avait suscité de nombreux commentaires dans la presse russe. Certains de ces journaux avaient accusé, trop rapidement, la France d’avoir torpillé l’accord afin de placer ses Rafales.

MigLes journaux de Moscou avaient défendu la «qualité» des Mig renvoyés par l’Algérie. Au niveau officiel, on était resté avare de déclarations. Une solution a donc été trouvée dans la discrétion. Le contrat signé par le monopole russe d’exportation des armes, Rosoboronexport, et l’Algérie portait sur 28 Mig-29 SMT et Mig-29 UB d’une valeur estimée à 3,1 milliards de dollars. La solution a consisté en la reprise des chasseurs litigieux par la Russie qui les a versés à son aviation militaire. La décision satisfaisait au plan économique le constructeur russe Mig et lui permet, au niveau marketing, de faire valoir que les chasseurs rejetés par l’Algérie sont indemnes de vices de fabrication puisqu’ils ont été acceptés par l’armée de l’air russe. Quant à l’Algérie, elle a remplacé ces avions par des matériels russes plus avancés, des Sukhoï de la série 30 ou des Mig 35.

Tout était bien qui finissait bien. Il n’y a donc plus de contentieux algéro-russe. Mais si cette longue histoire de Mig «algériens» relève bien du passé bilatéral, elle continue d’avoir des effets collatéraux au pays de Dimitri Medvedev. Un constructeur de missiles qui devait équiper les Mig «algériens» a en effet décidé de poursuivre en justice Rosoboronexport, le monopole russe d’exportation d’armes pour rupture de contrat. Selon le journal russe des affaires, Vedomosti, la firme russe, l’usine de Dux, s’est retrouvée lésée à la suite de l’annulation du contrat avec l’Algérie.

Le constructeur de missiles réclame une compensation de 470 millions de roubles, soit l’équivalent de 15 millions de dollars. Il s’agit du plus important procès jamais intenté en Russie à Rosoboronexport. Une cour d’arbitrage doit examiner l’affaire le 5 octobre prochain.

M.S.

Doing Business 2010 : 2 places de perdues pour l’Algérie

Posted on 10 septembre 2009 (0)

Dans le classement pour la « facilité des affaires » du « Doing Business » 2010 de la Banque mondiale, l’Algérie est à la 136ème place sur un total de 183 pays listés. Elle perd deux places par rapport à 2009, où elle se classait à la 134ème place. Bref, ce n’est pas une évolution significative, l’ordre n’est pas bouleversé. L’Algérie reste «stable», c’est-à-dire, qu’elle stagne parmi les pays où il est difficile de faire monter une entreprise et de faire des affaires. Elle précède l’Iran (137ème place) ou la Mauritanie (166ème), mais elle est très loin de la Tunisie qui améliore son classement en passant de la 73ème place en 2009 à la 69ème place.

Le Maroc, en dépit d’une image positive en matière d’attractivité des investissements, a un classement médiocre, la 128ème place contre la 130ème dans le Doing Business de 2009. Il convient de préciser que Doing business est fondé sur l’évaluation des réglementations appliquées aux PME en matière de création d’entreprise, d’octroi de permis de construire, d’embauche des travailleurs, de transfert de propriété, d’obtention de crédit, de protection des investisseurs, paiement des impôts, de commerce transfrontalier, exécution des contrats et fermeture d’une entreprise.

Pour l’Algérie, la tendance globale qui se dessine est celle du repli et d’un certain accroissement des difficultés pour les entreprises. Ainsi, en matière de création d’entreprise l’Algérie recule de 7 points, passant de la 141ème place à la 148ème. Même tendance à la baisse pour l’embauche des travailleurs (-5) où elle passe de la 117ème place à la 122ème. Pour l’obtention des prêts, elle recule de 4 points (135ème place contre 131) et la protection des investisseurs recule de trois points (73ème contre 70ème).

Des mieux sont relevés en matière de transferts de propriétés où l’on gagne six points (160ème place au lieu de la 166ème) ou dans le domaine de l’exécution des contrats (123ème place contre la 125ème en 2009). Globalement, les reculs l’emportent, d’où ces deux points de perdus au classement général.

Loin de la moyenne de la région Mena

A l’échelle régionale, le rapport est éloquent. Les tableaux publiés montrent que l’Algérie reste assez éloignée des moyennes en cours dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Ainsi, il faut 14 procédures et 24 jours pour créer une entreprise en Algérie alors que dans la zone Mena, il faut 7,9 procédures et 20,7 jours. Dans le classement général de la région Mena qui comprend 19 pays (le rapport inclut Israël), l’Algérie occupe la 14ème place et elle ne précède que l’Iran, les territoires palestiniens occupés, la Syrie, l’Irak et Djibouti. L’Algérie a beau être créditée d’avoir introduit des réformes en matière d’octroi de permis de construire, de transferts de propriété, de paiements de taxes et impôts, d’exécution des contrats, elle continue d’être mal classée en matière de « facilités des affaires ».

Les mesures protectionnistes prises par le gouvernement algérien dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009 sont venues trop tardivement pour être intégrées dans le rapport 2010. Le rapport 2011 ne sera donc pas, selon toute probabilité, meilleur. En raison des indices pris en compte et de sa méthodologie, le Doing Business est loin de donner une image réelle et complète de la situation économique d’un pays. Il reflète cependant assez bien l’existence ou non d’une bureaucratie lourde et de politiques économiques incertaines et changeantes.

M.S.

Football : La Coupe du monde sera à Alger, le 1er octobre

Posted on 05 septembre 2009 (0)

3.500 Algériens chanceux pourront se faire photographier avec le trophée qui sera à Alger, le mois prochain. A condition de gagner son ticket. La Fédération algérienne de football signe, aujourd’hui, un contrat de sponsoring sur trois ans, allant jusqu’à 2012, avec l’entreprise Coca Cola.

La grande marque de limonade prendra ainsi en charge des primes de match et des stages d’entrainement de l’équipe nationale. Coca Cola profitera de la cérémonie d’annonce de son partenariat avec la FAF, ce soir à l’hôtel Hilton d’Alger, pour annoncer la venue du trophée de la Coupe du monde le 1 er octobre prochain à Alger.

Le trophée «authentique» de la Coupe du monde quitte, à de très rares occasions, le pays qui l’a remporté… Il sera exposé à la Coupole du complexe Mohamed Boudiaf d’Alger pendant plusieurs heures. 3.500 personnes pourront s’en approcher et prendre une photo pour immortaliser l’instant. Elles devront avoir, au préalable, gagné le ticket d’accès en s’inscrivant sur un des nombreux supports qui seront proposés à cette fin et à travers toute l’Algérie. La venue de la Coupe du monde en Algérie entre dans le cadre du «FIFA World Cup Trophy Tour» organisé par Coca Cola le sponsor officiel de l’évènement Coupe du monde et partenaire depuis 1974 de la FIFA. Le trophée visitera à partir du 24 septembre tous les pays d’Afrique y compris le Soudan, précise Coca Cola, et arrivera à Johannesburg le 3 septembre prochain.

Les mordus du football vont devoir compter sur la chance. Il n’y a pas de place pour tous le monde. Mais si on ne joue pas, on ne gagne pas… La Coupe du monde vaut bien le jeu…

M.S.