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Etats-Unis-Chine : des relations dominées par l’économie

Posted on 10 novembre 2009 (0)

0Le président Barack Obama effectuera, du 15 au 18 novembre, son premier voyage en Chine. L’Economie occupe une place de plus en plus grande dans les relations entre Washington et Pékin. Certains observateurs accusent les Etats-Unis d’éviter les dossiers qui fâchent ou qui pourraient irriter les dirigeants chinois.

Malgré la crise économique mondiale, les Etats-Unis demeurent le client le plus fiable de la Chine. Pékin reste, de son côté, le principal acquéreur des bons du trésor américain. La décision de la Chine d’éviter certaines pratiques financières à haut risque l’a protégée de l’impact de la crise mondiale, ce qui selon Nicholas Lardy, économiste au Peterson Institute de Washington, a dramatiquement changé les relations entre Pékin et Washington.

« Et maintenant, bien sûr, les Chinois commencent à nous sermonner sur la manière d’équilibrer notre budget, de préserver la valeur du dollar et d’éviter l’inflation… dans un certain sens, la situation est renversée. L’économie chinoise devrait connaître une croissance de plus de 8% cette année. Par ailleurs, Pékin est perçu comme un acteur-clé sur la scène internationale, sur des questions comme la relance de l’économie mondiale ou la lutte contre le réchauffement climatique.

Les observateurs font remarquer que le président Barack Obama n’a pas reçu le Dalai Lama, le leader spirituel tibétain, lors de son récent séjour à Washington. Selon eux les Etats-Unis se gardent bien d’adopter la rigoureuse position de la précédente administration sur la nécessité, pour Pékin se soutenir le yuan, sa monnaie nationale.Pour le chercheur Randy Schriver, cette approche de l’administration Obama ne portera pas fruit. « Il y a présomption que toutes ces questions constituent des obstacles à la coopération alors qu’en fait, la Chine a suffisamment d’intérêts – dans le domaine économique notamment – pour coopérer indépendamment de nos positions sur ces sujets. »

On aurait tort de minimiser la portée de la politique de Washington à l’égard de Pékin, estime Nicholas Szechenyi du Centre des études stratégiques internationales de Washington. « Il semble bien que l’administration tente moins d’aborder les questions des droits de l’homme et d’œuvrer plus sur le front économique et les questions comme le changement climatique. De l’autre côté, on pose des conditions les importations de pneus chinois ». Pour les adversaires du président Obama, son voyage en Chine permettra de déterminer si les relations bilatérales peuvent être améliorées et si le profil bas de Washington sur les questions qui fâchent va produire des résultats à Pékin.

Condamnation d’anciens agents de la CIA en Italie

Posted on 06 novembre 2009 (0)

CIALa justice italienne a condamné par contumace mercredi 23 anciens agents de la CIA, dont l’ancien chef du bureau milanais, à des peines de cinq à huit ans de prison pour l’enlèvement en 2003 d’un imam soupçonné de terrorisme.Trois autres ressortissants américains poursuivis pour les mêmes faits ont été acquittés, de même que l’ancien chef des services de renseignement de l’armée italienne, Nicolo Pollari, et son ex-adjoint.

En sus de ces condamnations, les personnes concernées doivent en outre verser un million d’euros à Hassan Moustafa Osama Nasr et 500 mille dollars à son épouse, au titre des dommages-intérêts. Le rapt d’Hassan Moustafa Osama Nasr dans les rues de Milan et son transfert extrajudiciaire vers l’Egypte, où il dit avoir été détenu et torturé jusqu’en 2007, renvoient au système clandestin mis en place par la CIA pour interroger les « suspects de terrorisme » après le 11-Septembre.

Le chef de la station de la CIA à Milan, Robert Seldom Lady, a écopé de huit ans de prison et les 22 autres cinq ans chacun. Deux Italiens impliqués dans les enlèvements ont été condamnés à trois ans de prison. Le porte-parole du département d’Etat américain, Ian Kelly a indiqué que l’administration Obama est déçue par ces verdicts.

Pour sa part, le directeur-adjoint de l’ONG américaine Human Rights Watch s’en réjouit. « La justice fait son travail en Italie ; elle devrait pouvoir le faire aux Etats-Unis » a-t-il dit, ajoutant : « évidemment, les accusés de la CIA sont bien à l’abri aux Etats-Unis parce que le gouvernement italien a refusé de demander leur extradition. »

Quant au juge Oscar Magi qui a prononcé les sentences, il a expliqué que ces décisions sont un message clair à tous les gouvernements, pour leur dire que même dans la lutte contre le terrorisme, les droits fondamentaux de la personne humaine, dont se prévalent les démocraties ne sauraient être ignorées. Source : Voice of America

Mahmoud Abbas sous pression

Posted on 02 novembre 2009 (0)

abbasLe tout-puissant président des Etats-Unis, Barack Obama, a échoué à faire changer d’attitude le gouvernement israélien. C’est lui qui, au contraire, a été contraint à réviser son approche sur la résolution du conflit israélo-palestinien en abandonnant les exigences qu’il avait formulées au cabinet israélien en tant que préalables à la reprise du processus de négociation de paix sous parrainage de l’administration américaine.

La reculade américaine n’étonne que les naïfs qui ont investi Barack Obama du pouvoir et de la capacité de passer outre la puissance et l’influence des lobbys juifs aux Etats-Unis. Comme ses prédécesseurs, Obama se voit obligé de composer avec cette réalité, d’autant que des élections législatives se profilent dans le pays.

Certes, le président américain n’a pas abandonné son intention de faire redémarrer le processus des négociations de paix. Seulement, il la poursuit en cherchant à faire plier les Palestiniens aux conditions de l’Etat sioniste. C’est ce que sa secrétaire d’Etat Hillary Clinton est allée chercher d’arracher à Mahmoud Abbas. A celui-ci, elle a demandé d’accepter de reprendre sans exigences préalables ses rencontres avec Benjamin Netanyahu. Lequel, désormais assuré n’avoir aucune crainte d’éventuelles pressions et sanctions américaines grâce au bouclier protecteur des lobbys juifs à l’oeuvre à Washington, multiplie les provocations contre les Palestiniens et surajoute sur les concessions qu’il veut obtenir d’eux.

Mahmoud Abbas est mis en situation périlleuse par la marche arrière qu’opère Barack Obama dans sa gestion du dossier israélo-palestinien. Il n’est pas en effet en capacité de s’opposer frontalement aux «sollicitations» du locataire de la Maison-Blanche, qui reste pour lui le seul recours contre l’intransigeance israélienne et son principal appui dans la lutte fratricide inter-palestinienne engagée entre lui et le Fatah, d’une part, et le mouvement islamiste Hamas, de l’autre.

Mais le président de l’Autorité palestinienne a conscience qu’en acceptant d’entrer dans la logique des concessions unilatérales auxquelles le poussent Obama et ses missionnaires aux Proche-Orient, il perdra irrémédiablement le peu de crédit qu’il conserve au sein de son peuple. Pour preuve, le tollé de colère et d’indignation qui s’est élevé en Palestine après qu’il eut accepté, à la pressante demande d’Obama, de prendre part à la rencontre tripartite à New-York en marge de la réunion de l’Assemblée générale de l’ONU. Sa présence a été qualifiée de «reddition pure et simple» aussi bien par ses adversaires politiques, dont le Hamas principalement, que par des personnalités influentes dans son propre camp.

Si Mahmoud Abbas persiste dans la voie de la complaisance pour garder l’appui américain, il mettra alors fin au peu d’espoir qui subsiste de réanimer le dialogue interpalestinien en vue de la réconciliation nationale nouée au Caire et actuellement dans l’impasse.

Il nous semble que si les Américains font pression sur lui pour continuer dans cette voie, c’est aussi pour créer une situation sur l’échiquier palestinien qui le contraindra à couper définitivement avec le Hamas, quels que soient les contrecoups que sa décision entraînera sur l’unité nationale du peuple palestinien, qui seront assurément préjudiciables à sa cause nationale et à sa résistance au fait accompli sioniste.

Kharroubi Habib

Ares I-X : lancement réussi

Posted on 31 octobre 2009 (0)

0La NASA a lancé sa nouvelle fusée Ares I à 15 h 30 UTC depuis le Centre spatial Kennedy, en Floride, après de nombreux reports aujourd’hui et hier. Mardi, un bateau était rentré dans la zone de danger pendant le compte à rebours, empêchant toute mise à feu ; par la suite, la météo s’était avérée défavorable.

Aujourd’hui, les conditions météorologiques étant meilleures, le service météo a pu donner son feu vert. Ce qui n’a pas empêché plusieurs reports d’être annoncés, à 13 h 15, 14 h 30, 15 h, 15 h 08 puis 15 h 20 ; ces petits reports font partie de la « routine » d’un lancement.

À 16 h 38, la NASA TV a annoncé « quelques problèmes avec la récupération de la fusée ». Tout semble cependant s’être bien déroulé.

Le superviseur du projet Ares I, Doug Cook, a déclaré que ce lancement était « très important [...], peu importe ce qui suivra ». En effet, l’administration Obama a regroupé une comission chargée d’étudier le programme spatial américain. Son président, l’ancien PDG de Lockheed Martin Norman Augustine, a en effet laissé entendre qu’Ares I n’était pas un bon choix pour la NASA.

Ares_I-X

Ares I, élément majeur du programme spatial américain

Ares I est la nouvelle fusée développée dans le cadre du Programme Constellation, démarré en 2004 par George W. Bush. Dérivé d’un booster des actuelles navettes spatiales, il doit permettre de mettre en orbite le vaisseau spatial Orion afin d’assurer le ravitaillement de l’ISS. Pour les vols en direction de la Lune, le module lunaire Altair et l’étage de transfert seront d’abord lancés par la fusée Ares V avant qu’Orion, lancé par Ares I, vienne s’y arrimer.

Plan de vol de la mission Ares I-X

Le premier étage a propulsé durant 2 minutes 30 le lanceur à une vitesse maximale de 4,7 mach en suivant pratiquement la trajectoire d’une fusée Ares réelle. Parvenu à une altitude d’environ 40 km le première étage s’est séparé du lanceur. Sur sa lancée, le deuxième étage culmina à 46 km pour retomber avec la maquette d’Orion et de la tour de sauvetage à une distance d’environ 231 km de son lieu de lancement. Le premier étage, redescendu au bout d’un parachute a été récupéré pour des examens. 700 capteurs étaient répartis sur les 99,6 mètres d’Ares I.

Texte sous licence Creative Commons Attribution 2.5, source : wikinews.orghistorique

Etats-Unis : La Floride parie sur l’énergie solaire

Posted on 29 octobre 2009 (0)

0Le président Barack Obama était inauguré mardi une énorme centrale solaire à Miami en Floride. Equipée de plus de  9000 panneaux, celle-ci va permettre d’éclairer plus de 3000 foyers sans la moindre émission de gaz.

Le président Obama a salué à cette occasion les efforts de lancement des complexes produisant des énergies renouvelables.
Pour la toute première fois, dit-il, une centrale solaire de grande envergure, la plus grande aux Etats-Unis, va fournir de l’électricité produite par le soleil aux citoyens de l’Etat ensoleillé.  Et il était temps.

Malgré son surnom d’état ensoleillé, la Floride était en effet à la traîne en matière d’énergie solaire.   La centrale inaugurée mardi va produire 25 mégawatts.  La construction de deux autres est presque terminée en Floride

Il a fallu investir 150 millions de dollars pour la construction de la centrale inaugurée mardi.  C’est un peu cher, disent les experts, mais le directeur du département Energie solaire de Floride, Jim Fenton pense que les prix vont baisser très rapidement.

Le prix baisse de 30 pour cent chaque année, pendant que le coût des énergies traditionnelles monte en flèche en raison de la hausse des cours des hydro-carburants.  En 30 ans, ajoute Jim Fenton, le coût des grandes centrales solaires devraient être au même niveau que celui des centrales à charbon ou fonctionnant au carburant.  L’intérêt pour cette forme d’énergie ne cesse de croître, déclare Steve Smith qui dirige l’Alliance du Sud pour une énergie propre.

Je pense effectivement, dit-il, que nous abordons une phase de croissance de nos activités grâce à nos investissements dans les énergies renouvelables..  Il s’agit maintenant de savoir quels états et quels pays vont bénéficier des emplois industriels générés par la production des panneaux solaires. source : Voice of America

Etats-Unis : Gates annoncel’envoi de renforts en Afghanistan

Posted on 20 octobre 2009 (0)

AfghanistanLe secrétaire américain à la Défense Robert Gates affirme que les Etats-Unis et leurs alliés doivent travailler de concert avec le gouvernement afghan qui sera issu de l’élection présidentielle controversée du 20 août 2009.

M. Gates s’exprimait hier soir, alors qu’il se dirigeait vers l’Asie, où il doit effectuer une tournée. Le secrétaire à la Défense a dit que résoudre les allégations de fraude sera un processus évolutif, et qu’il ne faudrait pas attendre, pour décider de l’envoi ou non de renforts en Afghanistan, qu’un nouveau gouvernement assume ses fonctions.

Ces commentaires contredisaient les déclarations du secrétaire général de la Maison-Blanche, Rahm Emanuel, qui a affirmé dimanche que le président Barack Obama attendra de connaitre l’issue de l’élection présidentielle pour envoyer d’autres troupes en Afghanistan, ainsi que de voir si la prochaine administration au pouvoir à Kaboul sera en mesure de travailler de manière efficace avec les Etats-Unis.

La Commission des plaintes électorales (ECC), commission d’enquête sur les fraudes présumées commises lors de l’élection présidentielle en Afghanistan, a ordonné aux autorités d’invalider les résultats de 210 bureaux de vote dans le pays. Ce qui prive apparemment le président sortant Hamid Karzaï de la majorité nécessaire pour éviter un second tour.

L’ECC précise que la preuve a bien été faite que des fraudes ont entaché le scrutin dans ces bureaux. Elle cite en exemple des bulletins manquants et des ajouts de bulletins. Selon le groupe d’observateurs électoraux « Democracy International », le président Karzaï repasserait sous la barre des 50% nécessaires pour remporter l’élection au premier tour.

Réunion sur le programme nucléaire iranien lundi à Vienne

Posted on 19 octobre 2009 (0)

Iran_voaSont attendus à ce rendez-vous prévu à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) : les États-Unis, la France, la Russie et des responsables onusiens, qui se retrouveront en tête à tête avec les diplomates iraniens chargés du dossier nucléaire de Téhéran.

Ils étudieront le possible transfert d’uranium iranien faiblement enrichi en France et en Russie en vue de son enrichissement ultérieur. L’Iran affirme en avoir besoin pour un réacteur de recherche.

David Makovsky, directeur d’études au Washington Institute for Near East Policy (Winep), un groupe de réflexion américain, soutient la politique de négociations de l’administration Obama.

« Nous ne savons pas si cette politique de dialogue donnera des résultats. Mais nous pensons que même si cela ne s’avère pas une stratégie viable, cela reste utile comme tactique pour, essentiellement, encadrer toutes nos autres options. On les considèrera comme plus légitimes, plus crédibles, parce que nous aurons fait un effort » explique M. Makovsky.

Les pourparlers qui s’ouvrent lundi interviennent après l’adoption la semaine dernière par la Chambre des représentants américaine d’un projet de loi sur les sanctions contre l’Iran, qui permettra aux gouvernements locaux et fédéral américains de retirer leurs investissements des compagnies impliquées dans les activités énergétiques iraniennes. Le Congrès étudie d’ailleurs d’autres projets de loi qui sanctionneraient Téhéran.

Rappelons que les inspecteurs de l’AEIA pourront visiter le site d’enrichissement d’uranium de Qom le 25 octobre. Les pays occidentaux restent incertains quant à l’existence d’autres sites secrets en Iran et l’administration Obama envisage d’autres sanctions pour empêcher l’Iran de faire trainer les pourparlers. A noter néanmoins que la Russie et la Chine continuent de privilégier le dialogue avec Téhéran.

De l’avis des analystes, d’autres mesures de rétorsion sont envisageables, dont au besoin, un blocus naval de l’Iran.

Barack Obama lâché par ses alliés en Afghanistan

Posted on 17 octobre 2009 (0)

Obama victoryLe moins que l’on puisse dire est que les principaux al-liés de l’Amérique font faux bond au président Barack Obama, s’agissant du problème afghan. La plupart refusent en effet d’envoyer des renforts de troupes à Kaboul, comme ce dernier le leur a demandé lors du dernier sommet de l’OTAN. Le plus fidèle d’entre eux, le Premier ministre britannique Gordon Brown, s’est contenté d’un symbolique geste de solidarité consistant à faire savoir que son pays allait envoyer cinq cents hommes supplémentaires. Les autres ont opposé une fin de non-recevoir catégorique à la sollicitation du président américain.

C’est le cas du président français qui a déclaré que «la France n’enverra pas un homme de plus en Afghanistan». Les Premiers ministres italien et japonais vont plus loin encore dans la prise de distance avec leur allié américain. Le premier en annonçant que l’Italie allait retirer au plus vite son contingent présent en Afghanistan, et le second en décidant de mettre fin à la contribution logistique que le Japon apporte aux forces déployées par l’alliance de l’OTAN dans ce pays.

Ce faisceau de prises de décisions et de déclarations n’est pas pour conforter Barack Obama, qui est laissé ainsi seul se «dépatouiller» dans le bourbier afghan. Il va falloir à celui-ci ne compter que sur le propre effort de l’Amérique à tenter de renverser en Afghanistan le cours des évènements, qui sur le terrain devient de plus en plus délicat pour les forces de l’alliance anti-taliban sous la pression croissante et sanglante de la guérilla islamiste. Et c’est là un dilemme pour le président américain, coincé entre des généraux qui lui réclament avec insistance l’envoi d’importants renforts et son opinion publique qui ne soutient pas cette perspective et lui demande au contraire de dégager au plus vite l’Amérique de ce bourbier afghan.

L’urgence et la gravité de la situation ne laissent pas de choix à Obama, qui est obligé de tenir compte de la demande pressante de ses généraux, pour qui c’est la seule chose à faire dans l’immédiat pour empêcher un désastre militaire humiliant à l’Alliance et à leur pays au premier chef en tant que principale composante de cette dernière.

La «solution» aurait été que les alliés de l’Amérique acceptent de partager avec elle le fardeau. Ce qu’ils refusent parce que comptables devant leurs opinions publiques respectives, réfractaires à l’engagement de leurs pays dans l’aventure afghane. Mais aussi pour certains parce qu’ils ne sont pas mécontents de fragiliser l’autorité et la popularité du président américain.

Il se confirme avec ces développements que le dossier afghan est la pire affaire internationale à laquelle Barack Obama est confronté. La pire car, du point de vue militaire, sa solution paraît impossible à brève échéance et qu’il n’y en a pas de politique en comptant sur le gouvernement corrompu de Hamid Karzaï, totalement coupé du peuple afghan.

Les conditions à une solution politique acceptable passent par l’instauration de liens de confiance entre le peuple afghan et ses dirigeants, mais aussi par la prise en charge des conditions d’existence de la population. Faut-il encore stopper la montée en puissance des talibans et démontrer au peuple afghan que l’intervention de l’Alliance répond à ces deux objectifs. C’est à Obama qu’il revient de relever ce défi, alors que ses alliés lui savonnent cyniquement le terrain sous les pieds.

Kharroubi Habib

Prix Nobel de la Paix 2009

Posted on 11 octobre 2009 (0)

Obama interCe n’est pas une blague. Les Norvégiens ont décidé d’attribuer le prix Nobel de la paix à Barack Obama après la douche froide de la semaine précédente, lorsque Chicago avait été éliminée au premier tour dans la compétition pour l’organisation des Jeux olympiques. Ces jeux, symbole de paix, vont se dérouler au Brésil. Le prix Nobel refait donc briller l’étoile américaine au firmament politique, après sa forfaiture.

Un président qui commande deux guerres en plein coeur du monde musulman, un président qui réfléchit à une escalade en prévoyant un renfort de 40.000 soldats en Afghanistan : c’est lui que choisit la Norvège pour le Nobel. La tête du sieur Obama a tellement grossi que maintenant ses oreilles lui vont. Il a partagé son prix avec «la jeune femme qui marche en silence dans les rues, bien qu’elle soit confrontée aux bastonnades et aux balles» : une allusion aux manifestantes iraniennes et à la jeune étudiante Neda, tuée à Téhéran. Ainsi qu’avec «la dirigeante de l’opposition, assignée à résidence parce qu’elle refuse de renoncer à son engagement en faveur de la démocratie». Allusion cette fois à Aung San suu Kyi, sans toutefois désigner nommément l’Iran ou la Birmanie…

Et cerise sur le gâteau du gâté américain, il a expliqué que ses filles lui avaient annoncé la nouvelle le matin, en ajoutant que c’était aussi l’anniversaire de leur chien. «Puisse votre chien vivre très longtemps, ya bnèt Obama».

Les Américains ont lieu d’être «fiers» d’un tel honneur. Fiers de Guantanamo et de la paix qui y règne, fiers des pressions de l’administration d’Obama sur les Palestiniens pour enterrer le rapport sur les crimes de Ghaza, fiers el-maricaine de recevoir le prix qui porte, ironie de l’histoire, le nom de Nobel, inventeur de la dynamite.

El-Guellil

Barack Obama : un Nobel qui divise

Posted on 11 octobre 2009 (0)

Obama victoryJamais l’attribution d’un prix Nobel n’a autant divisé. Autant la classe politique norvégienne que les grandes figures politiques mondiales. Obama, le président des Etats-Unis, aura été en fait le premier surpris par cette distinction, qui serait venue un peu d’ailleurs. La presse internationale s’évertuait dans ses éditions de samedi d’expliquer cette attribution, non sans grand étonnement quant au choix du récipiendaire, même aux Etats-Unis où le Washington Post était en première ligne parmi ceux qui s’étonnaient franchement du choix du président américain pour un prix qui récompense, traditionnellement, une longue carrière au service de la paix dans le monde.

Avec Barack Obama, les choses auraient en fait évolué dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. C’est-à-dire à l’avance. Pourquoi ? Beaucoup estiment en fait que le comité Nobel aura voulu donner plus de poids à l’action diplomatique du premier président US de couleur. Un président qui a réussi, en quelques mois et de sages décisions, à apaiser l’appréhension des Russes vis-à-vis du projet de bouclier antimissiles que l’administration Bush voulait déployer en Pologne. Jusqu’à ressusciter le spectre de la guerre froide, de nouveau. L’annulation de ce projet militaire avait tellement ravi les Russes qu’ils se sont empressés de se rapprocher de l’OTAN, un geste impensable il y a seulement une année, défaitiste il y a vingt ans. Et pourtant, Obama a réussi à rapprocher par une telle décision Moscou de l’OTAN, de Washington et de l’Europe.

C’est cette donnée qui aurait forcé une décision, par anticipation, du comité Nobel. Est-il dès lors étonnant de voir que le président russe Dmitri Medvedev salue personnellement cette distinction, soulignant «j’espère que cette décision apportera un élan supplémentaire à notre effort commun pour créer un nouveau climat de politique internationale». La joie est dans l’ex-camp «rouge», si l’on considère la réaction positive de Fidel Castro, pourtant l’un des pires ennemis de l’administration US. «C’est une mesure positive», estime Castro, si «l’on considère la politique génocidaire de ses prédécesseurs». En fait, il n’y a pas de normes dans ce genre de situations, où la férocité politique des uns et des autres est à fleur de peau.

A Oslo, par contre, il y a des appels à la démission du président du Comité Nobel, Thorbjoern Jagland, qui cumule la fonction de président du Conseil de l’Europe depuis septembre dernier. Un parti d’opposition norvégien a ainsi recommandé au président du Comité Nobel de démissionner pour ne pas avoir une double casquette avec les affaires européennes. D’où cette question de beaucoup d’observateurs politiques qui se demandent si le président du Conseil de l’Europe et du Comité Nobel n’aura pas voulu impliquer davantage l’Amérique réformiste et débarrassée de ses va-t-en-guerre ! républicains dans les affaires européennes. Tant il est vrai que le prix Nobel de la paix n’est pas une distinction comme les autres, et l’attribuer à un président américain au début, au tout début de son mandat aura des lectures absolument à géométrie politique très variable.

Au point que l’un des anciens prix Nobel, l’Argentin Adolfo Perez Esquivel, s’est dit surpris de voir le président d’un pays «qui commet le plus d’agressions dans le monde» récompensé du plus prestigieux des prix Nobel, celui de la Paix. En espérant que le président Obama utilise le prix au service des peuples, pour résoudre les graves conflits dans lesquels les Etats-Unis sont impliqués, Esquivel aura-t-il en fait lancé un défi pour le tout nouveau Nobel de la paix à donner une autre tournure, plus humaine, de la politique étrangère US ? Pas évident, tant que le lobby sioniste contrôle cette politique étrangère US.

Mahrez Ilias