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Algérie-UE : De la libre circulation du gaz et des personnes

Posted on 17 décembre 2009 (0)

L’accord de partenariat stratégique dans le domaine de l’énergie entre l’Algérie et l’Union européenne conditionné à la libre circulation des personnes. De l’énergie pour assouplir les murailles européennes, le gaz contre l’esprit «Frontex» ? La partie risque d’être laborieuse…

Le ministre algérien de l’Energie, Chakib Khelil, a annoncé hier que l’Algérie a mis sur la table la question de la libre circulation des personnes dans la négociation d’un accord stratégique énergétique avec l’Union européenne.

Intervenant à la radio nationale, Chakib Khelil a déclaré que l’Algérie avait posé d’autres conditions. «Ce qui est important pour nous, ce n’est pas tellement de vendre du gaz mais d’obtenir par exemple le libre passage des personnes entre l’Algérie et l’UE». L’Algérie, estime-t-il, doit obtenir une contrepartie de la signature d’un tel accord qui l’engagerait à assurer l’approvisionnement et la sécurité énergétique de l’Europe. Selon lui, le gaz peut se vendre ailleurs qu’en Europe, mais que l’engagement de l’Algérie dans un accord contraignant devrait recevoir une contrepartie. Il a également souligné que la conclusion d’un accord stratégique qui n’engagerait pas l’ensemble des pays membres de l’Union européenne poserait problème. «Pourquoi nous signerions un accord avec l’UE si cet accord ne s’applique pas à chacun des pays membres ? Pour le moment, les discussions sont en cours».

Si cette exigence d’un engagement de tous les pays membres de l’UE par un éventuel accord ne surprend pas, la mise sur la table de la question de la libre circulation des personnes heurte de plein fouet une politique européenne de plus en plus restrictive.

Du gaz et des hommes

La question de la libre circulation des personnes est constamment soulevée par l’Algérie, l’accord d’association signé en 2005 n’engageant pas les Européens dans ce domaine. Beaucoup, en Algérie, estiment qu’il a été également mal négocié sur cet aspect. En tout cas, cette nouvelle exigence intervient alors que le bilan de l’accord d’association avec l’Union européenne fait l’objet d’appréciations contrastées… La diplomatie algérienne est plutôt encline à le trouver «globalement positif», alors que les acteurs de l’économie sont plutôt mitigés ou critiques.

Cette question de libre circulation des personnes est, a priori, difficile à faire passer auprès d’une Europe très largement travaillée par l’extrême droite. A moins que les négociateurs algériens ne considèrent que l’engagement de l’Algérie en direction de l’Europe est tellement important, voire vital, qu’il amènerait les Européens à reconsidérer leur approche.

Il faut noter cependant que la conclusion d’un partenariat stratégique dans le domaine de l’énergie (PSE) est depuis 2006 sur la table des négociations avec l’UE. Un processus lent qui montre que si un intérêt existe, les difficultés à surmonter restent importantes. Vu d’Alger, un tel accord ne devrait pas se contenter d’institutionnaliser des relations déjà denses, stables, et somme toute sans aucune interférence politique. Le gaz ou le pétrole ne sont pas utilisés comme des instruments politiques par l’Algérie. A l’évidence, les autorités estiment que sauter le pas vers un accord contraignant qui garantit sur le long terme les approvisionnements de l’Europe change la donne.

« Il faudrait obtenir quelque chose de très important et cette chose importante est la libre circulation des personnes», a déclaré Chakib Khelil. Le gaz parviendra-t-il à assouplir l’esprit «Frontex» ? La partie ne sera pas facile car la politique européenne de ces dernières années a consisté justement à multiplier les entraves à la circulation des personnes. Mais les discussions avec les Européens ne se limitent pas à cet aspect.

Echange inégal

Face au mégaprojet Desertec – «Desertec Industrial Initiative» – , un investissement de 400 milliards de dollars prévoyant la mise en place d’un système de centrales solaires au Sahara, avec pour objectif de couvrir 15% des besoins européens en électricité, Chakib Khelil a renouvelé des réserves déjà exprimées. Le ministre algérien n’est pas loin d’y voir l’exemple type d’une approche qui ne pense qu’aux intérêts de l’Europe et qui ne se soucie pas de ceux des partenaires.

«Il y a une marche forcée pour convaincre des pays tels que l’Algérie, le Maroc et la Tunisie à développer rapidement des infrastructures pour la production d’électricité solaire destinée au marché européen», a relevé M. Khelil. Il observe cependant que ces infrastructures ne vont pas créer de l’industrie dans les pays concernés, mais en Europe. Ce qui signifie que les gains seront peu significatifs pour les pays «solaires». Sans compter, selon lui, que les parties qui vont supporter le financement de ce genre de projets ne sont pas encore déterminées.

Chakib Khelil a également évoqué les entraves à l’exportation de l’électricité produite dans ces centrales solaires. Il a rappelé à cet effet les difficultés que rencontre Sonatrach pour commercialiser son gaz en Europe et celle de Sonelgaz pour exporter son électricité en Espagne. Le projet Desertec fait débat en Algérie.

Issad Rebrab, le patron de Cevital, qui est engagée dans le projet Desertec – avec notamment les allemands E.ON, RWE et Siemens -, défend un engagement algérien dans le projet. Il fait valoir que le pays dispose du plus grand désert du monde et d’une industrie du verre et du béton qui serviront dans la réalisation des centrales.

Par ailleurs, Chakib Khelil a renouvelé le rejet par l’Opep de la taxe carbone proposée par les pays développés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. «Il y a un consensus très clair au sein de l’OPEP pour rejeter cette taxe discriminatoire» qui entraînerait 3.000 milliards de dollars de manque à gagner d’ici à 2050 pour les pays exportateurs. «La taxe carbone s’applique au pétrole et au gaz et pas au charbon, alors que le charbon est plus polluant. Donc, la taxe carbone est discriminatoire. Elle va à l’encontre des intérêts des pays producteurs du pétrole. Elle profite aux pays développés qui, eux, sont des producteurs de charbon, en Europe en particulier».

M. Saadoune

Transcription des patronymes dans l’état-civil ?

Posted on 13 décembre 2009 (0)

0Le Conseil d’État a annulé, le vendredi 4 décembre 2009, une circulaire portant sur la transcription des patronymes dans l’état-civil. Ce texte infra-réglementaire était chargé d’appliquer l’article 23 de la loi du 4 mars 2002. Il prévoyait notamment la séparation obligatoire, sur les actes de l’état-civil, des noms composant un double nom de famille, lorsque ce nom est issu du choix exercé par les parents en application de l’article 311-21 du code civil, issu de le la loi du 4 mars 2002 en question.

Elle prévoyait également que dans l’hypothèse où ce double tiret est omis par l’officier d’état civil alors que les parents déclarent choisir un double nom, il appartient au procureur de la République de faire procéder à la rectification de l’acte de naissance en application de l’article 99 du code Napoléon. Elle imposait enfin à l’officier d’état civil, si les parents s’opposaient à l’adjonction de ce signe au nom qu’ils avait choisi, de leur refuser la possibilité d’exercer le choix prévu par l’article 311-21, et d’inscrire leur enfant sous un nom résultant de l’application des règles supplétives prévues par la loi dans l’hypothèse où cette possibilité n’était pas utilisée. L’adjonction obligatoire de ce signe particulier aux noms doubles choisi en application de l’article 311-21 précité était destinée à les distinguer, lors de leur transmission, des noms composés, qui devaient être transmis dans leur intégralité.

Une mère de famille a demandé au Garde des Sceaux de retirer la circulaire, à défaut de l’abroger en cas d’expiration du délai du recours contentieux. Le silence gardé pendant plus de deux mois par la ministre, à l’époque Rachida Dati, a créé une décision implicite de rejet. Par la suite, elle a saisi le Conseil d’État pour trancher la question

Et elle obtient satisfaction. Les juges ont censuré les dispositions litigieuses de cette circulaire pour incompétence de leur auteur. La Haute Juridiction rappelle que « l’administration ne pouvait, par circulaire, soumettre l’exercice d’un droit prévu et organisé par la loi et par le décret en Conseil d’État auquel elle renvoie pour son application, à l’acceptation par les parents de cette adjonction au nom de leur enfant d’un signe distinctif, alors que la loi prévoyait uniquement d’accoler les deux noms sans mentionner la possibilité d’introduire entre les deux des signes particuliers ». Par suite, après avoir relevé l’expiration du délai du recours contentieux à l’encontre de la circulaire, le Conseil a néanmoins rappelé qu’il incombait donc au ministre de l’abroger.

Article 311-21 du code civil

Lorsque la filiation d’un enfant est établie à l’égard de ses deux parents au plus tard le jour de la déclaration de sa naissance ou par la suite mais simultanément, ces derniers choisissent le nom de famille qui lui est dévolu : soit le nom du père, soit le nom de la mère, soit leurs deux noms accolés dans l’ordre choisi par eux dans la limite d’un nom de famille pour chacun d’eux. En l’absence de déclaration conjointe à l’officier de l’état civil mentionnant le choix du nom de l’enfant, celui-ci prend le nom de celui de ses parents à l’égard duquel sa filiation est établie en premier lieu et le nom de son père si sa filiation est établie simultanément à l’égard de l’un et de l’autre.

En cas de naissance à l’étranger d’un enfant dont l’un au moins des parents est français, les parents qui n’ont pas usé de la faculté de choix du nom dans les conditions du précédent alinéa peuvent effectuer une telle déclaration lors de la demande de transcription de l’acte, au plus tard dans les trois ans de la naissance de l’enfant.

Lorsqu’il a déjà été fait application du présent article ou du deuxième alinéa de l’article 311-23 à l’égard d’un enfant commun, le nom précédemment dévolu ou choisi vaut pour les autres enfants communs.
Lorsque les parents ou l’un d’entre eux portent un double nom de famille, ils peuvent, par une déclaration écrite conjointe, ne transmettre qu’un seul nom à leurs enfants.

Texte sous licence Creative Commons Attribution 2.5 – source : wikinewsHistorique

Togo : L’UFC et le CAR exigent une présidentielle à deux tours

Posted on 19 novembre 2009 (0)

Au Togo, les deux principaux partis d’opposition, l’Union des Forces du changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) de Yawovi Agboyibo, menacent de boycotter la présidentielle du 28 février si le scrutin ne s’effectue pas à deux tours. « Il ne s’agit pas de menace, il s’agit d’une mise au point », explique Eric Dupuy, chargé de la communication de l’UFC au Togo.

Les partis d’opposition, a-t-il dit, n’ont « jamais cessé de relancer le pouvoir en place pour des réformes institutionnelles et constitutionnelles.» Citant les réformes prévues par l’Accord politique global, Eric Dupuis affirme que le Togo est le seul pays de la sous-région « à avoir un scrutin uninominal à un tour. »

Le secrétaire général du Rassemblement du peuple togolais (RPT), Esso Sonitoki, se dit surpris par la menace des deux principaux partis de l’opposition de boycotter la prochaine présidentielle. « Pour cette question précisément, nous nous sommes retrouvés à Ouaga, et nous avons échangé autour du Facilitateur, et nous n’avons pas trouvé de solution consensuelle », a-t-il déclaré.

Egypte-Algérie : Les agences de voyages prises d’assaut

Posted on 16 novembre 2009 (0)

0En bande, des jeunes, au cri de «n’rouhou n’rouhou, li Soudan n’rouhou !» (nous irons nous irons, au Soudan nous irons) se dirigent vers le siège d’Air Algérie situé place du 1er Novembre. Une foule grossissant au fil des minutes a assailli le siège en question. Par paquets ils s’introduisent, soit munis de leur passeport, soit d’une simple carte d’identité, pour s’inscrire sur la liste des «lauréats» qui vont prêter main forte à l’équipe nationale.

Un jeune homme qui a réussi l’épreuve grâce à son jeu de coudes nous explique ce qui se passe à l’intérieur : «On m’a pris mes nom et prénom, le numéro de mon passeport et mon numéro de mobile». Et d’ajouter : «On me convoquera soit pour me délivrer le billet d’avion gratuitement, soit pour que je m’acquitte de la moitié du prix».

En effet, le personnel d’Air Algérie, totalement débordé, s’est contenté d’ouvrir des listes pour les éventuels partants pour El-Khartoum. Faisant preuve de beaucoup de sang-froid, un employé essaye d’expliquer à ceux qui veulent l’écouter : «Jusqu’ici, nous n’avons reçu aucune instruction précise. Ce que je peux vous affirmer, c’est qu’en ce moment même, le P-DG et son staff sont en réunion pour arrêter les modalités pratiques du pont aérien devant être établi entre l’Algérie et le Soudan». Par modalité pratique, il énumère, entre autres, le quota qui sera alloué à chaque ville ou région du pays.

En début d’après-midi, la radio locale El-Bahia a annoncé que la réduction du tarif du billet sera de l’ordre de 20%. Certains de ceux qui se sont agglutinés devant les bureaux du transporteur national n’ont pas voulu croire aux éclaircissements fournis par ce média officiel.

Pourtant, en fin de matinée, le standard de cette station de radio a failli exploser à cause du nombre impressionnant de coups de fil envoyés par des auditeurs cherchant d’autres explications sur la décision prise par le chef de l’Etat. Par contre, d’autres n’ont pas caché leur satisfaction quand ils ont appris que le billet coûtera seize mille dinars et que le visa d’entrée leur sera délivré à l’aéroport d’El-Khartoum. Pour contourner la file qui s’est formée devant le siège d’Air Algérie, au point de gêner la circulation des véhicules, un jeune prendra l’initiative d’ouvrir lui-même une liste des supporters désireux de faire le déplacement d’El-Khartoum pour la remettre à la direction d’Air Algérie.

Au niveau de l’ONAT, un responsable nous expliquera que jusqu’à la fin de l’après-midi, son agence n’a reçu aucune instruction spéciale de la part de sa tutelle. Il reconnaîtra que le Soudan n’est pas une destination habituelle des voyagistes algériens. Pour lui, le billet doit coûter aux environs de 80.000 dinars. Ailleurs, les agences de voyages ne semblent pas assaillies par la foule. «Nous avons reçu dès les premières heures de la matinée des jeunes qui s’informent sur les modalités de voyage au Soudan. Je n’ai pas de réponse concrète à leur avancer parce que nous sommes pris au dépourvu. Il nous faut un peu de temps pour organiser la chose».

Mais la décision de partir soutenir les Verts à Khartoum a été prise par certains inconditionnels dès le coup de sifflet final du match du Cairo Stadium. Pour remonter le moral de ses copains, déçus par le résultat, un jeune criera «Eh ben nous partirons au Soudan !». C’était l’un des jeunes qui avait suivi la rencontre sur un data show, dressé à l’entrée d’un café au début de la rue les Soeurs Benslimane.

Les informations sur l’agression des supporters de l’équipe nationale au Caire, même après le match, amplifiée par la rumeur qui parle de morts, ont renforcé ce désir d’aller «affronter» les Egyptiens. Mais ce qu’on peut retenir, c’est que cette opportunité de partir au Soudan, avec les facilités proposées par les autorités politiques du pays, a relancé l’enthousiasme des foules, un peu émoussé après le résultat d’avant-hier.

Même top dans les autres wilayas de l’Ouest, notamment à Relizane, où les supporters de l’EN ont pris d’assaut les agences d’Air Algérie et les agences de voyages pour décrocher un billet vers Khartoum. A l’est du pays, à Constantine entre autres, les jeunes n’en démordent pas de voir une victoire de l’équipe nationale sur l’Egypte à Khartoum. Hier matin, ce sont des dizaines de jeunes qui ont pris d’assaut les bureaux d’Air Algérie, dans l’intention de réserver une place d’avion pour se rendre à Khartoum. Une folle rumeur circulait, d’ailleurs, au milieu de ces jeunes survoltés qui ont même refusé de décrocher drapeaux et banderoles : «Le voyage serait gratuit», annonçait-on à qui voulait l’entendre.

D’autres candidats au voyage, plus pragmatiques, ont également pris d’assaut les diverses agences de voyages locales pour s’enquérir sur les possibilités de se rendre à Khartoum. A Annaba également, c’était la grande foule devant les agences d’Air Algérie et de voyages.

Ziad Salahdu quotidien d’Oran

Egypte-Algérie : La Coupe de notre monde

Posted on 15 novembre 2009 (0)

FIFAIl faut se l’avouer : il est presque plus important de vaincre l’Egypte que d’aller en Afrique du Sud. La raison ? L’Afrique du Sud c’est la Coupe du monde, le match d’hier était la coupe de notre monde, à nous et aux Egyptiens. A l’heure de ces lignes, le score était impossible à deviner, mais pour nous, l’Egypte avait déjà perdu. Perdu quoi ? Ce qui lui restait de son nassérisme culturel, réduite à mitrailler un bus au lieu de libérer le panarabisme de ses territoires imaginaires. Le nombrilisme égyptien était choquant pour nous les Algériens, mais aussi cette certitude qu’avait ce pays frère d’être le grand frère de tous les autres pays arabes, sans hésiter devant le lamentable et le ridicule. Un spectacle de délire médiatique qui montre cette extrémité de la désolation et de la vanité où peut mener le panarabisme lorsqu’il est vaincu partout et ne trouve plus d’autres ennemis que ses frères de lait.

Le néonassérisme déclenché par un simple match de foot montre que ce pays n’a pas encore réglé la question de son obésité historique : il se prend encore pour le centre de notre monde. D’où l’enjeu de ce match : c’est la coupe de « notre monde » à nous, un monde triste et horizontal où le leadership se joue en écrasant les autres au lieu de les mener à la victoire.

Les Algériens savent depuis longtemps ce qu’est un pays ennemi ; ce qu’il ne savent pas cependant, c’est quoi un « pays frère ». Comment définir cette expression, cette fraternité orale dont l’utopisme nous étouffe et dont la redondance nous fait grimacer par son hypocrisie ? C’est quoi être un pays frère ? Est-ce que cela se mange et nourrit son homme et son peuple ? Est-ce que cela s’exprime comme le doigts de la main ou en poussant Yussef dans le puits ? Est-ce que cela nous sert quelque part lorsqu’on se fait malmener en terres étrangères ? Presque pas.

Maintenant, si même avant le résultat du match, nous savons que l’Egypte a perdu quelque chose, l’autre question est « qu’avons-nous gagné nous ? ». Une première conclusion : il faut désormais qu’on soit fier d’être des Algériens et pas des produits dérivés du panarabisme décadent. Deux : ils peuvent nous concurrencer notre arabité ; mais si on accepte notre algérianité, celle-là personne ne peut nous la voler. Trois : nous avons une équipe, un drapeau et un peuple : il ne nous manque que l’indépendance vis-à-vis du panarabisme démodé et des colonisations internes. Quatre : désormais, nous n’avons plus à imiter l’Egypte, ni personne d’autre que les nôtres. Cinq : il faut demander à tous nos officiels de parler algérien et de ne pas baragouiner dans une langue classique, là où même les Egyptiens n’hésitent pas à parler égyptien tout en se déclarant d’un arabisme pur à plusieurs castes. Six : nous n’avons plus à avoir honte de nous-mêmes, de nos prénoms, de notre vraie langue nationale et de notre culture: nous ne sommes la photocopie de personne, ni d’aucune origine certifiée. Ce n’est peut-être qu’un match, mais il a suffi à démonter l’essentiel : nous pouvons être simplement algériens et l’être superbement et sans artifices importés.

Kamel Daoud

L’émir de Médine a suppléé aux défaillances saoudo-algériennes

Posted on 15 novembre 2009 (0)

217 pèlerins algériens qui étaient «suspendus» dans leur bus en raison d’une défaillance des opérateurs saoudiens concernés ont été hébergés sur décision de l’émir Abdelaziz Ben Madjid, émir de Médine, dans des hôtels cinq étoiles.

Selon l’agence de presse saoudienne SPA, l’émir a ordonné que les pèlerins soient hébergés dans de grands hôtels et que l’on veille à leur repos jusqu’à ce qu’on leur trouve un hébergement convenable. Selon l’agence, les pèlerins algériens se sont retrouvés coincés pendant plus de cinq heures dans le bus qui les a amenés de l’aéroport de Djeddah à Médine. L’émir de Médine a ordonné que les opérateurs défaillants qui sont à l’origine de ce problème soient sanctionnés. Il semble que les pèlerins algériens en question soient de Tlemcen.

Des informations ont fait en effet état des mésaventures d’un groupe de 250 pèlerins partis mardi dernier de l’aéroport Messali Hadj vers les Lieux saints en Arabie Saoudite. Le groupe s’est plaint d’être littéralement abandonné et d’être resté sans contact avec la mission algérienne pour le pèlerinage. Après avoir pratiquement passé la nuit dehors à Djeddah, ces pèlerins ont été dirigés vers Médine. Ils n’étaient pas au bout de leurs peines. Ils sont restés bloqués à l’entrée de la ville sainte en raison de l’absence d’hébergement. Là également les pèlerins algériens se sont retrouvés avec des représentants algériens aux abonnés absents.

Selon le pèlerin Bouchenafa Mustapha, pharmacien à Bensekrane, cité par notre confrère El-Khabar, «les autorités saoudiennes se sont étonnées du comportement de la mission algérienne qui a laissé des centaines de pèlerins passer la nuit à la belle étoile». L’émir de Médine a donc décidé de suppléer, généreusement, à la défaillance des hébergeurs saoudiens et aussi de la mission algérienne.


M. S.

Cameroun: concertations à Douala autour de l’intégration régionale

Posted on 14 novembre 2009 (0)

Le Cameroun accueille, à Douala, sa capitale économique, les journées de réflexion sur l’intégration de l’Afrique Centrale. L’objectif est de promouvoir l’intégration communautaire dans le cadre du développement institutionnel. Les participants viennent des dix pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale et marquent une volonté de sortir des discours et de prendre des mesures concrètes pour faire face à la crise et ne pas rater le coche de la mondialisation.

« Le processus d’intégration en Afrique centrale n’est pas du tout à la même vitesse et à la hauteur que dans les autres sous-régions », a expliqué Mamadou Hachim Koumaré, directeur du bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la commission économique des nations unies pour l’Afrique (CEA).

Parmi les mesures préconisées pour favoriser cette intégration, M. Koumaré a parlé de la nécessité de commencer par relier les capitales de la sous-région entre elles. Pour ce qui du financement de l’intégration, elle devra s’appuyer non seulement sur les ressources propres de la sous-région mais aussi sur une mobilisation des bailleurs de fonds, a-t-il expliqué, ajoutant que la question de la libre circulation des biens et des personnes est également discutée.

Egypte-Algérie : Le point de vue d’anciens internationaux

Posted on 14 novembre 2009 (0)

FIFALe match de football Egypte-Algérie aura finalement lieu ce soir à 18h30 au Cairo Stadium en Egypte pour le compte de la 6e et dernière journée des éliminatoires combinées de la Coupe d’AFrique des Nations (CAN) et de la Coupe du Monde de Football 2010.

Le point de vue d’anciens internationaux:

Larbi El-Hadi

Ce sera vraiment un match des plus difficiles, c’est une place pour le mondial, et l’enjeu en question n’a pas de prix dans la carrière d’un football. Les Egyptiens sont très forts dans la provocation et le jeu des coulisses. Ils vont utiliser tous les moyens pour essayer de déstabiliser nos joueurs. Cela dit nous avons aujourd’hui une équipe nationale très forte dans tous ses compartiments et mentalement surtout. C’est là un atout qui peut nous valoir des satisfactions. Nos joueurs doivent rester concentrés sur leur match et ne pas tomber dans le piège de la provocation. Faisons confiance au cheikh et ses joueurs. On est plus forts et nous irons Incha’Allah au mondial.

Lyamine Boughrara

C’est le match de la vie pour les deux équipes et surtout pour l’Egypte qui a une équipe vieillissante. Beaucoup de joueurs dans la sélection égyptienne savent qu’ils ne pourront plus jouer une autre coupe du monde s’ils ratent le rendez-vous de 2010. La pression sera beaucoup plus sur les Pharaons et c’est à nos joueurs d’en profiter. Notre équipe nationale a les qualités qu’il faut sur le terrain pour faire un résultat positif. Je suis persuadé que Gaouaoui va faire un très grand match et que c’est lui qui va nous qualifier Incha’Allah.

Chaabane Merezkane

Je suis persuadé que cette équipe nationale version Saadane a les moyens et les qualités qu’il faut pour ramener la qualification. On a une équipe au mental d’acier cette fois-ci, et la pression égyptienne je suis convaincu qu’ils vont la supporter. La donne a changé pour les Pharaons. Aujourd’hui, les arbitres sont d’un autre calibre et ils ont le pouvoir d’arrêter le match à tout moment en cas de dépassement. Aussi, le trio d’arbitres joue sa place pour le mondial qui se déroulera dans son pays. C’est dire qu’il n’a pas droit à l’erreur devant les observateurs de la FIFA. Nos joueurs doivent rester concentrés sur leur mission sur le terrain et jouer avec un esprit de guerriers sans plus et je leur fais personnellement confiance. L’Algérien n’a jamais plié l’échine devant qui que ce soit. Les Egyptiens sont obligés d’attaquer pour refaire leur retard et vont donc se découvrir. Ce dont nous devons profiter pour utiliser notre arme fatale le contre. Je suis persuadé qu’on va les battre 1-0 Incha’Allah.

Fodil Megharia

Il faut que tout le monde se mette dans la tête que l’Algérie avant le match du 14 est mieux placée pour aller au mondial. Nous avons trois points de plus et un meilleur goal-average. En un mot, nous avons 80 pourcent de chance de passer. Aujourd’hui, force est de constater que nous avons une meilleure équipe que celle d’Egypte, c’est-à-dire un groupe pétri de qualité et très soudé sur le plan mental. Aussi, la pression est beaucoup plus dans le camp de l’adversaire et c’est très important. Si j’ai un conseil à donner à nos joueurs c’est de tenir les 20 premières minutes surtout. Après, ils vont rentrer dans le doute et perdront de leur self control. Je suis sûr qu’après, soit en seconde période, on va les surprendre.

Mahmoud Guendouz

Tout ce que je peux vous dire, c’est que ce match se présente comme une finale et que c’est l’Algérie qui a plus des chances de la remporter. Nous avons un bonus de trois points sur eux, un meilleur goal-average en plus d’un avantage psychologique. On a une meilleure équipe sur tous les plans. Dieu fasse que nos capés restent concentrés sur leur match et ne répondent à la provocation des Egyptiens. S’ils arrivent à gagner les premiers duels et empêchent les Egyptiens de développer leurs attaques, je suis sûr qu’on les surprendra sur leur terrain. Je suis confiant.

Moussa Saib

Le match sera difficile pour les deux équipes, mais beaucoup plus pour les Egyptiens qui sont sous pression. Ils savent qu’on est mieux placé pour aller au mondial. Les deux équipes vont se surpasser pour arracher leur qualification, c’est pourquoi, il ne faut pas s’attendre à voir un grand match sur le plan technique. On est dans une situation plus favorable qu’eux mais il faut rester sur ses gardes, car ils sont capables de tout chez eux. L’équipe d’Egypte est imprévisible et ses joueurs n’aiment pas quand ils sont sous pression. On a des joueurs de caractère et de qualité en qui je fais confiance pour revenir avec la qualification.

Djamel Menad

C’est un match capital pour les deux équipes car une place pour le mondial est en jeu. C’est dire qu’il faut s’attendre à voir une grande bataille sur le terrain, sportivement parlant. Celui qui gagnera les premiers duels au milieu aura le dernier mot. Cette fois-ci, la pression est dans leur camp et j’espère bien qu’elle se retournera contre eux. Ils vont se jeter corps et âme pour marquer un maximum de buts et, à mon avis, il est impensable qu’ils nous mettent trois buts dans la cage de Gaouaoui qui a été l’une des clés de la qualification. Personnellement, je lui fais confiance car il est en grande forme cette saison.

Propos Recueillis Par Fouad B., QO Algérie

RDC : l’insécurité entrave le développement de l’Est du pays

Posted on 13 novembre 2009 (0)

RDCLe troisième volet de notre série sur le retour des déplacés de l’Est de la RDC dans leurs foyers après la fin des opérations militaires se penche sur les questions de sécurité. Les précédents dossiers avaient couvert l’aspect de l’autosuffisance alimentaire que les organismes humanitaires tentent de développer dans cette région troublée.

La guerre en RDC avait, à un moment donné, provoqué le déplacement de deux millions de personnes. Aujourd’hui, elles sont 900 000 aujourd’hui éloignées de leurs villes et villages dans les provinces du Kivu. Les habitants de l’Est de la RDC accusent en particulier les Interahamwe, les rebelles hutus rwandais regroupés au sein des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda d’être reesponsables de la violence.

Selon le commandant en chef des forces de la Mission de l’ONU au Congo (MONUC), le général Babacar Gaye, les Forces armées congolaises appuyées par les casques bleus ont neutralisé les FDLR à près de 35%. Toutefois, l’opération militaire baptisée « Kimia 2 » a été ternie par le massacre de dizaines de civils par l’armée congolaise ; ce qui a amené la MONU

Des journaux gabonais suspendus pour « désinformation »

Posted on 12 novembre 2009 (0)

ali-bongoLe Conseil national de la communication (CNC) du Gabon a procédé, le 10 novembre, à la suspension de huit organes de presse accusés de « désinformation et d’intoxication. » Les responsables des organes en question dénoncent une dérive autoritaire du pouvoir.

Les organes suspendus entendent bien mener des actions collectives pour obtenir la levée des sanctions qui vont de la mise en demeure à la suspension provisoire allant d’1 à 3 mois. Pour le CNC, ces mesures ont pour but de promouvoir une presse professionnelle, beaucoup de journalistes y voient des mesures liberticides et un avenir inquiétant pour la presse au Gabon.

« Lorsque dans un pays qui a entamé son processus de démocratisation il y a à peine quelques années, on sanctionne huit journaux, cela veut dire manifestement qu’il y a là péril en la demeure », a déclaré Norbert Ngoua Mezui, fondateur du journal « Nku’u le messager. » Pour le directeur de publication du journal « Les Echos du Nord », Désiré Ename, « Le CNC (…) devrait commencer par se mettre dans la peau d’un organe de régulation avant de se metter dans la peau du gendarme et du père fouettard.»