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Nobel de littérature 2009 à Herta Muller

Posted on 14 octobre 2009 (0)

Herta MullerContre toute attente, le jury du Nobel de littérature a couronné Herta Muller, une Roumaine Allemande, dont l’œuvre est peu connue des francophones et des anglophones parce que peu traduite. Pour beaucoup, ce choix est une énigme.

N’ayant jamais lu une œuvre de Herta Muller, l’écrivaine fraîchement nobélisée, nous n’aurons pas à parler de la qualité de son art. Beaucoup de francophones se trouvent dans notre situation, car la belle et mince quinquagénaire aux yeux de braise (d’après les photos d’elle publiées dans la presse) n’a que trois romans traduits en français : L’homme est un grand faisan sur terre, Le Renard est déjà le chasseur, La Convocation et paraîtra en 2010 chez Gallimard, La balançoire du souffle, son dernier roman.

Les anglophones, non plus, ne sont pas mieux lotis, car moins d’un tiers de ses œuvres ont été traduites dans la langue de Shakespeare. Seuls quelques heureux qui lisent et manient la langue de Goethe comme le Capitaine Dadis (c’est lui qui le dit) ont peut-être lu son œuvre. D’ailleurs, une célèbre germaniste avouait à un critique du Nouvel Obs n’avoir découvert l’existence de Herta Muller qu’après l’attribution du Nobel. Ce qui ne va pas sans poser quelques interrogations sur le jury de Stokholm.

On pensait que le Nobel récompensait des auteurs dont l’œuvre est déjà mondialement connue et dont la vision participe d’une manière ou d’une autre à questionner autrement le monde. De ce fait, le Nobel est perçu comme une chambre d’écho qui amplifiait la voix de l’écrivain et portait son message à toute la planète. C’est un prix de consécration. Mais avec le sacre de l’inconnue Herta Muller, le Nobel devient un prix de révélation ou de découverte.

Il est difficilement compréhensible que la roumaine allemande dont l’œuvre n’est pas encore sortie de l’espace germanophone coiffe au poteau des grosses pointures de la littérature dont les livres ont une audience mondiale comme les américains Philip Roth, Joyce Carol Oates ou l’Israélien Amos Oz. Des auteurs qui ont besoin du Nobel pour donner une amplitude à leurs discours sur le monde.

Herta Muller, surprise que le Nobel lui échoie, n’a eu qu’un laconique communiqué disant qu’elle n’avait rien à dire pour l’instant. Pour un écrivain, c’est-à-dire quelqu’un qui fait commerce de mots, ce mutisme est paradoxal. Loin de nous l’idée de supputer qu’elle ne mérite pas le Nobel. Le jury a été séduit par une œuvre qui « dessine les paysages de l’abandon ». Ainsi libellé, c’est un vrai pensum, mais le jury du Nobel est coutumier des formulations absconses.

Il est évident que le jury a voulu récompenser une œuvre qui tourne autour de la dénonciation de la dictature de Ceausescu. Herta Muller est née le 17 août 1953 en Roumanie dans la région du Banat historiquement de communauté allemande. Fille d’un ancien SS.Waffen et d’une mère qui sera déportée 5 ans en URSS, elle milite dans un groupuscule d’intellectuels roumains allemands qui disent se battre pour la liberté d’expression et que la Securitate qualifie de fascisants.

Employée comme traductrice dans une usine de machines, elle refuse de dénoncer les activistes à la Securitate et perd son emploi. Son domicile sera mis sur écoute et elle, constamment surveillée selon elle. Elle quitte la Roumanie en 1987 avec son mari Richard Wagner (pas une réincarnation du célèbre musicien, un écrivain) pour l’Allemagne.

Toute son œuvre, depuis le premier recueil Bas-fonds, est consacrée à la dénonciation de la dictature roumaine. Jusqu’à l’obsession. Même en Allemagne, elle continue à se sentir surveillée par les avatars de la police politique roumaine ( c’est connu, en Occident que les dictatures communistes ne meurent jamais). C’est donc cette œuvre entièrement surgie d’une psychose du communisme que le Nobel a voulu récompenser. Et aussi une femme belliciste qui a pris fait et cause pour l’invasion irakienne.

Après le Nobel de Doris Lessing qui récompensait une Zimbabwéenne blanche, icône d’une Angleterre altruiste et négrophile au moment où Mugabe passait en Occident pour un raciste, celui de J.M. Le Clezio qui couronnait un écrivain amoureux des peuplades du monde en ces temps de choc des civilisations voulu par Bush Junior et ses néo-cons, voilà le Nobel de l’Europe démocratique vigilante contre la résurgence des germes communistes à l’Est. Vous avez dit Nobel politique ?

On attend impatiemment le discours de Stockholm de Herta Muller pour voir si elle peut dépasser l’antagonisme idéologique. Il est certain qu’elle n’aura pas à se forcer pour faire mieux que Le Clezio dont l’allocution restera l’une des plus convenues et des moins inspirées depuis que le Nobel existe.

Et puis, si les 10 millions de couronnes du Nobel peuvent revenir à des outsiders, on peut légitimement rêver d’un prochain Nobel pour le Burkina Faso. Sans chauvinisme aucun.

Enfin, n’ayant trouvé aucun argument massif qui plaide pour le sacre de la Roumaine, face à Philip Roth, nous en arrivons à penser que la proximité phonique entre le nom de la lauréate Herta Muller et celle de Heine Muller, un de nos dramaturges de cœur, a dû opérer sur le jury. Rien que pour ça, elle mérite amplement le Nobel.

Barry Saidou Alceny, l’Observateur

Dépistage : « J’ai un cancer du sein. Et après. »

Posted on 14 octobre 2009 (0)

cancer-femme2Durant tout le mois d’octobre, la France vitau rythme d’une campagne pour le dépistage du cancer du sein. Désigné comme « octobre rose », le mois en cours sera consacré à inciter les femmes à effectuer, dès 50 ans, un dépistage de la maladie.

J’ai été marqué par l’exposition de photos « J’ai un cancer du sein. Et après. » qui a la campagne des deux dernières années. Sous la houlette de Roselyne Bachelot, elles ont donné le coup d’envoi d’une vaste campagne de prévention contre un mal qui entraîne le plus grand nombre de décès féminins par cancer. Désigné comme « octobre rose », le mois en cours sera consacré à inciter les femmes à effectuer, dès 50 ans, un dépistage de la maladie.

Le cancer du sein touche chaque année en France plus de 40 000 femmes et pour un grand nombre d’entre elles, la maladie est découverte à la suite d’un acte de dépistage organisé. Le dispositif d’information vise à inciter les femmes convaincues de l’intérêt du dépistage à faire passer le message autour d’elles.

Pendant tout le mois, la façade du ministère de la Santé sera recouverte de trois séries de photographies monumentales montrant des femmes épanouies alors qu’elles se battent ou se sont battues contre la maladie. Le site de l’Inca, partenaire du ministère, informe également sur toutes les actions organisées par les associations locales.

Près d’une femme sur huit sera confrontée au cours de sa vie à un cancer du sein. En l’absence de moyens de prévention adaptés, le dépistage est, avec les traitements, un moyen essentiel de lutter contre ce cancer.

C’est dans ce contexte qu’a été mis en place un dépistage organisé du cancer du sein. Il permet aux femmes de la tranche d’âge 50-74 ans de bénéficier tous les deux ans d’un examen de dépistage de qualité. Les mammographies normales y sont par exemple systématiquement relues (« double lecture ») par un second radiologue. Ainsi en moyenne, ce sont près de 7 % des cancers, non décelés lors de la première lecture, qui sont identifiés grâce à cette seconde lecture.

Les experts estiment que le dépistage organisé devrait permettre de réduire encore la mortalité liée au cancer du sein d’environ 25 %, si plus de 70 % des femmes concernées participent au programme. Or, malgré une progression régulière, le taux de participation (49,3 %) est encore loin des indicateurs européens qui fixent un objectif de 70 % pour que ce programme soit pleinement efficace. C’est pourquoi, l’INCa, le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports ainsi que l’Assurance Maladie (CNAMTS, RSI, MSA) entendent profiter du mois d’octobre, consacré à la mobilisation contre cancer du sein, pour convaincre les femmes de participer au dépistage organisé. Lire le dossier de l’Inca

Une « Grande Têtée » couronnée de succès

Posted on 13 octobre 2009 (0)

bebeLa Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel démarre timidement en France alors que la « Grande Têtée » couronnée de succès. Des centaines de parents et leur bébé allaité ont posé Dimanche pour une photographie souvenir lors d’une Grande Tétée en simultané. Les associations de soutien à l’allaitement maternel, les consultants en lactation, les professionnels de l’allaitement et de la petite enfance étaient invités pour informer les parents et futurs parents des réalités de l’allaitement.

Après le succès de la « Grande Têtée » qui a réuni plus de femmes que dans les précédentes éditions, les organisations qui font la promotion de l’allaitement au sein s’attendent également à la réussite de la Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel organisée par la COFAM lancée le 12 sur le thème « l’allaitement, atout en situations de crise ».

Les organisateurs de la GTT 2009 ne cachent pas leur satisfaction : « La IVème rencontre la Grande Tétée s’est déroulée dans près de 70 villes en France métropolitaine, dans les DOM, TOM et POM. Nous étions cettte année encore nombreuse à avoir participé près de 2400 mamans allaitantes et 3000 participants au total ! Merci à tous ceux et celles ayant fait le déplacement à cette nouvelle édition et en route pour 2010… Nous diffuserons très bientot les photos de cette édition sur le site…Encore merci !! »

« La IVème rencontre la Grande Tétée s’est déroulée dans près de 70 villes en France métropolitaine, dans les DOM, TOM et POM. Nous étions cettte année encore nombreuse à avoir participé près de 2400 mamans allaitantes et 3000 participants au total ! Merci à tous ceux et celles ayant fait le déplacement à cette nouvelle édition et en route pour 2010… Nous diffuserons très bientot les photos de cette édition sur le site…Encore merci !! », écrivent les organisateurs dans un communiqué.

« L’Allaitement Maternel, un atout en situation de crise »

Il existe de nombreuses idées fausses en ce qui concerne l’allaitement maternel en période de crise : on entend par exemple dire que les mères stressées ou atteintes de malnutrition ne pourraient allaiter ou que les femmes qui arrêtent de produire du lait à un moment donné ne pourraient recommencer par la suite.

La tendance fréquente des donateurs à envoyer dans les zones sinistrées des préparations pour nourrissons ou des produits de remplacement du lait maternel est plus grave car elle nuit aux habitudes déjà acquises en matière d’allaitement et aux efforts déployés pour inciter les nouvelles mères à allaiter.

« Souvent, les dons de préparations pour nourrissons sont les premiers colis qui arrivent », indique Christiane Rudert, spécialiste de la nutrition à l’UNICEF « car les donateurs croient, à tort, que la plupart des enfants sont déjà nourris par cette méthode. »

Après le tsunami qui a eu lieu dans l’océan Indien en 2004, les dons de préparations pour nourrissons envoyés dans les zones sinistrées ont entraîné une diminution immédiate du taux d’allaitement et une augmentation de la fréquence de la diarrhée et de la mortalité chez les jeunes enfants. Seul un programme de promotion à grande échelle de l’allaitement maternel – « mené jusqu’au niveau des villages », raconte Mme Rudert – a permis de compenser les effets de ces aliments pour nourrissons.

« Dans les régions où on a mené des activités de [démonstration et de promotion], le taux d’allaitement maternel a augmenté et un grand nombre de nouvelles mères ont commencé à allaiter au sein leur enfant, » ajoute-t-elle.

Contre toute attente

D’ailleurs, certains des pays où le taux d’allaitement maternel a le plus augmenté sont ceux qui ont connu des situations de crise humanitaire.

Le taux d’allaitement maternel a augmenté de plus de 20 pour cent depuis 1995 dans 14 pays. Parmi ces pays figurent Madagascar, frappé par la sécheresse ; Sri Lanka, en proie à une guerre civile ; et le Pakistan, où un tremblement dévastateur a été suivi de déplacements massifs de population dus à des conflits.

Dans certains de ces 14 pays, le taux d’allaitement est passé d’un niveau aussi bas que 10 pour cent à un niveau aussi élevé que 60 pour cent, déclare Mme Rudert, qui mentionne notamment les progrès réalisés en Zambie, au Mali, au Ghana et au Bénin.

« De nombreux pays qui connaissent des situations très difficiles et disposent de très peu de moyens ont cependant réussi à progresser, en adoptant une approche globale et avec l’appui de tous les composants du gouvernement et de partenaires, » dit-elle.

Protection contre la malnutrition

Les situations d’urgence peuvent se produire n’importe où et à n’importe quel moment. Mais les nourrissons et les jeunes enfants qui sont le plus vulnérables face à la malnutrition et aux maladies qui s’ensuivent peuvent également être les mieux protégés, grâce aux nutriments fortifiants et aux anticorps que contient le lait maternel.

Mais pour que les mères puissent pourvoir aux besoins de leurs enfants, il faut qu’elles aient la priorité. La Semaine mondiale de l’allaitement maternel de 2009 est l’occasion de rappeler aux décideurs, aux donateurs et au grand public l’importance de l’allaitement maternel et de veiller à ce qu’il constitue une priorité lors des interventions menées en situation d’urgence.

Même si à partir de 6 mois, un nourrisson a besoin d’autres aliments en plus du lait maternel, celui-ci demeure une source importante d’énergie, de protéines et d’autres nutriments, tels que la vitamine A et le fer. L’allaitement maternel contribue à protéger l’enfant contre la maladie aussi longtemps qu’il tète le sein. Entre 6 mois et 1 an, le lait maternel doit être proposé à l’enfant avant les autres aliments, pour s’assurer qu’il en boit suffisamment chaque jour. Son régime alimentaire devrait comprendre des légumes pelés, cuits et écrasés, des céréales, des légumineuses et des fruits, ainsi que du poisson, des œufs, du poulet, de la viande ou des produits laitiers afin de lui donner les vitamines et les sels minéraux nécessaires. Au cours de la deuxième année, le lait maternel devrait être donné après les repas et à d’autres moments de la journée. Une mère peut continuer à allaiter aussi longtemps qu’elle et son enfant le désirent.

Astuces et conseils pour les mamans :

De 6 à 12 mois : donner fréquemment le sein et donner d’autres aliments entre trois et cinq fois par jour.

De 12 à 24 mois : donner fréquemment le sein et donner d’autres aliments cinq fois par jour.

A partir de 24 mois : continuer à donner le sein si la mère et l’enfant le désirent et donner la même nourriture qu’au reste de la famille cinq fois par jour.

La plupart des méthodes permettant d’éviter la grossesse n’ont pas d’effet sur la qualité du lait maternel. Cependant, certaines pilules contraceptives contiennent des œstrogènes, qui peuvent réduire la quantité de lait maternel sécrété. Des agents de santé compétents peuvent donner des conseils sur le meilleur mode de contraception pour la mère qui allaite.

Les bébés tombent souvent malades lorsqu’ils commencent à se déplacer à quatre pattes, à marcher, à jouer, à boire et à manger d’autres aliments que le lait maternel. L’enfant malade a besoin d’une grande quantité de lait maternel. Le lait maternel est un aliment nourrissant et facile à digérer pour un enfant qui a perdu l’appétit et ne veut pas d’autres aliments.

Savez-vous que l’allaitement maternel peut réconforter un enfant qui pleure ? Lorsqu’une mère ne peut pas garder son bébé avec elle pendant ses heures de travail, elle devrait l’allaiter souvent lorsqu’ils sont ensemble. Des tétées fréquentes garantiront une quantité suffisante de lait maternel. Lire le communiqué officiel ici

Lancement de la semaine de l’allaitement maternel

Posted on 12 octobre 2009 (0)

allaiterAprès la quatrième rencontre la Grande Tétée qui a eu lieu Dimanche dans près de 70 villes en France métropolitaine, dans les DOM, TOM et POM, le coup d’envoi de la Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel organisée par la COFAM a été donné ce 12 avec pour thème « l’allaitement, atout en situations de crise ».

Cette année le thème international proposé par WABA (l’Alliance Mondiale pour l’Allaitement Maternel) est « Breastfeeding a vital response in emergency situations » soit littéralement, l’Allaitement Maternel, une réponse vitale en situation d’urgence.  Ce thème d’intérêt mondial peut cependant porter à interrogations en France. Dans notre pays il n’est pas politiquement correct de présenter les choses de cette façon. Pourtant interrogeons-nous :

Une réponse vitale ?

En France des mères, des bébés, et les praticiens doivent faire face quotidiennement à des hospitalisations, voire à des interventions chirurgicales. La prévention de certaines maladies graves, cancers, diabètes est au cœur des projets de santé publique. Ainsi dans toutes les situations maintenir l’allaitement maternel, voire si possible relancer la lactation est une ressource inestimable, un atout immense.

Des situations d’urgences ?

Si nous avons connaissance des guerres, des tremblements de terres et des tsunami, qui génèrent des appels à la solidarité internationale, nous avons, en France, été en grande partie préservés de catastrophes naturelles. Cependant n’arrive-t-il pas que des tempêtes sillonnent le pays ? Causant des dommages sur les lignes électriques, des inondations, des situations précaires où des relogements sont nécessaires ? Certains trains ne s’arrêtent-ils pas durant des heures en pleine nature ?

Les conditions socioéconomiques n’obligent-elles pas certaines associations à organiser chaque année des collectes de denrées alimentaires comprenant l’alimentation des tout petits ? Les nourrissons, les bambins ont-ils tous accès à la même couverture médicale, et donc aux mêmes soins ?

Partout dans le monde les situations de crise détruisent ce qui est « normal », mettant à risque la santé et la survie d’une population. Les situations d’urgence peuvent être provoquées par les hommes ou d’origine naturelle.  Elles peuvent être imprévisibles, récurrentes ou de longue durée.

Les situations d’urgence sont caractérisées par de l’agitation, de l’insécurité, de l’insalubrité, ainsi que par des approvisionnements insuffisant d’eau propre, de nourriture, de combustibles, d’aide médicale et d’abris/logements.  Elle laisse les soignants aux prises avec un contexte mal connu et les enfants vulnérables.

Lors des situations de crise, les mères ont besoin d’un soutien actif pour continuer ou relancer l’allaitement. Être préparé aux situations d’urgence est vital. Pour plus d’infos, Visitez le site http://coordination-allaitement.org

La « Grande Têtée » : faible mobilisation à Carcassonne

Posted on 11 octobre 2009 (0)

AllaitementLes mamans allaitantes de Carcassonne ont brillé par l’absence au rendez-vous annuelle de la « Grande Têtée ». La rencontre avait lieu Dimanche 11 octobre 2009 à 14 h au Parc de l’île de Carcassonne, au pied de la cité.

Au niveau national, les organisateurs de la GTT 2009 ne cachent pas leur satisfaction : « La IVème rencontre la Grande Tétée s’est déroulée dans près de 70 villes en France métropolitaine, dans les DOM, TOM et POM.

Les objectifs de cet évènement sont d’informer et de soutenir les femmes qui désirent allaiter et de faire évoluer le regard de la société sur l’allaitement maternel.

Mamans allaitantes, ayant allaité, professionnels de santé, futurs parents, nous comptons sur votre présence pour faire de ce jour une réussite ! Nous serons ravis de vous rencontrer ou de vous revoir à cet occasion.

Le communiqué officiel de la Grande Têtée indique qu’elle s’est déroulée dans près de 70 villes en France métropolitaine, dans les DOM, TOM et POM. Le succès au plan national est indéniable. « Nous étions cettte année encore nombreuse à avoir participé près de 2400 mamans allaitantes et 3000 participants au total ! »

Selon Madame Ann Veneman, Directrice Exécutive de l’Unicef : «La Semaine mondiale de l’allaitement maternel nous donne l’occasion de militer en faveur d’un moyen très simple de sauver de jeunes vies». La Grande Têtée préparent les mère à cet événement dont le coup d’envoi a été donné aujourd’hui. L’Unicef travaille de concert avec ses partenaires, gouvernements et communautés, pour protéger et encourager l’allaitement au sein en soutenant les législations nationales concernant l’alimentation des nourrissons, en améliorant les soins prénatals et postnatals et en augmentant les ressources consacrées aux nouvelles mères à l’échelon de la communauté.

Le bébé né dans les toilettes du train et tombe sur la voie

Posted on 08 octobre 2009 (0)

miracleUn bébé est tombé sur la voie ferrée par la fosse septique d’un train peu après sa naissance dans les toilettes mais il a été retrouvé sain et sauf, ont rapporté les médias indiens ce jeudi, 8 octobre 2009.

Times of India a publié les premières photos de Rinku Debu Ray, la jeune maman de 28 ans, qui a accouché dans les toilettes du wagon d’un train express près de Calcutta, dans l’Etat du Bengale-Occidental au nord-est de l’Inde. La jeune femme ne croyait pas retrouver son bébé vivant, puisqu’il a glissé dans la fosse septique et est tombé sur la voie ferrée.

Sans rien dire à personne, les passagers ont vu la dame sauter du train en marche et ont tiré la sonnette d’alarme, pensant qu’elle s’était suicidée. Bhola Ray, le mari de cette femme explique qu’ils ont retrouvé sa femme après ‘une heure de recherche. La mère et le bébé se porte bien, un miracle !

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Guinée: le junte doit « de profondes excuses » au peuple

Posted on 07 octobre 2009 (0)

Guinée2Les Etats-Unis ne cessent de s’indigner au sujet des sanglants événements du Stade du 28 Septembre à Conakry. Les auteurs de ces meurtres et viols contre les manifestants de la capitale guinéenne doivent être traduits en justice, a déclaré la secrétaire d’Etat américaine. La junte au pouvoir doit des excuses au peuple guinéen, estime Mme Hillary Clinton.

La secrétaire d’Etat Clinton a exprimé la position américaine lors d’une conférence de presse conjointe, mardi, en compagnie du chef de la diplomatie pakistanaise, Shah Mehmood Qureshi, à Washington. Elle s’est dite scandalisée et consternée par ce qu’elle a décrit comme étant le massacre indiscriminé et le viol des manifestants par les troupes gouvernementales dans le stade de Conakry.

Selon Mme Hillary Clinton, ces préoccupations ont été directement exprimées aux principaux responsables gouvernementaux de la Guinée par le secrétaire d’Etat-adjoint américain aux Affaires africaines, Johnie Carson. Ce dernier a clairement expliqué que les Etats-Unis entendent prendre « les mesures appropriées » contre la junte qui s’est emparé du pouvoir en Guinée en décembre dernier, a souligné la chef de la diplomatie américaine.

« Les dirigeants guinéens doivent de profondes excuses aux gens qui s’étaient rassemblés en vue de manifester pacifiquement contre le coup de force des militaires. Ils doivent non seulement des excuses verbales, mais aussi l’admission qu’ils ne peuvent pas demeurer au pouvoir, qu’ils doivent restituer au peuple le droit de choisir librement ses dirigeants », a déclaré la secrétaire d’Etat américaine.

Selon des organisations locales des droits de l’Homme, les soldats guinéens – y compris les éléments de la garde présidentielle du capitaine Camara – ont abattu au moins 157 personnes. Le gouvernement situe le bilan à moins d’un tiers de ce total.

Les manifestants ont fait état d’actes de violences contre eux, y compris des viols, violences et autres formes d’humiliation. Certains ont fourni des photos prises à l’aide leur téléphone cellulaire montrant ce qui semblait être des actes de violence des militaires contre les femmes.
Pour la secrétaire d’Etat américaine – qui, la semaine dernière, a mené les efforts au Conseil de sécurité pour condamner la violence contre les femmes et les filles en zone de conflit – les informations relatives aux violences sexuelles en Guinée sont particulièrement troublantes.

« Cela ne vous surprendra pas d’entendre que je suis particulièrement scandalisé par la violence contre les femmes, en plein jour, dans un stade. C’était la criminalité au plus haut degré. Et les auteurs de tels actes ne doivent aucunement avoir l’illusion qu’ils échapperont à la justice », a déclaré Mme Hillary Clinton, ajoutant qu’il ne saurait y avoir d’impunité et que des efforts doivent être déployés pour faire juger, dans les meilleurs délais, les cerveaux et les auteurs de ces meurtres et viols.

Le département d’Etat américain a appelé à un retour, dès que possible, à un régime civil en Guinée, insistant, par ailleurs, que les membres de la junte guinéenne s’en tiennent à leur promesse de ne pas se porter candidats aux prochaines élections.

De leur côté les Forces vives, qui regroupent les partis d’opposition, les syndicats et associations de la société civile posent de nombreux préalables à leur venue à Ouagadougou.

Regroupement à la place du 1er Mai

Posted on 31 août 2009 (0)

Quelques dizaines de femmes du Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA) et l’association SOS-Disparus sont venus, tôt hier, à la place du 1er Mai pour marquer la Journée internationale des disparus.

«Cela fait 26 ans que les familles des disparus célèbrent la date du 30 août à travers le monde entier », indiquent le CFDA et SOS-Disparus. Ces deux organisations appellent les autorités algériennes à ratifier la convention internationale contre les disparitions forcées.

Outre cet appel, la soixantaine de manifestants ont scandé des slogans réclamant «vérité et justice» sur leurs proches disparus. «C’est une journée symbolique pour dire que nous existons et rien ne pourra nous faire oublier nos enfants disparus», a affirmé un membre de SOS-Disparus, présent sur les lieux. Devant le regard impassible des agents de l’ordre, les manifestants ont arboré des pancartes avec des mots d’ordre hostiles à la gestion de ce dossier, exhibant aussi des photos de leurs proches.

La revendication des familles des disparus, «non négociable», consiste, selon Hassan Ferhati de SOS-Disparus et de la présidente de CFDA Mme Yous, à «nous dire où sont nos enfants. Montrez-les nous, où sont-ils ? Pourvu qu’on sache s’ils sont morts ou vivants pour faire notre deuil».

Dans leur communiqué, les deux associations «exhortent les autorités algériennes à repenser le dossier des disparus en faisant la lumière sur le sort de toutes les personnes disparues en Algérie». «La vérité doit passer avant la réconciliation et c’est seulement à cette condition que nous nous tairons», ont-ils conclu.

Salah-Eddine K.