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Les rackets persistent sur les routes ouest-africaines

Posted on 17 décembre 2009 (0)

Les racketteurs en uniforme continuent de sévir de plus belle sur les tronçons routiers internationaux de l’Afrique de l’Ouest. Ils sont particulièrement actifs dans le corridor Bamako-Dakar. Leurs agissements coûteraient plus de 45 000 francs Cfa par voyage à chaque transporteur, qui perdrait également environ 22 minutes tous les 100 km.

L’Observatoire des pratiques anormales de l’UEMOA répertorie et dénonce ces pratiques. Cette structure mise en place par l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest et la CEDEAO en partenariat avec l’USAID et le Centre ouest africain pour le commerce, a publié son 9e rapport à Dakar.

Deux morts dans un règlement de comptes à Paris

Posted on 28 novembre 2009 (0)

PoliceDeux personnes ont été tuées vendredi dans un règlement de comptes dans le quartier parisien de Pigalle après qu’un homme casqué ait ouvert le feu sur les deux individus rue Fontaine, dans le IXème arrondissement de Paris.

Les coups de feu ont eu lieu vers 2 heures du matin. L’une des victimes est décédée sur place et l’autre a rendu l’âme à l’hôpital des suites de ses blessures. Selon la police, les deux personnes assassinées sont originaires de Stains (Seine-Saint-Denis). L’enquête ouverte par la Brigade criminelle permettra de faire la lumière sur les circonstances exactes de cette attaque qui semble être un règlement de comptes.

Des fusillades sont fréquentes en France. Deux hommes connus des services de police ont été tués dernièrement lors d’une fusillade survenue dans un local associatif dans le sud-est de Marseille. Selon la brigade criminelle, plusieurs personnes étaient réunies dans un local associatif du parc Bel Ombre pour suivre à la télévision un match de football. Vers 23 h 40, trois hommes cagoulés, armés et gantés, ont fait irruption dans l’établissement et se sont directement dirigés vers leurs deux cibles. Ils ont ensuite tiré à une vingtaine de reprises à la kalachnikov avant de prendre la fuite sans s’en prendre à la serveuse, seule personne à être restée sur les lieux à l’arrivée de la police.

On se souvient également du décès de deux jeunes dans une fusillade à Saint-Ouen. Un réglement de compte entre bandes lié à la drogue dans cette ville de Seine-Saint-Denis serait à l’origine de l’affrontement.

Tirage au sort de la CAN 2010 en Angola

Posted on 22 novembre 2009 (0)

Les équipes participantes à la 27e CAN qu’organise l’Angola du 10 au 31 janvier 2010, savent désormais à quoi s’en tenir. Le champion sortant, c’est l’Egypte qui aura encore à cœur de retourner au Caire avec le prestigieux trophée. Mais les autres concurrents entendront-ils la chose de cette oreille ? Dans les différents stades retenus pour les matches, la bataille sera impitoyable et c’est après le premier tour que la situation va s’éclaircir.

Le premier tour

Groupe A (Luanda)

10 janvier Angola # Mali : 16 h TU

11 janvier Algérie # Malawi : 13 h 45 TU

14 janvier Algérie # Mali : 16 h TU Angola # Malawi : 16 h TU

18 janvier Angola # Algérie : 16 h TU Malawi # Mali : 16 h TU (Cabinda)

Groupe B (Cabinda) 11 janvier Burkina Faso # Côte d’Ivoire : 16 h TU Ghana # Togo : 18h30 TU

15 janvier Burkina Faso # Togo : 16 h TU Ghana # Côte d’Ivoire : 18 h 30 TU

19 janvier Côte d’Ivoire # Togo : 1 6 h TU Burkina-Faso # Ghana : 16 h TU (Luanda)

Groupe C (Benguela) 12 janvier Egypte # Nigeria : 16 h TU Bénin # Mozambique : 18 h 30 TU

16 janvier Bénin # Nigeria : 16 h TU Egypte # Mozambique : 18 30 TU

20 janvier Bénin # Egypte : 16 h TU Mozambique # Nigeria : 16 h TU (Lubango)

Groupe D 13 janvier Cameroun # Gabon : 16 h TU Tunisie # Zambie : 18 h 30 TU

17 janvier Gabon # Tunisie : 16 h TU Cameroun # Zambie : 18 h 30 TU

21 janvier Cameroun # Tunisie : 16 h TU Gabon # Zambie : 16 H Tu (Benguela)

Quarts de finale

24 janvier 1. A Luanda : 1er Gr A – 2e Gr B (16h00) 2. A Cabinda : 1er Gr B – 2e Gr A (19h30)

25 janvier 3. A Benguela : 1er Gr C – 2e Gr D (16h00) 4. A Lubango : 1er Gr D – 2e Gr C (19h30)

Demi-finales

28 janvier A Luanda : Vainqueur 1 – Vainqueur 2 (16h00) A Benguela : Vainqueur 3 – Vainqueur 4 (19h30)

30 janvier Troisième place à Benguela (16h00)

31 janvier Finale à Luanda (16h00)

Ali Bongo à Paris : Séjour d’allégeance ou de rupture ?

Posted on 22 novembre 2009 (0)

ali-bongoAli Bongo Ondimba a achevé sa visite en France. Il y a séjourné après un détour à Londres, où il a assisté à un colloque sur la préservation des forêts tropicales. Un sommet qui l’intéresse particulièrement, vu qu’il a décrété les exportations d’agrumes pour compter de 2010 afin de faire profiter ses compatriotes de la transformation du bois sur place.

Mais la présence d’un Ali Ben Bongo Ondimba dans la capitale française n’est pas comme celle de n’importe quel chef d’Etat africain. Il est le fils de… Bongo, un des dernies baobabs de la Françafrique.

Il a été élu dans des circonstances controversées, même que ses adversaires soutiennent mordicus que sans l’imprimatur de l’Hexagone, il n’aurait jamais été élu. CQFD, puisque cette opposition est mal placée pour réclamer cette victoire, elle qui, mise ensemble, aurait obtenu la majorité. Ayant opté d’y aller en rangs dispersés, elle a gagné la présidentielle mais perdu la présidence.

Les bouches fendues au mauvais endroit ont vite fait d’assimiler cette visite de Bongo fils donc à de l’allégeance. Mais n’est-ce pas porter des œillères que de confiner un tel séjour dans ce carcan ?

Son père ne cachait pas ses liens étroits avec les dirigeants français. Il était à tu et à toi avec la classe politique et les hommes qui comptent dans ce pays. Et courant 2008, un ministre français, Bockel pour ne pas le nommer, qui pensait que le lion de Libreville avait les dents élimées, s’étant piqué de vouloir signer l’acte de décès de la Françafrique, prenant au mot son patron, Sarkozy, a perdu son poste : Bongo père a demandé et obtenu sa tête.

Mais tel père en politique peut ne pas être tel fils, et, pour le moment, Ali tente de le prouver. D’ailleurs, le voudrait-il qu’il ne le pourrait pas : son père, c’est une autre époque, sa longévité au pouvoir est exceptionnelle, et le contexte international d’aujourd’hui ne s’y prête pas. Bref, Ali est contraint de se faire un prénom.

Au Gabon d’abord, où il a commencé à nettoyer les écuries du Bongoland, en congédiant tous ces profiteurs et ces centaines de conseillers officiels ou occultes qui arpentaient les couloirs du palais du bord de mer. Concernant sa présence à Paris, ne serait-ce que dans les formes, il a voulu se démarquer de l’ombre tutélaire du père : en lieu et place de l’éternel hôtel Meurice, il a posé ses valises au George V.

Pendant son audience avec Sarkozy, il a été certes officiellement question des relations bilatérales entre les deux pays, du prochain sommet de Copenhague, de la politique de « l’émergence », de l’entrée en 2010 du Gabon au Conseil de sécurité des Nations unies.

Mais tout tête-à-tête entre chefs d’Etat comporte des off, et cette rencontre Sarkozy/Bongo fils n’a pas dérogé à la règle. A l’évidence, les deux personnalités sont des hérauts de la « rupture ». Le président français la pratique depuis un peu plus de 2 ans.

Depuis quelques semaines, Ali aussi veut montrer qu’il a coupé le lien politique qui le liait au père, du moins que certaines pratiques, qui étaient à la limite encouragées, seront désormais sanctionnées ; même s’il est vrai qu’il ne faut pas oublier que l’actuel chef de l’Etat gabonais est le pur produit d’un système, en l’occurrence celui du PDG. Bongo a-t-il profité de ce séjour pour signifier à Sarkozy que des bouleversements salutaires, surtout pour les Gabonais, devaient s’opérer ?

S’agissait-il d’une visite pour dire que l’époque des relations étatiques marquée du sceau de la condescendance est révolue ? Visite d’allégeance ou de rupture ? Les prochains mois en donneront les réponses.

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana, l’Observateur

Togo : L’UFC et le CAR exigent une présidentielle à deux tours

Posted on 19 novembre 2009 (0)

Au Togo, les deux principaux partis d’opposition, l’Union des Forces du changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) de Yawovi Agboyibo, menacent de boycotter la présidentielle du 28 février si le scrutin ne s’effectue pas à deux tours. « Il ne s’agit pas de menace, il s’agit d’une mise au point », explique Eric Dupuy, chargé de la communication de l’UFC au Togo.

Les partis d’opposition, a-t-il dit, n’ont « jamais cessé de relancer le pouvoir en place pour des réformes institutionnelles et constitutionnelles.» Citant les réformes prévues par l’Accord politique global, Eric Dupuis affirme que le Togo est le seul pays de la sous-région « à avoir un scrutin uninominal à un tour. »

Le secrétaire général du Rassemblement du peuple togolais (RPT), Esso Sonitoki, se dit surpris par la menace des deux principaux partis de l’opposition de boycotter la prochaine présidentielle. « Pour cette question précisément, nous nous sommes retrouvés à Ouaga, et nous avons échangé autour du Facilitateur, et nous n’avons pas trouvé de solution consensuelle », a-t-il déclaré.

Air Algérie et Tassili Airlines commandent 11 Boeing

Posted on 18 novembre 2009 (0)

0Air Algérie a passé commande de sept moyen-courriers B737-800 chez le constructeur aéronautique Boeing, a annoncé l’avionneur américain dans un communiqué diffusé hier au Salon aéronautique de Dubaï Airshow 2009. L’information a été déjà confirmée par le PDG de la compagnie, Abdelwahid Bouabdallah, il y a quelques semaines. Le montant de cette commande et la date de livraison n’ont pas été communiqués.

La transaction s’élèverait à environ 500 millions de dollars. La compagnie nationale devra réceptionner l’année prochaine, quelque 20 nouveaux avions de capacité moyenne (70 à 100 places). Air Algérie, qui prévoit un plan de développement doté d’un budget de 900 millions de dollars, est un client de Boeing depuis près de 40 ans. Sa flotte dispose déjà de 15 Boeing 737 et de trois long-courriers 767. Ces appareils vont porter sa flotte à 22 appareils de 737. «L’avantage de ces Boeing est que nos pilotes et ingénieurs sont déjà formés et entrainés sur cet appareil. Réduire les coûts de maintenance et d’opérations de nos avions signifie qu’ils passent moins de temps au sol et plus de temps dans l’air à rapporter de l’argent», a estimé le PDG d’Air Algérie. Les B737 d’Air Algérie seront équipés de «winglets», ce qui permet de consommer 4 % moins de carburant. Pour la compagnie nationale, ce programme de renouvellement était indispensable en raison de l’âge moyen de ses appareils (vingt-cinq ans) et des charges de maintenance en augmentation de 25 %.

C’est la deuxième commande passée par la compagnie nationale après la récente signature d’un contrat d’achat de quatre avions ATR de 50 places pour 70 millions d’euros. Les nouveaux avions seront plus économes en carburant, tout en améliorant le confort. En outre, la maintenance reviendra moins chère. Les avions de nouvelle génération peuvent consommer de 40 % à 55 % de kérosène en moins par rapport à un avion de la génération précédente, selon le modèle et le type d’exploitation qui en est fait. Air Algérie assure pour l’instant qu’elle dispose des moyens d’honorer ses commandes d’aéronefs. Cette nouvelle flotte sera financée par une enveloppe du Fonds d’investissement nouvellement créé par l’Etat avec un taux préférentiel de 2,5 % sur 15 ans. La compagnie nationale va également se doter de deux simulateurs de vol, ATR et Boeing 737 nouvelle génération et s’équipera d’un nouveau système de réservation. Lors de la séance d’examen du projet de loi de finances 2010 à l’APN, le ministre des Transports, M. Ammar Tou, a évoqué les principaux programmes inscrits pour les cinq prochaines années au profit d’Air Algérie. Une série de mesures sont prévues visant à accompagner le transporteur public permettant de financer des opérations de renouvellement de sa flotte aérienne.

Des crédits à faibles taux d’intérêt lui seront accordés avec des délais de remboursement s’étalant jusqu’à 30 ans. La compagnie prévoit également l’extension de la base de maintenance de ses avions pour un montant de 35 millions de dollars et la construction d’un nouveau siège pour 5 milliards de dinars. Fin 2008, la compagnie avait reçu l’accord du gouvernement pour acheter 11 appareils pour un montant de près de 500 millions de dollars. Pour sa part, la compagnie Tassili Airlines a passé une commande pour acquérir quatre moyen-courriers 737 chez le même constructeur aéronautique. Une commande évaluée à 228,4 millions de dollars. Le contrat avait été attribué à Boeing lors de l’ouverture publique des offres commerciales, le 6 juillet dernier. Tassili Airlines, filiale de Sonatrach fondée en 1998, est concurrente d’Air Algérie.

Le redéploiement de cette jeune compagnie aérienne se fait de manière progressive. Ce transporteur n’a pas encore les moyens d’assurer un programme de vols national et international en dehors de son secteur de prédilection et ses missions premières qui sont notamment liées au transport des pétroliers travaillant au sud du pays. Tassili Airlines compte renforcer ses moyens pour assurer le transport grand public et notamment les villes mal desservies dans le sud du pays. En juillet dernier, lors d’une séance d’ouverture des plis, une offre du constructeur brésilien Embraer avait été étudiée par Tassili Airlines en vue de l’acquisition de 3 avions jets type ERJ190 de 100 sièges. L’offre définitive du constructeur brésilien a finalement été rejetée.

Amine L. , QO Algérie

Egypte-Algérie : Les agences de voyages prises d’assaut

Posted on 16 novembre 2009 (0)

0En bande, des jeunes, au cri de «n’rouhou n’rouhou, li Soudan n’rouhou !» (nous irons nous irons, au Soudan nous irons) se dirigent vers le siège d’Air Algérie situé place du 1er Novembre. Une foule grossissant au fil des minutes a assailli le siège en question. Par paquets ils s’introduisent, soit munis de leur passeport, soit d’une simple carte d’identité, pour s’inscrire sur la liste des «lauréats» qui vont prêter main forte à l’équipe nationale.

Un jeune homme qui a réussi l’épreuve grâce à son jeu de coudes nous explique ce qui se passe à l’intérieur : «On m’a pris mes nom et prénom, le numéro de mon passeport et mon numéro de mobile». Et d’ajouter : «On me convoquera soit pour me délivrer le billet d’avion gratuitement, soit pour que je m’acquitte de la moitié du prix».

En effet, le personnel d’Air Algérie, totalement débordé, s’est contenté d’ouvrir des listes pour les éventuels partants pour El-Khartoum. Faisant preuve de beaucoup de sang-froid, un employé essaye d’expliquer à ceux qui veulent l’écouter : «Jusqu’ici, nous n’avons reçu aucune instruction précise. Ce que je peux vous affirmer, c’est qu’en ce moment même, le P-DG et son staff sont en réunion pour arrêter les modalités pratiques du pont aérien devant être établi entre l’Algérie et le Soudan». Par modalité pratique, il énumère, entre autres, le quota qui sera alloué à chaque ville ou région du pays.

En début d’après-midi, la radio locale El-Bahia a annoncé que la réduction du tarif du billet sera de l’ordre de 20%. Certains de ceux qui se sont agglutinés devant les bureaux du transporteur national n’ont pas voulu croire aux éclaircissements fournis par ce média officiel.

Pourtant, en fin de matinée, le standard de cette station de radio a failli exploser à cause du nombre impressionnant de coups de fil envoyés par des auditeurs cherchant d’autres explications sur la décision prise par le chef de l’Etat. Par contre, d’autres n’ont pas caché leur satisfaction quand ils ont appris que le billet coûtera seize mille dinars et que le visa d’entrée leur sera délivré à l’aéroport d’El-Khartoum. Pour contourner la file qui s’est formée devant le siège d’Air Algérie, au point de gêner la circulation des véhicules, un jeune prendra l’initiative d’ouvrir lui-même une liste des supporters désireux de faire le déplacement d’El-Khartoum pour la remettre à la direction d’Air Algérie.

Au niveau de l’ONAT, un responsable nous expliquera que jusqu’à la fin de l’après-midi, son agence n’a reçu aucune instruction spéciale de la part de sa tutelle. Il reconnaîtra que le Soudan n’est pas une destination habituelle des voyagistes algériens. Pour lui, le billet doit coûter aux environs de 80.000 dinars. Ailleurs, les agences de voyages ne semblent pas assaillies par la foule. «Nous avons reçu dès les premières heures de la matinée des jeunes qui s’informent sur les modalités de voyage au Soudan. Je n’ai pas de réponse concrète à leur avancer parce que nous sommes pris au dépourvu. Il nous faut un peu de temps pour organiser la chose».

Mais la décision de partir soutenir les Verts à Khartoum a été prise par certains inconditionnels dès le coup de sifflet final du match du Cairo Stadium. Pour remonter le moral de ses copains, déçus par le résultat, un jeune criera «Eh ben nous partirons au Soudan !». C’était l’un des jeunes qui avait suivi la rencontre sur un data show, dressé à l’entrée d’un café au début de la rue les Soeurs Benslimane.

Les informations sur l’agression des supporters de l’équipe nationale au Caire, même après le match, amplifiée par la rumeur qui parle de morts, ont renforcé ce désir d’aller «affronter» les Egyptiens. Mais ce qu’on peut retenir, c’est que cette opportunité de partir au Soudan, avec les facilités proposées par les autorités politiques du pays, a relancé l’enthousiasme des foules, un peu émoussé après le résultat d’avant-hier.

Même top dans les autres wilayas de l’Ouest, notamment à Relizane, où les supporters de l’EN ont pris d’assaut les agences d’Air Algérie et les agences de voyages pour décrocher un billet vers Khartoum. A l’est du pays, à Constantine entre autres, les jeunes n’en démordent pas de voir une victoire de l’équipe nationale sur l’Egypte à Khartoum. Hier matin, ce sont des dizaines de jeunes qui ont pris d’assaut les bureaux d’Air Algérie, dans l’intention de réserver une place d’avion pour se rendre à Khartoum. Une folle rumeur circulait, d’ailleurs, au milieu de ces jeunes survoltés qui ont même refusé de décrocher drapeaux et banderoles : «Le voyage serait gratuit», annonçait-on à qui voulait l’entendre.

D’autres candidats au voyage, plus pragmatiques, ont également pris d’assaut les diverses agences de voyages locales pour s’enquérir sur les possibilités de se rendre à Khartoum. A Annaba également, c’était la grande foule devant les agences d’Air Algérie et de voyages.

Ziad Salahdu quotidien d’Oran

Egypte-Algérie : Le point de vue d’anciens internationaux

Posted on 14 novembre 2009 (0)

FIFALe match de football Egypte-Algérie aura finalement lieu ce soir à 18h30 au Cairo Stadium en Egypte pour le compte de la 6e et dernière journée des éliminatoires combinées de la Coupe d’AFrique des Nations (CAN) et de la Coupe du Monde de Football 2010.

Le point de vue d’anciens internationaux:

Larbi El-Hadi

Ce sera vraiment un match des plus difficiles, c’est une place pour le mondial, et l’enjeu en question n’a pas de prix dans la carrière d’un football. Les Egyptiens sont très forts dans la provocation et le jeu des coulisses. Ils vont utiliser tous les moyens pour essayer de déstabiliser nos joueurs. Cela dit nous avons aujourd’hui une équipe nationale très forte dans tous ses compartiments et mentalement surtout. C’est là un atout qui peut nous valoir des satisfactions. Nos joueurs doivent rester concentrés sur leur match et ne pas tomber dans le piège de la provocation. Faisons confiance au cheikh et ses joueurs. On est plus forts et nous irons Incha’Allah au mondial.

Lyamine Boughrara

C’est le match de la vie pour les deux équipes et surtout pour l’Egypte qui a une équipe vieillissante. Beaucoup de joueurs dans la sélection égyptienne savent qu’ils ne pourront plus jouer une autre coupe du monde s’ils ratent le rendez-vous de 2010. La pression sera beaucoup plus sur les Pharaons et c’est à nos joueurs d’en profiter. Notre équipe nationale a les qualités qu’il faut sur le terrain pour faire un résultat positif. Je suis persuadé que Gaouaoui va faire un très grand match et que c’est lui qui va nous qualifier Incha’Allah.

Chaabane Merezkane

Je suis persuadé que cette équipe nationale version Saadane a les moyens et les qualités qu’il faut pour ramener la qualification. On a une équipe au mental d’acier cette fois-ci, et la pression égyptienne je suis convaincu qu’ils vont la supporter. La donne a changé pour les Pharaons. Aujourd’hui, les arbitres sont d’un autre calibre et ils ont le pouvoir d’arrêter le match à tout moment en cas de dépassement. Aussi, le trio d’arbitres joue sa place pour le mondial qui se déroulera dans son pays. C’est dire qu’il n’a pas droit à l’erreur devant les observateurs de la FIFA. Nos joueurs doivent rester concentrés sur leur mission sur le terrain et jouer avec un esprit de guerriers sans plus et je leur fais personnellement confiance. L’Algérien n’a jamais plié l’échine devant qui que ce soit. Les Egyptiens sont obligés d’attaquer pour refaire leur retard et vont donc se découvrir. Ce dont nous devons profiter pour utiliser notre arme fatale le contre. Je suis persuadé qu’on va les battre 1-0 Incha’Allah.

Fodil Megharia

Il faut que tout le monde se mette dans la tête que l’Algérie avant le match du 14 est mieux placée pour aller au mondial. Nous avons trois points de plus et un meilleur goal-average. En un mot, nous avons 80 pourcent de chance de passer. Aujourd’hui, force est de constater que nous avons une meilleure équipe que celle d’Egypte, c’est-à-dire un groupe pétri de qualité et très soudé sur le plan mental. Aussi, la pression est beaucoup plus dans le camp de l’adversaire et c’est très important. Si j’ai un conseil à donner à nos joueurs c’est de tenir les 20 premières minutes surtout. Après, ils vont rentrer dans le doute et perdront de leur self control. Je suis sûr qu’après, soit en seconde période, on va les surprendre.

Mahmoud Guendouz

Tout ce que je peux vous dire, c’est que ce match se présente comme une finale et que c’est l’Algérie qui a plus des chances de la remporter. Nous avons un bonus de trois points sur eux, un meilleur goal-average en plus d’un avantage psychologique. On a une meilleure équipe sur tous les plans. Dieu fasse que nos capés restent concentrés sur leur match et ne répondent à la provocation des Egyptiens. S’ils arrivent à gagner les premiers duels et empêchent les Egyptiens de développer leurs attaques, je suis sûr qu’on les surprendra sur leur terrain. Je suis confiant.

Moussa Saib

Le match sera difficile pour les deux équipes, mais beaucoup plus pour les Egyptiens qui sont sous pression. Ils savent qu’on est mieux placé pour aller au mondial. Les deux équipes vont se surpasser pour arracher leur qualification, c’est pourquoi, il ne faut pas s’attendre à voir un grand match sur le plan technique. On est dans une situation plus favorable qu’eux mais il faut rester sur ses gardes, car ils sont capables de tout chez eux. L’équipe d’Egypte est imprévisible et ses joueurs n’aiment pas quand ils sont sous pression. On a des joueurs de caractère et de qualité en qui je fais confiance pour revenir avec la qualification.

Djamel Menad

C’est un match capital pour les deux équipes car une place pour le mondial est en jeu. C’est dire qu’il faut s’attendre à voir une grande bataille sur le terrain, sportivement parlant. Celui qui gagnera les premiers duels au milieu aura le dernier mot. Cette fois-ci, la pression est dans leur camp et j’espère bien qu’elle se retournera contre eux. Ils vont se jeter corps et âme pour marquer un maximum de buts et, à mon avis, il est impensable qu’ils nous mettent trois buts dans la cage de Gaouaoui qui a été l’une des clés de la qualification. Personnellement, je lui fais confiance car il est en grande forme cette saison.

Propos Recueillis Par Fouad B., QO Algérie

Etats-Unis-Chine : des relations dominées par l’économie

Posted on 10 novembre 2009 (0)

0Le président Barack Obama effectuera, du 15 au 18 novembre, son premier voyage en Chine. L’Economie occupe une place de plus en plus grande dans les relations entre Washington et Pékin. Certains observateurs accusent les Etats-Unis d’éviter les dossiers qui fâchent ou qui pourraient irriter les dirigeants chinois.

Malgré la crise économique mondiale, les Etats-Unis demeurent le client le plus fiable de la Chine. Pékin reste, de son côté, le principal acquéreur des bons du trésor américain. La décision de la Chine d’éviter certaines pratiques financières à haut risque l’a protégée de l’impact de la crise mondiale, ce qui selon Nicholas Lardy, économiste au Peterson Institute de Washington, a dramatiquement changé les relations entre Pékin et Washington.

« Et maintenant, bien sûr, les Chinois commencent à nous sermonner sur la manière d’équilibrer notre budget, de préserver la valeur du dollar et d’éviter l’inflation… dans un certain sens, la situation est renversée. L’économie chinoise devrait connaître une croissance de plus de 8% cette année. Par ailleurs, Pékin est perçu comme un acteur-clé sur la scène internationale, sur des questions comme la relance de l’économie mondiale ou la lutte contre le réchauffement climatique.

Les observateurs font remarquer que le président Barack Obama n’a pas reçu le Dalai Lama, le leader spirituel tibétain, lors de son récent séjour à Washington. Selon eux les Etats-Unis se gardent bien d’adopter la rigoureuse position de la précédente administration sur la nécessité, pour Pékin se soutenir le yuan, sa monnaie nationale.Pour le chercheur Randy Schriver, cette approche de l’administration Obama ne portera pas fruit. « Il y a présomption que toutes ces questions constituent des obstacles à la coopération alors qu’en fait, la Chine a suffisamment d’intérêts – dans le domaine économique notamment – pour coopérer indépendamment de nos positions sur ces sujets. »

On aurait tort de minimiser la portée de la politique de Washington à l’égard de Pékin, estime Nicholas Szechenyi du Centre des études stratégiques internationales de Washington. « Il semble bien que l’administration tente moins d’aborder les questions des droits de l’homme et d’œuvrer plus sur le front économique et les questions comme le changement climatique. De l’autre côté, on pose des conditions les importations de pneus chinois ». Pour les adversaires du président Obama, son voyage en Chine permettra de déterminer si les relations bilatérales peuvent être améliorées et si le profil bas de Washington sur les questions qui fâchent va produire des résultats à Pékin.

Condamnation d’anciens agents de la CIA en Italie

Posted on 06 novembre 2009 (0)

CIALa justice italienne a condamné par contumace mercredi 23 anciens agents de la CIA, dont l’ancien chef du bureau milanais, à des peines de cinq à huit ans de prison pour l’enlèvement en 2003 d’un imam soupçonné de terrorisme.Trois autres ressortissants américains poursuivis pour les mêmes faits ont été acquittés, de même que l’ancien chef des services de renseignement de l’armée italienne, Nicolo Pollari, et son ex-adjoint.

En sus de ces condamnations, les personnes concernées doivent en outre verser un million d’euros à Hassan Moustafa Osama Nasr et 500 mille dollars à son épouse, au titre des dommages-intérêts. Le rapt d’Hassan Moustafa Osama Nasr dans les rues de Milan et son transfert extrajudiciaire vers l’Egypte, où il dit avoir été détenu et torturé jusqu’en 2007, renvoient au système clandestin mis en place par la CIA pour interroger les « suspects de terrorisme » après le 11-Septembre.

Le chef de la station de la CIA à Milan, Robert Seldom Lady, a écopé de huit ans de prison et les 22 autres cinq ans chacun. Deux Italiens impliqués dans les enlèvements ont été condamnés à trois ans de prison. Le porte-parole du département d’Etat américain, Ian Kelly a indiqué que l’administration Obama est déçue par ces verdicts.

Pour sa part, le directeur-adjoint de l’ONG américaine Human Rights Watch s’en réjouit. « La justice fait son travail en Italie ; elle devrait pouvoir le faire aux Etats-Unis » a-t-il dit, ajoutant : « évidemment, les accusés de la CIA sont bien à l’abri aux Etats-Unis parce que le gouvernement italien a refusé de demander leur extradition. »

Quant au juge Oscar Magi qui a prononcé les sentences, il a expliqué que ces décisions sont un message clair à tous les gouvernements, pour leur dire que même dans la lutte contre le terrorisme, les droits fondamentaux de la personne humaine, dont se prévalent les démocraties ne sauraient être ignorées. Source : Voice of America