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Société de transport d’hydrocarbures: Le DG et quatre autres cadres sous mandat de dépôt

Posted on 29 novembre 2009 (0)

Cinq cadres de la Société de transport d’hydrocarbures (STH), filiale de la compagnie Sonatrach, parmi lesquels le directeur général et le directeur régional, ont été placés sous mandat de dépôt sur ordre du juge d’instruction en charge de l’affaire des transactions douteuses, mise au jour la semaine écoulée, a-t-on appris de source judiciaire.

A l’issue de la procédure de présentation qui a eu lieu mercredi dernier, le magistrat instructeur près le tribunal d’Arzew, relevant de la cour d’Oran, a ordonné l’incarcération de cinq responsables mis en cause, à savoir le directeur général de la STH, le directeur régional, le directeur général adjoint, le directeur technique et le chargé des affaires juridiques, indique-t-on de même source. Plusieurs charges ont été retenues contre les cinq responsables inculpés, dont la passation de marché non conforme aux dispositions du code des marchés publics, la dilapidation de deniers publics et le trafic d’influence. Pour leur part, les trois autres cadres de la STH arrêtés dans le cadre de cette affaire, à savoir le directeur des finances, le directeur des ressources humaines et le chargé de la sécurité interne, ont été remis en liberté provisoire sur décision du juge d’instruction, a-t-on appris de même source judiciaire, qui précise que le ministère public, par le truchement du procureur de la République du tribunal d’Arzew, avait requis le mandat de dépôt contre l’ensemble des mis en cause, au nombre de huit.

Par ailleurs, une expertise approfondie sera menée sous la diligence du juge d’instruction pour faire la lumière sur les différents aspects techniques et procéduraux liés aux transactions suspectes avec, comme un des objectifs, l’évaluation du préjudice causé, qui a priori s’élève à plusieurs milliards de centimes.

A noter que le juge d’instruction a procédé à l’audition de plusieurs personnes, entre responsables et simples employés de STH, dans le cadre de ses premières investigations. L’action publique sur cette affaire, dont l’enquête préliminaire a été menée par les services de la sécurité militaire assurant la protection de cette zone stratégique marquée par la présence d’installations pétrochimiques, a été déclenchée suite à une dénonciation, précise-t-on de même source.

Au coeur du scandale, une transaction suspecte, conclue par la STH à coups de devises fortes avec certains fournisseurs. Il s’agit, d’après les premiers éléments d’enquête, d’une surévaluation délibérée du coût d’un lot d’équipements de sécurité technologique, entre autres, acquis auprès de fournisseurs pour le compte de la Société de transport d’hydrocarbures, notamment pour son unité de Béthioua spécialisée dans la gestion des terminaux marins à hydrocarbures. Selon nos informations, la facture du marché aurait été sciemment «gonflée», soit près de 2 millions d’euros, alors que le prix réel du matériel livré n’en représente qu’un dixième.


Houari Saaïdia

La spéculation pointée du doigt en Algérie

Posted on 26 octobre 2009 (0)

commerceLa demande dépasse largement l’offre. Un déficit qui ne sera comblé que par le recours au marché parallèle à des prix multipliés par deux. A l’ouest comme au centre et à l’est, on assiste à une véritable valse des prix allant de 550 DA à l’ouest pour atteindre les 600 et 700 DA le sac de 50 kg dans certaines wilayas. Cette disponibilité du produit sur le marché noir et l’insuffisance des quotas livrés par les cimenteries au niveau national créent, en effet, la polémique et donnent le tournis aux professionnels qui se disent incapables d’expliquer ce phénomène qui revient à chaque fois. Ils se plaignent d’avoir été contraints de s’approvisionner à 90 % au marché noir et à seulement 10 % de l’usine «juste pour éviter l’arrêt des chantiers et tous les désagréments qui en découlent».

La spéculation bat son plein sur ce produit avec «le réseau de spéculateurs», comme le qualifie les entrepreneurs, qui s’est constitué et qui reste seul maître des cours au marché.

Pour les professionnels, si la crise continue, cela n’a qu’une explication, le réseau des spéculateurs s’élargit de plus en plus et fait main basse sur le marché. La spéculation est à tous les niveaux. Des commerçants achètent des tonnes de ciment de l’usine et les écoulent dans le marché parallèle. Selon des entrepreneurs dans le bâtiment à l’ouest, au centre ou à l’est, «ces personnes, qui détiennent le monopole, n’ont pas un statut bien défini. Nous n’arrivons pas à les connaître tellement le réseau est bien étendu et introduit chaque jour un nouveau maillon qui va faire monter les enchères davantage. La spéculation peut être le fait d’un simple travailleur de l’usine jusqu’au gros bonnet qui met le paquet, en achetant des quantités énormes des usines pour les écouler ensuite au marché noir». Comment ces tonnes de ciment de l’usine arrivent au marché parallèle ?

Seule explication donnée par les professionnels est la complicité qui se tisse à tous les niveaux, dans le seul but de créer la pénurie et vider ensuite les stocks.

L’autre cause directe, qui contribue aussi à l’envolée des prix du ciment, est liée aux opérations de maintenance qui sont programmées dans la même période par les usines de ciment et les pannes à répétition qui sont signalées, chamboulant ainsi la chaîne de production et le calendrier de distribution. Un promoteur immobilier à Alger explique, pour sa part, que «la spéculation a encore de beaux jours devant elle tant que l’équilibre entre l’offre et la demande n’est pas établi. Si les cimenteries arrivaient à satisfaire tous les besoins des entrepreneurs dans le bâtiment, il n’y aurait pas de place pour les spéculateurs. A Alger, on s’approvisionne à partir de plusieurs usines telles que la cimenterie de Sour, celle de Meftah et bien d’autres mais toutes n’arrivent pas à satisfaire cette demande toujours croissante avec tous les projets qui sont en chantier. Le marché parallèle trouve ainsi toujours preneurs avec la crise».

A l’est du pays, l’instabilité des prix reste incompréhensible pour les professionnels du bâtiment. «Du point de vue disponibilité de ce matériau de construction, nous n’avons pas de problèmes. On ne peut pas dire qu’il y a pénurie quand nous constatons que le marché parallèle est inondé avec des prix de 500 DA le sac de 50 kg au lieu des 230 DA prix de l’usine. Il y a dix jours, 150 camions semi-remorques sont sortis du port de Annaba pleins de ciment. Une quantité qui, normalement, devait apaiser la crise mais au contraire, le marché est de plus en plus florissant et nous ne savons pas qui sont ces gens qui détournent ces quantités de ciment», nous dira un promoteur immobilier dans la wilaya de Guelma. A l’ouest du pays, à Oran, à Sidi Bel-Abbès, à Mostaganem, Aïn Témouchent… les prix flambent et la grande question des entrepreneur est : «quand est-ce que va arriver le million de tonnes de ciment promis par l’Etat». «Nous subissons la crise tous les jours et l’Etat n’a rien fait pour réguler ce marché. Nous continuons à payer ce matériau de construction au prix fort », nous dira un entrepreneur d’Oran. Mais rien ne garantit que la spéculation ne sera qu’un mauvais souvenir avec la mise sur le marché de cette importante quantité de ciment si sa distribution, argue le promoteur immobilier de Sidi Bel-Abbès, n’est pas gérée correctement. Pour éviter tout dérapage et assurer un équilibre dans la distribution, il faudrait confier cette mission à une société indépendante créée à cet effet. «Dans le cas contraire, il ne faut pas s’attendre à une régulation du marché. Le déséquilibre entre l’offre et la demande persistera tout comme la crise», conclut notre interlocuteur.

Mokhtaria Bensaâd

Algérie : Salaires ou pouvoir d’achat ?

Posted on 25 octobre 2009 (0)

Bouteflika2L’Intersyndicale autonome de la fonction publique (IAFP), qui regroupe en son sein des syndicats de l’Education nationale et des fédérations de fonctionnaires affiliées à la SNAPAP, a dénoncé, dans une déclaration, la décision de justice prise par la Chambre administrative portant «dissolution de la section Cnes de l’USTO-MB d’Oran», et a annoncé qu’elle observera un sit-in devant le Palais du gouvernement le jour de la tenue de la tripartite prévue pour cette fin d’année.

La réunion tenue à la maison des syndicats et qui a vu la présence du CLA, du SNAPAP, du SATEF et du CNAPEST, a été aussi l’occasion aux représentant syndicaux de ces organisations de faire le point et d’expliquer les raisons qui poussent à réclamer des augmentations avoisinant les 40 000 DA. Selon une étude (non officielle) faite par l’intersyndicale, le smicard algérien ne peut couvrir que 26 % de ses besoins minimums. Autrement dit, il est impossible avec un million de centimes de tenir plus d’une semaine, explique-t-on. Au même moment, le smicard marocain et tunisien couvrent, selon cette même étude, respectivement, 32 % et 15 % des besoins minimums.

Pour ce qui est appelé classe «A» dont le salaire se situe entre 15.000 et 25.000 DA touchant à une proportion importante de fonctionnaires dans l’éducation, la santé, les services…), ils ne peuvent couvrir que 52 % des besoins minimums par mois contre 64 % pour les Marocains et 51 pour les Tunisiens.

En ce qui concerne ce qui est appelé classe «B», seule cette catégorie peut avec son salaire couvrir tout le mois (104 %). Au Maroc, le similaire de cette catégorie peut couvrir ses besoins minimums respectivement à 159 % et à 131 % pour les Tunisiens.

L’intersyndicale ne semble pas être emballée par l’augmentation du SMIG, présentée, selon les syndicats autonomes, comme la solution idoine qui réglerait le problème du pouvoir d’achat du citoyen. Pour eux, c’est toute la politique des salaires qu’il faut revoir. L’augmentation du salaire minimum garanti (SNMG) ne profitera même pas aux premiers concernés qui sont les smicards mais aux fonctionnaires nommés par décret, cadres, DG, PDG… dont les salaires sont de 20 à 30 fois équivalents au SNMG. Ces syndicats demandent à ce que le point indiciaire soit calculé par rapport au prix des produits en mettant en veille un mécanisme qui sera actionné en fonction des augmentations. «Il ne sert à rien de faire des augmentations si elles seront gommées ou absorbées par des augmentations des prix à la consommation». C’est la raison pour laquelle, «nous demandions l’augmentation du point indiciaire de 45 Da à plus de 191 DA», estiment les syndicats autonomes.

Leur étude donne également un aperçu pour calculer le coût de la vie dans notre pays et le salaire qui lui correspond. Ainsi, pour la nutrition, il faut 14.200 Da, le logement et énergie 8.000 Da, autres frais 7.500 Da et pour la prise en charge de 3 enfants, 8.600 Da sont nécessaires. Ce qui représente, au bout du compte, 38.300 Da. «Cela pour que l’Algérien couvre seulement ses besoins vitaux», précise-t-on.

Avec un PIB par habitant de 8.100 dollars, l’Algérien peut «normalement» prétendre à une vie meilleure.

Les syndicats sont revenus lors de cette réunion sur la question de représentativité syndicale. Ils estiment que leurs actions, s’ils sont associés dans les grandes décisions concernant leur avenir, apaiseront les tensions sociales. «Mais, dans la situation actuelle (blocage de médiation, exclusion des syndicats autonomes de la tripartite), l’on continue à nous ignorer», regrettent-ils. Ils estiment à ce propos que l’augmentation des salaires qui sera décidée lors de la prochaine tripartite ne sera conséquente que si les syndicats se mobilisent.

Salah-Eddine K.

Coopération entre Oran et le département de l’Hérault

Posted on 24 octobre 2009 (0)

environnementUne déclaration d’intention de coopération a été élaborée entre le Conseil général du département de l’Hérault (Montpellier, France) et l’Assemblée populaire de wilaya (APW) d’Oran.

En effet, les représentants du Conseil général de l’Hérault, en l’occurrence MM. Antoine Martinez et Tom Ashwanden, respectivement conseiller général délégué aux relations internationales et directeur des relations internationales du cabinet du président du Conseil général de l’Hérault, lors d’une rencontre avec le président de l’APW d’Oran et quelques élus, tenue jeudi, ont souligné l’approche stratégique de ce partenariat pour le développement durable. Les deux parties ont exprimé leur souhait pour la coopération, notamment dans les créneaux de l’environnement, l’eau potable et l’assainissement.

Selon M. Hadjoudj, P/APW d’Oran, l’objectif est de bénéficier de l’expérience française et répondre aux besoins urgents de la wilaya qui s’expriment principalement dans la collecte de déchets ménagers et la gestion de l’eau et de l’assainissement. L’expérience française sera encore mise à profit dans d’autres domaines de coopération tels l’aménagement urbain, le transport urbain, l’agriculture et le développement rural, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la culture et le patrimoine, le tourisme, le sport et la promotion de la femme.

Cette démarche vient pour relancer et actualiser le protocole d’amitié et de jumelage qui a été conclu entre les deux parties en 1982. Un jumelage qui a touché plusieurs secteurs, notamment la santé, le transport et la culture, qui a donné des résultats concrets. Lors de la rencontre d’avant-hier, les représentants des deux parties ont saisi l’occasion pour présenter leurs institutions respectivement. M. Martinez, qui est également maire du canton de Bédarieux, a donné un aperçu sur les compétences et les prérogatives du Conseil général de l’Hérault, qui compte plus de 5.000 employés et a un budget annuel estimé à 1,5 milliard d’euros, dont 40% représentent l’aide de l’Etat. Le même interlocuteur a souligné que 50% du budget est consacré au social et aux actions humanitaires, notamment les actions de proximité, la prise en charge des enfants abandonnés, les personnes âgées, les handicapés, les chômeurs et la vie associative.

M. Martinez a ajouté qu’en plus de la wilaya d’Oran, l’Hérault compte des protocoles de coopération dites «décentralisées» avec d’autres villes du bassin méditerranéen, notamment en Espagne, au Maroc et en Tunisie, ainsi qu’au Chili, pour la mise en oeuvre d’un programme de gestion globale de l’eau.

De son côté, M. Tom Ashwanden a affirmé qu’il faut structurer les relations entres les deux parties dans le cadre du développement durable et mettre en place une approche stratégique pour choisir les secteurs qui seront touchés, notamment l’eau, l’assainissement, l’environnement, le volet formation pour le développement des compétences des cadres et des élus dans le travail de proximité et la collecte des déchets, tout en rappelant à cet égard que la problématique urbaine, notamment dans le secteur de la collecte des déchets ménagers, est aussi vécue au chef-lieu de l’Hérault (Montpellier) qui enregistre le plus fort taux de croissance démographique en France.

L’accord de coopération ciblé sera soumis à l’adoption par les membres du Conseil général de l’Hérault, ont souligné MM. Antoine Martinez et Tom Ashwanden, accompagnés du consul général de France à Oran qui a qualifié, quant à lui, les échanges entre les deux parties de «très prometteurs». Ceci dit, une autre visite d’une délégation du Conseil de l’Hérault est attendue pour la signature du protocole.

Notons que des rencontres avec les recteurs des universités d’Oran et les élus de l’Assemblée populaire communale (P/APC) étaient également au programme de la visite de travail des deux représentants du Conseil général de l’Hérault, qui avaient été accueillis, la veille, au siège de la wilaya, où ils ont pris connaissance, auprès du wali, des potentialités et des besoins du groupement urbain d’Oran.

Jamila Boukraâ

Le prix du pétrole ne reculera pas

Posted on 24 octobre 2009 (0)

OPEPDernière ligne droite dans la préparation de la 16ème Conférence internationale du gaz (GNL16). A moins de six mois de la tenue de cette rencontre de haut niveau, qui donnera à Oran le cachet de métropole importante dans la Méditerranée, les préparatifs vont bon train, selon le ministre de l’Energie et des mines, M. Chekib Khelil, en visite jeudi à Oran pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux en chantier. Le programme de cette manifestation économique est ficelé, les dispositifs d’accueil, d’hébergement et de prestation ont été mis en place, en plus des réservations des espaces d’exposition qui ont été bouclées avec la participation de 200 sociétés pétrolières et économiques internationales. Cet événement pluridisciplinaire, qui verra la participation de 4.000 invités venus de différents pays du monde, représente, en fait, un coup de starter pour l’organisation d’autres manifestations économiques aussi importantes qui seront abritées au Centre des conventions d’Oran (CCO).

Ainsi, le bal sera ouvert par l’assemblée internationale du gaz, prévue les 3 et 4 mars 2010, qui constituera une épreuve à passer avant le grand rendez-vous du GNL 16 fixé entre le 18 et 21 avril 2010. «Cette rencontre sera une simulation qui va nous permettre de tester tous les dispositifs mis en place pour l’organisation de la conférence internationale», a souligné le ministre, lors d’une conférence de presse qu’il a animée au siège de Sonatrach aval. Cet événement sera suivi par la cinquième édition de la Semaine internationale de l’énergie, prévue en novembre 2010. L’autre rencontre d’envergure qu’Oran s’apprête à accueillir au cour du dernier trimestre 2011, entre octobre et novembre, est le premier Congrès mondial de l’énergie. Pour faire d’Oran un pôle économique méditerranéen, M. Khelil a clairement signifié que le CCO n’est pas réservé uniquement au secteur de l’Energie et des Mines, il est aussi ouvert à tous les autres ministères pour l’organisation de rencontres internationales chacun dans son domaine. «Tous les autres secteurs et ministères ont le droit d’organiser des rencontres et d’attirer des événements internationaux ici au CCO qui est une structure réservée aux conférences et aux expositions».

Sur la rencontre du GNL16, le ministre n’a pas manqué de relever l’importance que revêt cette conférence en matière de développement de la production gazière mondiale, la promotion du marché du gaz et le renforcement des investissements et du partenariat dans ce domaine. Il a également insisté sur les bénéfices que peut tirer l’université algérienne de cet événement avec la signatures de plusieurs accords.

Abordant l’avancement des travaux, le ministre a indiqué qu’à partir du mois de novembre prochain, les réunions pour faire les dernières retouches seront plus fréquentes, afin de tout finaliser avant l’échéance.

Accompagné du PDG du groupe pétrolier Sonatrach et du PDG de Sonelgaz, M. Noureddine Bouterfa, le ministre a inspecté, dans la matinée, le nouveau terminal de l’aéroport d’Es-Sénia qui est l’un des projets inscrits dans le cadre des préparatifs du LNG 16. Le taux d’avancement de l’opération a atteint 71 % et sa réception est attendue pour la fin de l’année. Pour ce terminal, comportant toutes les commodités conformes aux normes des aéroports internationaux, une enveloppe budgétaire de 9,200 millions d’euros (environ 1 milliard de dinars) a été consacrée par Sonatrach. Il a été conçu pour traiter deux vols en même temps (arrivée et départ), soit une capacité de 5.000 voyageurs/jour.

Sur l’évolution du prix du pétrole et la situation économique mondiale, le ministre a souligné que «le prix du pétrole ne reflète plus l’offre et la demande. Ils sont liés actuellement à la spéculation et au volume des investissements. Comme en 2008, le pétrole sert de valeur refuge. Les gens n’ont pas où investir et se tournent vers le marché pétrolier pour le faire».

Il a ajouté que les prix du pétrole ne devront pas reculer tant que le climat économique mondial est en amélioration et que tous les indices prévoient une stabilité de l’économie mondiale et une hausse, de nouveau, des prix du pétrole en début d’année prochaine.

Quant au Président-directeur général du groupe Sonelgaz, M. Noureddine Bouterfa, il a annoncé qu’une enveloppe financière de 3.000 milliards de dinars sera consacrée au financement des investissements du groupe pour la prochaine décennie (2009-2019). Il a souligné que le groupe s’apprête actuellement à passer à une autre phase de gestion des réseaux de distribution d’électricité, notamment la réalisation de centres de maîtrise à distance des réseaux de distribution de l’électricité à basse tension en usant de technologies modernes de communication.

Mokhtaria Bensaâd

Grippe A : la visite médicale pour les hadji se poursuit

Posted on 13 octobre 2009 (0)

H1N1-AujLes futurs hadji de la wilaya d’Oran sont invités à «se rapprocher de la polyclinique Zraâ sise aux Castors pour subir la visite médicale d’aptitude au pèlerinage, effectuée par une commission médicale tous les jours de 9h00 du matin à 16h00 sauf les week-end», annonce hier, dans un communiqué de presse, la direction de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière (DSPRH). Les candidats au pèlerinage doivent être munis de leurs carnets de vaccination contre la grippe saisonnière, le tétanos, la diphtérie et la méningite.

A ce propos, la DSP précise que la vaccination des futurs hadji se poursuit encore dans les polycliniques de Haï El-Ghoualem (ex-Médioni), Es-Sénia, El-Barki et le SEMEP Avenue Loubet. La campagne de vaccination des futurs hadji, qui devait prendre fin mercredi dernier, avait été finalement prolongée jusqu’au 20 octobre prochain dans les établissements publics de santé de proximité (EPSP).

La majorité des candidats au pèlerinage 2009, soit plus de 700, ont été vaccinés à ce jour. «Les stocks de vaccins consacrés aux futurs hadji restent suffisants et les retardataires auront un sursis jusqu’à la dernière semaine du mois d’octobre pour être vacciné», nous avait confié la semaine dernière une source sanitaire. Cette année, les établissements sanitaires de la wilaya ont bénéficié d’un premier lot de 1.000 doses de vaccins contre la grippe saisonnière destinées exclusivement aux futurs pèlerins.

La vaccination contre la grippe saisonnière devra être élargie dans les prochaines semaines à l’ensemble des catégories exposées et vulnérables dont les enfants de moins de deux ans, les adultes de 65 ans ou plus ainsi que les personnes de tous âges présentant certaines affections chroniques comme les maladies cardiaques, pulmonaires, rénales, hépatiques ou autres. La vaccination contre la grippe saisonnière, qui sera gratuite cette année, devra être lancée après l’acquisition de la totalité des doses, estimées à 1,4 million. Concernant la grippe porcine, les pèlerins doivent se contenter du vaccin contre la grippe saisonnière, puisque l’Algérie n’a toujours pas reçu les doses du nouveau vaccin contre la grippe A (H1N1).

Les futurs pèlerins vont ainsi s’envoler vers les Lieux Saints sans être vaccinés contre la grippe porcine. Le premier groupe de pèlerins va décoller vers les Lieux Saints dès le 2 novembre prochain. Il sera précédé une semaine auparavant par les membres de la délégation officielle et des équipes médicales renforcées pour assurer les meilleures conditions de séjour pour les hôtes de Dieu.

S.M.

Vaccination anti-grippe A avant le pèlerinage à La Mecque

Posted on 10 octobre 2009 (0)

H1N1_bleu-specilA quelques jours du pèlerinage à la Mecque, les autorités sanitaires s’activent pour vacciner les candidats au départ contre la grippe saisonnière et la grippe A (h1N1). La Tunisie a boycotté ce rendez-vous religieux et l’Algérie tenter de mieux préparer ses ressortissants aux défis auxquels ils devraient faire face. La campagne de vaccination des futurs hadji, qui devait prendre fin mercredi dernier, a été finalement prolongée jusqu’au 20 octobre prochain dans les établissements de proximité de santé publique (EPSP) à Oran, selon une source hospitalière.

La majorité des candidats au pèlerinage 2009, soit plus de 700, ont été vaccinés à ce jour contre la grippe saisonnière, le tétanos, la méningite et la diphtérie. «Les stocks de vaccins consacrés aux futurs hadji restent suffisants et les retardataires auront un sursis jusqu’à la dernière semaine du mois d’octobre pour être vaccinés», précise-t-on.

Questionné sur l’épuisement des stocks de vaccins dans de nombreux EPSP à Oran, elle révèle que certaines structures sanitaires à l’exemple de l’EPSP de Haï Chouhada (ex-Castors) dispose encore de réserves pour les retardataires. Concernant le vaccin contre la grippe saisonnière, les établissements sanitaires de la wilaya ont bénéficié cette année d’un premier lot de 1.000 doses destinées exclusivement aux futurs pèlerins.

La vaccination contre la grippe saisonnière devra être élargie dans les prochaines semaines à l’ensemble des catégories exposées et vulnérables dont les enfants de moins de deux ans, les adultes de 65 ans ou plus, ainsi que les personnes de tous âges présentant certaines affections chroniques comme les maladies cardiaques, pulmonaires, rénales, hépatiques ou autres, selon le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. La vaccination contre la grippe saisonnière, qui sera gratuite cette année, devra être lancée après l’acquisition de la totalité des doses, estimées à 1,4 million.

«Nous n’avons rien reçu de la tutelle à ce jour à propos de la vaccination des personnes vulnérables contre la grippe saisonnière», confie notre source. Selon une autre source hospitalière, les 1,4 million de doses consacrées cette année à cette maladie infectieuse ne pourront jamais satisfaire tout le monde surtout que le ministère a décidé que la vaccination sera cette année gratuite. Outre la vaccination, les candidats au pèlerinage subiront des examens médicaux avant leur départ aux Lieux saints.

Sofiane M. – QO, Algérie

Algériens et Italiens se penchent sur les litiges commerciaux

Posted on 05 octobre 2009 (0)

commerceDepuis sa création, il y a cinq ans, le centre de conciliation et d’arbitrage, créé pour régler les litiges commerciaux nationaux et internationaux, est boudé par les entreprises algériennes mais sollicité par les sociétés étrangères. En effet, ce centre n’attire pas les PME et PMI algériennes, qui préfèrent en cas de litige avoir recours directement à la justice malgré le temps que cela peut prendre.

Quel est l’intérêt de l’arbitrage ? Pourquoi ce désintéressement pour un organisme qui peut préserver les droits d’une entreprise et pourquoi les entreprises préfèrent la justice à l’arbitrage ? Ce sont les questions que des experts algériens et italiens spécialisés dans ce domaine ont tenté d’y répondre au 2ème jour des journées italiennes organisées depuis samedi à Oran et qui se poursuivront jusqu’au 7 octobre. Le débat sur ce sujet d’actualité a été animé, hier, à la chambre de commerce et d’industrie de l’Oranie (CCIO) en présence de l’ambassadeur d’Italie à Alger, M. Giampaolo Cantini.

Du point de vue théorique, les textes régissant l’arbitrage sont clairs, selon les experts, mais du point de vue pratique, le centre de conciliation et d’arbitrage peine à convaincre les entreprises algériennes. Me Ali Haroun, membre du comité d’arbitrage du CCA et CACI, intervenant lors de cette rencontre, a insisté sur la nécessité de vulgariser et sensibiliser les entreprises sur la question car de nombreuses entreprises algériennes ont perdu beaucoup d’argent à cause d’une clause dans le contrat signé avec une entreprise étrangère ou par méconnaissance des lois. Pour éviter de tels désastres à l’entreprise, mieux vaut avoir recours au droit préventif qui consiste à demander l’assistance d’un conseiller juridique avant l’élaboration d’un contrat, souligne Me Haroun, qui estime que le centre est un droit curatif.

Pour donner un aperçu sur le travail du centre d’arbitrage, le membre du comité d’arbitrage souligne que depuis son existence, le centre a eu à traiter 40 dossiers de sociétés étrangères soumis à l’arbitrage algérien. Tandis que le cas des entreprises algériennes qui ont sollicité les services du centre ne dépasse pas six dossiers. «Un nombre très faible», estime Me Haroun, par rapport à tous les avantages que les entreprises peuvent bénéficier si elles choisissent l’arbitrage avant d’aller à la justice. Le conférencier insiste sur un point qui fait toute la différence ente le recours à la justice et le centre d’arbitrage ; la préservation des intérêts de l’entreprise et la continuité des relations avec la société avec laquelle elle a eu un litige. «Après un jugement de justice, les relations se cassent généralement entre les deux parties en conflit mais après un arbitrage, les choses continuent normalement».

L’intervention de Me Haroun a été suivie par celle de Me Benedetta Coppo, responsable du service d’arbitrage, chambre arbitrale de Milan, chambre de commerce de Milan en Italie, qui a enchaîné dans le même contexte et axé sur «les efforts pour une justice privée au bénéfice des petites et moyennes entreprises dans la Méditerranée».

B. Mokhtaria

Chmatko : la Russie n’a pas l’intention d’adhérer à l’Opep

Posted on 04 octobre 2009 (0)

OpepLa Russie, un des plus gros producteurs de pétrole et de gaz dans le monde, principal pourvoyeur de gaz à l’Europe, joue «au chat et à la souris» avec l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Après avoir fortement chuté après la disparition de l’Union soviétique (de près de 50% pour le pétrole), la production pétrolière et gazière russe a retrouvé en 2006 le niveau de 1990.

Et, un jour, lorsque les prix du brut étaient au plus bas, c’était en décembre 2008, Moscou s’apitoyait sur son sort et celui des pays producteurs en venant à Oran plaider pour une plus grande coopération entre les deux ensembles. Mieux, le ministre russe du Pétrole, Sergueï Chmatko, avait déclaré dans la foulée de la tenue dans la capitale de l’Ouest algérien de la conférence ministérielle de l’Opep que Moscou envisageait sérieusement de devenir membre observateur au sein de l’organisation. Une annonce faite notamment par son Premier ministre à Oran, une journée avant que l’Opep ne décide de réduire sa production globale.

Au lendemain de cette décision, et une reprise lente mais vigoureuse des cours, Moscou faisait le contraire de ce qu’elle avait annoncé et profitait de la réduction de la production de l’Opep pour augmenter sa production. Ce schéma d’une Russie du pétrole qui fait «un pas en avant et deux pas en arrière» au moment où le marché est stabilisé grâce aux efforts des pays membres de l’Opep, vient une nouvelle fois de se concrétiser avec les déclarations vendredi de M. Chmatko. La Russie, qui «entend renforcer sa coopération avec l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, n’a pas l’intention de devenir membre de cette organisation», a-t-il affirmé à Saint-Pétersbourg où il s’est entretenu avec le ministre qatari du Pétrole, Cheikh Abdallah Benhamad Al-Attyah. «Nous n’avons aucune intention d’adhérer à l’Opep, nous allons coopérer», a précisé M. Chmatko.

Il est clair que la Russie n’a jamais eu l’intention ni de devenir membre, ni observateur au sein de l’Opep. Le fait est que Moscou joue une stratégie particulière au gré des cotations de l’or noir sur le marché mondial, cherchant quand il le faut le soutien et l’abri de l’Opep, pour la fuir ensuite quand la situation du marché pétrolier se normalise. D’autant plus que la Russie, qui investit actuellement des dizaines de milliards de dollars dans le secteur gazier, se voit déjà dominer le marché européen du gaz notamment. Avec les réserves phénoménales des gisements de l’Extrême-Orient russe, la Russie se voit déjà une superpuissance du gaz et leader mondial au sein du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) et en dehors.

Est-ce une raison pour que certaines voix appellent de leurs voeux une implication plus franche de la Russie au sein du FPEG, qui rassemble les principaux pays producteurs de gaz dans le monde, avec sur le front des grands producteurs comme la Norvège, l’Algérie ou l’Iran. La Russie ne s’est pas encore exprimée sur ce sujet, alors que le délai de présentation des candidatures à la tête du FPEG expire en novembre prochain. Une réunion du Forum est prévue le 9 décembre prochain dans la capitale qatarie Doha. Certains pays membres du FPEG voudraient que la Russie présente un candidat, qui serait désigné ensuite, pour le poste de secrétaire général du Forum. Une situation qui ferait que la Russie soit plus impliquée dans les décisions des pays exportateurs de gaz.

«Nous nous réunirons à Doha pour élire le secrétaire général du FPEG. En outre, nous proposons de tenir une rencontre suivante ici, en Algérie, le 19 avril 2010 dans la ville d’Oran, soit au même endroit où nous avons eu la précédente réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en décembre dernier», avait récemment souligné le ministre algérien de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, cité par une agence russe. M. Chakib Khelil devrait assurer dès le prochain congrès du FPEG à Doha la présidence du Forum, après la fin de mandat du représentant du Qatar, Cheikh Al-Attyah.

L’intégration de la Russie dans les projets de l’Opep via le FPEG est une vieille proposition qui donnerait plus de poids à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. Mais, visiblement, la Russie, dont l’endettement interne est phénoménal, et plus de 47 milliards de dollars pour la dette extérieure, est plus occupée à produire et surproduire, même en cas de baisse drastique des cours, que de faire siennes les préoccupations de stabilisation des marchés de l’Opep.

Mahrez Ilias

Des écoles et des instituts supérieurs pour les élites

Posted on 04 octobre 2009 (0)

EtudiantsLa rentrée universitaire 2009-2010, placée sous le sceau de la qualité, est marquée cette année par plein de nouveautés. Parmi les mesures consacrées par la réforme de l’enseignement supérieur figure, entre autres, la mise en place des écoles préparatoires et des écoles nationales supérieures. Quelque 600 étudiants suivront cette année des cours dans ces écoles préparatoires à Alger, Oran et Annaba.

Ces établissements sont conçus pour accueillir les meilleurs bacheliers. Ces écoles sont dotées d’un régime spécifique et de moyens conséquents. Après l’année préparatoire, ces élèves intégreront les écoles supérieures. Il y en aura trois à travers le pays. Après l’école supérieure, ces élites intégreront les centres de recherches stratégiques. Ces centres stratégiques formeront la future académie des sciences algérienne. Tout ce cursus sera assuré en partenariat avec des institutions internationales. Le premier centre stratégique à être lancé, en partenariat avec des institutions étrangères, est le centre international de mathématiques. La deuxième grande institution à voir le jour sera un centre international de physique expérimentale.

Le troisième est un centre des énergies renouvelables (construction de la plus grande tour solaire du monde) à la faveur d’un partenariat avec un groupe allemand. Le troisième axe de la réforme s’appuie sur les grands projets fédérateurs ayant des impacts socio-économiques pour le pays. Ces projets seront menés grâce à un montage financier (national et étranger). Le premier a été déjà lancé à Oran. Il sera réalisé à la faveur d’un montage financier entre, d’une part, la direction de la recherche, le CRAAG, le ministère de l’Intérieur et Sonatrach du côté algérien, et IFREMER et des universités françaises, d’autre part. Le projet est intitulé «Sismique Profonde et Investigation Régionale du Nord de l’Algérie» (SPIRAL).

C’est un projet pluriannuel de recherche partenariale visant à étudier la structure profonde de la marge nord-algérienne au moyen de méthodes sismiques de «grande pénétration». Des chercheurs algériens et leurs homologues européens vont explorer les fonds marins. Ils établiront des cartes de sismicité et prospecteront aussi les éventuels gisements gaziers et pétroliers.

Un autre projet fédérateur consiste en l’industrie du laser qui sera lancé en 2010. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Rachid Harrabouia, a également mis en place une Autorité de la qualité. Un décret ministériel déterminant les modalités du fonctionnement de cette nouvelle entité est en cours de finalisation et d’adoption par le gouvernement. A cela s’ajoute l’installation du Conseil national d’évaluation. Des instituts connaîtront également un changement de statut à l’image de l’Ecole nationale supérieure de commerce (désormais ex-INC), l’Ecole nationale supérieure des sciences financières et commerciales (ex-ESC) et l’Ecole nationale supérieure de la statistique et de l’économie appliquée (ex-INPS). La nouvelle réforme a mis en place le système LMD.

Tous les doctorants issus de ce système signeront un contrat dans nos laboratoires. «Aucun doctorant ne sera laissé sur le bord de la route», promet le ministère. Tous les étudiants en doctorat percevront une bourse équivalente au SNMG (12.000 DA/mois). Doté d’un budget de 100 milliards de dinars, le secteur de la Recherche est chapeauté par un Conseil national de la recherche présidé par le Premier ministre. Un prochain conseil se tiendra durant ce mois d’octobre pour adoption de la feuille de route projetée d’ici à 2012. Autre nouveauté : pour tenter d’attirer les compétences algériennes établies à l’étranger, le gouvernement a promulgué une batterie de textes permettant à ces cadres, de servir le pays tout en vivant dans leurs pays d’accueil.

Le statut de chercheur associé a été institué dans ce sens. Tout chercheur ou professeur dans une université étrangère peut être associé à une université algérienne. Ainsi, le nom de l’université algérienne sera associé dans tout travail de recherche que ce dernier ferait. Le chercheur peut même ne venir qu’une fois par an pour animer des conférences ou assurer des cours, dans une université algérienne. De même, tous les chercheurs algériens établis à l’étranger peuvent faire partie d’un laboratoire de recherche algérien.

Amine L.