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Société de transport d’hydrocarbures: Le DG et quatre autres cadres sous mandat de dépôt

Posted on 29 novembre 2009 (0)

Cinq cadres de la Société de transport d’hydrocarbures (STH), filiale de la compagnie Sonatrach, parmi lesquels le directeur général et le directeur régional, ont été placés sous mandat de dépôt sur ordre du juge d’instruction en charge de l’affaire des transactions douteuses, mise au jour la semaine écoulée, a-t-on appris de source judiciaire.

A l’issue de la procédure de présentation qui a eu lieu mercredi dernier, le magistrat instructeur près le tribunal d’Arzew, relevant de la cour d’Oran, a ordonné l’incarcération de cinq responsables mis en cause, à savoir le directeur général de la STH, le directeur régional, le directeur général adjoint, le directeur technique et le chargé des affaires juridiques, indique-t-on de même source. Plusieurs charges ont été retenues contre les cinq responsables inculpés, dont la passation de marché non conforme aux dispositions du code des marchés publics, la dilapidation de deniers publics et le trafic d’influence. Pour leur part, les trois autres cadres de la STH arrêtés dans le cadre de cette affaire, à savoir le directeur des finances, le directeur des ressources humaines et le chargé de la sécurité interne, ont été remis en liberté provisoire sur décision du juge d’instruction, a-t-on appris de même source judiciaire, qui précise que le ministère public, par le truchement du procureur de la République du tribunal d’Arzew, avait requis le mandat de dépôt contre l’ensemble des mis en cause, au nombre de huit.

Par ailleurs, une expertise approfondie sera menée sous la diligence du juge d’instruction pour faire la lumière sur les différents aspects techniques et procéduraux liés aux transactions suspectes avec, comme un des objectifs, l’évaluation du préjudice causé, qui a priori s’élève à plusieurs milliards de centimes.

A noter que le juge d’instruction a procédé à l’audition de plusieurs personnes, entre responsables et simples employés de STH, dans le cadre de ses premières investigations. L’action publique sur cette affaire, dont l’enquête préliminaire a été menée par les services de la sécurité militaire assurant la protection de cette zone stratégique marquée par la présence d’installations pétrochimiques, a été déclenchée suite à une dénonciation, précise-t-on de même source.

Au coeur du scandale, une transaction suspecte, conclue par la STH à coups de devises fortes avec certains fournisseurs. Il s’agit, d’après les premiers éléments d’enquête, d’une surévaluation délibérée du coût d’un lot d’équipements de sécurité technologique, entre autres, acquis auprès de fournisseurs pour le compte de la Société de transport d’hydrocarbures, notamment pour son unité de Béthioua spécialisée dans la gestion des terminaux marins à hydrocarbures. Selon nos informations, la facture du marché aurait été sciemment «gonflée», soit près de 2 millions d’euros, alors que le prix réel du matériel livré n’en représente qu’un dixième.


Houari Saaïdia

RDC: des questions sur l’avenir de la MONUC

Posted on 23 novembre 2009 (0)

Le gouvernement de la RDC a demandé à l’ONU un plan de retrait progressif de la MONUC, la Mission de maintien de la paix forte de plus de 17 000 hommes. Ce retrait entre dans le cadre de la reconfiguration du mandat de la mission qui expire en décembre. Kinshasa attend un calendrier d’ici la première moitié de 2010 pour un retrait progressif. Les chiffres et les dates seront précisés lors de discussions aux Nations unies, selon le gouvernement congolais.

« Pourquoi faut-il prolonger indéfiniment la présence des Nations unies sans que celle-ci corresponde à un début de cessation de la situation qui nous met en difficulté d’être un Etat normal ? » se demande Philippe Biyoya, professeur de sciences politiques à l’Université de Kinshasa. De l’avis du professeur Biyoya, le gouvernement n’est pas nécessairement déçu de la présence de la MONUC. Toutefois, la mission onusienne devrait s’atteler sérieusement à la formation de l’armée congolaise, a-t-il déclaré.

Guinée Equatoriale: 300 millions aux candidats à la présidentielle

Posted on 06 novembre 2009 (0)

Obiang NguemaA la veille de l’ouverture de la campagne électorale, jeudi minuit, le gouvernement remet la somme de 300 millions de FCFA à chacun des cinq candidats à l’élection présidentielle du 29 novembre, dont le président sortant Teodoro Obiang Nguema, qui brigue normalement son dernier mandat à la tête de l’Etat.

Les autres candidats en lice sont Placido Minko Abogo de la Convergence Pour la Démocratie Sociale, Mba Bacale de l’Action Populaire de Guinée-Equatoriale (ADPGE), Achivaldo Montero de l’Union Populaire, et Bonaventura Monsuy Asumu du Parti de la Coalition Sociale Démocrate qui représente l’opposition radicale.

« Cette distribution peut avoir un lien avec le principal opposant qui est toujours en exil en Espagne, c’est-à-dire Severo Moto ; donc il faut tout faire pour contrôler les candidats qui sont sur place », explique Charles Amega, secrétaire général de l’association de contrôle de la démocratie GERDDES-Gabon. Dans tous les cas, les ressources électorales à la disposition du président Teodoro Obiang Nguema sont sans commune mesure avec les 300 millions de F CFA remis à chacun de ses adversaires, a souligné M. Amega.

Le Conseil de paix de l’UA et le dossier du Darfour

Posted on 30 octobre 2009 (0)

UALe dossier du Darfour était à l’ordre du jour du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, réuni jeudi à Abuja au Nigéria, pays qui en assure la présidence en exercice de cet organe. Il s’agissait essentiellement d’examiner le rapport du panel dirigé par l’ancien président Africain Thabo Mbéki.

Ce panel recommande la mise sur pied d’un tribunal spécial composé de juges soudanais et africains pour juger les personnes accusées d’avoir commis des atrocités au Darfour. Monsieur Mbéki a déclaré que la désignation de juges et d’enquêteurs non-soudanais est la seule façon de donner une certaine crédibilité à la procédure. Quoique dûment invité, le président soudanais Omar Al Béchir n’a pas fait le déplacement d’Abuja.

Le numéro 1 soudanais fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre au Darfour. Les ONG de défense des droits humains avaient demandé son arrestation s’il venait à Abuja d’autant que le Nigéria qui préside le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine, et est aussi signataire de la CPI. Finalement le Soudan a été représenté à la réunion par le vice-président Ali Osman Mohamed Taha.

L’Union africaine a ouvertement exprimé son désaccord par rapport le mandat d’arrêt de la CPI affirmant que cela compliquait le processus de paix au Darfour. En 2003 les rebelles du Darfour ont pris les armes pour s’opposer au gouvernement de Khartoum. Ce conflit a fait 300 mille morts selon les estimations onusiennes.

Démantèlement d’un réseau de faux dinars algériens

Posted on 26 octobre 2009 (0)

PoliceLa police française a démantelé un vaste réseau de fabrication de faux dinars algériens à Marseille. Trois personnes impliquées dans ce trafic ont été mises en examen ce lundi pour association de malfaiteurs et contrefaçon de dinars algériens.

Selon plusieurs sources concordantes, le juge Dominique Voglimacci deMarseille et le parquet auraient requis un mandat de dépôt contre les trois malfaiteurs, dont deux étaient inconnus des services de police.

Selon des sources fiables, dans la journée de samedi dernier, de 12h jusqu’à minuit, les différentes opérations d’interventions menées par les unités territoriales de la Gendarmerie nationale, sur l’ensemble du territoire de la wilaya de Tebessa, se sont soldées par un bilan faisant état de : l’interpellation de 395 personnes dont 03 individus recherchés par les services de sécurité. En plus, 138 véhicules contrôlés parmi lesquels 05 sont mis aux procédures d’enquête, motif absence de numéro de châssis.

Egalement, le retrait de 66 permis de conduire, pour diverses raisons, excès de vitesse (radars), entre autres, 167 P.V. établis pour différents délits. Le bilan ne s’arrête pas là, puisque 4.120 litres de carburant ont été saisies et trois véhicules ont subi le même sort (circulation avec des faux-papiers), une personne arrêtée. Pour finir, signalons aussi la saisie de 3.040 euros, 120 Dinars tunisiens et 714 Dinars lybiens pris sur des personnes en passe de les faire introduire frauduleusement en Tunisie.

E.T. et A.C.

Elections législatives boycottées par l’opposition au Niger

Posted on 20 octobre 2009 (0)

0Les Nigériens vont aux urnes ce mardi pour se choisir de nouveau députés. Quelque 760 candidats sont en lice pour pourvoir les 113 sièges du parlement nigérien, après sa dissolution fin mai dernier par le Président Tandja, qui a destitué par la suite la Cour constitutionnelle qui a donné des avis défavorables à l’adoption d’une nouvelle Constitution qui rallonge entre autres, le mandat du Chef de l’Etat.

Une mission de haut niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par la Présidente du Liberia, Ellen Johnson-Sirleaf, est allée s’entretenir dimanche avec le chef de l’Etat nigérien Mamadou Tandja pour demander un report de ce scrutin. L’opposition nigérienne a lancé un appel au boycottage.

« Ce qui va se passer demain est la continuation du coup d’Etat, déclare Khassoumi Massaoud, secrétaire général du PNDS-Taraya, parti d’opposition. Ce sera pour nous un non-événement, un acte illégal qui n’a aucune légitimité. » Une assemblée va être désignée de manière tout-à-fait illégale, poursuit-il dans une interview accordée à la Voix de l’Amérique, c’est ce que nous appelons l’assemblée « banza », c’est-à-dire, rien du tout. « Le référendum du 4 août est illégal du point de vue des lois nationales, et les institutions qui en seront issues sont illégales et illégitimes. Le gouvernement va créer les conditions pour faire du Niger un état paria, sans aucune reconnaissance internationale. »

Les quatre principaux partis qui représentent dit-on, quelque 90 % de l’électorat ne participent pas au scrutin. Il est à noter qu’un arrêté du ministre de l’Intérieur a décidé de la fermeture à compter de mardi à 00 heures des frontières terrestres nationales, en raison des élections législatives du 20 octobre.

Jean Sarkozy à l’EPAD : l’opposition accuse l’Élysée de népotisme

Posted on 14 octobre 2009 (0)

Jean Sarkozy/ Cradit photo © GSbear pour Wikimedia Commons

Jean Sarkozy/ Cradit photo © GSbear pour Wikimedia Commons

Jean Sarkozy futur président de l’ÉPAD : l’opposition accuse l’Élysée de népotisme. L’EPAD est au centre de l’actualité. Cet établissement public est actuellement présidé par Patrick Devedjian. Ce dernier, ayant atteint la limite d’âge en août dernier, devra quitter prochainement ses fonctions. Cet établissement se situe dans le département des Hauts-de-Seine, un fief du RPR, puis de l’UMP, lesquels règnent sans partage.

Comble du hasard, un des administrateurs annonce sa future démission. Et le choix de son remplaçant porte sur Jean Sarkozy, élu conseiller général l’an dernier, et fils de Nicolas Sarkozy. Ce dernier a occupé ce poste avant d’accéder à l’Élysée. La nomination de Jean Sarkozy sera officialisée le 23 octobre prochain. De plus, il accédera à la présidence lors de la prochaine réunion du conseil d’administration le 4 décembre prochain. « Jean Sarkozy est candidat, il sera désigné comme administrateur, représentant du conseil général, et donc il a vocation à devenir président », a déclaré Patrick Devedjan sur Europe 1.

Une polémique s’installe : Tollé dans l’opposition

Cette nouvelle a provoqué une levée de bouclier dans les rangs de l’opposition. Le terme de népotisme revient sur les lèvres des différents interlocuteurs.

Patrick Jarry, maire communiste de Nanterre, dénonce l’absence de légitimité de cette décision. Selon l’intéressé, sa candidature constitue « une manière d’assurer la pérénnité du clan (…) Neuilly, dont il est conseiller général, ne se situe pas dans le périmètre d’aménagement de l’opération d’intérêt national ».

La députée socialiste Michèle Delaunay, qualifie de « népotisme » et de « provocation » une telle nomination. « Jean Sarkozy vient de finir sa deuxième année de droit et n’a à cette heure aucun diplôme connu », proteste l’élue.

François Bayrou, président du MoDem, dénonce « l’un des signes que tous les piliers solides sur lesquels notre pays s’était construit, en termes de principes, de décence, de raison, chancellent et s’effritent (…) Cela rappelle l’Empire romain ».

Chez les Verts, Cécile Duflot ne cache pas sa colère : « Il ose tout. Après, tout le monde plie parce qu’il a le nom qu’il a (…) Dès qu’on sort des limites de l’Hexagone (…) les gens trouvent ça juste invraisemblable, inouï. Inouï que le fils du président de la République puisse à 23 ans devenir président d’un établissement public avec un (tel) budget. »

Ségolène Royal s’est dite choquée lors du Grand Jury RTL–LCI. « C’est beaucoup de pouvoir, c’est beaucoup de rapport de forces, c’est beaucoup de flux financiers, c’est beaucoup, beaucoup pour un aussi jeune homme, » a-t-elle confiée aux journalistes. Et d’indiquer que ces enjeux financiers très importants pouvaient « toujours servir avant une prochaine élection présidentielle, si vous voyez ce que je veux dire… ». « Est-ce que nous sommes en République ? (…) Je crois qu’il y a là une grave atteinte aux règles d’un bon fonctionnement de la République, d’un bon fonctionnement des institutions » a-t-elle estimé.

Au Front National, dont le siège se trouve fort précisément dans les Hauts-de-Seine, le ton est tout aussi polémique. Dans un communiqué de presse, le parti de Jean-Marie Le Pen dénonce : « Après les affaires Polanski et Mitterrand, la France n’aura donc plus rien à envier aux pires Républiques bananières. Passe-droit, privilège de naissance, confusion des genres, fait du prince, sont devenus le quotidien imposé aux Français. » Et d’ironiser sur les compétences du Dauphin, « Il est piquant de constater que 4 jours après que le Monde ait titré “le diplôme est plus que jamais le sésame de la réussite en France” , l’exception à cette règle sera donc Jean Sarkozy. Cet étudiant semble-t-il médiocre (à 23 ans, on est généralement bac + 5 !) sans diplôme, sans expérience et sans compétence particulière, va régir le sort de 150 000 employés et brasser des milliards ! »

Les réactions Outre-Manche

La presse britannique s’est aussi emparée de l’affaire en ironisant sur le mandat de Jean Sarkozy, comme conseiller municipal d’une ville riche de la banlieue de Paris.

Le Telegraph rappelle, que la Défense est le principal centre d’affaires d’Île-de-France, appelé à concurrencer la City à Londres.

Le Dailymail ironise sur Jean Sarkozy « est actuellement conseiller municipal dans la banlieue chic de Neuilly-sur-Seine où son père avait été maire. » et de rappeler le surnom de cette commune : Sarkozyville. Le quotidien britannique rappelle que l’intéressé, surnommé « Le Dauphin », par référence à ma monarchie française, a épousé, l’an dernier, Jessica Sebaoun, héritière de l’empire de l’électronique Darty. Et de rapporter les propos du futur président de l’EPAD : « Je demande à être jugé non pas sur mon nom, mais sur mes actions et leurs résultats. » À propos du rôle de l’EPAD, il a déclaré que toute controverse était « inutile » affirmant qu’il avait l’expérience du Conseil de près de deux ans, rapporte le Dailymail.

The Guardian se montre très critique vis à vis des compétence de l’élu de Neuilly-sur-Seine. Tout en rappellant son mandat de conseiller dans une banlieue chic, le quotidien se montre particulièrement sarcastique. « Surnommé “Prince Jean” par ses détracteurs, il a eu une ascension fulgurante au pouvoir dans l’ancien fief de son père et dirige actuellement la majorité du Conseil de droite dans les Hauts-de-Seine, département le plus riche de France », note l’auteur de l’article.
[modifier] Autres réactions à l’étranger

La presse étrangère n’est pas en reste. La télévision chinoise a consacré un reportage satyrique sur Jean Sarkozy raillant « République populaire de France ».

Outre-Pyrénées, plusieurs quotidiens espagnols reprennent l’information. La Verdad rappelle que « cette nomination, en tant que représentant élu de l’UMP (…) président de l’EPAD, l’aidera à mettre un pied dans une direction bien connue avec, en vue, une éventuelle présence sur les listes de son parti lors des futures élections régionales en mars. »

Les médias italiens se montrent particulièrement virulents. Ainsi Dag Spia y va de son couplet : « Comme dans les meilleures traditions de la monarchie française, c’est un Dauphin en pleine ascension au sein de la Cour de l’Élysée. » Selon Il Manifesto, « Sarkozy, soucieux de ne pas perdre le contrôle de ce centre d’affaires (qui vise à rivaliser avec la City de Londres), a décidé de pousser son fils Jean à la tête. Jean Sarkozy, 23 ans marié à une héritière (réseau de distribution Darty) est seulement en deuxième année de droit, et sans le moindre diplôme universitaire ».

Virgilio Notizie rapporte les propos tenus par Jean-Louis Debré sur France Info. L’actuel président du Conseil constitutionnel refuse tout amalgame de son parcours politique avec celui de Jean Sarkozy : « J’ai été magistrat. Lorsque j’ai voulu arrêter et faire de la politique, je me suis présenté dans une circonscription qui était tenue par mes adversaires politiques (…) J’ai pris un conseil général qui était tenu depuis 30 ans par des adversaires politiques et j’ai pris une ville qui était tenue depuis la Libération par mes adversaires politiques (…) On ne m’a pas donné une circonscription (…) Ce n’est pas la circonscription de MON père, c’était une circonscription que j’ai gagnée, que j’ai conservée et je me suis battu. Ne mélangeons pas tout, ne mélangeons pas tout ! (…) Chacun fait en fonction de sa conscience et en fonction de ce qu’il est et de sa personnalité. »

La Corriere della serra relève la volonté de mainmise du clan Sarkozy sur le premier quartier d’affaires d’Europe. « Dans la pratique, la nomination de Sarkozy II (…) est une continuité dynastique sur le territoire de Neuilly-sur-Seine, la ville de la banlieue de Paris où le président est né et y a construit sa carrière politique, à commencer par la conquête de la mairie, en 1983, à peine 27 ans. » Selon la Corriere, « L’EPAD est un tremplin naturel pour la présidence du Conseil général du département » pour le renouvellement en 2011. Il s’agissait aussi de déloger Patrick Devedjian, actuel président de l’EPAD et du Conseil Général des Hauts-de-Seine, qui « figure parmi ceux qui sont tombés en disgrâce dans le premier cercle de l’Élysée ». En France, la « République monarchique prépare la succession au trône », du moins à l’horizon 2017, conclut le journal, évoquant même « le nouveau Versailles du troisième millénaire ».

Les même propos acerbes se retrouvent dans la dépêche de l’AGI, l’agence de presse italienne, qualifiant de « piccolo Sarko » le futur patron de l’EPAD.

L’EPAD, un établissement colossal.

Cette histoire prêterait à rire si l’établissement en question, est l’un des plus important de France. Appelé à fusionner avec EPASA, au autre établissement tout aussi important, il deviendra l’EPADSA. l’organisme est chargée de la planification urbaine des 160 hectares de La Défense, le plus grand quartier d’affaires européen, avec trois millions de m² de bureau et 150 000 employés. Comme l’ont relevé les différents organe de presse, La Défense constitue la première cité d’affaires en Europe, pouvant rivaliser avec la City à Londres.

Au sein de l’organisme actuel, 1 500 entreprises sont réprésentées « 4 des 20 premières au niveau national et le haut du pavé de la finance hexagonaL », rappelle le JDD. Il gère, en outre, un budget annuel de 1,3 milliard d’euros. Cet établissement a été, à plusieurs reprises, épinglé par la Cour des Comptes. Dans son rapport public annuel du 6 février 2008, la Haute juridiction financière écrit : « Après un quasi demi-siècle d’existence, la Cour a constaté que la présentation des comptes de l’EPAD n’est pas conforme aux lois, règlements et instructions en vigueur. Cette situation, qui a une origine ancienne, a fait l’objet de critiques réitérées de la Cour, critiques qui, longtemps, n’ont pas été suivies d’effet alors même qu’elles avaient été approuvées sans ambiguïté par la direction de la comptabilité publique en 1999. »

Une pétition circule

Christophe Grébert, élu municipal de Puteaux, a lancé une pétition en ligne en signe de protestation. « Présider un tel Établissement demande compétence et expérience, indique le court texte. Jean Sarkozy, nous vous invitons à terminer vos études de droit et à faire quelques stages en entreprise… avant, peut-être un jour, qui sait, de re-postuler à ce poste autrefois occupé par votre père », ironise-t-il.

Texte sous licence Creative Commons Attribution 2.5 – source : Wikinewshistorique

Ali Bongo confirmé président du Gabon

Posted on 13 octobre 2009 (0)

La Cour Constitutionnelle a confirmé la victoire d’Ali Bongo avec 41,79% des suffrages, suivi de Pierre Maboundou avec (25, 64% ) et André Mba Obame (25,33%). André Mba Obame, ancien ministre de l’Intérieur et candidat malheureux à la présidentielle, a entamé une grève de la faim pour protester contre ce qu’il qualifie de coup d’Etat électoral.

La Cour constitutionnelle gabonaise a confirmé, lundi, la victoire, avec 42% des voix, d’Ali Bongo Ondimba à l’élection présidentielle du 30 août après recomptage des suffrages. Elle a rejeté tous les recours déposés par 9 candidats de l’opposition qui faisaient état d’une fraude généralisée. De l’avis de la plupart des observateurs électoraux, le scrutin présidentiel gabonais était transparent et équitable en dépit de quelques irrégularités.

De son côté, André Mba Obame, ancien ministre de l’Intérieur et candidat malheureux à la présidentielle, a entamé une grève de la faim pour protester contre ce qu’il qualifie de coup d’Etat électoral.

Biographie d’Ali Bongo

Ali Bongo : Crédit photo Ali09

Le nouveau président Ali Bongo Ondimba entre dans la vie politique gabonaise en 1981. Ministre des affaires étrangères de 1989 à 1991, il occupe le poste de Ministre de la Défense depuis 1999. Il est Vice Président du Parti Démocratique Gabonais (PDG) depuis le 8eme Congrés en 2003, Le 15 juillet 2009, le Parti a désigné Ali Bongo candidat officiel du PDG pour l’élection présidentielle anticipée qui se déroulera le 30 août 2009.

Fils du défunt Président Omar Bongo et de Patience Dabany, Ali Bongo est né à Brazzaville le 9 février 1959. Il est marié à Sylvia avec qui, il a quatre enfants : une fille, Malika Bongo Ondimba et trois fils Noureddin Bongo Ondimba, Jalil Bongo Ondimba et enfin Bilal Bongo Ondimba, adopté par le couple en 2002.

Après des études de Droit à Paris, il entre dans la vie politique en intégrant le PDG en 1981. A l’occasion du 3ème Congrès extraordinaire du Parti, en 1983, il est élu au Comité Central du PDG. L’année suivante, il entre au Bureau Politique du Parti en qualité de Représentant Personnel de son père. Il y sera élu en septembre 1986 à l’issu d’un congrès ordinaire du Parti.

En 1989, Ali Bongo est nommé ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération.Il se présente comme candidat du PDG lors des élections parlementaires de 1990, premières élections organisées après la mise en place du multipartisme dans la politique Gabonaise. Il est élu Député de l’Assemblée Nationale dans la Province du Haut-Ogooué.

En 1991, Ali Bongo est contraint de quitter son poste de Ministre des Affaires Etrangères après deux ans d’exercice, suite à un amendement de la Constitution qui définit un âge de 35 ans minimum pour exercer une fonction ministérielle. Après son départ du gouvernement, Ali Bongo se consacre à son rôle de Député à l’Assemblée Nationale.

En février 1992, il organise la visite au Gabon de la star américaine de la pop, Michael Jackson.

Le Conseil Supérieur des Affaires Islamiques du Gabon (CSAIG) le nomme à sa tête en 1996. En décembre de la même année, il est reconduit comme candidat du PDG à la députation pour la province du Haut-Ogooué. Il est réélu en 1996.

Après avoir siégé plus de sept ans à l’Assemblée Nationale, Ali Bongo est nommé Ministre de la Défense Nationale le 25 juin 1999.

Il est réélu une nouvelle fois Député de la Province du Haut-Ogooué en 2001. Il accède deux ans plus tard à la Vice-présidence du PDG. Lors des élections présidentielles de 2005, Ali Bongo s’engage activement dans la campagne de réélection de son père, sous la responsabilité de Coordinateur Générale de la Jeunesse.

Ali Bongo est réélu la même année comme représentant du Parti pour le Haut-Ogooué, en conservant son portefeuille ministériel à la Défense Nationale. Le 9ème Congrès Extraordinaire du Parti, en 2008, le reconduit à la Vice-présidence du PDG. Il est actuellement le candidat du Parti à l’élection présidentielle du 30 août 2009.

Le nouveau président tiendra-t-il ses promesses ? Il s’est engagé pendant la campagne à lutter contre les inégalités, la pauvreté et l’exclusion

« Les Gabonais ne ressentent pas encore assez au quotidien les fruits du développement économique de notre pays. Les infrastructures sociales restent très insuffisantes (hôpitaux, logement, etc.), près d’un quart de nos concitoyens vivent en dessous du seuil de pauvreté et les écarts de revenus demeurent importants. Ceux qui possèdent beaucoup côtoient ceux qui n’ont presque rien. Et, en dépit des moyens et des programmes que l’Etat a mis en place pour les rendre accessibles à l’ensemble des gabonais, les services sociaux de base demeurent une préoccupation majeure.

Dans ces conditions, certains compatriotes se sentent marginalisés. Ces disparités accentuent la fracture sociale, remettant en cause notre cohésion nationale. Parallèlement, on déplore une montée sensible du tribalisme dans la vie sociopolitique. Or, le tribalisme, manifestation régressive et facteur d’exclusion, est en partie une manipulation politicienne.

Il nous faut donc réduire les inégalités et promouvoir la solidarité nationale dont le fondement est notre « vouloir vivre collectif ». La nation a le devoir moral de venir en aide aux couches de la population les plus vulnérables. Pour cela, il sera nécessaire d’accroître et d’étendre le système d’allocations et d’aides sociales, les équipements collectifs, les internats, les écoles publiques, la santé publique, la couverture maladie, en particulier celle des plus démunis…

Il faut que le Gabonais moyen soit le premier bénéficiaire de la richesse nationale. Cette exigence de transformation sociale sera une des hautes priorités de mon mandat.

En effet, je souhaite placer l’Homme au cœur de l’action, à la fois en tant qu’acteur du développement et bénéficiaire de ce développement. J’invite donc solennellement mes concitoyens à un nouveau contrat social, qui nous permettra de réussir cette transformation d’ici 2016.

Les urgences sociales sont nombreuses et concernent aussi bien l’éducation, la protection sociale, l’égalité face à la maladie que l’accès à l’eau potable, à un logement décent et à l’assainissement, ainsi qu’à un emploi rémunéré et à des opportunités de revenus.

Dans le domaine de l’éducation, nous bénéficions d’une scolarisation au primaire presque universelle et d’une quasi parité entre les filles et les garçons. Toutefois, cette performance doit être relativisée, en raison de la faible efficacité interne du système éducatif gabonais qui se manifeste dans les taux de redoublement élevés et dans les faibles taux d’achèvement à tous les niveaux, du primaire au supérieur. Il s’y ajoute, l’inadéquation entre la formation et l’emploi.

A titre d’exemple, l’Etat gabonais consacre, en plus des efforts propres des parents, 40 milliards de francs CFA par an pour financer les allocations scolaires dans des filières de formation qui au final ne correspondent pas toujours aux besoins de notre économie et du marché de l’emploi. Nous ne pouvons plus nous permettre cela. La modernisation de notre infrastructure de formation et sa meilleure adéquation avec l’emploi seront un impératif pour le prochain mandat.

Nous poursuivrons la politique de gratuité scolaire et nous favoriserons un meilleur accès aux fournitures scolaires et un encadrement renforcé, en qualité et en quantité.

De nouvelles écoles supérieures et techniques seront créées, sur l’ensemble du territoire, et les contenus des formations seront repensés pour mieux préparer les élèves aux réalités du milieu du travail. Je compte organiser en 2010 des Etats généraux de l’éducation et de la formation, afin que tous les acteurs concernés redessinent ensemble les voies à suivre pour générer un système éducatif d’excellence dans notre pays.

Le développement du potentiel humain de notre pays suppose également qu’un appui conséquent soit accordé aux acteurs culturels, aux artistes et aux intellectuels, pour leur permettre d’exprimer pleinement leur art et leur savoir tout en assurant une protection de leurs droits en tant qu’auteurs.

Les industries culturelles seront donc encouragées à travers tout le pays et plusieurs infrastructures culturelles (musées, conservatoires, théâtres, bibliothèques) seront mises en place ou redynamisées, notamment le CICIBA afin de mieux valoriser notre patrimoine national et notre riche histoire. L’apprentissage des langues nationales sera encouragé.

Concernant la santé, il nous faut nous attaquer en priorité à la pandémie du sida qui touche encore plus de 7% de la population. Des mesures énergiques de prévention et de traitement seront mises en œuvre, de manière à inverser rapidement la tendance. J’en ferai une affaire personnelle.

Au-delà du VIH/Sida, notre intérêt portera sur l’ensemble du système de santé qui continue de se caractériser par de faibles indicateurs. Les efforts seront concentrés sur l’amélioration de l’accès aux soins de santé, sur la généralisation de la couverture vaccinale et l’assurance maladie, sur un meilleur approvisionnement en médicaments ainsi que sur une meilleure qualité des soins.

De manière spécifique, je m’engage à rendre gratuits les frais d’accouchement dans les structures de santé publique dès le premier jour de mon installation à la Présidence de la République. La protection sociale recevra d’importants moyens financiers, en ciblant en priorité les handicapés, les personnes âgées, les enfants, les indigents, les veuves, les orphelins, les filles mères, la femme rurale et les peuples autochtones.

La pension des retraités sera revalorisée et une couverture sanitaire gratuite leur sera garantie dans les centres de santé de l’Etat. Leur mobilisation dans des activités d’intérêt public sera également promue.

La dimension genre sera prise en compte dans toutes les politiques publiques. Les femmes bénéficieront ainsi de plus de pouvoir politique. Leurs capacités économiques seront également renforcées, notamment par la facilité de l’accès au crédit et à la formation. Les droits des veuves et des orphelins seront protégés notamment en ce qui concerne la succession.

Nous veillerons également, à l’horizon 2016, à rendre universel, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, partout sur le territoire national. Il s’agit là d’un droit fondamental de tout citoyen gabonais. L’habitat social sera fortement relancé, à travers la mise en œuvre d’un programme de construction de villas et d’aménagement de parcelles, de façon à permettre à tout citoyen de pouvoir disposer d’un logement digne. Les quartiers insalubres des centres urbains notamment ceux de Libreville doivent être réhabilités et modernisés.

L’emploi sera soutenu, grâce à la mise en place de lignes de crédit et à l’encadrement des promoteurs de projets productifs. Les jeunes doivent être les grands bénéficiaires. Des opportunités de stage leur seront offertes, en encourageant la signature de conventions Etat-Patronat et en valorisant l’apprentissage dans les ateliers d’artisans.

Afin de mieux cerner les besoins et attentes de la Jeunesse, je compte tenir en 2010 un Forum national de la Jeunesse pendant lequel toutes les questions relatives à la jeunesse, y compris les sports et les loisirs, seront abordées, un plan d’actions identifié et mis en œuvre avec diligence.

Concernant le sport en particulier, nous devons en faire un facteur privilégié de l’épanouissement de notre jeunesse. Nos établissements primaires, secondaires et supérieurs doivent devenir des pépinières de champions. Outre les moyens que l’Etat mettra en place, nous nous engageons à encourager le mécénat. De même, les Artistes bénéficieront de l’attention des pouvoirs publics, notamment par la création d’un conservatoire, des centres culturels dans chaque province et par la protection effective des droits d’auteur.

Ces neuf axes stratégiques vont être détaillés et renforcés dans le cadre des visites de proximité que je compte vous rendre. Pour chaque axe retenu, j’indiquerai, de manière précise, les mesures d’urgence qui seront prises dès mon entrée en fonction.

Le Premier ministre, que je vais nommer une fois élu, détaillera encore plus, dans sa Déclaration de Politique générale, les actions envisagées dans chaque secteur, en relation avec les ministres. Nous pourrons ainsi disposer d’un agenda gouvernemental chiffré et daté.

Je souhaite en effet gouverner dans une option de gestion axée sur l’obligation des résultats. Nous y parviendrons en plaçant l’homme au cœur de l’action et en adoptant des méthodes de travail simples, pragmatiques et performantes.

Le programme que je vous propose sera constamment suivi, pour veiller à sa bonne mise en œuvre. Une évaluation systématique des performances atteintes sera effectuée, afin d’apporter si besoin, les correctifs nécessaires. » (Ali Bongo)

Affaire Ben Barka : nouvelles révélations et vieille raison d’Etat

Posted on 12 octobre 2009 (0)

Ben-BerkaMaître Maurice Buttin, le vieil avocat de la famille de Mehdi Ben Barka, opposant marocain enlevé à Paris en 1965, est un homme persévérant. Quand une nouvelle version, fondée sur l’apparition subite d’un rapport de gendarmerie faisant état de l’incinération du corps de Ben Barka dans le département de l’Essonne, en France, il prend acte. Il annonce qu’il entend actionner la procédure judiciaire pour y avoir accès, mais il refuse que cela fasse diversion à la raison d’Etat qui a encore agi pour bloquer l’émission de mandats d’arrêt contre quatre responsables marocains, dont le chef de la gendarmerie royale, par Interpol.

Le «nouvel élément», accueilli avec circonspection par l’avocat, est venu d’un ancien commando, George Fleury, qui affirme avoir reçu dans les années 80, un rapport contenant des procès-verbaux d’une enquête de gendarmerie menée en 1966. Ces P-V font état d’une éventuelle incinération du corps de Mehdi Ben Barka par un habitant de Fontenay-le-Vicomte (Essonne), puis de l’immersion des cendres dans un étang, en échange de cinq millions de francs. Les gendarmes auraient découvert sur les lieux un morceau de tissu et une pièce de cuir, quant à la personne incriminée elle a nié. Ce nouvel élément n’apporte pas du nouveau au fond de l’affaire, mais l’avocat de la famille compte ne pas le laisser passer pour engager une action pour relancer l’instruction.

«C’est Rabat qui détient la vérité»

Me Buttin est convaincu que le corps de Ben Barka «a été rapatrié au Maroc, c’est Rabat qui détient la vérité». Il a rappelé que des thèses sont régulièrement avancées ces dernières années… «Il y a un an, on a dit que le corps avait été dissous dans l’acide, il y a deux ans, il était coulé dans du béton…». Le fils de l’opposant marocain, Bechir Ben Barka, a lui aussi jugé «étonnantes ces révélations tardives… Nous attendons à ce que ce rapport de gendarmerie dont personne n’avait entendu parler soit versé au dossier». «Ce que je vais demander c’est de récupérer le dossier, de demander à voir s’il y a un dossier de la gendarmerie», a déclaré Me Buttin à l’agence Reuters. Un tel dossier existe-t-il vraiment ? Si c’est le cas, estime l’avocat, il serait «scandaleux» qu’il n’ait pas été transmis à la justice. L’avocat reste prudent face à ce qui lui semble être une «thèse de plus» à la crédibilité douteuse. «Ca ne me semble pas crédible, c’est une thèse de plus. Mais dans un dossier de 95 pages, on peut trouver des éléments intéressants, des personnes qui auraient pu savoir et participer. Il y a une chance sur cent mais il faut la tenter». Cette «révélation» est-elle destinée à faire diversion face à l’exercice «franc» de la raison d’Etat qui a conduit le parquet de Paris à suspendre la diffusion par Interpol de quatre mandats d’arrêt visant des responsables marocains dont l’actuel chef de la Gendarmerie royale, le général Housni Benslimane, et l’ancien patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED, renseignements militaires), le général Abdelhak Kadiri ?

Quand le juge d’instruction dénonce «l’hypocrisie»

L’avocat de la famille Ben Barka considère que le vrai problème réside dans cette suspension des mandats d’arrêt. «La famille Ben Barka mérite de pouvoir faire son deuil. La raison d’Etat ne doit pas être utilisée 44 ans après». En tout cas, le juge d’instruction français en charge de l’affaire, Patrick Ramaël, n’a pas mâché ses mots au sujet des «précisions» techniques exigées par Interpol qui auraient motivé la suspension des mandats d’arrêt. Le juge a estimé «inutile et hypocrite» de compléter les mandats d’arrêt internationaux lancés contre les responsables marocains. «Interpol revendique le blocage des diffusions sollicitées selon des ‘procédures internes confidentielles’ qui tiennent compte des intérêts politiques et diplomatiques», a indiqué le juge Patrick Ramaël dans une lettre adressée au parquet. En conséquence, écrit-il, «j’estime inutile et hypocrite de ‘fournir de plus amples éléments afin de permettre d’apprécier s’il s’agit d’une affaire mettant en cause des responsabilités étatiques’.»

Le juge n’omet pas de relever dans sa lettre au parquet qu’il ne comprend pas «pourquoi pendant pratiquement deux ans, vous n’avez pas transmis ces mandats d’arrêt». Rappelons que le juge Ramaël avait lancé les mandats en octobre 2007 alors que le président français Nicolas Sarkozy se trouvait au Maroc. L’essentiel est bien dans la «raison d’Etat» qui continue à planer dans une affaire où les services marocains et français et la pègre parisienne sont directement impliqués. La colère du juge d’instruction français qui n’hésite pas à dire son fait au parquet de Paris – qui dépend de l’exécutif – en dit assez long sur la réalité de cette raison d’Etat.

M.S.

Des Obamas arabes, est-ce possible ?

Posted on 11 octobre 2009 (0)

Barack ObamaTous les peuples arabes souhaitent l’alternance au pouvoir avec des présidents élus démocratiquement qui représentent effectivement et légitimement la volonté de leurs peuples. Cela est-il possible sous nos latitudes ?

Les électeurs arabes peuvent-ils espérer à des Obamas sortis droit des urnes parce qu’élus au suffrage universel à l’instar des pays où la démocratie est loi, où l’électeur est roi.

Ou… c’est encore et toujours la sempiternelle reconduction du même homme au même poste? Excédée jusqu’à épuisement par les fraudes électorales à répétition, la nation arabe n’accorde plus aucune importance aux votes. Toutefois pourra-t-elle un jour (proche ou lointain) aspirer à des Présidents (et non des Résidents) jeunes, compétents comme Obama, capables de rendre espoir aux jeunes désespérés de leurs pays ?

Si «yes, we can», c’est que l’avenir du monde arabe est en devenir. Ce qui pourrait prêter à un optimisme prudent. Les Algériens, entre autres, cesseront de prendre «leurs canots» pour tenter «leur hargate» loin du pays courant le risque de côtoyer les rivages brumeux de la mort dans l’espoir d’atteindre des rivages hasardeux – d’ailleurs, plus chimériques que véridiques – des pays de cocagne. Ils trouveront, alors chez eux, ce qu’ils cherchent: paix et prospérité.

Changement dans la mentalité des Américains

Ce qui attire l’attention dans les dernières présidentielles américaines est que les Américains ont décidé de rompre avec la mentalité ségrégationniste rétrograde entre Blancs et minorités (Noirs, Latino-Américains, Asiatiques…). Les Américains semblent se vider des idées reçues d’un autre âge, d’une autre génération à savoir la suprématie de la race blanche sur les autres. La nation américaine s’est rendu compte que sa composante humaine est, finalement, une et indivisible abstraction faite de la race, de la couleur de la peau, des yeux, des cheveux, du culte, du sexe…

Les électeurs américains ont misé essentiellement sur la jeunesse et la flexibilité d’esprit d’Obama et non sur sa peau et/ou ses origines. Conversion radicale dans la mentalité américaine. Des millions de Blancs ont voté pour lui. L’Amérique semble rentrer dans une phase importante de son Histoire: la volonté d’être de nouveaux citoyens gouvernés par de nouveaux dirigeants jeunes, compétents, performants à même de rendre espoir aux plus désespérés de leur pays.

Les politiques arabes peuvent-ils changer de mentalité ?

Les révisions, à répétition, de la Constitution selon la pointure des gouvernants risquent fort de la pervertir et finissent par lasser les citoyens. Elles peuvent provoquer une forme d’indolence chez les électeurs et faire passer les affaires publiques, même les plus urgentes, au second plan. Ce qui importe aux politiques, c’est la participation massive aux élections. Quant à l’Opposition, elle est réduite à l’alliance, l’obédience ou au silence. Elle n’a pas de plage horaire à la télévision pour s’exprimer à l’instar des pays réellement démocratiques. Celle-ci est devenue la propriété privée des hommes au Pouvoir. Pourtant, dans les pays effectivement démocratiques, l’Opposition est le baromètre de la bonne santé politique du pays. Le citoyen s’exprime, le Pouvoir écoute, l’Opposition surveille ratages et dérapages des dirigeants. Le pays est, ainsi, dirigé dans le sens que souhaite le peuple. Il est clair que lorsque l’Opposition est dynamique, elle empêche la sclérose d’une politique plombée et son corollaire l’immobilisme (politique et social) et donne, surtout, de la légitimité aux gouvernants en ce qu’ils sont les résultats des urnes.

Le mal du pays

Le mal qui ronge, actuellement, l’Algérie est le lobby des médiocres, auquel cas il faut ajouter le fait de rester enfermé dans le carcan d’un passé révolu qu’il faut transcender (sans le renier). Ce dernier risque de frelater l’originalité même du citoyen et d’entraver son évolution vers le progrès. Dans notre pays, les choses changent mais n’évoluent pas. Ce qui explique, peut-être en partie, que nous ne produisons rien (ou presque) et que nous importons tout (ou presque). La baisse vertigineuse du prix du pétrole inquiète tout le monde, les politiques comme les citoyens. Ce qui explique que notre société est désorganisée, voire désarticulée. Pourtant, la plupart des Algériens veulent rompre avec la gérontocratie et son système qui fonctionne hors du temps réel. Ils désirent un système politique où l’alternance est garantie, avec des dirigeants plus jeunes, plus compétents, plus performants qui seront la promesse d’un Etat droit, un Etat de Droits et surtout un Etat où les Droits de l’Homme et du Citoyen sont garantis, protégés et respectés. Mais aussi et surtout un Etat d’espérance pour les jeunes désespérados et «harraga».

Avec les changements dans la «même continuité», il y a un risque majeur de briser l’élan de l’espoir, notamment chez la jeunesse. Il faut rappeler que l’espoir est un carburant social. Sans lui, il y a lieu de s’attendre à une démobilisation quasi généralisée.

Par contre, les élections ne peuvent recouvrer leur valeur signifiante, en Algérie et dans le monde arabe, que si elles sont intègres, honnêtes et transparentes à même de satisfaire et rendre confiance à tous les électeurs. Autrement dit, elles ne peuvent être fiables que si l’électeur (re)devient souverain de sa voix sachant pertinemment qu’elle pèse son poids dans l’urne.

Si les Chefs arabes parviennent à admettre que la politique n’est ni une vocation ni, moins encore, une carrière professionnelle mais une simple mission limitée à un mandat ou deux tout au plus, alors les peuples cesseront de désespérer puisque chaque nouveau mandat conduira, sans nul doute, un nouvel Obama arabe porteur d’espoir mais non un marchant de rêves. Ce qui donnera l’envie à tous les électeurs arabes d’aller voter pour choisir leur candidat. Autrement formulé, chaque électeur «apportera de l’eau à son espoir». C’est alors que la voix de l’électeur vaudra son pesant d’or car ce sera les urnes qui décideront et non plus les magouilles. De ce fait, l’Algérie sera fière d’être l’Algérie de tous les Algériens et non plus de la nomenklatura. Ceux-ci, à leur tour, se réjouiront et savoureront le goût ô combien exquis d’une démocratique réelle et non plus virtuelle. L’Algérie rentrera alors, de plain-pied, dans le développement, à la fois, de la science et de la conscience, voire du développement tout court. Il faut reconnaître que l’Algérie a toutes les chances de guérir de son cancer chronique des nations sous-développées pour rejoindre le concert des nations développées convoité par tous et par chacun. C’est la volonté politique, hélas, qui manque le moins. Sinon:

- Les Algériens apprendront «l’art» du savoir-vivre, du savoir-faire, du savoir-être et rompront définitivement avec le «ârt» du savoir-survivre.

- L’Algérie plurielle, antagonique et divisée d’aujourd’hui, redeviendra, comme par le passé, une Algérie unie et fraternelle. De ce fait, les électeurs pourront avoir un droit de regard sur les agissements de leurs élus tous niveaux confondus (APC, APW, APN, Président) et leur demanderont des comptes (au dinar, dollar, euro près) des deniers publics. Mais… nos dirigeants l’entendront-ils de cette oreille ?

L’Algérie d’aujourd’hui a, plus que jamais, besoin d’une autre Algérie, d’un autre souffle, d’un autre système, d’autres gouvernants qui incarnent visiblement le changement radical ambitionné par toute la société et non un faux changement dans une réelle continuité. La plupart, sinon tous les souverains arabes adorent ordonner et refusent d’obéir à quiconque, pas même à la volonté de leurs peuples respectifs. Ils se vouent un culte morbide autour de leur personnalité. Ils se comportent avec une arrogance telle qu’ils prétendent être d’une essence supérieure à la condition humaine de leurs compatriotes. C’est pourquoi ils concentrent tous les pouvoirs dans leurs mains et centralisent les décisions politiques et administratives. Quant à la séparation des pouvoirs, il ne faut même y rêver. Certains sont une force de nuisance en semant la division au sein de la même nation arabe au lieu de conforter son unité. Pourtant, les pays européens ont, depuis longtemps, compris qu’ils sont tenus à conjuguer «au présent de l’impératif», les efforts de tous pour constituer un bloc homogène contre certaines puissances compétitives comme les Etats-Unis, par exemple s’ils veulent continuer d’exister. Quant à l’Opposition chez nous, elle est si lige et si amorphe qu’elle semble inexistante vu qu’elle n’exerce aucun contre-pouvoir sur le Pouvoir. Ce n’est, certes, pas la voie royale pour rattraper le peloton des nations développées et évoluées. Seule une synergie coordonnée de la jeunesse et l’intelligentsia pourra imposer le changement souhaité par la nation.

De son vivant, Martin Luther King avait toujours rêvé d’une Amérique meilleure parce qu’il croyait dur comme fer à son rêve. Mais aussi, faut-il le rappeler, parce qu’il vivait dans le pays de l’Oncle Sam où le rêve est non seulement permis, mais a ses chances de se réaliser. Dans le monde arabe, le rêve personnel s’étouffe dans l’oeuf. On impose le rêve unique, la pensée unique, la voix unique et… le Chef unique. «Unique comme Dieu», disait Rachid Mimouni dans son roman «Le Fleuve détourné». Ainsi va notre monde (arabe): de l’absolutisme à l’immobilisme au… hold-up de la démocratie, à la régression, à la répression. Est-ce une fatalité ? En tout état de cause, ce n’est, certes, pas une fatalité divine mais exclusivement humaine.

Si Dieu (Gloire à Lui) nous a glorifiés, dans Son Livre: «Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir aux hommes. Vous ordonnez le convenable, vous interdisez le blâmable et vous croyez en Dieu»(1), nos clercs (Honte à Eux) nous livrent en pâture aux condamnables: guerres, misères, ignorance, sous-développement… Enfin… à tout ce qui est blâmable. De grâce lecteurs, si je dors ne me réveillez pas. Je «RÊVE» que les dirigeants arabes sont (re)devenus les meilleurs hommes surgis aux hommes. Ils exhortent au bien, interdisent le mal et… croient en la démocratie. Cependant, si mon rêve ne vient pas à se réaliser à l’exemple de Martin Luther King, au moins je vis dans mon rêve à défaut de vivre mon rêve.

Moralité: si le monde arabe rêve, c’est la preuve qu’il continue à dormir profondément. Oh grands rêveurs, réveillez-vous, pardi ! Nous sommes au 21e siècle. La nation cesse de vous bercer.

Mohammed Guetarni, Docteur ès lettres, Maître de conférences à l’Université de Chlef