Le mois d’octobre est mondialement consacré au dépistage du cancer du sein et connu sous l’appellation « Octobre Rose », qui permet de sensibiliser le public sur le cancer du sein, la plus fréquente des maladies malignes de la femme, surtout au-delà de 65 ans. Environ 70% des cancers de seins surviennent sans risque apparent, d’où la nécessité de surveillance de toute femme dès l’âge de 40 ans. Pour ce faire, il est recommandé l’autopalpation mensuelle des seins, un examen médical annuel du sein, et une mammographie tous les 2 ans à partir de 40 ans.
Malgré les politiques de prévention et les traitements toujours plus efficaces, le cancer reste aujourd’hui l’une des causes principales de mortalité en Europe. Parmi les plus courants figure le cancer du sein. Les dépistages organisés attirent de plus en plus de femmes, soit près de 2 285 000 femmes pour la seule année 2008. La campagne « Cancer du sein, faites-vous dépister! » du 7 au 16 octobre 2008 au Parlement européen de Bruxelles a été un véritable succès.
Le cancer du sein touche chaque année 429 000 femmes dans les pays membres de l’Union européenne. En France, près d’une femme sur huit sera confrontée au cours de sa vie à ce fléau, les derniers chiffres font état de 11000 décès annuels.
La santé des femmes est l’une des préoccupations constantes de l’engagement politique de Roselyne Bachelot. « Cette année encore, je souhaite poursuivre ce combat », indique la ministre de la Santé. « En France, près d’une femme sur huit sera confrontée au cours de sa vie à un cancer du sein. Nous savons que le dépistage précoce augmente les chances de vaincre cette maladie. Il ne faut pas l’oublier et je souhaite que nos efforts puissent porter ce message : le dépistage n’est pas un tabou, c’est une chance, saisissez-là ! ».
Un nombre important de femmes meurent de cette maladie faute d’un diagnostic précoce ou d’une prise en charge conséquente. C’est pourquoi elle a préconisé la mise en place d’un programme national de lutte contre les cancers de la femme. Le cocktail de clôture placée sous la direction de Mme Priscille Zongo, épouse du premier ministre, a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement et de l’Assemblée nationale.
La présidente de Kimi a exhorté les entreprises d’organisations à s’investir dans cette action à l’exemple de la société de brasserie Brakina qui a décidé de mettre le ruban rose chaque année durant le mois d’octobre sur toutes les bouteilles de sa production et d’en reverser un pourcentage de la vente à Kimi pour soutenir les malades ; l’autopalpation reste la meilleure voie de détection de la maladie bénigne.
A travers le dépistage précoce et une prise en charge conséquente des malades du cancer de sein, nulle doute qu’aucune fleur ne sera faite au mal. Le mois d’octobre est un moment propice pour effectuer gratuitement le diagnostic dans toute la France.
Le pôle international de recherche biologie du développement et cancer de l’Institut Curie accueille depuis quelques mois les chercheurs sur son site du Veme arrondissement à Paris. Plus d’une centaine de personnes travaillent dans ce nouveau bâtiment situé au 11, rue Pierre-et- Marie-Curie.
Dans la lutte contre le cancer, les travaux des chercheurs visent à comprendre le fonctionnement de la cellule, qu’elle soit normale ou cancéreuse. Pourquoi et comment une cellule devient-elle maligne et donne-t-elle naissance à une tumeur ? Pour tenter de répondre à cette question, l’Institut Curie a créé, en 1995, un pôle de biologie moléculaire de la cellule qui constitue actuellement le plus grand centre européen dans ce domaine. Ce pôle collabore étroitement avec les autres domaines de recherche contre le cancer qui concernent la génétique humaine, la chimie pour la conception de molécules antitumorales et la physicochimie du vivant.
Les unités de recherche
La recherche fondamentale est développée au sein de plusieurs unités associées soit au CNRS, soit à l’INSERM et située à Paris et à Orsay. L’ensemble des recherches est regroupé en huit axes majeurs : la biologie cellulaire et biologie du développement, l’immunothérapie, la génétique et oncogenèse, l’épigénétique et génotoxicologie, la pharmacochimie, la physicochimie du vivant, les mécanismes moléculaires de l’oncogenèse, l’imagerie cellulaire et moléculaire.
Environ 2 285 000 femmes ont eu recours en 2008 aux dépistagex organiséx du cancer du sein, ce qui représente 52,5 % de la population cible, selon un communiqué de l’InVs.
Environ 4,5 millions de femmes ont été dépistées pour la période 2007-2008 en France. La participation des femmes au programme de dépistage organisé attire de plus en plus de femmes. Mais on constate des inégalités régionales. Si le taux de participation peut atteindre 60 % dans certaines régions comme en Aquitaine, en Bretagne ou en Champagne-Ardenne, il reste très faible dans le département de Paris (21 %).
Les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à passer, tous les deux ans, une mammographie prise en charge à 100% par l’Assurance maladie.
Les avantages du dépistage organisé sont nombreux: un examen rapide (15 mn) et gratuit avec tiers-payant, une démarche simple (prise en charge et liste des professionnels de santé adressés aux personnes concernées), un résultat fiable avec deux lectures systématiques (la deuxième lecture détecte 10 à 15 % des cancers dépistés), et une détection possible d’une tumeur débutante, indécelable à l’examen habituel de palpation.