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L’Algérie, un géant aux pieds d’argile

Posted on 04 novembre 2009 (0)

AlgérieSelon les statistiques de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Algérie est le 42e exportateur mondial et le 56e importateur. Doit-on se réjouir que notre pays soit dans le peloton de tête pour ces deux raisons ? Certainement pas. Car, dans le premier cas, son classement l’Algérie ne le doit qu’à ses hydrocarbures qui constituent plus de 90% de ce qu’elle exporte, et, dans le second, au volume de ses importations qui est la preuve de l’insignifiance de ses capacités propres à répondre aux besoins multiformes de son marché intérieur. Il n’y a pas lieu par conséquent de pousser de «cocorico» triomphaliste, comme l’a fait notre télévision nationale qui, une fois n’est pas coutume, a aussitôt répercuté le classement dont l’OMC a gratifié le pays, mais en faisant tout de même l’impasse sur celui concernant ses importations.

Il y aurait eu de quoi se réjouir que l’Algérie soit dans le «top» cinquante des plus grands exportateurs, si la performance était due à des productions industrielles et agroalimentaires, dont les qualités et les quantités font qu’elle se taille une place enviable dans le circuit commercial mondial. Avec des exportations hors hydrocarbures qui peinent à atteindre la modique et pour tout dire insignifiante valeur de deux milliards de dollars l’an, le pays est en réalité inexistant dans le circuit international des échanges. Même le paramètre des services, comme l’ensemble des activités des transports, des voyages et autres services commerciaux, que l’Organisation mondiale du commerce (OMC) intègre dans les statistiques ayant été la base de son classement, ne réduit pas de beaucoup la prépondérance des hydrocarbures dans les exportations de notre pays.

Etre également dans le peloton de tête des pays importateurs n’est pas aussi motif à satisfaction pour notre pays. Car cela dénote tout simplement qu’il consacre l’essentiel des recettes financières que lui procurent ses exportations à nourrir sa population et à satisfaire ses autres besoins. En tant que pays importateur, il aurait été beaucoup plus valorisant que l’Algérie soit située dans les profondeurs du tableau. Car cela aurait signifié qu’elle dispose de capacités substantielles à répondre à une partie de ses besoins internes.

Les deux classements dont il est question sont les révélateurs de la problématique à laquelle l’Algérie est confrontée. Celle de sa dépendance à l’exclusive exportation de ses ressources d’hydrocarbures. Le mal est pourtant connu. Manque la stratégie qu’il faut mettre en oeuvre pour en avoir. Celle dont il est question dams le discours officiel peut constituer la solution. Il n’est pas certain qu’elle fasse l’unanimité, voire consensus dans la classe dirigeante en charge des affaires de la nation. D’où la valse d’hésitations, d’allers-retours et de «bricolages» dans sa mise en application.

Subsidiairement, nous ferons remarquer que l’ENTV s’est gardée de répercuter l’autre classement international rendu public au même moment que celui fait par l’OMC. Lequel met la meilleure université algérienne, celle de Bel-Abbès, au 4116e rang dans le monde. Ce qui, il est vrai, n’est pas du tout valorisant pour notre système universitaire.

Kharroubi Habib

Sommet de Pittsburgh: le G-20 prend la relève du G-8

Posted on 25 septembre 2009 (0)

Au sommet du G20 de Pittsburgh, ici aux Etats Unis, les dirigeants des principaux pays industrialisés et des économies émergentes sont en passe de s’accorder sur une nouvelle approche économique. Ils ont déclaré la fin de l’ère des comportements irresponsables des grandes banques.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a réitéré la position des Etats-Unis selon laquelle le G-20 sera désormais la principale instance internationale de discussion des questions économiques mondiale. Ce changement traduit la reconnaissance que des pays comme la Chine ou le Brésil jouent un rôle croissant dans l’économie mondiale.

PittsburghCertains leaders du G-20 disent que des progrès ont été accomplis vers la limitation des risques pris par les grandes banques et le contrôle de la rémunération de leurs dirigeants, qui devrait être fonction des performances de l’établissement.

On s’attend à ce que le G-20 approuve de nouvelles règles obligeant les banques à maintenir une importante réserve de liquidité. Selon le Premier ministre Brown, la reprise de l’économie globale reste fragile, si bien que les leaders poursuivront pendant un certain temps encore leurs efforts de relance économique.

Football : Mondial 2009 des moins de 20 ans en Egypte

Posted on 17 septembre 2009 (0)

Même en l’absence de l’EN, le drapeau algérien flottera dans le ciel égyptien et plus précisément au Caire qui abritera la phase finale de la Coupe du monde de football des mois de vingt ans U 20.

Le mérite revient à l’arbitre international Mohamed Benouza qui a été retenu par la commission d’arbitrage de la FIFA pour officier lors de ces joutes qui auront lieu du 25 septembre au 16 octobre prochain. Nul doute que la prestation de Benouza, qui est également désigné au Mondial des U 17 au Nigeria, sera suivie avec attention. Car Mohamed Benouza est retenu par la commission d’arbitrage de la FIFA dans une présélection de 38 arbitres parmi lesquels seront choisis ceux qui officieront lors de la Coupe du monde 2010.

FIFAAprès avoir pris part à un séminaire au mois de septembre dernier à Zurich, notre arbitre international est bien placé pour faire partie de l’élite de l’arbitrage international du moment qu’il a passé avec succès les épreuves théoriques et pratiques, tel que le test physique, le test écrit portant sur les lois du jeu et l’épreuve orale d’anglais. Tous ces arbitres présélectionnés ont été suivis de près pour évaluer leurs performances lors des rencontres internationales et, encore une fois, Benouza a confirmé sa progression après avoir réussi toutes ces épreuves, franchissant ainsi honorablement une étape importante de sa carrière. Apprécié pour ses grandes capacités à diriger des rencontres au sommet, Benouza, international depuis 2001, a été à maintes reprises sollicité pour des matches internationaux. Outre une prestation honorable à la CAN 2008 au Ghana où il a dirigé avec brio le choc Nigeria-Côte d’Ivoire, sa présence n’est pas passée inaperçue lors de la 5e édition de la Coupe du monde des clubs en décembre dernier au Japon où, pour rappel, il a eu l’insigne honneur de diriger le match d’ouverture entre l’équipe australienne d’Adélaïde et la formation néo-zélandaise de Waitakere à Tokyo. Dans son registre figure d’autres désignations en arbitrant la finale aller de la Coupe de la CAF 2008 entre le CS Sfax et l’ ES Sahel et la finale retour des clubs champions de l’UNAF entre les FAR Rabat et le Club Africain. A présent, Benouza ne veut pas s’arrêter en si bon chemin et vise la Coupe du monde 2010. Et ce n’est qu’une juste récompense pour un arbitre qui est devenu, grâce au travail, l’abnégation et le sérieux un exemple pour les nouvelles générations.

M. Zeggai

L’agriculture, atout en prévision de l’après-pétrole

Posted on 09 septembre 2009 (0)

La sécurité alimentaire du pays est le défi majeur auquel les Algériens seront confrontés quand, l’après-pétrole venu, ils ne pourront plus compter sur la même manne financière qui, jusqu’à cette échéance, leur aura permis d’assurer cette sécurité alimentaire si vitale à tout point de vue. C’est en ayant en perspective cet horizon après-pétrole et l’impérative nécessité pour le pays de s’y préparer que le président de la République a formulé ses orientations et donné des directives au gouvernement quand il a procédé à l’audition-évaluation du secteur de l’agriculture et du développement rural, dont les performances à venir devront tendre à garantir au pays cette sécurité alimentaire sans laquelle il sombrerait inévitablement.

Pour le chef de l’Etat, faisant référence aux mesures et aides consenties par les pouvoirs publics à ce secteur, «les conditions sont réunies pour engager un développement structurel à même d’asseoir les fondements d’une croissance agricole soutenue et un développement durable du monde rural». Il s’agit, selon lui, par conséquent «de poursuivre et de renforcer dans le cadre d’une politique de renouveau rural dynamique les actions de modernisation de l’agriculture».

Il est indéniable que depuis quelques années, le secteur de l’agriculture aligne des performances qui contribuent à atténuer la dépendance du pays en matière de sa sécurité alimentaire envers les marchés internationaux. Il reste, pour que ces performances s’installent dans la durée et deviennent la norme de la contribution du secteur dans la bataille pour la sécurité alimentaire du pays, que soient levées en partie les hypothèques qui risquent de remettre en cause leur poursuite. Dans ses orientations au ministre en charge du secteur, Bouteflika en a évoqué la plus cruciale. A savoir l’utilisation rationnelle et la valorisation des ressources en eau pour l’irrigation des terres agricoles, à l’effet de sécuriser un niveau acceptable de production.

C’est un fait en effet que si le secteur de l’agriculture continue à dépendre uniquement des conditions climatiques qui ne sont pas globalement propices à des rendements performants, il sera dans l’impossibilité de répondre de façon déterminante aux besoins alimentaires du pays. D’où effectivement l’urgente nécessité d’une politique visant à lui permettre d’être protégé autant que faire se peut des aléas climatiques.

Les conditions climatiques durant l’année 2008-2009 ayant été favorables, l’agriculture du pays a enregistré des résultats de production records en beaucoup de filières, que les mesures d’encadrement et d’incitation mises préalablement en oeuvre par les pouvoirs publics ont assurément contribué à amplifier. Mais il reste beaucoup à faire pour que le secteur de l’agriculture continue dans cette dynamique.

L’horizon d’une sécurité alimentaire totale pour le pays n’est pas l’objectif que l’on peut rationnellement fixer à ce secteur, compte tenu des limites naturelles qui sont les siennes rapportées aux besoins d’une population qui outrepasseront toujours ses meilleures productions. Ce qui en est attendu, c’est qu’en complément d’un développement industriel productif, il participe à réduire le déséquilibre défavorable de notre balance commerciale. Et si cela se concrétise, l’après-pétrole serait susceptible d’être favorablement appréhendé par le pays.

Kharroubi Habib

L’université et les défis de la société du savoir

Posted on 01 septembre 2009 (0)

L’activité économique moderne a constamment exigé un effort croissant en connaissances techniques et scientifiques pour son essor.

Depuis la fin du siècle dernier, les économies développées sont entrées dans une nouvelle phase historique marquée par l’explosion des sciences et l’application de nouvelles technologies dans divers domaines (de l’industrie à l’agriculture en passant par les services) que résume l’expression «société du savoir».

Avant d’expliciter ce concept, nous commencerons d’abord par montrer la relation entre développement économique et connaissance ; le rôle de l’université dans le progrès économique et social des nations et les défis auxquels elle est confrontée seront abordés dans une troisième étape.

Connaissance et développement économique

Ce n’est que depuis quelques décennies qu’a été démontré le rôle de la connaissance scientifique comme moteur de la croissance économique. Pour le dire simplement, la croissance économique est l’augmentation de la production. Cette notion est importante puisque la richesse d’un pays est ce qu’il produit.

Quant au développement, autre concept fondamental, il suppose la croissance économique sans se réduire à elle puisqu’il exige en outre un changement des structures productives, organisationnelles, culturelles et institutionnelles (que ce soit les institutions économiques ou politiques).

Dans les années 1950 et 1960, de multiples travaux macroéconomiques ont tenté de mesurer les facteurs de la croissance et ont mis en relief le rôle décisif du savoir scientifique à travers l’innovation technique et la formation professionnelle des travailleurs. Par exemple, Robert Solow a calculé la contribution du progrès technique à 80% dans l’augmentation à long terme du revenu par habitant aux Etats-Unis (cité par R.P. Krugman, 1999).

La notion de capital humain a ensuite fait florès dans la littérature économique par une construction théorique solide et des évaluations empiriques dépassant les simples idées intuitives mettant l’accent sur la compétence professionnelle comme source majeure de progrès économique.

Ce concept désigne l’ensemble des aptitudes individuelles et collectives de la main-d’oeuvre en termes de connaissances générales et professionnelles qui améliorent l’efficacité du travail et partant la productivité et la production. Avec le progrès des sciences et leur application méthodiquement organisée dans le domaine de la production, la connaissance est au coeur du processus de développement économique.

La formalisation et l’organisation systématique des connaissances ont succédé aux temps anciens où elles étaient informelles et cantonnées à l’acquisition et à la transmission de savoir rudimentaire et de savoir-faire.

Depuis le début de la première révolution industrielle (apparue en Europe fin du 18e siècle-début du 19e siècle) la croissance économique a été essentiellement soutenue par le capital tangible (ou capital matériel c’est-à-dire machines, équipements, infrastructures économiques, etc.). C’est à partir des années 1920 qu’on assista à une montée puissante du capital intangible (éducation, formation professionnelle, progrès technique, etc.) dans le processus productif.

Ainsi les économies et les sociétés avancées se sont structurées autour du savoir scientifique et de ses applications. Cette mutation prodigieuse porte le nom de société du savoir (ou société de la connaissance).

La société du savoir

Les économies industrielles et post-industrielles (Europe, Amérique du Nord, Japon et nouveaux pays industrialisés tels la Corée du Sud, Taïwan, etc.) sont organisées de plus en plus autour de la connaissance.

Les estimations réalisées indiquent que le stock de capital intangible dans ces pays a dépassé le stock de capital tangible depuis le début des années 1990 (par exemple aux Etats-Unis le stock de capital matériel était estimé – en dollars constants 1987 – à 28.000 milliards de $ environ en 1990 et celui du capital immatériel à 32.000 milliards contre respectivement 6.000 et 3.000 milliards de $ en 1929), (D. Foray, 2004, p. 20).

Ce qui caractérise l’économie du savoir depuis la fin du siècle dernier, c’est «le choc entre, d’une part, une tendance séculaire relative à l’accroissement de la part du capital intangible (…) et d’autre part l’irruption et la diffusion spectaculaire des technologies de l’information et de la communication. C’est donc la rencontre entre une tendance longue, qui se traduit par l’expansion des investissements et des activités de connaissance, et une révolution technologique unique qui change radicalement les conditions de reproduction et de transmission du savoir et de l’information» (D. Foray, p.18).

La part des facteurs intangibles est devenue décisive dans le processus de production et de création de richesses. En 1997 selon l’OCDE (organisation qui regroupe les principaux pays industrialisés), 35% de la valeur ajoutée des entreprises (c’est-à-dire leur contribution réelle à la production) des économies industrielles est due à des unités de production fondées sur le savoir.

La compétition dans une économie mondialisée dépend de façon cruciale de l’investissement dans la connaissance, le capital humain et les ressources institutionnelles. C’est ce que souligne dans une expression lapidaire le prix Nobel d’économie Douglass North quand il écrit que «la force motrice du monde moderne est la croissance du stock de connaissances».

L’université et les défis de notre temps

Le capital intangible est devenu la source essentielle du progrès économique, de l’accroissement de l’efficience du travail et partant de la production.

La ressource la plus précieuse, celle qui crée le savoir et le capital organisationnel est la ressource humaine. Sa valorisation est la clé de voûte du progrès civilisationnel.

Dans l’économie de notre temps fondée sur le savoir, l’enseignement, du palier primaire au palier supérieur, est la clé de la prospérité.

L’université qui se trouve au faîte de l’édifice éducationnel est le creuset des sciences. Elle assure de multiples fonctions, de l’enseignement à la recherche scientifique, et son essor a un impact multidimensionnel.

En produisant de futurs enseignants bien formés, elle élève la performance de l’enseignement primaire et secondaire. Quand l’enseignement supérieur est de bonne qualité, l’université fournit des cadres compétents qui accroissent l’efficacité des activités économiques et des institutions politiques.

La compétition économique dans une économie qui se mondialise exige une revalorisation du rôle de l’université dans le processus du développement de la nation.

Sa contribution est décisive dans l’effort d’accumulation des connaissances, dans l’impulsion du progrès scientifique et technique et dans le développement des activités productives.

Les études empiriques confirment le rôle majeur de l’enseignement supérieur dans la croissance économique, par exemple l’économiste T.C. Lin (cité par D. Bloom et alii, p.23) a montré selon ses calculs qu’une hausse de 1 pour cent du nombre de diplômés de l’enseignement supérieur à Taïwan accroît de 0,35 pour cent le rendement industriel dans ce pays.

Ajoutons que c’est la compétence scientifique qui est source de progrès et non une inflation de diplômes sans réelle valeur, apanage de nombreux pays en voie de développement (PVD). Si les universités américaines sont considérées pour une bonne part comme excellentes, c’est parce qu’elles offrent une formation de haut niveau et sont intégrées à la vie économique et sociale du pays, répondant à ses besoins de compétences (voir R. Huret, 2008).

Qu’en est-il de l’université algérienne ? Est-elle ce fer de lance du progrès ?

Depuis plus de deux décennies elle est engluée dans la médiocrité, croulant sous la massification de l’enseignement supérieur (entre 2000 et 2008 le nombre d’étudiants a plus que doublé, passant d’environ quatre cent mille à un million).

L’Etat-FLN en a fait un organisme malade. C’est une institution à la dérive, gangrenée par la corruption et le népotisme comme le reste des institutions publiques.

Si beaucoup d’universitaires algériens ont fait leurs études dans des universités prestigieuses des pays développés, le gros de la troupe est sous-qualifié (il n’y a qu’à voir toute cette masse de vacataires ayant pour seuls «bagages» des licences ou ces enseignants dotés du magistère obtenu souvent dans des universités algériennes de second rang qui ne répondent pas aux normes académiques internationalement admises).

Quant à la gestion administrative de nos universités, elle est confiée à un personnel sans réelle qualification.

Dans les classements des universités du monde, l’université algérienne est située dans le peloton de queue. Ainsi par exemple, selon le classement du centre de recherche turque qui a évalué les universités des pays de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) parmi les 50 meilleures universités de cet ensemble de nations, on ne trouve aucune université algérienne. Dans le classement des universités africaines de Webometrics (2008), les universités algériennes qui y émergent sont situées à la 26e place, 76e, 78e, 79e et 80e derrière la Tanzanie, le Sénégal ou le Kenya.

Quant au classement de l’université de Shangaï, aucune université arabe ne figure parmi les 500 meilleures universités du monde.

Même si ces classements sont imparfaits, il faut reconnaître que nous sommes parmi les derniers ! C’est le résultat de la mauvaise gouvernance.

Notre système d’enseignement supérieur est médiocre, ce qui rend notre pays pratiquement démuni face aux défis de la mondialisation et face à nos problèmes économiques qui exigent des ressources importantes en savoir scientifique.

Les mêmes institutions politiques qui sont de faible qualité ont produit les mêmes effets dans tous les domaines. L’échec du parti totalitaire qui régente de pays depuis l’indépendance est partout, de l’industrie à l’enseignement, en passant par l’agriculture, le secteur de la santé, les transports, etc.

Le rôle des sciences et techniques dans le processus de croissance des économies et dans l’amélioration du niveau de vie des populations s’est accru avec l’avènement des nouvelles industries, ce qui rend notre retard dramatique.

Ces industries fondées sur l’intelligence artificielle (microélectronique, biotechnologies, télécommunications, machines-outils et robot, informatique dans ses volets matériels et logiciels, etc.), écrit l’économiste américain Lester Thurow, ne peuvent s’implanter et prospérer que dans les pays qui disposent des ressources intellectuelles nécessaires. «Aujourd’hui, ajoute-t-il, la compétence et le savoir sont les seules sources d’avantage comparatif» (L. Thurow, 1997, pp.81-82).

Le défi est immense pour les PVD. La place de l’université doit être rehaussée car, insistons encore une fois, l’essor des nations dépend de plus en plus de la science et de ses applications. L’investissement dans la connaissance, dans la ressource humaine, est déterminant pour le développement économique et social.

Le rapport arabe sur le développement humain de 2003 du Programme des Nations unis pour le Développement, rédigé par une équipe d’éminents intellectuels du monde arabe, dresse un bilan inquiétant de l’état du savoir dans cet ensemble de pays. L’enseignement en général y est marqué par «une baisse de la qualité», écrivent les auteurs de ce rapport, et la recherche scientifique y demeure faible.

Ils proposent cinq axes majeurs pour construire une société fondée sur la connaissance : «dissémination d’une éducation de qualité», «encouragement de la science, généralisation de la recherche et du développement et accompagnement de la révolution informatique», «passage rapide vers une production à valeur ajoutée basée sur la connaissance», «développement d’un modèle arabe du savoir authentique, tolérant et éclairé», «garantie des libertés fondamentales d’opinion, d’expression, et de regroupement grâce à une bonne gouvernance régie par la loi». Vaste programme mais salvateur.

L’avenir de notre pays réside dans l’édification d’une société articulée autour du savoir. Cette société ne peut être construite que sur le socle d’institutions efficaces.

Dans le «village planétaire» qu’est devenu notre monde d’aujourd’hui avec les nouvelles techniques de l’information et la globalisation de l’économie, la compétitivité des entreprises repose désormais sur les compétences de leur force de travail. Comment ferons-nous pour affronter la concurrence des produits des pays développés et des pays émergents ?

Au sujet de la compétitivité des entreprises de notre pays, le comportement des producteurs que nous allons évoquer est plus parlant que des chiffres arides. Au mois de décembre 2008 le président du Forum des chefs d’entreprises monte au créneau pour demander au gouvernement un délai de deux ans avant l’application de l’Accord arabe de libre-échange car nos entreprises ne sont pas prêtes à affronter la concurrence des produits fabriqués au Caire, à Sanaa ou à Tripoli, etc. (voir El Khabar du 29/12/08). Voilà que nos «capitaines d’industrie» sont effrayés par des nains économiques ! Cela en dit long sur les réelles capacités de compétition de nos entreprises. Où est notre capital de compétences ?

Sommes-nous capables de sortir du piège d’une économie captive des hydrocarbures (ces ressources naturelles non pérennes bien entendu nous assurent actuellement plus de 95 pour cent de nos recettes d’exportation et alimentent le budget de l’Etat en impôts à hauteur de 60 à 70 pour cent) ? Qu’allons-nous exporter dans 30 ou 40 ans quand les puits de pétrole viendraient à tarir ?

Quand allons-nous reconstruire notre système éducatif qui est actuellement entièrement délabré ?

En tout cas ce ne sont pas les institutions politiques actuelles qui vont nous faire sortir de l’état de sous-développement dans lequel nous sommes. Selon les évaluations de la Banque mondiale la qualité de la gouvernance publique est médiocre en Algérie (en 2004 sur une échelle variant de 1 à 100, l’efficacité gouvernementale dans notre malheureux pays est de 37, la qualité de la régulation est de 18, les règles de droit de 28 et le contrôle de la corruption de 42).

Notre Etat actuel a entièrement failli à sa mission, celle de développer le pays (l’indicateur de développement humain de 2005 du Programme des Nations unies pour le Développement place l’Algérie à la 104e place sur 177 pays, derrière la Tunisie et la Jordanie ou la Colombie et les îles Maldives).

S’il n’est pas reconstruit de fond en comble pour en faire un ensemble d’institutions fondées sur le droit et la compétence, nous continuerons à acheter céréales, lait, médicaments, vêtements, etc. à l’étranger (tant que nous aurons du pétrole et du gaz à exporter), à voir nos jeunes partir à l’assaut de la mer dans des embarcations de fortune, à être comme d’impuissants spectateurs à constater la corruption faire ses ravages, à envoyer nos enfants dans les écoles ou ce qui en tient lieu pour un semblant d’enseignement, etc., bref à s’enliser dans le sous-développement.

Connaissances scientifiques et institutions politiques de qualité constituent de puissants facteurs de développement, telle est la découverte de la science économique contemporaine.

En 1976 le produit par habitant (plus exactement le produit national brut par habitant) de l’Algérie (990 $) dépassait celui de la Corée du Sud (670 $), mais en 2005 il était de 3.112 $ pour le premier pays et 16.309 $ pour le second (il s’agit cette fois du produit intérieur brut par habitant pour être exact, notion voisine de la précédente). Cet énorme écart n’est pas dû au hasard, il est dû au développement industriel rapide de ce pays asiatique, dépourvu de ressources naturelles, résultant d’un système éducatif et d’un cadre institutionnel économique et politique performants.

C’est maintenant qu’il faut mettre en place une université d’excellence si nous ne voulons pas demeurer à la périphérie du monde, dépendants des surplus céréaliers d’Europe et d’Amérique pour nous nourrir. Il est temps d’apporter de la cohérence à notre système d’enseignement. Les sciences exactes sont enseignées en langue française à l’université alors que la majorité de nos jeunes bacheliers ne maîtrisent pas cette langue.

Le spectre de nos importations va de la nourriture à la quincaillerie de toute sorte, pourquoi ne pas importer ce service prééminent qu’est l’enseignement en incitant l’implantation d’universités étrangères privées dans notre pays et en promouvant des accords de partenariat entre universités nationales et universités étrangères ? Il existe bien une université américaine, deux universités françaises, un certain nombre d’universités privées étrangères en Egypte. En Chine il y a bien une annexe de l’Ecole Centrale de Paris (une des meilleures écoles d’ingénieurs de France) installée récemment. Les Emirats Arabes Unis ont ouvert en 2007 une annexe de l’université française la Sorbonne, etc.

La mondialisation ne concerne pas uniquement la production de biens tangibles, elle concerne de nos jours également le savoir. Le monopole de l’Etat en matière d’enseignement est révolu par les temps qui courent. L’internationalisation de l’enseignement supérieur est un phénomène en marche dans de nombreuses zones du monde.

La diversification du monde de l’enseignement supérieur génère une concurrence entre universités, source d’efficacité et d’amélioration des performances.

La réforme en ce domaine est bien timide et les résultats sont maigres. On peut citer l’ouverture à l’initiative privée, par une loi récente, du champ de l’enseignement supérieur ; la création d’une école supérieure des affaires en partenariat avec de grandes écoles de commerce françaises.

Quant au projet de différentiation du monde des universités par l’émergence de pôles d’excellence, sa concrétisation se fait attendre.

Comment mesurer la qualité de nos universités si celles-ci ne sont pas soumises à une évaluation externe ? Evaluation réalisée par une agence indépendante qui puisse évaluer nos établissements et dire lequel est excellent et lequel ne l’est pas. Mais celle-ci n’a pas encore vu le jour !

Ce n’est pas par un enseignement supérieur au rabais que nous allons nous affranchir de notre dépendance à l’égard du pétrole et construire une société du savoir !

A. Khaldi, Docteur ès-sciences économiques

La coopération agricole : un des piliers de la politique agricole et de l’organisation des marchés

Posted on 20 août 2009 (0)

On m’a toujours enseigné que si le succès est au rendez-vous, cela supposait que les conditions nécessaires et suffisantes étaient réunies. Quelles sont donc les causes principales du faible niveau de compétitivité de notre économie agricole au demeurant fortement subventionnée ?

Pour répondre à cette question, la pertinence nous invite à contraster notre système agricole archaïque au modèle compétitif européen et plus particulièrement français, pour mettre en évidence ses nombreux dysfonctionnements structurels qui handicapent sa performance actuelle et hypothèquent sa pérennité. Si le modèle hexagonale a été choisi, c’est en raison du premier rang qu’occupe la France au niveau continental. Forte de son statut de première puissance agricole européenne, l’ancienne métropole a de nombreuses leçons à nous donner pour peu que l’on sache apprendre à apprendre et apprendre à adapter.

Sans plus tarder, découvrons ses fondements, forces, ressorts, contraintes, mécanismes et surtout les opportunités fabuleuses que nous offre le marché de la CEE.

Nota : Les deux modèles français et algériens seront respectivement désignés par les majuscules (F) et (A) lors des différents parallèles.

Fondements

Coopération agricole : un des piliers de la politique agricole et de l’organisation des marchés

Contrairement aux exploitations agricoles individuelles et collectives [(EAI) et (EAC)] (A), les coopératives (F), créées par les agriculteurs pour organiser solidairement leur approvisionnement et la commercialisation de leur production et se doter ainsi d’une capacité de négociation, ont largement assuré et organisé, sur une base mutualiste, le développement de l’agriculture française. Elles sont donc l’un des piliers de la politique agricole et de l’organisation des marchés.

Pour répondre aux défis de demain, l’ambition de la politique agricole consiste à :

- amener le plus grand nombre d’agriculteurs à la performance nécessaire à la conquête des marchés dans une économie de plus en plus concurrentielle;

- adapter quantitativement et qualitativement la production agricole aux besoins des marchés afin de conforter sa capacité de négociation et sa valorisation face à la concentration croissante, tant de l’amont que de l’aval;

- promouvoir une activité économique vivante sur l’ensemble du territoire et promouvoir le lien entre le produit et son origine;

- privilégier une agriculture fondée sur des exploitations à responsabilité personnelle, qu’elles soient familiales ou sociétaires;

- encourager l’installation des jeunes agriculteurs en facilitant leur accès aux moyens nécessaires à l’exercice de leur métier;

- permettre l’exercice de solidarités internes à la profession agricole.

L’entreprise coopérative qui, depuis son origine, place l’économie au service de l’homme, s’inscrit dans ces choix de politique agricole dont découle un rôle des missions et des contraintes spécifiques.

Fédération de coopératives

Bien qu’inexistant chez nous (A), la France (F) dispose d’un puissant réseau national de coopératives de près 3.800 à collecter, transformer et commercialiser une part importante de la production agricole française. Il existe également 13.000 coopératives de service pour permettre aux agriculteurs une gestion plus performante de leurs exploitations (CUMA, insémination artificielle…).

A titre d’exemple, la Fédération régionale de la coopération agricole en Languedoc-Roussillon (FRCALR : premier réseau agricole et agroalimentaire d’entreprises territoriales qui compte 70.000 adhérents pour un chiffre d’affaires de 2,2 milliards d’euros) représente les coopératives agricoles dans leur intégralité. Elle fédère 480 coopératives, unions, SICA et 580 CUMA qui assurent les fonctions d’approvisionnement, de transformation, de mise en marché et autres services associés pour les différents secteurs d’activités.

La FRCA LR, membre du réseau national Coop de France, veille à respecter et promouvoir l’éthique de la coopération agricole et ses valeurs fondamentales qui sont :

- L’équité.

- La libre adhésion.

- L’expression démocratique dans une société de personne : un homme, une voix.

- La promotion des femmes et des hommes .

- Le développement durable.

Elle a pour objectifs :

- De représenter et promouvoir les coopératives auprès des organisations professionnelles agricoles, des services de l’Etat, des collectivités territoriales et des instances nationales et européennes.

- Et d’apporter aux coopératives une réponse spécifique à leurs besoins de fonctionnement et développement.

Structure juridique, rôle du conseil d’administration et composition du groupe dirigeant

- Les entreprises coopératives agricoles (F) optent généralement pour une structure juridique de type ‘SPA’ dont les caractéristiques sont définis selon leurs spécificités [objet social, membres (nombre et droits sociaux), capital (hauteur et structure), constitution (rédaction des statuts et immatriculation au registre de commerce), vie sociale (gestion, contrôle, droits et impôts sur les bénéfices), transformation et dissolution].

- Chaque entreprise coopérative agricole est aussi tenue de définir :

1) Le rôle du conseil d’administration quant aux préparations, prise et contrôle des décisions;

2) L’activité, les pouvoirs et les attributions du conseil d’administration;

3) La nature de l’information demandée par le conseil d’administration.

- Afin d’enregistrer de bonnes performances dans un environnement de plus en plus concurrentiel, l’entreprise coopérative agricole (F) fait preuve d’une grande capacité d’adaptation et améliore sans cesse son efficacité opérationnelle. Pour ce faire, une composition optimale du groupe dirigeant (degré d’adéquation des compétences aux tâches clés/degré d’engagement des personnes) est recherchée en fonction du décalage qu’on suppose exister entre la cause (le groupe dirigeant et les stratégies qu’il a définies) et l’effet (la performance à court et long termes mesurée en termes de Profit Economique).

Management

Loin d’échapper aux agriculteurs, les coopératives (F), sociétés de personnes, peuvent être considérées comme un modèle de management participatif où les administrateurs constituent la véritable gouvernance d’entreprise.

A la fois sociétaires par le capital souscrit, clients et fournisseurs, les agriculteurs participent étroitement à la vie de leur entreprise, s’y impliquent financièrement, décident de la stratégie et de la répartition des résultats.

Orientation client

Les entreprises coopératives agricoles (F) élaborent tout d’abord leur séquence de création de valeur, c’est-à-dire l’enchaînement successif du choix de la valeur, de la création de la valeur et de la communication de la valeur.

Elles réussissent par la suite leur triple intégration (grâce à un accompagnement approprié) :

- L’intégration des hommes au sein d’une organisation structurellement créatrice de valeur;

- L’intégration des processus pour repérer ceux apportant de la valeur en fonction du type de stratégie choisie;

- L’intégration du système d’information afin que la couverture de l’ensemble des modules de la gestion d’entreprise et l’accessibilité en temps réel par tous les modules des données puissent concourir à la création de valeur.

Elles ont recours enfin à l’informatique décisionnelle qui permet des traitements souples multidimensionnels. Elles disposent de ce fait d’une information transparente qui circule dans les deux sens de la hiérarchie, ce qui accroît la réactivité (meilleure coopération interne et meilleure compétitivité externe), améliore le partage de l’information, et d’une manière générale le système de communication qui sera source de mobilisation des énergies. La transparence découle aussi du fait qu’elles (les coopératives) ne changent pas la permanence des règles du jeu et donc les indicateurs. L’information, matière première à la portée du plus grand nombre, permet la préparation et le contrôle de la stratégie avec et pour les intéressés.

Grâce aux nouvelles orientations «Utilisateurs/Données/Clients», cette information procure, si elle est partagée avec les acteurs de l’entreprise, un avantage compétitif sous forme de rente d’information.

Les entreprises coopératives (F) adoptent naturellement une vision transversale par processus pour se rapprocher plus de leur finalité qui est celle de «vendre» des «produits» à leurs «clients».

Accompagnement

Projet Stratégique

La FRCA LR réalise des missions d’accompagnement et de formation au bénéfice des sociétés coopératives de la région.

Les actions proposées par la FRCA LR concernent principalement l’accompagnement des dirigeants dans l’élaboration de leur projet stratégique.

L’objectif est ainsi de proposer une palette d’outils d’accompagnement, à destination des structures et des dirigeants, dans le but de consolider les projets stratégiques collectifs et d’optimiser les rapprochements entre les structures.

Les actions se divisent ainsi en deux axes d’accompagnement:

1) Les actions d’accompagnement stratégique des coopératives dans le cadre du contrat de filière.

2) Les actions de développement des ressources humaines accompagnées par les services régionaux de la formation professionnelle et de l’économie rurale, touristique et littorale.

L’élément fondateur de la démarche réside dans une réflexion approfondie sur la prospective stratégique des coopératives autour de plusieurs outils :

- ateliers d’échanges d’expérience,

- formations à la démarche de prospective stratégique,

- coaching des dirigeants,

- animation des conseils d’administration,

- sensibilisation des dirigeants au projet stratégique sous forme d’ateliers ou de journées de formation.

Contrat de filière

Un contrat de filière est la mise en oeuvre d’une stratégie collective. Il est construit comme un projet d’entreprise avec une direction, une cohérence et une adhésion puis une coordination des efforts collectifs techniques, scientifiques et financiers. Il doit être resserré sur quelques actions pour être plus fort et mobilisateur. On attend généralement d’un contrat de filière qu’il ait un effet amplificateur sur les projets des entreprises elles-mêmes.

Les axes stratégiques du 1er Contrat de filière agroalimentaire régional :

Il a pour vocation à mobiliser les entreprises et mutualiser les moyens et compétences autour de l’axe stratégique majeur, la reconquête du lien avec le consommateur, base de l’indépendance stratégique et de la maîtrise de l’aval. Cette stratégie se décline en trois priorités :

Axe 1 : La reconquête des marchés de proximité :

Celle-ci passe par le renforcement de l’image des produits et l’affirmation de l’image industrielle régionale.

Axe 2 : La différenciation de l’offre et de l’accroissement de la valeur ajoutée des productions régionales:

Il s’agit de développer et de promouvoir des produits différenciés, présentant un avantage concurrentiel fort, notamment par la mise en avant des avantages nutritionnels des produits régionaux, l’appui à l’innovation-produit et la valorisation gastronomique des produits et recettes.

Axe 3 : Le renforcement et la pérennité des entreprises :

Le contrat de filière doit permettre d’améliorer la performance des entreprises régionales, autant dans leur dimension économique, que sociale et environnementale.

Révision Légale

Depuis plus de 40 ans, la Révision concourt à la prévention des risques économiques et juridiques auxquels peuvent être confrontées les coopératives, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité.

La Révision légale, qui ne peut être réalisée que par une Fédération agréée pour ce type d’activité, est obligatoire dans 3 cas bien précis :

- la coopérative s’est donnée la possibilité de réaliser des opérations avec des tiers non associés en dérogeant à l’exclusivisme ;

- la coopérative procède à la revalorisation de son capital social (rapprochements ou fusions, par exemple);

- la coopérative fusionne avec une ou plusieurs autre(s) coopérative(s)

La Révision, dont le contenu est défini par une recommandation de l’Association nationale de la Révision (ANR), validée par le ministère de l’Agriculture, consiste à faire une analyse du fonctionnement de la coopérative dans tous ses aspects (droit coopératif, comptabilité, gestion, fiscalité, analyse économique et financière) afin d’en dégager une appréciation critique permettant aux dirigeants d’améliorer les performances de leur gestion. Elle vise ainsi à faciliter l’insertion des coopératives dans l’économie moderne tout en renforçant le respect des principes qui sont leurs raisons d’être.

Il s’agit donc d’une mission qui va bien au-delà de la seule certification des comptes et qui en constitue un efficace complément.

En Languedoc-Roussillon, c’est la Fédération de révision sud-est qui est habilitée à intervenir sur le territoire régional.

Développement

Charte régionale de développement durable

La nécessité d’une charte régionale de progrès se fait ressentir pour :

- S’inscrire dans le développement durable;

- Favoriser les critères bien-être, nutrition, santé;

- Optimiser l’utilisation de l’énergie et de l’eau;

- Avoir recours à des énergies renouvelables;

- Motiver l’ensemble des salariés autour d’un projet;

- Disposer d’un outil de communication grand public et bénéficier d’actions de valorisation et de promotion des entreprises coopératives.

Mourad Hamdan, Consultant en Management, Directeur général de la Coopérative agricole ‘Oasis du bonheur, avec Olivier Rives, Directeur général de la Fédération régionale de la Coopération agricole en Languedoc-Roussillon