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Indice de développement humain de 2009

Posted on 11 novembre 2009 (0)

0Le rapport mondial sur le développement humain 2009 du Programme des Nations unies pour le développement a été lancé dans notre pays le 11 novembre 2009. Ledit rapport classe le Burkina Faso 177e sur 182 pays. Un rang peu honorable du fait notamment de la variable Education et plus précisement l’alphabétisation et l’enseignement secondaire.

« Lever les barrières : mobilité et développement humain », c’est le thème du rapport mondial sur le développement humain 2009 publié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il récuse les stéréotypes négatifs décrivant les migrants comme « volant nos emplois » ou « vivant au dépend du contribuable ».

Il démontre que les craintes et les autres effets négatifs sur le développement que suscite la migration de main d’œuvre qualifiée sont souvent exagérés. Même quand elles sont justifiées, il existe plus de solutions efficaces que les barrières à l’immigration.

L’étude au regard des avantages de l’immigration, a fait des recommandations : libéraliser et simplifier les canaux habituels permettant aux personnes faiblement qualifiées de chercher du travail à l’étranger ; garantir des droits élémentaires aux migrants ; réduire les coûts de transactions de la migration ; améliorer les résultats pour les migrants et les communautés d’accueil, récolter les bénéfices de la mobilité interne et intégrer la mobilité aux stratégies de développement. Au sujet de la classification des pays, la Norvège vient en tête des pays qui ont un développement humain très élevé.

Le Burkina Faso est classé 177e sur 182 pays dont la queue est tirée par le Niger. Notre pays est donc devant cinq pays que sont le Mali (178e), la République centrafricaine (179e), la Sierra Leone (180e) ; l’Afghanistan (181e) et le Niger (182e).

Les indices auxquels les rédacteurs du rapport sont parvenus reposent sur les données de 2007. Au Burkina, l’IDH en 2007 est évalué à 0,389 soit une évolution positive depuis 1975 et de 0,267 avec une progression de près de 46% sur la période.

Selon le coordonateur du Système des Nations unies, Babacar Cissé, cette évolution est imputable :

- aux efforts dans l’éducation primaire entraînant une hausse de scolarisation de près de 20% en dix ans ;

- à l’amélioration de certains indicateurs intermédiaires de santé dont l’accès à l’eau, l’insuffisance pondérale des enfants de moins de 5 ans, la mortalité infantile qui ont un effet direct sur l’espérance de vie ;

- au coût de la vie relativement bas comme le démontre le Produit intérieur brut en parité de pouvoir d’achat (PPA).

Cependant, avec les taux de scolarisation (32,8%) et d’alphabétisation (28,7%) qui sont parmi les plus bas au monde, notre pays ne peut avoir meilleur classement. « La variable Education et plus précisement l’alphabétisation et l’enseignement secondaire tirent le pays par le bas », a fait remarquer le représentant résident du PNUD.

Il est donc impérieux que ces défis soient intégrés dans la nouvelle Stratégie de croissance accélérée de développement durable (SCADD).

Abdou Karim Sawadogo, l’Observateur

Espagne : un jeune pirate devant la justice des mineurs

Posted on 21 octobre 2009 (0)

EspagneUn tribunal espagnol a annoncé qu’il relâcherait l’un des deux pirates Somaliens présumés, qui avaient pris part à une tentative de détournement d’un navire espagnol, le 2 octobre, dans l’océan Indien, parce qu’il semble être âgé de moins de 18 ans.

Son cas va être transféré à la justice des mineurs, a précisé le tribunal. Les deux Somaliens avaient été capturés par la marine espagnole peu après le détournement du thonier espagnol « Alakrana » et la prise en otages de son équipage. Le navire est toujours aux mains des pirates. Ces derniers ont affirmé qu’ils ne négocieraient la libération de l’équipage que lorsque leurs deux camarades auront été relâchés.

Par ailleurs, la Chine a annoncé hier qu’elle ferait « tous ses efforts » pour sauver l’équipage d’un cargo chinois capturé au large de la Somalie lundi. Les pirates menacent de massacre tout l’équipage, soit 25 personnes, si la Chine déclenche une opération pour les libérer.

Il s’agit du premier détournement d’un navire chinois depuis que Pékin a envoyé trois navires de guerre participer à la mission internationale contre la piraterie au large de la Corne de l’Afrique.

Crise en Guinée : la CEDEAO face à la junte

Posted on 17 octobre 2009 (0)

Guinée3Les dirigeants de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont retrouvés ce samedi à Abuja, la capitale du Nigeria, dans l’espoir de trouver une issue à la crise en Guinée. Depuis ce lundi macabre de fin septembre, rien ne va plus en Guinée, ce qui est un euphémisme vu que, depuis des décennies dans ce pays, auquel la nature a presque tout donné, le peuple se paupérise chaque jour que Dieu fait, de par l’impéritie de ses premiers dirigeants.

De l’Etat concentrationnaire de Sékou Touré au régime « du laisser-aller » de Lansana Conté, la Guinée aura mis 50 ans à faire du surplace, sinon à reculer. Puis voilà qu’un papa Noël guinéen, du nom de Moussa Dadis Camara, vint et promit de balayer la maison et de s’éclipser pour laisser le fauteuil à celui qui aura recueilli l’onction populaire, pourvu qu’on lui trouve un point de chute, de préférence dans une organisation internationale.

Pris par les vertiges du pouvoir, le capitaine se parjura, ce qui est grave ; et comme un pathos ne vient jamais seul, voilà que, 9 mois après son accession au pouvoir, des civils aux mains nues, qui voulaient tout simplement jouir de leurs droits de citoyens, sont fauchés par des balles assassines dont les premiers responsables sont supposés être des proches du chef de l’Etat.

Ce massacre à huis clos a fait fondre comme neige au soleil la petite sympathie dont bénéficiait le patron de la junte, le CNDD. Et pour tout dire, le dialogue est rompu avec les forces vives guinéennes, qui regroupent les politiques, les syndicats et la société civile.

En réagissant presque au quart de tour à cette affaire guinéenne, la CEDEAO a rapidement pris la mesure de la gravité de la situation. Mieux, en remettant le retour à l’accalmie politico-sociale dans ce pays entre les mains de Blaise Compaoré, l’organisation sous-régionale se donne de réelles chances de parvenir à un modus vivendi.

Certes, comme l’a laissé entendre le Premier ministre guinéen, Kabiné Komara, la « réussite de la médiation dépend moins du talent du médiateur que de la volonté des parties de s’entendre ». N’empêche, la CEDEAO, au vu de la réalité du terrain, a voulu mandater un homme dont les précédents dans les cas togolais et ivoiriens font école.

Alors même que Conakry et d’autres villes telles Labé et Kankan étaient paralysées hier par des opérations « villes mortes », lancées par les Forces vives, les chefs de la diplomatie de la CEDEAO rencontraient les protagonistes de la crise à Abuja. Une démonstration de force pour signifier à l’adversaire ce dont on est capable, ça pèse toujours dans les négociations au Nigeria.

Un sommet pour rien, diront certains, tant, pour le moment, les positions, maximalistes, augurent l’échec de tout rapprochement. Mais, à vrai dire, ni le CNDD ni les ouailles de Mouctar Diallo, encore moins les partisans des leaders politiques n’ont d’autre choix que de reprendre langue, comme l’a, du reste, fait comprendre en substance le facilitateur le 5 octobre dernier lors de sa visite de prise de contact à Conakry.

Ce raout des diplomates à Abuja s’apparente aux derniers réglages avant les face-à-face de Ouagadougou. Mais les vraies hypothèques (transition apaisée, présidentielle, candidature de Dadis…), ce sera bien dans la capitale burkinabè et pas ailleurs qu’il faudra les lever.

Et si les ministres des Affaires étrangères obtenaient de ces frères ennemis qu’ils acceptent de venir au Faso sans conditions, ce serait déjà ôter un petit caillou du pied de Blaise, qui pourrait alors entamer sa mission de police de la palabre guinéenne.

Venu au pouvoir à la faveur de la mort du Général Lansana Conté, le capitaine Dadis Camara avait suscité un espoir pour bien de ses concitoyens par des mesures populaires et un discours révolutionnaire.

Ses déplacements à l’intérieur du pays drainaient toujours des foules immenses, qui scandaient à tête-tue “Dadis, Dadis”. C’est ce qui a sans doute donné corps à l’idée de sa candidature à l’élection présidentielle de janvier prochain. Il a ainsi succombé aux virus du pouvoir quitte à se parjurer. N’est-il pas sur le point, si on ne l’en empêche, de fouler aux pieds sa promesse d’organiser la transition et de se retirer tranquillement du pouvoir après une élection qui consacrera l’arrivée, au sommet de l’Etat, d’un civil ?

Sans chercher à le diaboliser on ne pourra jamais lui pardonner le massacre de 150 civils désarmés et pris en souricière dans un stade qui porte le nom d’une date historique pour la Guinée et toute l’Afrique francophone, celle du 28 septembre. S’il y a 51 ans de cela Sékou Touré, au grand bonheur de notre continent, a eu le courage de relever le défi du fameux référendum proposé par De Gaule, le 28 septembre dernier, l’armée guinéenne ou ce qui en tenait lieu a fait la honte de nous tous.

La communauté internationale, dans toute sa diversité, s’en est en tout cas fortement émue et indignée. Pour une fois, elle ne se sera pas montré avare en pression pour faire rendre gorge à la junte. Bien avant le massacre du 28-Septembre, l’Union africaine avait annoncé la couleur à travers son ultimatum acculant le capitaine Dadis à s’engager par écrit avant le 17 octobre à ne pas faire acte de candidature.

Mieux, réunis dans la capitale nigérienne, les ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO, en présence du Groupe de contact, ont purement et simplement demandé sinon exigé, lundi dernier, le départ de l’imprévisible capitaine de Conakry. Sans s’embarrasser des formules diplomatiques, le président de la Commission de cette instance, Mohamed Ibn Chambas, n’a pas manqué de dénoncer “une militarisation de la Guinée, caractérisée par l’usage arbitraire et irresponsable du pouvoir”, avant de poursuivre ainsi : “Si cette junte passe de force, elle va imposer une nouvelle dictature (…), la CEDEAO et la communauté internationale sont aux côtés du peuple guinéen”.

L’étau se resserre donc sur Dadis, au risque, bien sûr, de pousser le caractériel pathologique à radicaliser sa position. Loin donc de baliser le chemin pour Blaise, contrairement à ce que nous titrions le 13 octobre, cette fermeté de la CEDEAO va exiger du Médiateur beaucoup plus de doigté. Il est vrai qu’au Togo comme en Côte d’Ivoire, il nous a abondamment donné les preuves de son talent de médiateur, mais sa mission en Guinée pourrait être une autre paire de manches.

Les leaders ouest-africains ont convenu de se réunir samedi, à Abuja, au Nigeria, sur les tensions politiques en Guinée. Ce même jour, l’Union africaine doit discuter de possibles sanctions ocntre la junte au pouvoir à Conakry.

A l’issue de sa réunion à Abuja, le Groupe international de contact sur la Guinée (GIC-G) a fermement condamné la sanglante répression de la manifestation du 28 septembre à Conakry. Il a exigé la libération immédiate de toutes les personnes détenues en rapport avec ces incidents ainsi que la restitution des corps de victimes à leurs familles.

En plus de la mise en place d’une Commission Internationale d’enquête pour faire toute la lumière sur les graves exaction du 28 septembre 2009, le GIC-G demande que les auteurs des ces actes soient traduits devant les juridictions guinéennes compétentes ou la Cour Pénale Internationale.

Le communiqué du Groupe international de contact sur la Guinée a appelé les partenaires à préparer les mécanismes appropriés de sanctions individuelles qui seront prises contre les responsables identifiés. Le Groupe a appelé le chef de la junte guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, à formaliser avant le 17 octobre l’engagement selon lequel ni lui-même, ni les autres membres du CNDD ou le Premier Ministre,ne se présenteront à l’élection présidentielle.

« A certains points, ils n’ont pas tenu compte de la pertinence des arguments avancés par la délégation du CNDD et le gouvernement pour se focaliser sur la candidature ou la non candidature du président Dadis », a expliqué le chef de la diplomatie guinéenne, Alexande Cece Loua. Pour M. Loua, ce débat « prématuré (…) dans la mesure où aucun instrument juridique n’est mis en pied pour définir les conditions de présentations des candidatures aux élections présidentielles. »

Toutefois, le gouvernement compte répondre à l’ultimatum du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, a assuré Alexandre Cece Loua.

Abdou Karim Sawadogo, Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana, l’Observateur

Thomas Sankara : 22 ans déjà !

Posted on 14 octobre 2009 (0)

Thomas Sankara15 octobre 1987-15 octobre 2009 : 22 ans que le capitaine Thomas Sankara a été assassiné et 22 ans également que Blaise Compaoré est assis sur le fauteuil du pouvoir suprême. Qu’est-ce qui n’a pas été dit depuis ces deux décennies sur cette page de notre histoire que les Burkinabè ne connaissent pas déjà ? Pratiquement rien, puisque des acteurs proches ou lointains du Conseil national de la Révolution (CNR) ont au fil du temps fait des révélations vraies ou fausses sur ce jour spécial.

Ainsi régulièrement ou plutôt à certains anniversaires de cette date, un Alouna Traoré, le seul rescapé du carnage du conseil de l’entente, donne sa version des faits. Valère Somé, un ami du père la Révolution, penche pour la thèse du complot prémédité (1).

Ludo Martens met ces mots dans la bouche du colonel Gilbert Dienderé, l’actuel chef d’état-major particulier de Blaise : « Nous savions que Sankara avait une réunion à 16 h et nous avons décidé d’aller l’arrêter là-bas… (NDLR :au pavillon Haute-Volta du Conseil de l’Entente)… Sankara tenait comme toujours un pistolet automatique à la main, il a immédiatement tiré et tué un des nôtres. A ce moment, tous les hommes se sont déchaînés, tout le monde a fait feu et la situation a échappé à tout contrôle »(2).

Jacques Foccart, présenté comme l’homme des réseaux de la Françafrique, s’était confié au journaliste écrivain en ces termes : « Kadhafi a envoyé des armes à Sankara et lui a dit : maintenant tu ne dois plus attendre, tu dois te débarrasser de Blaise… ». Ce dernier, deux semaines après les évenements du 15, s’était confié à Jeune Afrique en ces termes : « C’est pour avoir voulu nous liquider, Jean-Baptiste Lingani, Henri Zongo et moi qu’il s’est fait abattre par les soldats qui me sont fidèles… » (3).

Bref 22 années après, les deux célèbres thèses continuent à avoir cours : Sankara préparait un coup à 20 heures le 15 octobre, c’est la version, bien sûr, des tenants du pouvoir ; Blaise a prémédité son coup depuis longtemps, soutiennent, par contre, les orphelins du patron du CNR.

La commémoration des 20 ans de cet assassinat de Sankara il y a deux ans (à laquelle sa veuve, Mariam a assisté) concomitamment avec celle célébrant les 20 ans de renaissance démocratique avec Blaise Compaoré fut d’ailleurs l’occasion de montrer à la face du monde qu’au Burkina la parenthèse Sankara n’est pas encore fermée pour certains, notamment les Sankaristes et tous ceux qui partagent son idéal, comme l’a montré l’immense foule qui a accompagné Mariam Sankara dans son pèlerinage au cimetière des Martyrs en octobre 2007.

22 années après,les sankaristes continuent à s‘étriper même s’il y a souvent des embellies avec des tentatives de regroupement, qui font long feu. En tout cas, signe des temps, en cet octobre 2009, c’est bien à un sankariste qu’a échu le titre de chef de file de l’opposition. Enfin un cadre institutionnel dans lequel l’opposition pourra agir selon des droits et des devoirs à lui reconnus ? Sans doute, puisque la loi y relative date de 2000, et de toilettage en toilettage, elle est aujourd’hui assez claire.

Pendant longtemps, l’une des faiblesses criardes de l’opposition a été son introuvable unité. De Me Hemann Yaméogo à Me Beninwendé Sankara, beaucoup d’encre et de salive a coulé tant dans le camp du pouvoir que dans celui des opposants. Le patron de l’UNIR/PS réussira-t-il là où ses devanciers ont échoué ? Il a en tout cas beaucoup de cartes en main, et s’il sait manœuvrer, il pourra ratisser large. Certes des opposants font entendre déjà des voix discordantes, mais, dans l’ensemble, l’homme part avec un préjugé favorable.

Pourvu que ses collègues opposants le poussent et que lui aussi à labour se montre efficace, c’est à ce prix que l’unité de l’opposition ne sera plus une arlésienne.

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana

Notes :

(1) : in Thomas Sankara,un espoir assassiné de Valère Somé.
(2) : in Sankara, Compaoré et la révolution burkinabè de Ludo Martens.
3) in Jeune Afrique du 4 novembre 1987.

Crise en Guinée : la CEDEAO balise le terrain pour Blaise

Posted on 12 octobre 2009 (0)

Guinée3Deux semaines après les tueries du 28 septembre à Conakry, les ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO se sont retrouvés dans la capitale nigériane pour parler uniquement du dossier brûlant guinéen.

Depuis ce lundi macabre de fin septembre, rien ne va plus en Guinée, ce qui est un euphémisme vu que, depuis des décennies dans ce pays, auquel la nature a presque tout donné, le peuple se paupérise chaque jour que Dieu fait, de par l’impéritie de ses premiers dirigeants.

De l’Etat concentrationnaire de Sékou Touré au régime « du laisser-aller » de Lansana Conté, la Guinée aura mis 50 ans à faire du surplace, sinon à reculer. Puis voilà qu’un papa Noël guinéen, du nom de Moussa Dadis Camara, vint et promit de balayer la maison et de s’éclipser pour laisser le fauteuil à celui qui aura recueilli l’onction populaire, pourvu qu’on lui trouve un point de chute, de préférence dans une organisation internationale.

Pris par les vertiges du pouvoir, le capitaine se parjura, ce qui est grave ; et comme un pathos ne vient jamais seul, voilà que, 9 mois après son accession au pouvoir, des civils aux mains nues, qui voulaient tout simplement jouir de leurs droits de citoyens, sont fauchés par des balles assassines dont les premiers responsables sont supposés être des proches du chef de l’Etat.

Ce massacre à huis clos a fait fondre comme neige au soleil la petite sympathie dont bénéficiait le patron de la junte, le CNDD. Et pour tout dire, le dialogue est rompu avec les forces vives guinéennes, qui regroupent les politiques, les syndicats et la société civile.

En réagissant presque au quart de tour à cette affaire guinéenne, la CEDEAO a rapidement pris la mesure de la gravité de la situation. Mieux, en remettant le retour à l’accalmie politico-sociale dans ce pays entre les mains de Blaise Compaoré, l’organisation sous-régionale se donne de réelles chances de parvenir à un modus vivendi.

Certes, comme l’a laissé entendre le Premier ministre guinéen, Kabiné Komara, la « réussite de la médiation dépend moins du talent du médiateur que de la volonté des parties de s’entendre ». N’empêche, la CEDEAO, au vu de la réalité du terrain, a voulu mandater un homme dont les précédents dans les cas togolais et ivoiriens font école.

Alors même que Conakry et d’autres villes telles Labé et Kankan étaient paralysées hier par des opérations « villes mortes », lancées par les Forces vives, les chefs de la diplomatie de la CEDEAO rencontraient les protagonistes de la crise à Abuja. Une démonstration de force pour signifier à l’adversaire ce dont on est capable, ça pèse toujours dans les négociations au Nigeria.

Un sommet pour rien, diront certains, tant, pour le moment, les positions, maximalistes, augurent l’échec de tout rapprochement. Mais, à vrai dire, ni le CNDD ni les ouailles de Mouctar Diallo, encore moins les partisans des leaders politiques n’ont d’autre choix que de reprendre langue, comme l’a, du reste, fait comprendre en substance le facilitateur le 5 octobre dernier lors de sa visite de prise de contact à Conakry.

Ce raout des diplomates à Abuja s’apparente aux derniers réglages avant les face-à-face de Ouagadougou. Mais les vraies hypothèques (transition apaisée, présidentielle, candidature de Dadis…), ce sera bien dans la capitale burkinabè et pas ailleurs qu’il faudra les lever.

Et si les ministres des Affaires étrangères obtenaient de ces frères ennemis qu’ils acceptent de venir au Faso sans conditions, ce serait déjà ôter un petit caillou du pied de Blaise, qui pourrait alors entamer sa mission de police de la palabre guinéenne.

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana, l’Observateur

Bonne audience pour la série « Bones » qu’on croyait grippée

Posted on 09 octobre 2009 (0)

bonesHart Hanson avait annoncé via son Twitter que David Boreanaz aurait contracté la grippe A. Le créateur de la série avait dépenti par la suite et la production continue. Sur M6, on peut dire que l’audience de « Bones » est plutôt bonne…

« Grey’s Anatomy » se place peut-être en tête, mais les fouines continuent de se battre avec honneur, le mercredi soir sur la 6. Avec 4,45 millions de téléspectateurs, l’épisode 4.12 a offert à la chaîne la deuxième place de la soirée, avec un tout petit peu plus d’un million de retard derrière TF1. Cela représente une part d’audience de 16.5%, contre 21.5% pour les docteurs du Seattle Grace Hospital.

Rendez-vous mercredi prochain pour deux inédits – et non plus un seul – de la saison 4. Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas l’épisode 4.13 qui sera proposé, mais le 4.14 et 4.15. Le treizième n’a bizarrement pas encore été programmé par M6.

Episode 4.12 : Deux soeurs siamoises sont retrouvées mortes dans le désert. Booth et Brennan sont envoyés sur place et décident de se faire passer pour un couple marié, afin d’infiltrer le monde du cirque.

Résumé : Booth et Brennan retrouvent deux shérifs à la frontière entre le Texas et l’Oklahoma. Deux squelettes ont été découverts. Il ne reste rien à part les os. Il s’agit des squelettes de deux sœurs siamoises, d’après les premières constatations de Bones. Les deux Shérifs se bagarrent pour savoir sous quelle juridiction tombera l’enquête, celle du Texas ou de l’Oklahoma ? Booth règle la question, c’est le FBI qui enquêtera.

A l’Institut Jefferson, Brennan, Camille et Vincent Nigel-Murray examinent les restes. Comme à son habitude, l’étudiant de la semaine dispense son savoir un peu à tort et à travers et révèle qu’une naissance de jumeaux siamois se produit une fois toutes les 85 000 naissances. Les deux anthropologues estiment l’âge des victimes entre 19 et 21 ans. D’après Angela, elles ont été faciles à identifier, vu le peu de sœurs siamoise de cet âge qu’il peut y avoir sur le sol américain à notre période. Elle est prête à dévoiler le résultat de ses recherches lorsque, tout joyeux, Hodgins arrive avec une théorie sur le lieu de vie des victimes d’après ce qu’il a pu trouver avec les restes : elles faisaient partie d’un cirque. Angela confirme en montrant une affiche de cirque où les deux sœurs sont annoncées : Julie et Jenny Van Owen, les sœurs siamoises jongleuses.

Alors que Booth et Brennan sont en consultation dans le bureau du Sweets, ils lui parlent de l’enquête en cours. Sweets les prévient qu’il sera très difficile de faire parler les gens du cirque, qui sont très secrets, très renfermés. Ils ne parlent qu’aux autres gens du cirque. Il tient cela de sa propre expérience. Enfant adopté, Sweets a voulu retrouver sa mère, elle-même artiste de cirque, et n’a jamais réussi à obtenir la moindre information. Bien qu’il se moque de lui, Booth prend en compte son objection, surtout lorsque Brennan révèle qu’elle-même a eu à faire aux gens du cirques lors de ces études et n’avait obtenu aucune information, quand bien même elle était devenue assez douée à la corde raide. Les deux équipiers prennent alors une décision radicale et surtout qui les réjouit pour poursuivre leur enquête : ils vont intégrer le cirque sous couverture.

Avant de partir sous couverture, les deux partenaires discutent avec la mère des sœurs, Sandra Hicks. Cette dernière en veut au cirque qui pour elle, a volé ses filles. Elle projette de les poursuivre en justice pour des dizaines de motifs, avec l’aide de son avocat de mari, Dell Hicks. La dernière fois qu’elle a vu ses filles, 4 mois plus tôt, Jenny, la jumelle dominante, lui a demandé de rester en dehors de leur vie, et Julie n’est pas intervenue. Brennan l’interroge sur la possibilité d’une séparation chirurgicale des sœurs, qui ne semblait pas, selon l’anthropologue, présenter de réels dangers. Sandra révèle que le docteur Muir et Jenny pensaient eux aussi que c’était sans danger tandis que Julie et Sandra estimaient l’opération trop risquée.

Dans le bureau du Docteur Muir, ce dernier explique que même s’il pensait que l’opération de séparation était sans danger, il n’avait plus son mot à dire, les sœurs avaient décidé de rester collées et il ne pouvait aller contre cette décision. Brennan demande si les sœurs pensaient qu’être séparées briserait leur carrière. Muir n’en a aucune idée, il sait simplement qu’elles adoraient leur vie dans le cirque, et qu’elles avaient un nouveau gros projet pour leur show.

Un van avec le visage de Booth et Brennan peint sur la carrosserie se gare au « Bingham’s Circus of Wonders », actuellement installé au Texas. On peut lire sur la carrosserie « Les couteaux de la mort de Buck et Wanda Moosejaw ». En tant que Buck et Wanda, les deux enquêteurs discutent avec Henry Simmons, propriétaire et Monsieur Loyal du cirque. Il accepte de leur offrir une chance, sans les payer. S’ils sont bons et conquièrent le public, alors ils auront leur contrat. Booth décide de lui donner un avant-goût de ses capacités de lanceur de couteau. Il lance d’une seule main, trois couteaux qui se plantent directement dans un des poteaux de bois. Bones est impressionnée et l’exprime, ce qui semble bizarre à Simmons et s’interroge sur leur nouveauté dans le métier. Tant bien que mal, Booth et Brennan le rassurent. Simmons, toujours un peu suspicieux, appelle Lavalle, un nain, pour qu’il leur montre où s’installer.

De retour dans leur van, Booth appelle tout de suite Sweets. Ce dernier leur propose de leur envoyer un lexique. Il leur donne aussi un conseil : « Comportez-vous comme si vous vous intéressiez plus l’un à l’autre, qu’à aucun d’entre eux. Ils viendront d’eux-même vers vous ». Ils raccrochent, et pour bien montrer qu’ils s’intéressent plus l’un à l’autre, ils secouent leur van. De l’extérieur, Henry et Lavalle observent cela et espèrent simplement qu’ils sont aussi bon à l’extérieur de leur van qu’ils semblent l’être à l’intérieur.

Booth et Brennan rejoignent ensuite la troupe sous le chapiteau. Booth demande après Julie et Jenny, prétendant avoir travaillé avec elles en Alaska l’année précédente. Simmons et Lavalle leur indiquent qu’elles ont quitté le cirque. Henry leur montre le message qu’elles ont laissé derrière elles. Elles ont écrit que, bien qu’elles aiment le cirque, elles doivent partir, avancer dans leur vie. Les deux artistes s’en vont, laissant le message à Brennan.

Dans le labo, Camille et Vincent regardent une vidéo des jumelles en train de jongler. Angela a plus d’information désormais. Brennan lui a envoyé une photo du message. D’après Vincent, Jenny était gauchère et pourtant, sur le message, Jenny a été signé de la main droite. Le message est donc un faux.

Dans le chapiteau qui fait office de cantine, Brennan et Booth prennent leur premier repas de cirque. Booth se fige un instant en passant devant les clowns avant de s’asseoir avec Henry, Lavalle, Madame Nina et Magnum l’homme fort ! La chance est du côté de Brennan et Booth, la conversion tourne autour de Jenny et Julie. Elles manquent à tout le monde au cirque, sauf peut-être aux clowns car elles leur avaient emprunté des accessoires sans leur demander leur permission. Nina rappelle que Julie avait un petit-ami, un homme extérieur au monde du cirque.

Dans leur minuscule van, Booth et Brennan discutent avec Camille et Hodgins grâce à la webcam de l’ordinateur portable. Hodgins ne peut pas croire que l’une des sœurs ait eu un petit-ami. Il n’arrive pas à imaginer comment c’était possible, sexuellement parlant. Camille, de son côté, est plus intéressée par le mode de couchage des deux enquêteurs et demande s’il n’y a qu’un seul lit dans le van. Brennan recentre la conversation sur l’enquête et leur demande de vérifier s’il y a des indices qui permettraient d’identifier le petit-ami en question. Hodgins a trouvé du gel pour cheveux sous les ongles de Julie et précise l’odeur. Booth, en tant que fils de coiffeur, identifie tout de suite la marque : Smoothsure Power Hold, et le docteur Muir en avait une grosse couche sur ses cheveux.

Booth et Brennan empruntent une moto avec un side-car pour aller interroger le docteur. Pendant ce temps, au labo, Vincent découvre des fractures jumelles sur le crâne des deux siamoises, exactement au même endroit, comme dans un miroir.

Dans le bureau du Docteur Muir, ce dernier admet qu’il avait effectivement une relation avec Julie. Il sortait au début avec Jenny mais est tombé amoureux de sa sœur. Jenny était furieuse à propos de ça. Leur mère n’aurait pas été contente de cette relation non plus, donc ils l’ont gardée secrète. Le Docteur Muir tente de se justifier : « On peut avoir beaucoup d’intimité avec un masque pour les yeux et un lecteur MP3 avec le volume au maximum ». Booth ne peut supporter d’en entendre plus. Il arrête Muir pour suspicion de meurtre. Le reste, bien que dérangeant, n’est pas illégal.

Lors de leur retour au cirque, Brennan veut absolument parler de leur numéro. Ils doivent jouer le soir même. Booth ne voit pas pourquoi ils continueraient. Pour lui, ils ont déjà arrêté le coupable. Mais le téléphone sonne et le bureau du FBI leur indique que Muir avait un alibi solide. Ils devront donc faire leur numéro !

Au labo, Camille, Vincent et Angela tentent de découvrir comment les fractures du crâne se sont produites. Ils en arrivent à une théorie, leur tête sont entrées en collision après qu’une des filles a été frappée au visage avec un objet contondant qui n’aurait pas laissé de trace, comme les fausses altères de Magnum, l’homme fort, ou les accessoires des clowns !

Au cirque, Booth et Brennan sont prêts pour leur numéro. Booth est déguisé avec une moustache et un long manteau de fausse fourrure à la mode Russe, tandis que Brennan porte une coiffure inspirée de la princesse Leïla, un costume fait d’un maillot et d’une cape en or. Booth est plus que subjugué par la beauté de Brennan dans son costume.

Il reprend ses esprits et les deux enquêteurs fouillent dans les accessoires des clowns. Brennan en profite pour suggérer d’en utiliser certains pour leur numéro. Cependant, les clowns les attrapent et sont en colère qu’encore une fois, les gens pensent qu’on peut se servir dans leurs affaires sans leur en demander la permission. Les clowns deviennent très agressifs. Simmons arrive et calme le jeu. S’ils veulent se battre, ça les regarde mais après le spectacle, pas avant ! Alors que Booth se retourne pour partir, il frappe accidentellement Brennan dans l’œil avec un énorme marteau en mousse. Brennan récolte un œil au beurre noir mais ça ne l’empêchera pas d’être sur la piste le soir même.

Le spectacle commence et Booth et Brennan paradent avec les autres artistes autour de la piste. Brennan, qui maintenant porte un cache-œil, est totalement prise par son rôle et semble très enthousiaste à l’idée d’être sur la piste, au contraire de Booth qui est plus réservé. De retour dans les coulisses en attendant leur tour, le tension monte. Brennan veut encore discuter de leur numéro et propose accessoires sur accessoires pour agrémenter leur numéro, tandis que Booth n’est intéressé que par une seule chose : ne pas tuer Brennan. Ils n’ont pas le temps de se disputer, c’est à leur tour.

Booth et Brennan entrent en piste et le public applaudit. L’équipe peut suivre le spectacle depuis le labo grâce à une webcam installée dans le chapiteau. Booth semble particulièrement nerveux, contrairement à Brennan qui, elle, est prête à commencer. Elle se tient contre une planche, entourée de ballon. Booth hésite et envoie finalement le premier couteau…qui perce un des ballons ! Il jette le second couteau….envoi réussi. Il prend de plus en plus confiance et les trois derniers ballons sont aussi crevés sans que Brennan ne soit blessée. Le numéro est réussi, Booth est soulagé et commence à saluer….jusqu’à ce qu’il entende le public réagir. Il se retourne et Brennan s’est installée à nouveau contre la planche, avec cette fois ci, une pomme géante au dessus de la tête. Booth n’en est pas bien heureux, mais est obligé de relever le défi. Il envoie le couteau….et réussi à nouveau. Il croit que c’était son dernier, mais Bones à encore un accessoire dans son sac…un nez de clown. Elle l’enfile et se met de profil. Elle n’attend plus qu’une chose, que Booth perce le faux nez…sans toucher le sien. Booth est terrifié à l’idée de blesser Brennan, mais il n’a pas le choix. Il prend son temps, et après de long roulement de tambour lance son dernier couteau… et réussit parfaitement ! Le public applaudit, émerveillé. Même Simmons et Lavalle sont largement impressionnés.

Dans les coulisses, après s’être félicités l’un l’autre, Booth et Brennan observe le numéro suivant le leur. C’est autour de Magnum, l’homme fort. C’est en l’observant que Booth commence à le soupçonner. Il pourrait avoir eu la force nécessaire pour tuer les sœurs siamoises avec un accessoire de cirque.

Après le spectacle, Booth et Brennan vont parler avec Magnum et ne prennent pas de gants. « Julie et Jenny sont mortes. Mais vous le saviez déjà, n’est-ce pas ? », lance Booth. Magnum s’échappe en cassant un pilier qui tenait des filets, emprisonnant Booth et Brennan dans une toile géante et les empêchant de le poursuivre alors qu’il part en courant.

Une fois libéré, Booth lance un avis de recherche sur Magnum, tandis que Brennan écoute les dernières conclusions de Vincent. Il a trouvé des fractures sur les os de leurs pieds et jambes… Brennan s’inquiète ensuite de l’appréciation de ses collaborateurs sur leur show et s’excite lorsqu’ils lui disent qu’ils ont adoré. Elle est prête à recommencer avec encore plus d’accessoires et d’entrain mais Booth met le hola. Le numéro de ce soir était leur seul et unique ! De plus, ils doivent maintenant interroger les autres artistes.

Sous le chapiteau, Simmons leur demande des explications à propos de ce qu’il s’est passé avec Magnum. Brennan révèle alors leur véritable identité et leur dit qu’ils ont des soupçons sur lui pour le meurtre de Julie et Jenny. Et quand Booth leur montre sa plaque, le chapiteau se vide. Les artistes ne veulent pas parler à des étrangers du monde du cirque. L’enquête semble maintenant terminée, puisque il n’y a plus de pistes à explorer.

Brennan décide tout de même de faire un essai sur la corde raide, au plus grand déplaisir de Booth, inquiet pour elle. Elle commence à marcher sur cette corde et se révèle effectivement douée. Mais très vite, faute d’entrainement, elle perd l’équilibre et tombe dans le filet…elle comprend alors comment sont mortes les jumelles. Ce n’était pas un meurtre, c’était un accident. Elles tentaient d’être les premières siamoises du monde à avoir un numéro sur la corde raides. C’est en tombant qu’elles se sont cognées fortement la tête l’une l’autre et en sont mortes.

Magnum revient vers eux pour s’expliquer. Il n’aurait jamais fait de mal aux sœurs. Booth et Brennan le croient. S’ils n’ont pas fait appel aux autorités, c’est à cause de la mère des siamoises. Le cirque n’aurait jamais pu faire face financièrement à un procès. Booth l’arrête tout de même pour ne pas avoir prévenue les autorités et avoir enterré le corps seul, mais Brennan lui promet de lui trouver un bon avocat.

Le lendemain matin, Brennan et Booth sortent de leur van pour se retrouver… seuls. Tout le cirque est parti durant la nuit. Les deux enquêteurs deviennent nostalgiques à propos de leur numéro lorsque Booth retrouve le flyer. Leur mission sous couverture est terminée, mais aucun d’eux n’a envie de partir… Source : communiqué officiel de Bones

Guinée : la junte dans la tourmente

Posted on 08 octobre 2009 (0)

GuineeLes Etalons du Burkina effectuent ce dimanche 11 octobre leur avant-dernière sortie face au Syli de Guinée dans le cadre des éliminatoires combinées CAN et coupe du monde 2010. Ce match qui se joue à Accra en raison des troubles en Guinée peut offrir la qualification aux nôtres pour la CAN, s’il est bien négocié. Et vu que ça se joue sur terrain neutre, le Onze national peut bien en profiter pour se mettre à l’abri.

Après la double déconvenue subie face aux Eléphants de la Côte d’Ivoire, les Etalons ont l’occasion et la possibilité de bien rebondir dans ces éliminatoires combinées CAN et CM de football. C’est vrai que la coupe du monde n’est plus à l’ordre du jour pour nous, mais on peut arracher un ticket pour la CAN Angola 2010.

C’est d’ailleurs l’objectif clairement affiché des poulains du coach Paulo Duarte. Et c’est à portée de main. En effet, après avoir dominé l’adversaire au match aller par 4 à 2 à Ouagadougou, les Etalons partent avec un ascendant psychologique. Et mieux, en plus de l’instabilité sociopolitique qui est en cours en Guinée, le Syli n’échappe pas, elle non plus, aux remous.

L’équipe nationale est même en crise. En l’espace d’un laps de temps, 3 entraîneurs se sont succédé. L’actuel, Mamadi Souaré, qui vient de prendre service il y a 2 semaines, connaît à peine le groupe. Et pour ne rien arranger, avec la délocalisation du match au Ohene Gyan Stadium d’Accra, c’est un autre handicap pour eux. Maintenant, c’est aux Burkinabè de savoir profiter de tous ces paramètres.

Aristide Bancé, l’Etalon le plus en forme

Le capitaine Mahamoudou Kéré et ses camarades qui auront sans doute l’avantage d’évoluer devant un public mobilisé ont toutes les cartes entre leurs mains pour bien négocier la partie. Une victoire et bonjour l’Angola ! Avant même le dernier match face au Malawi à Ouaga. Cela doit constituer une motivation supplémentaire pour les nôtres qui se mettront très vite à l’abri de toute surprise.

Et puis c’est l’occasion pour les Etalons de reconquérir la sympathie de tout le peuple après la double défaite infligée par les Eléphants. Duarte et ses joueurs qui se sont préparés à Dakar (car le match devrait se jouer en Guinée) sont arrivés hier jeudi 8 octobre 2009 à Accra où ils ont établi leur QG à l’hôtel Novotel d’Accra. Outre Charles Kaboré suspendu, Yssouf Koné du CFR Cluj n’avait encore regagné le groupe. Ce dernier devrait être remplacé par Rober Sankara du Stade d’Abidjan.

Qu’à cela ne tienne. La clé de ce match pourrait être sans aucun doute Aristide Bancé. Le sociétaire du club allemand, Mayence, respire une forme pas possible en ce début de saison Outre-Rhin. En 8 apparitions avec son club, il a à son compteur 4 buts. S’il est titularisé, il peut donner du tournis à la défense guinéenne.

En outre, l’attaquant de l’OCG Nice en France, Habib Bamogo, pourrait constituer une autre alternative offensive pour les Etalons. En tout cas, Paulo Duarte a les éléments nécessaires pour faire plier une fois de plus le Syli. Il suffira de trouver l’attelage parfait pour sortir victorieux de ce choc Burkina # Guinée et surtout aligner des garçons qui ont vraiment envie de mouiller le maillot, car ce match se jouera assurément sur le mental.

Kader Traoré, l’Observateur

Journée mondiale contre la peine de mort

Posted on 04 octobre 2009 (0)

peine de mortLe 10 octobre 2009, Journée mondiale contre la peine de mort, la Coalition mondiale contre la peine de mort souhaite éduquer à l’abolition les citoyens du monde entier et en particulier les jeunes de 14 à 18 ans. Elle les appelle aussi à se mobiliser pour que cessent les exécutions des mineurs en Iran et Arabie saoudite en ce 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Aujourd’hui, 139 pays répartis sur toute la surface du globe ont aboli la peine de mort en loi ou en pratique. ‘Seuls’ 25 pays ont procédé à des exécutions en 2008. Selon les chiffres d’Amnesty International, 93% des exécutions recensées ont eu lieu dans 5 pays : en Chine, en Iran, en Arabie Saoudite, au Pakistan et aux Etats-Unis.

Les progrès à venir passent principalement par l’éducation qui sera donnée aux enfants : futurs citoyens, hommes et femmes politiques, justiciables, juges, avocats… L’avenir du monde est entre leurs mains et il appartient à chacun d’entre eux, lorsqu’il sera adulte, de rejoindre la famille abolitionniste.

En prévision du 10 octobre 2009, les membres de la Coalition mondiale contre la peine de mort ont souhaité s’adresser directement aux jeunes et contribuer à éduquer à l’abolition. Les célébrations liées au 10 octobre doivent demeurer un moment festif, malgré l’âpreté du sujet. Les élèves seront amenés à être sensibilisés à la question de la peine de mort et à découvrir les arguments qui permettent à l’idéal abolitionniste de devenir chaque année un peu plus à notre portée.

Deux outils essentiels

La Coalition mondiale met à la disposition de tous deux outils indispensables pour éduquer à l’abolition :

- le Guide pédagogique propose des activités pour les jeunes de 14 à 18 ans. Il est disponible en français, anglais, italien, chinois simplifié et chinois traditionnel.

- Le Cours pour étudiants en faculté de droit. Il est disponible en anglais, chinois simplifié et chinois traditionnel.

Appel à initiatives

- Le 10 octobre 2009, agissez contre la peine de mort !
Participez aux centaines de manifestations organisées pour éduquer les nouvelles générations à l’abolition dans le monde

- Où que vous soyez
En Afrique, en Amérique, en Asie, en Océanie ou en Europe

- Qui que vous soyez
ONG, enseignants, juristes, élus locaux, députés, artistes, journalistes, responsables religieux, citoyens

- Quel que soit votre projet
Débat, concert, conférence de presse, manifestation, pétition, activités pédagogiques et culturelles…

Contactez la Coalition mondiale ou la FIACAT pour annoncer les évènements ayant eu lieu le 10 octobre !

L’Afssaps recommande les gels hydro-alcooliques NF

Posted on 29 septembre 2009 (0)

Dans le contexte de la pandémie de grippe A (H1N1), l’hygiène des mains peut s’avérer salutaire. L’Afssaps vient d’émettre quelques recommandations sur les conditions d’utilisation des gels et solutions hydro-alcooliques, en conseillant ceux testés selon la norme NF EN 14476 ou les produits dont la concentration optimale en alcool varie entre 60% et 70%.

Contrairement à la norme NF T 72-180, la norme NF EN 14476 définit les conditions d’essais spécifiques au lavage et à l’imprégnation hygiénique des mains. Le virus de la grippe A(H1N1) ne peut survivre dans l’environnement que pendant quelques heures. Dans le cadre de l’épidémie actuelle, la grippe saisonnière et la grippe A (H1N1) semblent avoir des modes de transmission identiques, à savoir par voie aérienne (toux, éternuement ou postillons), mais aussi par contact rapproché avec une personne contaminée (serrer la main ou embrasser) ou encore par les mains avec des objets contaminés par un patient porteur du virus (poignée de porte, transports en commun, etc).

AfssapsAinsi, les mesures d’hygiène pour réduire la transmission de la grippe sont primordiales. L’Afssaps a dû analyser les données disponibles sur l’efficacité de plusieurs solutions et gels hydro-alcooliques, des produits hydro-alcooliques (PHA) pour les mains et recommande ainsi ainsi le lavage des mains lorsqu’un point d’eau potable est disponible. A défaut, il faudrait opter pour des solutions et gels hydro-alcooliques en l’absence de point d’eau disponible.

Après évaluation, l’Afssaps recommande particulièrement les gels hydro-alcooliques testés selon la norme NF EN 14476. L’Afssaps exige que ces informations figurent explicitement sur l’étiquetage. Pour en savoir plus, lire l’article Contre la grippe A , quels gels hydro-alcooliques choisir ?

Un G20 et tout reste en place

Posted on 26 septembre 2009 (0)

Le G20 a été officiellement institué comme forum de la gouvernance économique mondiale par le sommet de Pittsburgh. Il ne faut surtout pas en tirer la conclusion que le système économique mondial s’est démocratisé ou que le G7, instance occidentale par excellence, est mort. C’est aller effectivement vite en besogne.

On peut trouver que l’élargissement formel du «directoire» de l’économie à des économies émergentes constitue un progrès, à condition de relativiser. Le pouvoir n’a pas changé de mains. Les Occidentaux concèdent un peu de place à des économies dont le dynamisme est clairement établi et qui sont globalement dans la logique du marché, mais ils gardent les leviers en main.

commerceA Pittsburgh, s’indignent à juste titre les ONG, le G20 s’est occupé des affaires des riches et il ne s’est guère intéressé aux besoins d’1,5 milliard de personnes dont la survie est menacée par la crise économique. L’intégration des émergents dans le «happy few», jusqu’à preuve du contraire, sert à donner une image plus «élargie» du groupe et non à changer un ordre des choses, par de multiples aspects, criminel.

Il sert aussi à dissocier les meilleures économies du Sud des autres. Les pays émergents qui ont intégré le «directoire» ne sont pas dupes : leur insertion s’accompagne de concessions homéopathiques en terme de pouvoir. A titre d’exemple, le G20 a décidé que 5% des quotes-parts au FMI seraient transférées vers les pays émergents. La concession est très relative puisque les Occidentaux restent, avec 55% des quotes-parts, totalement maîtres à bord. Les Etats-Unis continuent à disposer au sein du FMI d’un droit de veto de fait. Le G7 continue donc de disposer de la mainmise absolue sur le système économique mondial.

Les dirigeants occidentaux appliquent avec rigueur la fameuse formule de Lampedusa : il faut que quelque chose bouge pour que tout reste en place. Ceux qui cultivent l’optimisme peuvent faire valoir que l’institutionnalisation du G20 n’est qu’un début. Peut-être. Sauf qu’il est difficile de ne pas constater que tout est fait pour que rien ne change.

Le choix même des ordres de priorité le démontre : on s’attaque aux bonus, on se garde de toucher aux mécanismes du système qui a permis toutes les dérives. On a beaucoup parlé des paradis fiscaux et de la nécessité de sévir contre eux. Mais le G20 de Londres en avril a offert à ceux qui étaient sur la liste noire de s’en tirer à bon compte : il suffisait de signer 12 traités d’échanges d’information. Cela a été rondement mené et, désormais, à en croire le président français, il n’existe plus de paradis fiscaux. Ce progrès prodigieux est, explique l’association Attac, «une gigantesque tromperie. En ce qui concerne les paradis fiscaux par exemple, Monaco est passé de la liste grise à la liste blanche de l’OCDE parce qu’elle a promis d’échanger ses informations bancaires… avec d’autres paradis fiscaux, comme le Liechtenstein !». La boucle est bouclée, il n’y a plus de paradis fiscaux, il n’y a que des honnêtes gens !

Les grands pays émergents n’entendent sans doute pas être au G20 pour faire de la figuration. Il reste à démontrer qu’ils peuvent faire autrement. Pour l’instant, force est de constater qu’ils ne font qu’offrir à ceux qui ont – très mal – gouverné l’économie mondiale une opportunité d’améliorer leur image. Ils sont la chose qui a bougé pour que tout reste en place…

K.Selim