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Ruée vers les agences d’Air Algérie

Posted on 16 novembre 2009 (0)

0Aller vers Khartoum et… faire gagner les Verts. One Two Three… Les supporters de l’équipe algérienne continuent à y croire. Ils seront au Soudan pour encourager leur équipe avec d’autant plus de force ou de hargne qu’ils ont le sentiment, justifié, que leurs joueurs ont subi une situation inacceptable.

Dans les rapports, peu cordiaux, entre l’Algérie et l’Egypte, cette ultime affaire laissera des traces. Beaucoup de traces même car ce ne sont plus des cercles politiques restreints qui se sont sentis concernés par ce qui s’est passé au Caire. On a pu le constater même chez des intellectuels arabophones, traditionnellement dans une relation de sujétion avec l’Egypte et suspectant toujours des manoeuvres contre «l’arabité». Il faut en faire le constat, même si dans les milieux intellectuels algériens on rappelle, de manière fort raisonnable, que l’Egypte ce n’est pas seulement des hooligans et qu’elle n’est pas réductible aux apparatchiks qui sont semblables – ou qui ont servi de modèles – à ceux des autres «absurdistans» arabes. C’est une évidence qu’il est sain de rappeler.

Mais les moyens de communications modernes, assurant une diffusion intense des évènements, ont créé un impact plus lourd : quelque chose s’est bien rompu avec l’Egypte, même si des Algériens continueront à apprécier les écrivains et les artistes égyptiens. Que des nervis ou tout simplement des jeunes – encouragés ou laissés libres de le faire – caillassent le bus des footballeurs algériens, aurait pu passer pour un incident, s’il n’y avait eu l’insupportable attitude des officiels et des médias égyptiens. La manipulation de la rue et des bas instincts par des voyous en costume, qui ne jettent pas de pierres mais répandent leur poison dans l’opinion, a démontré son efficacité au Caire.

Il reste que si l’on est légitimement écoeuré par ces comportements arrogants et violents, la pire des choses serait de les dupliquer en Algérie, de verser dans une absurde vendetta et de répliquer à la bêtise haineuse avec les mêmes arguments. On ne peut plus affirmer que ce «n’est qu’un match». C’est devenu, même si l’on n’aime pas cela, plus qu’un match. Les dégâts occasionnés par le guet-apens du Caire sont trop lourds et les esprits ont été trop échauffés pour parvenir à ramener les choses à cette simple dimension.

Il reste pourtant, au milieu de l’exacerbation des passions, une place pour la raison. Les médias, même s’il est de leur rôle de «traduire» les sentiments de l’opinion, ne doivent pas oublier qu’ils sont tenus par des règles déontologiques élémentaires : ne pas diffuser de fausses informations, ne pas appeler à la haine et à la violence. Les médias ne sont pas des hooligans. Les citoyens, pas seulement l’Etat, ont aussi le devoir de veiller à ce qu’aucune violence ne vienne toucher des expatriés égyptiens. Le comportement strictement imbécile et vulgaire des élites officielles égyptiennes et de quelques égarés ne met pas en cause le peuple égyptien et encore moins les ressortissants de ce pays qui vivent en Algérie. Il ne faudrait pas le perdre de vue sur la route de Khartoum.

K. Selim

Egypte-Algérie : Une bataille tactique

Posted on 14 novembre 2009 (0)

FootballVers la fin des années 60, et lors des stages d’initiateur de premier degré, nos vénérés et respectables maîtres Echeikh Ouaddah, Gnaoui Souilem et Aïssa Hamadène ont tenu à attirer notre attention sur la signification exacte des termes techniques afin de saisir les nuances entre la tactique, l’organisation de jeu et le plan de jeu. Cet enseignement nous a aidés tout au long de notre parcours d’observateur et d’analyste. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que les deux responsables techniques Saâdane et Shehata ont dû passer des nuits blanches ces dernières semaines. C’est tout à fait logique dans la mesure où ce sont eux les maîtres d’oeuvre qui se trouvent à 90 minutes de la gloire ou de la déchéance en raison de l’importance du choc d’aujourd’hui.

On dit bien volontiers que la rue algérienne connaît bien le football. Il suffit de prêter l’oreille aux débats passionnés engagés par les sportifs de tous âges. En chacun de ces sportifs sommeille un entraîneur-sélectionneur. La plupart des journalistes ont sollicité des entraîneurs et d’anciens joueurs internationaux. Et que dire de ce sondage ? Eh bien, et le contraire aurait été surprenant, les avis sont partagés. Les uns pensent qu’il faudra attaquer dès le coup d’envoi et ne pas se cantonner en défense. D’autres prônent la prudence durant les vingt premières minutes avant d’aller à l’attaque. Enfin, d’autres «sondés» préconisent une attitude intermédiaire à savoir, que tout en restant vigilant, il faudra se montrer conquérant. Saâdane et Shehata ont bien évidemment longuement visionné les cassettes de l’adversaire et ont fourni moult explications et consignes à leurs joueurs. S’entraînant toutes les deux en isolement total, il est difficile d’avoir une idée de base sur la tactique préconisée. Toutefois, de Florence, une information a attiré l’attention de nos confrères sur place. Il semblerait que Saâdane prépare deux surprises de taille à son rival Shehata. De quel ordre ? Rien n’a filtré, mais on sait tout de même que notre entraîneur national est en possession de paramètres et détails précis concernant la probable composition et la préparation de l’équipe d’Egypte. Par ailleurs, et sur la base de ses observations des confrontations s’étant déroulées au Caire, Saâdane a demandé aux joueurs de rester concentrés tout au long du match, et plus particulièrement durant le premier quart d’heure de chaque mi-temps, sachant que les buts égyptiens ont été souvent inscrits durant ces périodes bien distinctes. On a appris également que Saâdane a évoqué toutes les éventualités de ce match, expliquant aux joueurs comment réagir en fonction du score du moment. Sur quel dispositif de base le onze algérien entamera-t-il les débats ? Jusqu’à présent, Saâdane a plutôt penché vers le 3-5-2 où le rôle des latéraux Matmour et Belhadj doit être déterminant. Mais, comme la position de «challenger» de l’Egypte fera obligation à celle-ci d’attaquer pour, au moins, inscrire les deux buts donnant droit à un match de barrage, il ne serait surprenant de voir nos représentants démarrer la rencontre avec un strict 4-5-1 en misant sur la vitesse, en contre, des Ghezal, Saifi ou même d’un joueur du milieu. D’ailleurs, Shehata aurait opté pour un schéma, résolument offensif en 3-4-1-2, le «1» étant Aboutreika alors que les avants de point n’étant autres que Zaki et Zidan. Jusqu’à l’heure du match, le coach égyptien espère le rétablissement de Abderabou tout en préparant les «solutions» de rechange. Quoi qu’il en soit, Saâdane a visionné la cassette du match amical Egypte-Tanzanie. Il a dû s’apercevoir de la lenteur des défenseurs centraux égyptiens qui, en l’absence de leur tour de contrôle Gomâa, sont certainement prenables dans le jeu aérien que dans les duels au sol.

La densité du milieu ne lui a pas échappé non plus, et de même que les montées du défenseur droit El Mohammedi. Il s’agira de contrer cet élément pour l’empêcher d’effectuer des centres, mais également de mettre à profit ses «sorties» lorsque l’occasion se présente. Dans le football actuel, bien que chaque joueur est imprégné par sa fonction spécifique, pouvant survenir en cours de match, il doit s’adapter aux différentes situations du match. C’est sans doute l’un des messages que Saâdane a transmis à ses protégés. Les joueurs surtout dans ce choc d’un tel enjeu et d’une telle importance sont tenus de ne penser qu’au bénéfice de la collectivité, ceci dit sans brider pour autant les initiatives individuelles positives. Car rien n’est plus intolérable que de voir un attaquant, par exemple, tirer dans une position d’angle fermé alors qu’un ou deux coéquipiers sont libres de tout marquage, dans la surface adverse. Nous citons ce cas de figure car c’est le plus fréquent et le frustrant. Ceci dit, Saâdane et Shehata ne montreront leurs intentions qu’au coup d’envoi du match et il serait possible que les plans les plus élaborés soient faussés par la réalisation d’un ou deux buts, d’un côté comme de l’autre. En somme, les entraîneurs proposent et les évènements disposent.

Adjal Lahouari, QO Algérie

Côte d’Ivoire : violation de l’embargo sur les armes

Posted on 28 octobre 2009 (0)

Gbagbo_ferkeL’Afrique était un dépotoir. Elle reste de nos jours un champ d’expérimentation et un terrain idéal pour trafiquants d’armes. Les exemples sont légion. Dernier en date, l’Angolagate, le nom donné à un trafic d’armes dans les années 90 à destination de l’Angola. Cette affaire, qui a connu son épilogue devant le tribunal de Paris mardi dernier et dite « affaire Falcone-Mitterrand-Gaydimak », a, pour la première fois, révélé au grand jour les liens occultes et quasiment maffieux entre marchands d’armes et milieux politiques.

Les deux principaux protagonistes de ce trafic juteux (environ 400 milliards de nos francs) que sont Arcadi Gaydamak et Pierre Falcone ont été condamnés chacun à six ans de prison ferme et les autres personnes incriminées écopent de peines moins lourdes assorties d’amendes de plusieurs milliers d’euros.

Dire que l’Afrique demeure une aubaine pour trafiquants d’armes de toute sorte, c’est trahir un secret de polichinelle. Cela tient d’autant plus de la lapalissade que pendant que mardi dernier l’Angolagate connaissait son dénouement judiciaire, les Nations unies décidaient de pointer un doigt accusateur sur les responsables de trafic d’armes en Côte d’Ivoire.

En 2005, en pleine crise politico-militaire, les Nations unies avaient décrété un embargo sur les armes à destination du pays du président Félix Houphouët -Boigny. Pour le groupe d’experts mandatés par le Conseil de sécurité pour enquêter sur ce trafic, « cet embargo est régulièrement violé aussi bien par l’ex- rébellion des Forces nouvelles que par le gouvernement avec de nombreuses entrées d’armes et de munitions en provenance du Burkina » et « malgré l’embargo sur les armes, les deux parties ivoiriennes dans le Nord et le Sud continuent de se réarmer ou de se rééquiper avec du matériel connexe ».

Voilà qui est dit et qui pourrait – si cette information est juste – compliquer singulièrement la tâche du facilitateur dans la crise ivoirienne. En effet, si ce rapport avait été sorti il y a quelques années, personne n’aurait rien eu à redire en criant au baudet, ce, d’autant plus qu’il bruissait de toutes parts que le Burkina était un grand fournisseur d’armes aux rebelles ivoiriens.

Mais de nos jours, où notre pays se démène comme un beau diable pour éteindre le brasier ivoirien, cela est difficilement compréhensible Et c’est peu dire que d’affirmer que ce brûlot concocté par les experts onusiens pourrait bien être une pierre jetée dans le jardin de Blaise Compaoré, celui-là même qui été choisi comme facilitateur.

Comment, véritablement, peut-il jouer son rôle de médiateur, c’est-à-dire être équidistant des deux parties, tout en poursuivant la fourniture d’armes à une des parties ?

Une autre préoccupation et non des moindres soulevée dans le rapport mérite vraiment qu’on s’y attarde un peu : il s’agit de la « course à l’armement » que l’on constate aussi bien du côté de la rébellion que du côté gouvernemental. Comment comprendre que, pendant que tous les regards sont tournés vers la présidentielle du 29 novembre prochain (dans un mois jour pour jour donc), les différentes parties ne soient préoccupées qu’à s’équiper en matériel de guerre ?

Certes, le report de la présidentielle est depuis un secret de polichinelle ; mais si, du côté pouvoir, acheter ce matériel de guerre pour équiper une armée républicaine pourrait aisément s’expliquer et se comprendre (si toute fois la Côte d’Ivoire n’était pas frappée d’embargo), cela l’est moins en ce qui concerne la rébellion armée.

Alors, les différents protagonistes de la crise ivoirienne jouent-ils vraiment franc-jeu afin de sortir de cette impasse ? Le doute est permis, ce, d’autant plus que plus jamais cette situation de ni guerre ni paix fait l’affaire de plus d’un. Alors qu’au-delà des petits intérêts personnels, il faudra bien sceller une paix de braves !

Boureima Diallo, l’Observateur

17% des Français se feront vacciner contre la grippe A

Posted on 26 octobre 2009 (0)

H1N1-FluUn sondage Ifop révèle que seuls 17% des Français se feront bientôt vacciner contre la grippe A et que 82% de la population ne seraient pas prêts à franchir ce pas. Mais les vrais craintes des Français se situent sur les adjuvants présents dans les vaccins pandémiques H1N1. Depuis plus de 30 ans, de nombreux vaccins comportent dans leur composition des substances dénommées adjuvants, dont l’ajout permet d’augmenter de façon spécifique la réponse immunitaire pour une même dose d’antigène vaccinal.

Dans le contexte d’une pandémie grippale, on ne connaît à l’avance et de façon précise ni la date de survenue, ni les caractéristiques spécifiques du virus pandémique qui circulera. Il est donc essentiel de pouvoir développer et produire rapidement des vaccins contre la souche virale identifiée, et de mettre à la disposition des autorités sanitaires des doses suffisantes de vaccins pour couvrir la population. A cet égard, l’utilisation d’un adjuvant permet de réduire la quantité d’antigène par dose de vaccin tout en conservant une réponse vaccinale optimale, et ainsi, de produire davantage de doses, dans un rapport qui peut aller de 1 à 2 à 1 à 4 pour une même quantité globale d’antigènes disponibles.

L’utilisation d’un adjuvant peut aussi s’avérer utile en cas de mutation du virus, car ils sont susceptibles de favoriser une efficacité immunitaire plus large, c’est-à-dire en assurant un certain degré de protection vaccinale face à une souche virale modifiée. L’ensemble de ces considérations, ainsi qu’un large recul clinique sur le profil de sécurité jugé favorable pour ces adjuvants, ont conduit à privilégier à l’échelon européen le choix du développement de vaccins contenant un adjuvant, tels que les deux vaccins qui viennent de faire l’objet d’un avis positif du comité scientifique de l’EMEA pour l’autorisation de mise sur le marché. D’autres vaccins sans adjuvant sont en cours de développement et viendront compléter l’offre de couverture vaccinale d’ici le milieu de l’automne notamment pour vacciner des personnes immunologiquement plus vulnérables, telles que les femmes enceintes, les très jeunes enfants ou les personnes immunodéprimées.

Dans ces cas, le choix d’un vaccin sans adjuvant, tel que préconisé par le Haut Conseil de Santé Publique dans son avis du 7 septembre 2009, le sera à titre de précaution. En effet, les diverses études scientifiques qui ont été conduites en Europe et dans le monde, n’ont pas permis d’établir un lien entre l’utilisation de vaccins avec adjuvants et l’apparition de perturbations du système immunitaire aux conséquences graves dans la période suivant la vaccination.

Les sels d’aluminium sont de longue date les principaux adjuvants utilisés dans les vaccins en général. Le recul de pharmacovigilance est très important, et ne fait apparaître globalement que des effets indésirables locaux et bénins, même si certaines controverses nourrissent des débats récurrents notamment quant à la possibilité non établie à ce jour que cet adjuvant puisse être à l’origine de rares pathologies auto-immunes. Les vaccins pandémiques avec adjuvant qui viennent d’être autorisés comportent des adjuvants d’une génération plus récente dite huile dans l’eau. Leur composition incorpore essentiellement du squalène (substance lipidique qui est présente notamment dans les aliments). C’est le cas pour les adjuvants MF59 et ASO3. Les études pré-cliniques réalisées chez plusieurs espèces animales n’ont pas montré de toxicité particulière, notamment de foeto-toxicité, ou de tératogénicité.

La ville algérienne face au défi de sa régression urbaine

Posted on 13 octobre 2009 (1)

BouteflikaAu lendemain de chaque averse, même la capitale algérienne n’échappe pas au désordre urbanistique ambiant, se transformant ainsi en quelques heures, en un véritable champ de boue et cela malgré les promesses successives de la part des hautes autorités de l’Etat afin d’y améliorer le cadre de vie des citadins au sein de leurs milieux urbains et cela malgré une embellie financière jamais égalée depuis l’indépendance.

Cinquante ans après l’indépendance, la ville algérienne continue toujours à régresser au point d’affecter la vie quotidienne des citoyens même, pour devenir une simple agglomération urbaine au lieu de progresser et d’acquérir le statut de milieu urbain moderne. En ce début du XXI e siècle, si l’urbanisation anarchique des agglomérations algériennes, fait que les premières chutes de pluie ne sont plus perçues par la population comme un signe d’abondance, mais soulèvent de nouvelles craintes d’inondations puisqu’il suffit de deux heures de précipitations pour se rendre compte que tout ce qui a été fait depuis quelques années est non-conforme au normes modernes de l’amélioration urbaine, car sous dimensionné et obsolète au point que les gens jugent qu’ils habitent dans le nid d’une rivière tellement que même leurs centres-villes sont souvent couverts d’amoncellement de boue en hiver, comme pour venir mettre à découvert l’insuffisance accrue des politiques d’aménagement urbain, par cause du laisser-aller des autorités locales et centrales, parce que si des bureaux d’études d’architectes algériens en sont arrivés à concevoir des centres d’affaires, de tours commerciales, elles sont encore incapables de faire en sorte que les eaux de pluie suivent la rigole, comme cela se faisait sans problème déjà dans les villages aux siècles passés durant la période coloniale. Si aujourd’hui les chaussées sont revêtues à coups de milliards de dinars tout en oubliant de réaliser et de bétonner les fossés, au point que le revêtement vole en éclats, fatalement, dès les premières semaines de l’hiver, lorsque les rues des villes sont inondées, c’est parce que les techniciens de la maîtrise d’ouvrage n’accourent sur les lieux du projet qu’au moment du sinistre afin d’y conclure à la non conformité des canalisations installées un ou deux années auparavant, comme pour démontrer que tous les services techniques ont uni leurs efforts afin que le travail d’amélioration urbaine soit de mauvaise facture en Algérie.

C’est parce que, souvent, les autorités locales et centrales sont loin de maîtriser la problématique des aménagements urbains, au point d’oublier leur rôle principal dans la gestion des budgets de l’Etat et de la recherche de meilleurs résultats dans les projets d’amélioration urbaine afin d’y assurer une meilleure qualité de cadre de vie pour toute une génération future, que les habitants d’agglomérations algériennes, vivant sous la menace d’inondations pluviales, s’interrogent aujourd’hui sur l’impact des dépenses faramineuses qui ont servi à la mise en place d’équipements et d’installations hydro-électriques ainsi qu’à la construction d’ouvrages de rétention ou à d’autres travaux de rééquilibrage des rivières, puisque autant d’investissements ont été réalisés pour voir finalement des agglomérations envahies par les eaux à travers leurs quatre coins. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce sont surtout les zones d’habitation réputées pour leur invulnérabilité en matière d’inondations qui ont été les plus touchées par les pluies ces dernières années, sans parler des quartiers implantés à l’intérieur même des villes à cause du manque d’entretien des avaloirs et des regards, comme s’était le cas en 2009 à la ville de Annaba. Conscients de la nécessité d’une maîtrise de l’assainissement urbain, destinée à améliorer les conditions de vie des habitants et protéger les biens et les personnes contre les graves conséquences susceptibles d’être générées par les débordements des eaux usées, préjudiciables à la santé publique, ainsi que par le cycle des inondations récurrentes avec leurs dégâts matériels et même des pertes humaines en raison de la position géographique de certaines villes algériennes, située dans une zone très plate. Les pouvoirs publics algériens avaient initié, ces dernières années, un programme d’aménagement des systèmes de collecte et d’épuration, d’évacuation des eaux pluviales et de protection contre les inondations, d’où ce programme, qui a nécessité un investissement public important, n’a pu donner aujourd’hui des résultats concrets, tout comme les travaux de renouvellement des réseaux d’assainissement qui ont été effectués puisque les eaux des pluies qui envahi les cités de certaines agglomérations, suscitent souvent des vagues de colère qui conduisent à la fermeture des routes à la circulation.

M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, en présidant la réunion d’évaluation consacrée au secteur de l’habitat et de l’urbanisme en 2009, avait abordé la mise en œuvre du programme national de logements et d’amélioration urbaine et, également, il avait permis de prendre connaissance des grandes lignes du programme quinquennal 2010-2014 dans ce domaine. Dans le domaine d’amélioration urbaine, l’Etat algérien préconise la conduite d’un vaste programme d’amélioration urbaine, pour réduire les déficits en viabilisation et améliorer le tissu urbain, programme qui a bénéficié à 12.000 sites à travers le territoire national; ainsi que la mise à jour de la législation, de la réglementation et des instruments publics d’intervention dans le domaine de l’habitat et de l’urbanisme, donc les cinq prochaines années verront, notamment, la poursuite des opérations d’amélioration urbaine et de résorption des déficits en VRD, le parachèvement des révisions des plans d’urbanisme, la mise en oeuvre de la loi relative au parachèvement des constructions ainsi qu’une plus grande maîtrise du cadre urbanistique. Dans le même temps, le Chef de l’Etat a rappelé ses directives pour une prise en charge du cadre bâti et la généralisation progressive d’un urbanisme de qualité, tout en ajoutant que «les premiers résultats atteints dans ce domaine doivent nous encourager de sorte à mettre définitivement un terme aux livraisons de logements sans parachèvement de toutes les viabilisations requises, tout comme la réhabilitation du vieux bâti doit se poursuivre en intégrant la contribution financière des propriétaires publics ou privés des bâtisses», avant de conclure et que «la réduction de la forte pression qui existait il y a quelques années seulement sur la question du logement ainsi que la mise en place du cadre législatif et réglementaire requis doivent nous conduire désormais à nous atteler à réhabiliter pleinement la qualité des constructions et le cachet urbanistique de nos cités».

Si au niveau du chef-lieu de la wilaya de Aïn Defla et dans les autres communes et ce, dans le but de rénover et de donner une belle image aux agglomérations de cette wilaya. 3 types d’opérations ont été lancés en 2006 d’un montant global de 700 000 000 DA. Il s’agissait d’une opération d’amélioration urbaine visant 26 anciens centres-villes à travers la wilaya pour un montant de 338 700 000 DA, d’une opération d’amélioration urbaine visant 15 grands ensembles urbains pour un montant de 259 300 000 DA. Pour l’année 2007, la wilaya a vu le lancement de 4 opérations dans 54 sites avec un montant de 1 000 000 000 DA. Ces opérations concernaient effectivement l’alimentation en eau potable, l’évacuation des eaux usées, la voirie, l’éclairage extérieur, le branchement de l’électricité et du gaz. Mais si aujourd’hui, le résultat s’avère maigre au niveau de ses agglomérations de la wilaya d’Ain Defla et que la régression urbaine continue à montrer ses conséquences sur le cadre de vie des citadins, les pratiques de lessivage de la part des autorités locales et centrales s’avèrent toujours à jour, afin d’y consommer les budgets de l’Etat avant tout, sans vraiment chercher à atteindre le but initial recherché par l’Etat, celui de donner les résultats adéquats recherchés par la politique d’amélioration urbaine du programme présidentiel. Tout en continuant par cupidité de faire valoir la régression urbaine des agglomérations algériennes avec l’aval des autorités centrales et locales et grâce à des architectes destructeurs car il y’a un manque flagrant d’architectes paysagistes et d’urbanistes en Algérie. Les autorités algériennes ne peuvent réussir l’amélioration de leurs agglomérations, que s’ils cessent d’aménager leurs villes et villages comme des opérations d’urgence, tout en intégrant dans leurs pensées beaucoup plus de développement durable des paysages urbains et suburbains, lequel exige des études basées sur une réflexion paysagère, avec un temps de maturation des idées et un délai raisonnable pour consulter et prendre l’avis des associations publiques et des autorités locales des communes concernées par l’aménagement de leurs environnements urbains, qui n’est autre que l’agglomération où ils habitent.

P arce que la politique de gestion et de gouvernance des milieux urbains en Algérie n’arrive pas à changer, d’autant plus qu’elle est déjà dépassée par ce qui est fait au sein des pays de la civilisation urbaine, qu’il est aujourd’hui nécessaire pour répondre aux besoins de la population et de la société au sein de ces agglomérations, de choisir désormais de nouvelles techniques d’amélioration urbaine, celle des «ambulanciers de l’urbanisme moderne» qui se basent sur l’utilisation des techniques du management paysager, lesquelles peuvent donner dorénavant une nouvelle approche au fonctionnement moderne des milieux urbains algériens, sachant que le travail des architectes paysagistes et des urbanistes obligent les autorités locales et centrales à revoir et à actualiser, entre autres, leurs visions utilisées dans les aménagements des villes et villages depuis l’Independence du pays. De ce fait, une véritable réflexion doit s’engager autour de la protection de l’agglomération urbaine contre les la régression urbaine et de la manière à conduire les futurs projets d’amélioration urbaine, qui doivent y afférer pour l’amélioration des conditions de vie au sein de leurs milieux urbains, puisqu’en Algérie, l’urbanisation demeure un sujet de préoccupation pour les citadins algériens et que les agglomérations algériennes sont encore mal équipées et ont un développement de l’activité productive en deçà des exigences de l’accroissement numérique de la population, avec une crise du logement et des constructions inachevées, au point que rien ne va bien, ni dans les villes ni dans les villages parce que depuis 1962, la politique d’amélioration urbaine des autorités locales et centrales en Algérie n’a pas favorisé les différentes formes de développement, encore moins la libération de l’initiative individuelle et le débat collectif malgré la présence d’énormes budgets de l’Etat et d’une politique d’amélioration urbaine mais sans vraiment qu’il ait un contrôle rigoureux de financement et une exigence d’un savoir faire adéquat pour la réussite du cadre de vie des citoyens algériens.

Comme l’argent ne fait pas le développement mais la corruption et que la corruption forme une force de destruction des projets et affaiblit les bases d’une compétition équitable au sein d’un pays, alors malgré tout les efforts consentis dans ce sens par les différents programmes des gouvernements algériens, le risque que des puissants acteurs de réalisation des projets d’amélioration urbaine, pour venir altérer en profondeur le processus de décision démocratique et de devenir une menace significative pour toute gouvernance responsable et inclusive dans le domaine de l’amélioration urbaine, s’avère réel actuellement en Algérie, le développement urbain reste loin des normes de la civilisation urbaine, car il n’y a jamais eu un vrai projet de société pour faire améliorer le cadre de vie des citadins au sein de leurs milieux urbains et cela même si pour seulement l’année 2007, 100 milliards de dinars ont été consacrés au programme de l’amélioration urbain, comme une somme jugée par le gouvernement très importante afin que les responsables locaux des 1541 communes, sous le regard normalement des autorités centrales des 48 wilayas, puissent saisir cette aubaine, en définissant la manière d’opérer afin d’assurer la meilleure injection des ressources financières dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie des citadins algériens., puisque au-delà des spécificités régionales liées à leur évolution économique et socio – démographique, les effets de la problématique urbaine s’avèrent traverser aujourd’hui l’ensemble des agglomérations algériennes parce que toutes ces agglomérations subissent au quotidien les difficultés liées aux problèmes de mobilité, de pollution, de gestion des déchets, d’aménagement urbain, de logement, d’accès à la propriété, de relation entre les différents quartiers, de loisirs, d’animation urbaine, de participation citoyenne et le développement durable et que toutes ces facettes de la vie collective au sein des agglomérations algérienne, continuent de constituer des enjeux de développement pour les futurs villes et villages, dont on sait qu’elles doivent être demain les lieux de vie et de développement, que ce soit en termes de milieu urbain ou de réseaux d’agglomérations. Autrement dit, l’agglomération algérienne doit avoir un avenir devant elle et de dépasser à jamais sa régression urbaine et le monopole de l’incompétence en aménagement urbain.

Les responsables centraux des wilayas en Algérie, ne savent plus prendre de leçons des rares projets d’aménagements urbains réussis à travers le pays, à l’instar de celui de la nouvelle ville de Ain Témouchent récompensé par la Banque mondiale comme meilleur projet urbain en Afrique durant l’année 2003 et de prendre conscience afin d’y éviter les exemples d’opérations précédentes d’améliorations urbaines couronnées d’échecs à travers leurs wilayas et qui sont fréquemment cités par les quotidiens algériens, qui ne cessent de retracer chaque jour dans leurs colonnes des cas bien détaillés d’échecs comme ils soulevent souvent même des débats sur la place des architectes paysagistes et leur rôle dans la réussite des projets d’amélioration urbaine avec des exemples bien évidents, qui au fil du temps ont fait réagir le gouvernement algérien, afin d’y adopter de nouvelles lois dans le domaine de l’amélioration urbaine et des aménagements d’espaces verts.

Paradoxalement, il s’avère que les pseudo-spécialistes des aménagements urbains en Algérie en général et au sein de la wilaya de Bouira en particulier, ne se préoccupent guère de la durabilité des constructions, des équipements et des aménagements au sein des agglomérations, puisque la réduction de la durabilité des infrastructures urbaines, liée à la fois à leur conception initiale et au déficit de maintenance, accélère leur dégradation, ce qui nécessite de les réhabiliter ou de les renouveler fréquemment. Comme ce genre de dégradation accélérée nécessite avant tout de démolir les infrastructures existantes et de les reconstruire, tout en entraînant un gâchis considérable de matériaux et une énorme consommation supplémentaire du budget de l’Etat, que les autorités centrales de la wilaya de Bouira n’ont pas chercher à faire évoluer les projets existants au sein de la ville de Lakhdaria, vers une meilleure conception d’aménagement intégrée au sein du tissu urbain, tout en respectant les normes modernes de l’amélioration urbaine ainsi que des techniques d’aménagements paysagers, au point de faire du centre ville un chantier à répétions avec tout ce qui induit comme désagrément pour le cadre de vie des citoyens. Depuis janvier 2009, la place de la mosquée du centre-ville, dite place « Emir Abdelkader », s’est vu transformé en un chantier d’aménagements d’un jardin public par un architecte destructeur, au point d’être accepté en tant que maitre d’_uvre jusqu’au stade avancé de la réalisation, avant de se transformer neuf mois après, en un nouveau projet de démolition, sous le regard même des autorités locales et centrale, afin que la destruction total de ce projet, qui a trop duré en temps et en argent, se transforme en un projet d’aménagement urbain avec un autre architecte, qui est aussi loin d’être un spécialiste du domaine des aménagements paysagers et de l’amélioration urbaine, dans l’objectif est de faire de cette place centrale une simple esplanade à millions de dinars, sans vraiment se soucier des directives déjà établies par le gouvernement algérien, qui affirmaient que le programme d’amélioration urbaine en Algérie doit suscité pour finalité de réaliser une amélioration sensible du cadre de vie des citadins, car le respect des notions de qualité et le respect des normes et des lois de la république dans le domaine d’amélioration urbaine doivent devenir une nécessité absolue pour la réussite de la politique d’amélioration urbaine en Algérie.

Les problèmes urbains en Algérie de ce début du XXI e siècle, ne sont plus ceux des années 1970 et 1980 car les croissances démographiques et urbaines sont plus faibles, l’explosion métropolitaine est plus préoccupante, les écarts entre citadins s’approfondissent et les crises urbaines violentes se multiplient. Face à ces changements majeurs, les responsables locaux parviennent rarement à trouver des réponses puisque souvent, ils sont entourés d’incompétences en matière de management urbain et essayent surtout à adapter leurs propres approches à ces nouvelles situations sans vraiment faire bouger les choses dans le bon sens parce que ces autorités locales n’ont su faire l’objet d’intégration de compétences confirmées comme les architectes paysagistes et urbanistes, tout en continuant à travailler avec que ce qu’ils possèdent de maigres moyens en matière de savoir-faire et de compétences en amélioration urbaine et cela même si avec grande difficulté, ils peinent à intégrer les changements qui concernent les modalités de décisions pour faire améliorer le cadre de vie au sein de leurs agglomérations. Peut-être parce qu’ils sont partie prenante des budgets de ces projets d’amélioration urbaine, que les autorités locales et centrales en Algérie n’aident pas toujours à rendre tous les changements plus intelligibles, tout en évitant de faciliter la transformation des modes de penser correspondants pour faire améliorer leurs milieux urbains.

Chaque agglomération urbaine en Algérie a besoin, aujourd’hui, de s’organiser, de revoir ou de réhabiliter quelques parties de son tissu urbain qui ont déjà épuisé leur durée de vie puisque les chaussées des rues, les bordures et les trottoirs finiront par le temps et à cause des conséquences du climat de se dégrader et de ne plus jouer leur rôle car les réseaux d’alimentation en eau potable, d’assainissement et d’éclairage public sont dans la même situation, laquelle oblige les décideurs à programmer différentes opérations visant la réalisation des travaux de réhabilitation et d’aménagement urbain. Des opérations qui doivent faire partie du programme communal de développement (PCD) et suivi par les responsables du budget de wilaya, afin que ces opérations puissent être lancées régulièrement durant plusieurs années dans le but d’atteindre en quelques années, les objectifs recherchés pour améliorer l’image des milieux urbains algériens grâce à l’apport des compétences adéquates, formés dans des écoles spécialisées en aménagement urbain et de l’architecture du paysage, et non seulement de la disponibilité financière car si les projets de rénovation urbaine qui impactent la vie au sein des agglomérations algériennes sont de grande ampleur, pour les collectivités locales et les opérateurs d’aménagement urbain de l’Etat, ces projets sont porteurs d’enjeux nouveaux et transversaux qui impliquent une évolution des compétences, des pratiques et des modes de travail en commun puisque l’attachement que doit porter l’Algérie est lié aux lieux, aux espaces dans lesquels vivront les citoyens et aux architectures paysagères qui les émeuvent.

Parce que la diversité architecturale des milieux urbains doit participer à la richesse paysagère de chaque pays qu’on doit retrouver cette qualité aussi bien en milieu urbain que dans les campagnes et les villages, mais comme en Algérie aujourd’hui, elle est de plus en plus défigurée sur l’ensemble du territoire surtout suite à la construction à la hâte du million de logements, qui est venu remplir la moindre parcelle disponible au sein et à proximités des agglomérations urbaines, sans se soucier de l’aspect paysager des futurs milieux urbains algériens et sans études paysagères préalables, alors les autorités algériennes avec leurs architectes destructeurs, qui continuent à reproduire à l’horizontale, les caractéristiques des cités-dortoirs avec des espaces sans âme, des répétitivités et des uniformités, ainsi que de la banalité architecturale avec l’absence d’espaces publics de rencontre et des aménagements paysagers et des espaces verts, doivent savoir que le mitage, la marée pavillonnaire détruisent le paysage urbain, l’identité des lieux et le sentiment d’appartenance puisque ces lotissements sont d’autant plus inquiétants qu’ils sont, une fois construits, irréversibles et catastrophiques en matière de développement durable, tout en consommant de l’énergie, des espaces, du temps, les deniers publics, et surtout ils exposent leurs propriétaires à une fragilité morale. Si l’univers de la gestion urbaine semble méconnu par les autorités locales et des promoteurs du développement durable en Algérie, alors il est temps de comprendre que l’amélioration de la gestion urbaine constitue un enjeu majeur du développement urbain durable puisque le déficit de gestion urbain entraîne une dégradation rapide des bâtiments et des espaces urbains et réduits leur durabilité, comme la médiocrité de la gestion urbaine des quartiers contribue également à dévaloriser les habitants, aggraver les processus de ségrégation sociale et déstructurer l’espace public.

Puisque la bonne gestion urbaine intègre l’ensemble des activités de gestion de l’habitat, des infrastructures urbaines et des équipements au sein du milieu urbain, et que le déficit de gestion génère des charges d’investissement considérables, tout en conduisant à engager des opérations de rénovation urbaine très coûteuses pour enrayer ces processus de dégradation. Il est temps en Algérie aujourd’hui, d’arrêter la régression urbaine et d’offrir au pays de véritables projets urbains ambitieux avec des quartiers qui favorisent le vivre ensemble; ainsi que des espaces publics et un cadre de vie de qualité dans lesquels, il fera bon vivre pour l’ensemble des citoyens et où l’architecture urbaine constituera le patrimoine de demain, grâce à la concertation entre les différents acteurs de la maitrise d’ouvrage et des intervenants comme les architectes paysagistes, qui seront formés dans les futurs écoles d’architecture du paysage, ainsi que les urbanistes qui seront secondés par des architectes de bâtiment compétents en matière d’amélioration du bâti urbain, afin que le développement urbain durable en Algérie visera plus largement à accroître la durabilité des bâtiments et des aménagements urbains, tout en réduisant les coûts de construction et de gestion, parce que le développement local intégré signifie l’humanisation et la démocratisation de plus en plus poussée des moyens et des voies de développement urbain parce que le développement durable des milieux urbains réduit les inégalités et favoriser la cohésion sociale et la citoyenneté.

Meziane Abdellah, Architecte paysagiste diplômé de Versailles, membre de l’A.S.L.A, de la C.S.L.A et de l’A.A.P.Q.

Talassa : un sexagénaire tué par un chien enragé

Posted on 13 octobre 2009 (0)

rageUn sexagénaire, M.A., dans la commune de Talassa, vient de décéder à la suite d’une morsure de chien enragé dont il a été victime il y a une vingtaine de jours. La victime, qui est un agriculteur, n’a pas jugé utile de se rendre dans un centre de santé pour se soigner, se contentant seulement de consulter un taleb, tout en continuant à vaquer à ses occupations quotidiennes, a-t-on appris auprès de sa famille.

Cette dernière n’a été mise au courant de l’incident que tardivement, après avoir constaté la détérioration de l’état de santé du malade. Aussitôt, il fut transporté dans un centre de santé et les soins qui lui furent prodigués s’avérèrent inefficaces. Ainsi, le malheureux fellah n’a pu être sauvé et décéda vingt jours plus tard.

Il faut dire que ces drames sont devenus assez fréquents faute d’une prise en charge réelle du phénomène, à savoir l’abattage systématique des chiens errants et l’obligation pour les propriétaires de ces canidés de les vacciner et surtout une campagne de sensibilisation en milieu rural, où les croyances en la guérison par les herbes, les talismans ou simplement par la consultation d’un taleb sont bien enracinées.

Le dernier cas remonte à une semaine, lorsqu’un homme de 40 ans, habitant la commune de Aïn-Mérane, a succombé à ses blessures après avoir été attaqué par un chien enragé. Ce dernier n’avait pas également jugé utile de consulter un médecin. Depuis le début de l’année, 18 cas de morsures ont été signalés.

Bencherki Otsmane

Barack Obama : un prix Nobel de la paix par anticipation

Posted on 09 octobre 2009 (0)

NobelL’attribution du prix Nobel de la paix 2009 au président américain Barack Obama a été accueillie positivement par les milieux officiels gouvernementaux et diplomatiques. Mais le concert d’approbation quasi unanime exprimé dans ces sphères a du mal à cacher que la décision du Comité du prix Nobel ne soulève pas l’enthousiasme ailleurs, surtout dans les opinions publiques. La distinction accordée au président américain, la première année de son mandat, est jugée en effet prématurée et, pour tout dire, précipitée car ne consacrant aucun acte tangible du bénéficiaire en faveur de la paix durant cette période.

Réserve que l’ex-président polonais Lech Waleza, lui aussi prix Nobel de la paix, a exprimée en déclarant que «Barack Obama n’a encore rien fait qui plaide en faveur de l’attribution qu’Oslo vient de lui décerner».

Il ne peut être qu’étonnant tout de même que le Comité du prix Nobel ait basé son choix sur les intentions manifestées par le président américain d’oeuvrer à l’instauration d’un monde de paix. Des intentions dont il aurait dû prendre la précaution d’attendre qu’elle soient traduites concrètement à travers la gestion par ce président d’au moins l’un des délicats dossiers qui, au plan international, menacent cette paix qu’il dit vouloir contribuer à instaurer.

Les «obamistes» soutiennent bien entendu cette anticipation controversée du Comité d’Oslo en affirmant que la seule élection de leur héros à la présidence des Etats-Unis et ses discours du Caire et d’Ankara sont suffisants à justifier sa distinction pour avoir créé en Amérique et dans le monde un climat de réconciliation favorable à la consolidation de la paix.

Ce qui pose problème est que ce prix Nobel 2009, dont les intentions pacifistes ne sont pas en cause, pourrait échouer à leur donner corps en ayant, en tant que président et commandant en chef de l’Amérique et de son armée, à ordonner des opérations dans le monde qui les contrediront. Les mêmes milieux rétorqueront sans doute que sa distinction par le prestigieux prix Nobel renforcera sa capacité à résister aux pressions dont il fait l’objet pour l’amener à renoncer à sa vision d’un monde pacifique.

Nous persistons et signons que le choix d’Obama pour le prix Nobel de la paix est à tout le moins hâtif. Et ce ne sont pas les populations palestinienne, irakienne et afghane, pour ne se référer qu’à elles, qui nous contrediront. Une «obamania» inconsidérée nous semble avoir prévalu dans le vote de l’auguste aréopage nobeliste. Ce qui est dommageable pour le crédit du prix qu’ils décerne.

Peut-être, si l’on veut tout de même rester optimiste, que le président américain aura à coeur de démontrer qu’il mérite sa distinction en allant, durant les années de mandat qui lui restent, au bout des convictions qui la lui ont valu. Mais ce n’est là encore qu’un espoir qui n’a de fondement que la sympathie que le président américain a suscitée et continue de susciter en se réclamant d’une volonté de paix. L’intéressé est, nous semble-t-il, conscient en ce à quoi sa distinction controversée l’oblige. Il ne pouvait que l’accueillir comme il l’a fait. C’est-à-dire en «toute humilité». A lui de prouver maintenant qu’avec lui, «Yes we can» faire la paix dans le monde.

Kharroubi Habib

Que risque-t-on avec les vaccins contre la grippe A ?

Posted on 09 octobre 2009 (0)

H1N1_bleu-specilUne polémique a éclaté ces derniers jours sur le nombre de doses à injecter. Mais les vrais craintes des Français se situent sur les adjuvants présents dans les vaccins pandémiques H1N1. Depuis plus de 30 ans, de nombreux vaccins comportent dans leur composition des substances dénommées adjuvants, dont l’ajout permet d’augmenter de façon spécifique la réponse immunitaire pour une même dose d’antigène vaccinal.

Dans le contexte d’une pandémie grippale, on ne connaît à l’avance et de façon précise ni la date de survenue, ni les caractéristiques spécifiques du virus pandémique qui circulera. Il est donc essentiel de pouvoir développer et produire rapidement des vaccins contre la souche virale identifiée, et de mettre à la disposition des autorités sanitaires des doses suffisantes de vaccins pour couvrir la population. A cet égard, l’utilisation d’un adjuvant permet de réduire la quantité d’antigène par dose de vaccin tout en conservant une réponse vaccinale optimale, et ainsi, de produire davantage de doses, dans un rapport qui peut aller de 1 à 2 à 1 à 4 pour une même quantité globale d’antigènes disponibles.

L’utilisation d’un adjuvant peut aussi s’avérer utile en cas de mutation du virus, car ils sont susceptibles de favoriser une efficacité immunitaire plus large, c’est-à-dire en assurant un certain degré de protection vaccinale face à une souche virale modifiée. L’ensemble de ces considérations, ainsi qu’un large recul clinique sur le profil de sécurité jugé favorable pour ces adjuvants, ont conduit à privilégier à l’échelon européen le choix du développement de vaccins contenant un adjuvant, tels que les deux vaccins qui viennent de faire l’objet d’un avis positif du comité scientifique de l’EMEA pour l’autorisation de mise sur le marché. D’autres vaccins sans adjuvant sont en cours de développement et viendront compléter l’offre de couverture vaccinale d’ici le milieu de l’automne notamment pour vacciner des personnes immunologiquement plus vulnérables, telles que les femmes enceintes, les très jeunes enfants ou les personnes immunodéprimées.

Dans ces cas, le choix d’un vaccin sans adjuvant, tel que préconisé par le Haut Conseil de Santé Publique dans son avis du 7 septembre 2009, le sera à titre de précaution. En effet, les diverses études scientifiques qui ont été conduites en Europe et dans le monde, n’ont pas permis d’établir un lien entre l’utilisation de vaccins avec adjuvants et l’apparition de perturbations du système immunitaire aux conséquences graves dans la période suivant la vaccination.

Les sels d’aluminium sont de longue date les principaux adjuvants utilisés dans les vaccins en général. Le recul de pharmacovigilance est très important, et ne fait apparaître globalement que des effets indésirables locaux et bénins, même si certaines controverses nourrissent des débats récurrents notamment quant à la possibilité non établie à ce jour que cet adjuvant puisse être à l’origine de rares pathologies auto-immunes.

Les vaccins pandémiques avec adjuvant qui viennent d’être autorisés comportent des adjuvants d’une génération plus récente dite huile dans l’eau. Leur composition incorpore essentiellement du squalène (substance lipidique qui est présente notamment dans les aliments). C’est le cas pour les adjuvants MF59 et ASO3. Les études pré-cliniques réalisées chez plusieurs espèces animales n’ont pas montré de toxicité particulière, notamment de foeto-toxicité, ou de tératogénicité.

Les études cliniques effectuées chez l’homme avec des vaccins comportant ces mêmes adjuvants n’ont pas fait apparaître de signal de risque, hormis une augmentation des réactions locales au point d’injection de type rougeur et douleur.

Enfin, il faut rappeler qu’il existe déjà un vaccin contre la grippe saisonnière contenant un adjuvant à base de squalène, le MF59. Il s’agit du vaccin Gripguard qui est autorisé depuis 2001 en France et a déjà été utilisé très largement (environ 45.000.000 de doses), notamment en Europe. Le suivi de pharmacovigilance n’a pas fait apparaître de problème de tolérance ou de réactions immunologiques anormales.

Le squalène a été mis en cause après que des anticorps anti-squalène ont été retrouvés chez des vétérans américains de la guerre du Golfe atteints d’un syndrome spécifique. Ces vétérans avaient reçu de multiples injections de différents vaccins avec adjuvants susceptibles d’expliquer la présence de ces anticorps. Une analyse rétrospective publiée en 2009 par la revue Vaccines a fait ressortir la présence d’anticorps anti-squalène chez des individus non immunisés. Elle a conclu à une absence de causalité entre le syndrome et la présence de ces anticorps. En tout état de cause, le dispositif de surveillance des effets des vaccins pandémiques H1N1 qui est mis en place et sera opérationnel dès le début de la vaccination permettra de suivre régulièrement et attentivement le profil de sécurité de chacun de ces vaccins et d’analyser rapidement si nécessaire tout signal. Source : communiqué de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps)

L’Agence Européenne du Médicament a autorisé le vaccin Pandemrix avec adjuvant produit par le groupe pharmaceutique Novartis est un vaccin administré par injection. Il contient des parties du virus de la grippe qui ont été inactivées (tuées). Il contient une souche de grippe appelée «A/Viet Nam/1194/2004 NIBRG-14» (H5N1). Tous les tests effectués montrent qu’il est relativement sûr.

L’Agence européenne du médicament (EMEA) a donné son feu vert pour le vaccin anti-grippe A des laboratoires Baxter. C’est un vaccin sans adjuvant mais qui peut comporter certains risques, comme expliqué ici.

Grippe A : les Tunisiens interdits de pèlerinage à la Mecque

Posted on 07 octobre 2009 (0)

GrippemondeLe traditionnel pèlerinage à la Mecque pourrait être perturbé cette année par la grippe A(H1N1) qui se répand sur l’ensemble de la planète à une vitesse inédite. Les Tunisiens sont officiellement interdits de pèlerinage à La Mecque pour cause de grippe A (H1N1). Le Nombre de cas grippaux, confirmés au laboratoire national de référence est, et séjournant en Tunisie, de 73 cas, 35 femmes et 38 hommes. L’âge moyen des sujets est de 22 ans, il est de 23,5 chez les femmes et de 26,6 chez les hommes. Aucun signe direct ou indirect de l’existence d’une transmission communautaire n’est encore décelé en Tunisie : · La quasi-totalité des cas dépistés a un rapport, plus ou moins direct mais clair avec une importation de l’étranger.

Le gouvernement tunisien a multiplié au cours des derniers mois les signes qu’il envisageait de prendre cette décision. Il ne déplaît d’ailleurs pas au gouvernement tunisien d’être le premier à prendre une mesure sans précédent, en Tunisie comme dans le monde arabo-islamique. A défaut de pouvoir se vendre comme une démocratie, la Tunisie cultive, depuis le statut du personnel édicté sous feu Habib Bourguiba, le statut d’un pays «moderniste» qui ne se plie pas aux exigences des religieux. D’autres pays arabes oseront-ils suivre ? En Egypte, certains responsables avaient suggéré cette interdiction mais ils ont dû opérer un repli face aux critiques. La décision de Tunis va peut-être leur permettre de remettre le sujet sur le tapis. En tout cas, tout indique qu’Alger ne suivra pas l’exemple tunisien et que les Algériens iront, malgré les risques, faire le pèlerinage à La Mecque. La décision prise par le gouvernement tunisien ne plaira pas à tous les Tunisiens et ne manquera pas de susciter des polémiques dans le monde arabo-musulman.

Transmission communautaire :

Aucun signe direct ou indirect de l’existence d’une transmission communautaire n’est encore décelé en Tunisie : · La quasi-totalité des cas dépistés a un rapport, plus ou moins direct mais clair avec une importation de l’étranger. L’activité grippale communautaire surveillée en Tunisie à travers le % de consultations pour syndrome grippal et IRA parmi les consultations enregistrées, dans 200 centres de santé sentinelles, à travers le pays est à un niveau habituel pour la saison. · Pas de cas groupés. · Pas de constatation d’un absentéisme à un niveau anormal, tant en milieu scolaire qu’en milieu de travail. · Pas d’observation de cas graves en milieu hospitalier.

Les Musulmans divisés

La décision du gouvernement tunisien a été graduée. Début septembre, Tunis a interdit la Omra, le «petit pèlerinage». Hormis de mettre en émoi les agences de voyages qui perdaient dans la mesure une partie de leur activité annuelle, la décision ne posait pas de problème majeur. La Omra n’est en effet pas une obligation religieuse mais une forme de tourisme religieux souhaitable, une «sunna» pour reprendre le terme usuel. L’interdiction du Hadj, elle, est de nature bien différente puisqu’elle concerne l’un des cinq piliers de l’Islam.

Le débat polémique sur le report éventuel du Hadj 2009 pour cause de risques liés à la propagation de la grippe A(H1N1) n’oppose pas les «laïcs» aux «religieux». Les religieux, eux-mêmes, ont eu des appréciations contradictoires. Certains de ces religieux ont estimé qu’il ne fallait pas toucher à ce pilier alors que d’autres, au nom d’un principe de précaution connu et admis par les religieux, se sont déclarés favorables à un report. Dans ce débat, la position de l’Arabie Saoudite, pays d’accueil, a été déterminante: oui à la multiplication des précautions, mais hors de question d’annuler le Hadj. En d’autres termes, il revenait à chaque pays de décider pour ses ressortissants.

La Tunisie avait déjà éliminé de facto un nombre très important de candidats potentiels au pèlerinage en adoptant une recommandation des ministres de la Santé des pays du Proche-Orient préconisant d’interdire le Hadj au plus de 65 ans. On se souvient que les ministères algériens des Affaires religieuses et de la Santé ont contesté cette décision et ont indiqué que les seniors de plus de 65 ans ne seront pas interdits de Hadj si leur état de santé le permet.

Vendredi dernier, le gouvernement tunisien a fait un pas vers l’interdiction général du pèlerinage. Une «recommandation» du ministère tunisien des Affaires religieuses a demandé aux Tunisiens de reporter leur pèlerinage. «La préservation de la vie humaine étant l’un des objectifs majeurs de l’islam, la condition d’aptitude à l’accomplissement de ce rite (Hadj) devient inexigible face à la gravité de la situation», indiquait le communiqué en faisant jouer le principe de précaution.

Panique à l’hôpital

Une infection par le nouveau virus a été découverte le 25/9/2009, chez un personnel médical de l’hôpital La Rabta, dans un service qui reçoit de nombreux malades suspects de grippe A/H1N1. Dès la découverte du cas toute une série de mesures ont été immédiatement prises pour prévenir la diffusion de l’infection à d’autres personnels du service ainsi qu’aux malades, ainsi il a été procédé à une désinfection générale du service qui n’a pas concerné seulement les aires réservées aux grippés mais le service dans son ensemble. Toutes les personnes non indispensables à la marche du service comme les étudiants ont été momentanément écartés du service et une surveillance du personnel a été mise en place. 5 jours après, aucun autre cas de syndrome grippal ne s’est déclenché parmi le personnel de service et le jeune médecin se porte comme un charme (Tbarkallah).

De la «recommandation» à l’interdiction

Depuis, hier, on est passé de la «recommandation» à l’interdiction. Le ministre tunisien des Affaires religieuses Boubaker Akhzouri a expliqué la décision par le souci de «préserver la vie humaine». Selon lui, les lots de vaccins commandés ne seraient pas disponibles avant fin octobre alors que les autorités saoudiennes ne délivrent le visa du Hadj que deux semaines après l’immunisation des fidèles candidats au pèlerinage, a-t-il expliqué. L’argument est quelque peu surprenant. Jusqu’à plus ample informé, l’Arabie Saoudite n’a pas fait de la vaccination contre la grippe porcine une condition pour l’entrée des pèlerins en Terre sainte. Le vaccin en question n’étant pas encore disponible, l’exigence aurait été difficile à réaliser. Un responsable saoudien au ministère de la Santé Ziad Bin Ahmed Memish a déclaré lundi que l’Arabie Saoudite maintenait le «grand rendez-vous de La Mecque et de Médine… Nous avons posé des conditions pour le pèlerinage des personnes âgées et des malades mais il n’y a pas de craintes à avoir: le grand pèlerinage se déroulera dans de bonnes conditions». Le ministre tunisien a invoqué un argument plus sérieux en faisant valoir qu’au regard de l’islam «la capacité physique et matérielle» est une condition à l’accomplissement du Hadj et que la préservation de la vie est un «précepte fondateur» de la religion musulmane. La décision tunisienne va, on s’en doute, augmenter la fièvre d’une polémique qui semblait s’être tassée.

Les pays arabes en alerte

Les pays arabes qui ont signalé des cas et des décès sont dans l’ordre : Arabie Saoudite (4119/28), le Koweït, (2451/ 7) Oman (1617, 19), Égypte (860/2), le Liban (761/ 2) la Qatar (450/2), Bahreïn (253/3), l’Iraq (185/1), la Jordanie (185/0), le Yémen (144/2), l’autorité Palestinienne (130/1) les Émirats Arabes Unis (125/6), la Syrie(40/2), Djibouti (7/0) et le Soudan (4/0).

Le gouvernement algérien a pris des mesures allant dans le sens d’assurer une meilleure prise en charge des hadjis, mesures qualifiées par le directeur général de l’Office national du Hadj et de la Omra (OHO), cheikh Barbera, de positives et plus particulièrement celles concernant le volet sanitaire et administratif. Au cours de son intervention sur les ondes de la chaîne 1, cheikh Barbera a réitéré ses déclarations faites à un journal électronique saoudien, en fin du mois dernier, quant à l’éligibilité de tout Algérien au pèlerinage à La Mecque, faisant référence au quota de 36 mille hadjis, hormis ceux atteints de maladies chroniques à l’exemple des insuffisants rénaux.

La Tunisie boycotte le pèlerinage à La Mecque

Posted on 06 octobre 2009 (0)

H1N1_bleu-specilLa Tunisie a annoncé ce mardi que le Hajj annuel à la Mecque se fera sans Tunisiens en 2009. Une décision prise en raison de risques de propagation de la nouvelle grippe A (H1N1). Quelle est la situation en Tunisie ?

1. Situation épidémiologique :

Le Nombre de cas, confirmés au laboratoire national de référence est, et séjournant sur le territoire national, au 24/9/2009, de 73 cas. Ces 73 se répartissent selon le sexe en 35 sujets féminins et 38 masculins. L’âge moyen des sujets est de 22 ans, il est de 23,5 chez les femmes et de 26,6 chez les hommes.

30 parmi ces malades se sont contaminés en Tunisie et 40 à l’étranger. Le pays où a lieu la contamination est la Tunisie (30), Espagne (8), France (7), Angleterre (4), Malaisie (4), Italie (2), Canada (2), Ile Maurice (2), USA (2), Suède (2), Hollande (1), Mali (1), Norvège (1), Chine (1), Arabie Saoudite (1), Suisse (1), Italie ou Roumanie (1) et indéterminé (1). Les cas se répartissent ainsi selon les régions : Tunis (33), Ariana (9), Monastir (5), Médenine (5), Sfax (4), Nabeul (4), Ben Arous (4), Sousse (3), Bizerte (3), Sidi Bouzid (1), Mannouba (1), et Kairouan (1). 50 malades sont de nationalité Tunisienne et 23 sont de nationalité étrangère. Selon la nationalité les cas positifs se répartissent en nationalité : Tunisienne (50), française (8), suédoise (2), anglaise (1), anglo- pakistanaise (1), Anglo-tunisienne (1), canadienne (1), espagnole (1), sénégalaise (1), ghanéenne (1), Hollandaise (1), Malienne (1), norvégienne (1), roumaine (1), Soudanaise (1), et franco-gabonaise (1).

2. Transmission communautaire ? :

Aucun signe direct ou indirect de l’existence d’une transmission communautaire n’est encore décelé en Tunisie : · La quasi-totalité des cas dépistés a un rapport, plus ou moins direct mais clair avec une importation de l’étranger.

· L’activité grippale communautaire surveillée en Tunisie à travers le % de consultations pour syndrome grippal et IRA parmi les consultations enregistrées, dans 200 centres de santé sentinelles, à travers le pays est à un niveau habituel pour la saison. · Pas de cas groupés. · Pas de constatation d’un absentéisme à un niveau anormal, tant en milieu scolaire qu’en milieu de travail. · Pas d’observation de cas graves en milieu hospitalier.

3. Une flambée épidémique au lycée Pierre Mendès France :

Suite à la découverte, le 17 septembre 2009, d’une grippe positive au virus A/H1N1, chez un élève âgé de 15 ans scolarisé au lycée français Pierre Mendès France de Mutuelleville, suivi par la déclaration d’une flambée de cas de grippe A/H1N1 dans ce lycée, le suivi épidémiologique de cette flambée établit, au 29 septembre 2009, le bilan suivant : 41 personnes malades sont recensées, elles ont subies des prélèvements naso-pharyngés et une recherche du virus A/H1N1. Parmi ces 41 malades, 26 se sont révélées être positifs et 15 sont indemnes du virus. Les 26 cas positifs sont des élèves (19), des contacts (5), et des enseignants (2).

Les 15 cas négatifs sont des élèves (5), un enseignant (1) et des contacts (9). Tous les cas identifiés sont dénués de gravité et sont en bonne voie de guérison.

4. Un cas d’infection par le virus A/H1N1 parmi le personnel d’un service hospitalier de Tunis.

Une infection par le nouveau virus a été découverte le 25/9/2009, chez un personnel médical de l’hôpital La Rabta, dans un service qui reçoit de nombreux malades suspects de grippe A/H1N1. Dès la découverte du cas toute une série de mesures ont été immédiatement prises pour prévenir la diffusion de l’infection à d’autres personnels du service ainsi qu’aux malades, ainsi il a été procédé à une désinfection générale du service qui n’a pas concerné seulement les aires réservées aux grippés mais le service dans son ensemble. Toutes les personnes non indispensables à la marche du service comme les étudiants ont été momentanément écartés du service et une surveillance du personnel a été mise en place. 5 jours après, aucun autre cas de syndrome grippal ne s’est déclenché parmi le personnel de service et le jeune médecin se porte comme un charme (Tbarkallah).