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Iran : les complexes nucléaires au centre des manœuvres militaires antiaériennes

Posted on 23 novembre 2009 (0)

Les responsables militaires iraniens disent avoir entamé des manœuvres de défense antiaérienne à grande échelle alors que la pression internationale s’intensifie sur l’Iran au sujet de son programme nucléaire.

Il s’agit de simuler des raids aériens contre les installations nucléaires du pays, disent les chefs militaires. Selon les médias locaux, les manœuvres dureront cinq jours et s’étendront dans certaines parties du centre, de l’Ouest et du Sud du pays, soit une superficie totale de 600 000 km2.

Les Etats-Unis et Israël n’excluent l’action militaire contre ces installations si les efforts diplomatiques en cours échouent. A ce propos, le chef de la division aérienne des Gardiens de la Révolution iranienne a averti que si les avions de chasse israéliens réussissent à échapper à la DCA iranienne, l’Iran attaquera l’Etat hébreu à coups de missiles sol-sol.

S’exprimant dimanche au Caire, le président iranien Shimon Peres a dit qu’Israël ne menace personne. L’Etat hébreu, a-t-il dit, est contre les dirigeants actuels de l’Iran, mais pas contre le peuple iranien.

Togo : L’UFC et le CAR exigent une présidentielle à deux tours

Posted on 19 novembre 2009 (0)

Au Togo, les deux principaux partis d’opposition, l’Union des Forces du changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) de Yawovi Agboyibo, menacent de boycotter la présidentielle du 28 février si le scrutin ne s’effectue pas à deux tours. « Il ne s’agit pas de menace, il s’agit d’une mise au point », explique Eric Dupuy, chargé de la communication de l’UFC au Togo.

Les partis d’opposition, a-t-il dit, n’ont « jamais cessé de relancer le pouvoir en place pour des réformes institutionnelles et constitutionnelles.» Citant les réformes prévues par l’Accord politique global, Eric Dupuis affirme que le Togo est le seul pays de la sous-région « à avoir un scrutin uninominal à un tour. »

Le secrétaire général du Rassemblement du peuple togolais (RPT), Esso Sonitoki, se dit surpris par la menace des deux principaux partis de l’opposition de boycotter la prochaine présidentielle. « Pour cette question précisément, nous nous sommes retrouvés à Ouaga, et nous avons échangé autour du Facilitateur, et nous n’avons pas trouvé de solution consensuelle », a-t-il déclaré.

A Khartoum, l’Algérie brise le rêve des pharaons d’Egypte

Posted on 19 novembre 2009 (0)

Algerie-footLa rue à Khartoum a pris ostensiblement le parti de l’Algérie et de son équipe nationale. Elle a, ce faisant, infligé un camouflet moral sans appel à la Fédération égyptienne de football et ses tuteurs politiques. En choisissant le Soudan comme pays d’accueil du match de barrage, les autorités égyptiennes avaient la certitude d’envoyer leur équipe nationale en terre acquise à leur cause.

Le calcul n’était pas sans fondement, tant les peuples soudanais et égyptien semblent avoir une relation particulière, justifiée par leur voisinage, un passé historique en commun et des échanges multiformes intenses. Sauf que la morgue et la suffisance que les Egyptiens cultivent à l’égard des autres peuples arabes, qu’ils soient leurs voisins proches ou pas, ont joué contre eux parmi la population soudanaise. Convaincues d’être les «grands frères» admirés et respectés ainsi que leur propagande officielle le ressasse, les autorités du Caire découvrent que le comportement de l’Egypte et des Egyptiens ne passe pas et qu’il suffit de la moindre circonstance pour qu’on le leur fasse sentir.

Le traquenard qui a été organisé au Caire contre l’équipe nationale algérienne, le traitement révoltant qui a été réservé aux Algériens sur les rives du Nil après le match de samedi dernier ont poussé les Soudanais indignés à montrer qu’ils ne sont pas les «inconditionnels» de cette Egypte arrogante qui considère comme son dû l’allégeance en toute circonstance du Soudan et de son peuple. Pour aussi lointaine géographiquement que se situe l’Algérie par rapport au Soudan, son peuple dispose dans ce pays d’un capital sympathie qui remonte à son héroïque guerre de libération nationale. Les Soudanais respectent d’autant les Algériens qu’eux-mêmes ont eu à combattre le fait colonial chez eux, dont l’Egypte fut à un moment le symbole.

Au final, les Soudanais ont réservé un accueil chaleureux, complice et fraternel aux milliers de supporters algériens qui se sont déversés sur Khartoum. Ils ont été sensibles au sentiment de fierté patriotique qui a fait converger cette multitude d’Algériens chez eux.

Cette fraternité spontanée que se sont démontrés Algériens et Soudanais n’était pas prise en compte dans le scénario imaginé par les autorités du Caire en choisissant de domicilier le match barrage dans la capitale soudanaise. C’est tout le contraire qui est advenu, puisque l’accueil soudanais a eu pour effet de doper encore plus le moral du onze national algérien. Les Algériens ont une grande reconnaissance au peuple soudanais pour son accueil et ses encouragements. Peuple qui ne prétend pas que son pays est «la mère du monde» mais qui a donné une sacrée leçon de civilité à ceux qui se pensent le sel de la terre. Merci donc au Soudan et à charge de revanche, car le peuple algérien n’est pas ingrat.

Kharroubi Habib

Egypte-Algérie : La Coupe de notre monde

Posted on 15 novembre 2009 (0)

FIFAIl faut se l’avouer : il est presque plus important de vaincre l’Egypte que d’aller en Afrique du Sud. La raison ? L’Afrique du Sud c’est la Coupe du monde, le match d’hier était la coupe de notre monde, à nous et aux Egyptiens. A l’heure de ces lignes, le score était impossible à deviner, mais pour nous, l’Egypte avait déjà perdu. Perdu quoi ? Ce qui lui restait de son nassérisme culturel, réduite à mitrailler un bus au lieu de libérer le panarabisme de ses territoires imaginaires. Le nombrilisme égyptien était choquant pour nous les Algériens, mais aussi cette certitude qu’avait ce pays frère d’être le grand frère de tous les autres pays arabes, sans hésiter devant le lamentable et le ridicule. Un spectacle de délire médiatique qui montre cette extrémité de la désolation et de la vanité où peut mener le panarabisme lorsqu’il est vaincu partout et ne trouve plus d’autres ennemis que ses frères de lait.

Le néonassérisme déclenché par un simple match de foot montre que ce pays n’a pas encore réglé la question de son obésité historique : il se prend encore pour le centre de notre monde. D’où l’enjeu de ce match : c’est la coupe de « notre monde » à nous, un monde triste et horizontal où le leadership se joue en écrasant les autres au lieu de les mener à la victoire.

Les Algériens savent depuis longtemps ce qu’est un pays ennemi ; ce qu’il ne savent pas cependant, c’est quoi un « pays frère ». Comment définir cette expression, cette fraternité orale dont l’utopisme nous étouffe et dont la redondance nous fait grimacer par son hypocrisie ? C’est quoi être un pays frère ? Est-ce que cela se mange et nourrit son homme et son peuple ? Est-ce que cela s’exprime comme le doigts de la main ou en poussant Yussef dans le puits ? Est-ce que cela nous sert quelque part lorsqu’on se fait malmener en terres étrangères ? Presque pas.

Maintenant, si même avant le résultat du match, nous savons que l’Egypte a perdu quelque chose, l’autre question est « qu’avons-nous gagné nous ? ». Une première conclusion : il faut désormais qu’on soit fier d’être des Algériens et pas des produits dérivés du panarabisme décadent. Deux : ils peuvent nous concurrencer notre arabité ; mais si on accepte notre algérianité, celle-là personne ne peut nous la voler. Trois : nous avons une équipe, un drapeau et un peuple : il ne nous manque que l’indépendance vis-à-vis du panarabisme démodé et des colonisations internes. Quatre : désormais, nous n’avons plus à imiter l’Egypte, ni personne d’autre que les nôtres. Cinq : il faut demander à tous nos officiels de parler algérien et de ne pas baragouiner dans une langue classique, là où même les Egyptiens n’hésitent pas à parler égyptien tout en se déclarant d’un arabisme pur à plusieurs castes. Six : nous n’avons plus à avoir honte de nous-mêmes, de nos prénoms, de notre vraie langue nationale et de notre culture: nous ne sommes la photocopie de personne, ni d’aucune origine certifiée. Ce n’est peut-être qu’un match, mais il a suffi à démonter l’essentiel : nous pouvons être simplement algériens et l’être superbement et sans artifices importés.

Kamel Daoud

RDC : Désiré Kamanzi renonce à la présidence du CNDP

Posted on 12 novembre 2009 (0)

RDCLe président de l’ancienne rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) a annoncé sa démission. Au début de l’année, le docteur Désiré Kamanzi avait accccédé à la tête CNDP à la suite de l’arrestation au Rwanda du fondateur du mouvement, Laurent Nkunda. Depuis, les anciens rebelles ont intégré l’armée congolaise, mais la direction politique se plaint du fait que le gouvernement congolais n’a pas respecté les engagements pris lors des accords de paix conclus en janvier à Goma.

« Il n’y pas eu d’intégration politique de nos cadres, il n’y a rien qui est fait pour nous assurer que, vraiment, il aura retour des réfugiés qui sont réfugiés dans les pays voisins il y a de cela plus d’une décennie », a expliqué le docteur Désiré Kamanzi, qui a aussi évoqué la question de la reconnaissance des grades des militaires issus du CNDP. M. Kamanzi a dit que sa démission est lié à sa frustration, au fait qu’il n’avait pas « quoi répondre » aux gens qu’il dirige.

Interrogé sur la demande des Etats-Unis que Bosco Ntaganda – qui est du CNDP – soit remis à la Cour pénale internationale de La Haye, Désiré Kanmanzi a répondu : « on ne peut pas interférer dans la justice, (…) cependant, ce n’est pas une raison aussi de répondre à des pressions internationales sans qu’il y ait de fondement par rapport à ces accusations. »

Centrafrique : Ange Félix Patassé est de retour

Posted on 11 novembre 2009 (0)

0Ange Félix Patassé est de retour. Les choses peuvent singulièrement se compliquer en Centrafrique sur le plan politique. De par sa barbe fleurie et son éternel nœud papillon, il est connu au-delà des frontières de son pays comme le loup blanc. Mieux que quiconque, il a connu les délices du pouvoir au haut sommet de l’Etat, mais aussi ses moments les plus durs.

C’est cette figure fortement marquée de la politique centrafricaine qui vient de rentrer dans son pays, au terme d’un exil de plus de six ans à Lomé au Togo où il résidait depuis qu’il a été renversé par son ancien chef d’état-major, François Bozizé, une nuit du 15 mars 2003.

Patassé a appris le renversement de la situation politique dans son pays pendant qu’il se prélassait dans un hôtel de Niamey où il était venu assister à une conférence internationale. Depuis le début de la semaine, l’homme est chez lui à Bangui. Un retour qui est loin de réjouir beaucoup de monde au sein de la classe politique nationale.

En effet, sitôt rentré que le prédécesseur du général Bozizé, qui du haut de ses 72 ans dirigea la Centrafrique de 1993 à mars 2003, déclara sans autre forme de procès, qu’il serait candidat à la présidentielle de 2010. Lui qu’on croyait bon pour la retraite veut donc remonter en selle. Mais sous la bannière de quelle formation politique va-t-il se porter candidat, puisqu’il a été exclu du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), son parti ?

On se souvient que le Conseil politique national du MLPC, réuni le 12 juin dernier, avait pris la grave décision, par vote à bulletin secret et à l’unanimité des 73 conseillers politiques nationaux venus des 16 préfectures du pays et des 4 fédérations de Bangui, de radier définitivement Ange Félix Patassé du parti.

On reproche, entre autres, au prédécesseur du général Bozizé à la tête de l’Etat de n’avoir pas tenu de congrès en dépit de ses multiples professions de foi. Qui pis est, on l’accuse d’œuvrer uniquement pour ses propres intérêts au détriment de ceux du parti, surtout que la Cour suprême de Bangui, dans un arrêté en date du 19 décembre 2008, avait formellement interdit à Patassé et à ses partisans de faire usage du nom et du logo du parti.

Patassé exclu du parti, c’est désormais à son ancien Premier ministre, Martin Zéguélé, qu’échoit la lourde tâche de conduire le MLPC vers des lendemains qui chantent. Et c’est peu dire d’affirmer que les choses se compliquent singulièrement pour Patassé, qui assiste, quelque peu impuissant et l’âme en peine, à son exclusion du MLPC, la formation politique qu’il avait patiemment bâtie de ses mains.

Et s’il tient toujours à être candidat à la prochaine présidentielle, il doit le faire comme candidat indépendant ou au nom d’un autre parti que le MLPC qu’il se doit aussi de créer d’ici là, sauf à tomber sous le coup de la loi, s’il s’entête à user du nom et du logo du Mouvement de libération du peuple centrafricain.

Mais quoi qu’on dise, le MLPC n’est aucunement à l’abri un grand déchirement, car en dépit de son long exil togolais, l’homme à la barbe fleurie a encore quelques fidèles qui entendent dire non à cette mort politique programmée de leur leader. Une probable zizanie au sein du MLPC qui pourrait bien faire l’affaire de François Bozizé qui, par-dessus tout, craint fortement l’aura de cette formation politique qui reste quoi qu’on dise le principal parti d’opposition centrafricain.

Avec le MLPC, Bozizé, qui a goûté au pouvoir et qui entend y rester a bien du souci à se faire si, bien sûr, la prochaine présidentielle se déroule à la régulière. Mais si Patassé peine à retrouver son pouvoir, un autre tracas, et non des moindres, semble également l’habiter.

Il s’agit de l’interpellation du Congolais Jean-Pierre Bemba qui, depuis, attend au fond d’une prison de la Haye son procès, accusé qu’il est de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité pour des actes commis par ses troupes venues prêter main-forte au président Patassé en 2003.

Et Patassé sait, mieux que quiconque, que si l’exécutant se trouve emmêlé dans les mailles du filet de la justice internationale, le commanditaire pourrait difficilement y échapper. Ce n’est peut-être qu’une question de temps.

En tentant de redescendre dans l’arène politique au soir de sa vie, pour certainement mieux se prémunir contre les affres de cette justice internationale, Patassé veut mener son dernier combat. Certainement un combat de trop !

Boureima Diallo, l’Observateur

Mahmoud Abbas sous pression

Posted on 02 novembre 2009 (0)

abbasLe tout-puissant président des Etats-Unis, Barack Obama, a échoué à faire changer d’attitude le gouvernement israélien. C’est lui qui, au contraire, a été contraint à réviser son approche sur la résolution du conflit israélo-palestinien en abandonnant les exigences qu’il avait formulées au cabinet israélien en tant que préalables à la reprise du processus de négociation de paix sous parrainage de l’administration américaine.

La reculade américaine n’étonne que les naïfs qui ont investi Barack Obama du pouvoir et de la capacité de passer outre la puissance et l’influence des lobbys juifs aux Etats-Unis. Comme ses prédécesseurs, Obama se voit obligé de composer avec cette réalité, d’autant que des élections législatives se profilent dans le pays.

Certes, le président américain n’a pas abandonné son intention de faire redémarrer le processus des négociations de paix. Seulement, il la poursuit en cherchant à faire plier les Palestiniens aux conditions de l’Etat sioniste. C’est ce que sa secrétaire d’Etat Hillary Clinton est allée chercher d’arracher à Mahmoud Abbas. A celui-ci, elle a demandé d’accepter de reprendre sans exigences préalables ses rencontres avec Benjamin Netanyahu. Lequel, désormais assuré n’avoir aucune crainte d’éventuelles pressions et sanctions américaines grâce au bouclier protecteur des lobbys juifs à l’oeuvre à Washington, multiplie les provocations contre les Palestiniens et surajoute sur les concessions qu’il veut obtenir d’eux.

Mahmoud Abbas est mis en situation périlleuse par la marche arrière qu’opère Barack Obama dans sa gestion du dossier israélo-palestinien. Il n’est pas en effet en capacité de s’opposer frontalement aux «sollicitations» du locataire de la Maison-Blanche, qui reste pour lui le seul recours contre l’intransigeance israélienne et son principal appui dans la lutte fratricide inter-palestinienne engagée entre lui et le Fatah, d’une part, et le mouvement islamiste Hamas, de l’autre.

Mais le président de l’Autorité palestinienne a conscience qu’en acceptant d’entrer dans la logique des concessions unilatérales auxquelles le poussent Obama et ses missionnaires aux Proche-Orient, il perdra irrémédiablement le peu de crédit qu’il conserve au sein de son peuple. Pour preuve, le tollé de colère et d’indignation qui s’est élevé en Palestine après qu’il eut accepté, à la pressante demande d’Obama, de prendre part à la rencontre tripartite à New-York en marge de la réunion de l’Assemblée générale de l’ONU. Sa présence a été qualifiée de «reddition pure et simple» aussi bien par ses adversaires politiques, dont le Hamas principalement, que par des personnalités influentes dans son propre camp.

Si Mahmoud Abbas persiste dans la voie de la complaisance pour garder l’appui américain, il mettra alors fin au peu d’espoir qui subsiste de réanimer le dialogue interpalestinien en vue de la réconciliation nationale nouée au Caire et actuellement dans l’impasse.

Il nous semble que si les Américains font pression sur lui pour continuer dans cette voie, c’est aussi pour créer une situation sur l’échiquier palestinien qui le contraindra à couper définitivement avec le Hamas, quels que soient les contrecoups que sa décision entraînera sur l’unité nationale du peuple palestinien, qui seront assurément préjudiciables à sa cause nationale et à sa résistance au fait accompli sioniste.

Kharroubi Habib

Ange Félix Patassé bientôt en RCA

Posted on 29 octobre 2009 (0)

PatasseL’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé qui vit en exil au Togo a annoncé son retour à Bangui pour se présenter à la prochaine présidentielle. Joint par à Paris par la Voix de l’Amérique au téléphone, son avocat Maitre Lin Bamikepa estime qu’il est légitime qu’à un moment donné, M. Patassé « rentre tout simplement chez lui… Pas pour polémiquer ou créer des troubles, mais seulement en tant que centrafriain .»

S’agissant de la question de son éventuelle candidature à la présidence, maître Bamikepa a estimé que nulle juridiction, à ce jour, ne lui a signifié une interdiction d’exercer ses droits civiques, y compris le droit d’éligibilité. Ce sont, dit-il des opportunités, des éventualités, une question qui relève exclusivement de la volonté des militants du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), dont il est le président légitime.


Les autorités à Bangui ont affirmé à l’AFP attendre confirmation du retour de M. Patassé. « C’est la énième fois que le retour de l’ex-président Patassé est annoncé (…) Au niveau du gouvernement nous attendons que cela se confirme pour que les dispositions nécessaires soient prises », a affirmé le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Cyriaque Gonda


Abbas a fait un aventureux pari

Posted on 26 octobre 2009 (0)

abbasDevant l’impasse que connaît le processus de réconciliation entre les factions palestiniennes, il peut paraître que la convocation d’élections présidentielles et législatives décidée vendredi par Mahmoud Abbas pour le 24 janvier 2010 soit la bonne solution qui, en donnant la parole au peuple, fera de celui-ci l’arbitre souverain des dissensions interpalestiniennes.

Dans l’absolu, c’est la seule chose à faire, compte tenu de l’incapacité du Fatah et du Hamas à surmonter leurs divergences et à se réconcilier. Mais pour qu’elle soit possible à réaliser, faut-il que les factions antagonistes acceptent de jouer le jeu et d’aller à des élections libres et démocratiques. Ce à quoi le Hamas a d’ores et déjà refusé de souscrire en faisant valoir des arguments dont on peut évidemment accepter ou récuser le bien-fondé.

Dès lors que le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza campe sur cette position, l’on ne voit pas comment Mahmoud Abbas et l’Autorité palestinienne pourront organiser le scrutin annoncé avec la participation de l’ensemble du peuple palestinien. Si Abbas persiste malgré tout à l’organiser, le résultat en sera l’aggravation de la division interpalestinienne.

Du point de vue d’observateurs et même d’acteurs de la scène politique palestinienne, l’initiative du président Mahmoud Abbas est précipitée, même si elle lui a été dictée par l’impératif de respecter le délai constitutionnel. Ils pensent en effet qu’il est encore possible de réaliser la réconciliation nationale souhaitée par l’ensemble des Palestiniens. Mais pas en mettant au pied du mur le Hamas, comme vient de le faire Abbas avec sa convocation d’élections présidentielle et législatives, dont il sait au demeurant qu’il ne pourra pas les organiser à Gaza sous contrôle de ce parti. Ce que faisant, le président palestinien donne l’impression d’être sous influence des autorités égyptiennes pour le moins, lesquelles, sous couvert de «médiation», ont mené le dialogue interpalestinien à l’impasse en exigeant que leur document de «réconciliation» soit signé avant le 15 du mois d’octobre. Pour des raisons que l’on ignore, le Hamas refuse d’entériner les accords tels qu’établis dans le document égyptien.

La réconciliation étant une nécessité cruciale et vitale pour les Palestiniens, il aurait fallu peut-être prolonger encore le dialogue et non mettre la pression sur le Hamas et le pousser ainsi à se radicaliser.

Si le scénario que Abbas veut réaliser le 24 janvier prochain va aller à son terme, aucune des factions palestiniennes n’en sortira gagnante. La représentativité de chacune en sera gravement affectée et la division du peuple palestinien irrémédiablement consommée. Au bénéfice de l’ennemi israélien, qui en prendra inévitablement prétexte pour faire valoir que les divisions palestiniennes justifient que l’Etat sioniste refuse dans ces conditions l’existence d’un Etat palestinien à ses côtés et que de toute façon il n’y a pas, côté palestinien, d’interlocuteurs représentatifs et crédibles avec lesquels négocier la perspective.

Le Fatah et le Hamas sont collectivement responsables d’avoir fourvoyé le Mouvement national palestinien dans la désunion. Situation qui est un service inestimable rendu à Israël et ses alliés et un mauvais coup à la cause nationale de leur peuple.

Kharroubi Habib

De nombreux chantiers attendent le gouvernement gabonais

Posted on 20 octobre 2009 (0)

ali-bongoLe premier conseil des ministres du nouveau gouvernement gabonais s’est tenu lundi à Libreville. Il sont désormais trente à veiller sur les intérêts du peuple gabonais, alors qu’ils étaient quarante-quatre dans le cabinet sortant.

Selon la présidence, la réduction du nombre de ministres répond à un souci d’efficacité, dans ce nouvel exécutif à dominante technocrate. Sur le total des ministres, 12 figuraient dans le précédent gouvernement, principalement à des postes clés, comme par exemple Paul Toungui (affaires étrangères), Laure Olga Gondjout (communication), Jean-François Ndongou (intérieur), Julien Ngoghe Bekalé (mines, pétrole et hydrocarbures) ou Blaise Louembe (budget). Une nouvelle femme fait son entrée en tant que ministre de la justice. Il s’agit d’Anicette Nang Ovika. Angélique Ngoma, ancienne ministre de la famille devient ministre de la défense. C’est la première fois qu’une femme dirige un ministère de ce niveau.

A noter par ailleurs l’entrée d’un opposant, Jean Félix Mouloungui, qui est ministre des PME. « Les chantiers sont nombreux, le gouvernement ne bénéficiera certainement pas d’un état de grâce, affirme le politologue gabonais Jean François Obiang, docteur en sciences politiques. Les gabonais attendent selon lui que se passe au niveau de la haute administration, se passe aussi au niveau du gouvernement. Sur le front social une relance des grève est à craindre. Certains ministres vont donc devoir se mettre rapidement autour d’une table avec les syndicats pour apaiser la tension sociale ambiante. De gros changements ne devraient pas être attendus au titre de la politique étrangère du Gabon. Tout au plus va-t-on s’acheminer vers une réforme de la coopération avec la France.

Par ailleurs au Gabon, un bateau en provenance d’Afrique de l’ouest transportant plus de 200 immigrés clandestins présumés a été arraisonné ce week-end par la marine gabonaise au large de Libreville. Une enquête est en cours. Le bateau est toujours en mer, encadré par les forces gabonaises, et la police identifie les passagers. Le bateau serait originaire du Bénin. Le Gabon attire une importante main d’œuvre étrangère.