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Iran : 30e anniversaire de la prise de l’ambassade américaine à Téhéran

Posted on 05 novembre 2009 (0)

iran_electionsL’Iran célèbre aujourd’hui le 30ème anniversaire de la prise de l’ambassade des États-Unis à Téhéran avec des manifestations anti-américaines. L’occasion pour les opposants de protester à nouveau contre le gouvernement iranien.

Des milliers d’Iraniens se sont rendus au rassemblement organisé par le gouvernement devant l’ancienne ambassade américaine à Téhéran. La foule scandait « Dieu est grand » et « Mort à l’Amérique » alors que le récit des événements de 1979 résonnait dans les haut-parleurs. Le 4 novembre 1979, des étudiants islamistes avaient pris d’assaut l’ambassade américaine et retenu en otage 52 Américains pendant plus d’un an.

La prise de l’ambassade avait représenté une victoire pour la nouvelle République islamique qui avait renversé un peu plus tôt le régime du Shah, soutenu par les États-Unis.
Mais 30 ans plus tard, une nouvelle vague de manifestants défie le gouvernement iranien, en particulier après la réélection controversée du Président Mahmoud Ahmadinejad en juin.

Les opposants ont tenu une contre-manifestation mercredi à Téhéran, la dernière en date d’une série de rassemblements organisés pour protester selon eux contre la fraude massive lors de la réélection d’Ahmadinejad. D’après plusieurs témoignages, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

La veille de cet anniversaire, Barack Obama a déclaré : « Cela fait trente ans qu’on nous dit ce à quoi le gouvernement iranien est opposé. Désormais, la question est de savoir quel type d’avenir il souhaite ».

Frédéric Mitterrand : Après « la Mauvaise Vie », les mauvaises langues

Posted on 10 octobre 2009 (6)

Frédéric_MitterrandMoins de quatre mois après sa nomination au ministère de la culture, Frédéric Mitterrand doit affronter les demandes de démission émanant de l’extrême droite et de la gauche. Frédéric Mitterrand a menacé de poursuivre « les personnes qui se sont rendues complices de l’ignominie » à laquelle il est à nouveau exposé.

Il y a un mois, Frédéric Mitterrand a apporté son soutien total au réalisateur franco-polonais Roman Polanski, qui a été arrêté par la police à Zürich pour l’affaire de mœurs où il est accusé de viol sur une mineure de 13 ans. Déclarant, à propos de cette affaire de viol, qu’il s’agissait d’ « une histoire ancienne qui n’a pas vraiment de sens », Frédéric Mitterrand a provoqué la colère et l’indignation d’associations de victimes telle que Innocence en danger qui le somme de s’expliquer sur ce qu’elle juge comme des propos complaisants à l’endroit d’un crime sexuel. Ce soutien, qui vilipende une « certaine Amérique qui fait peur », a provoqué des réactions négatives de la part de quelques hommes politiques et associations ainsi que l’incompréhension de la presse étrangère, notamment anglo-saxonne.

La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a alors accusé Frédéric Mitterrand, sur le plateau de Mots croisés de France 2, d’avoir pratiqué le tourisme sexuel et trouvé du plaisir à « payer des petits garçons thaïlandais », évoquant son récit autobiographique La Mauvaise Vie paru en 2005. Le Front National avait mené des recherches et avait fait une bonne découverte avant de lancer l’offensive. Lors de la parution du livre, Frédéric Mitterrand avait répondu aux critiques en expliquant qu’il faisait la « différence entre garçon et petit garçon ». En effet, le livre décrit les prostitués en question comme des jeunes hommes souvent étudiants et non des enfants, malgré l’emploi du mot « gosses ».

Au Parti Socialiste, Benoît Hamon a jugé « choquant qu’un homme puisse justifier, à l’abri d’un récit littéraire, le tourisme sexuel », indépendamment de l’âge des prostitués alors que Bertrand Delanoë dénonce « une offensive populiste » contre Mitterrand. L’éditeur souligne qu’à la sortie du livre « aucune poursuite n’avait été engagée » à l’encontre de son auteur et que l’ouvrage « avait même recueilli de bonnes critiques littéraires et s’était bien vendu 190 000 exemplaires».

Pour mettre un terme à la polémique, Frédéric Mitterrand a intervenu le 8 octobre au journal télévisé de TF1 en reconnaissant avoir certes eu des relations sexuelles avec des jeunes hommes mais en aucun cas des mineurs et qu’il condamnait avec fermeté tout tourisme sexuel et acte pédophile. Son livre, dit-il, n’est « ni un roman ni ses mémoires, mais c’est une vie qui ressemble beaucoup à la sienne » et un « tract » à l’attention de ceux qui « sont différents ».

Concernant l’affaire Polanski, Frédéric Mitterrand estime que les propos qu’il a tenus étaient en partie dus à l’émotion provoquée par son arrestation et qu’en tant que ministre de la Culture, il est de son devoir de soutenir un artiste, qui plus est français, mais que néanmoins il comprenait mieux, avec le recul, les actes qui étaient reprochés au réalisateur. Invoquant le soutien du président de la République et du Premier ministre, il réfute enfin toute idée de démission.

Alors que la polémique autour de « La Mauvaise Vie » semble se calmer, une autre affaire fait de nouveau parler de Frédéric Mitterrand. Une lettre parue dans un journal de la Réunion a provoqué la colère du ministre qui « ne supporte plus les attaques », confie-t-il au Journal du Dimanche. « Je ne supporte plus les attaques », a déclaré le ministre.

Lors d’un déplacement à Bordeaux, Frédéric Mitterrand a menacé de poursuivre « les personnes qui se sont rendues complices de l’ignominie » à laquelle il est à nouveau exposé.

Mitterrand : « A aucun moment, je n’ai envisagé de démissionner »

Posted on 09 octobre 2009 (0)

Frédéric_Mitterrand«À aucun moment, je n’ai envisagé de démissionner… Jamais!» Ces mots sont ceux de Frédéric Mitterrand à qui la gauche et l’extrême droite reprochent de faire « l’apologie du tourisme sexuel » dans son récit autobiographique « La Mauvaise Vie ».

Frédéric Mitterrand se trouve au cœur d’une polémique. Dans son livre « La Mauvaise Vie », le Ministre de la culture avoue avoir eu des rapports payants avec « des garçons attrayants et immédiatement disponibles ». L’intéressé dément tout acte de pédophilie. « J’étais chaque fois avec des gens de mon âge ou de cinq ans de moins. »

Dans son livre « La mauvaise vie », Frédéric Mitterrand raconte : «J’ai pris le pli de payer pour des garçons …» Il poursuit : «Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément ….» Quant à «l’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin, car je sais qu’on ne me refusera pas.»

Frédéric Mitterrand dit que «la plupart d’entre eux sont jeunes, beaux, apparemment épargnés par la dévastation que l’on pourrait attendre de leur activité. » Ensuite, « J’apprendrai plus tard qu’ils ne viennent pas tous les soirs, sont souvent étudiants, ont une petite amie ….»

Pour le Parti Socialiste et le Front National, Frédéric Mitterrand doit démissionner ! Face à la polémique faite sur la réédition de son dernier livre « La mauvaise vie », le Ministre de la culture a affirmé jeudi soir dans le journal de TF1 alors qu’il était interrogé par Laurence Ferrari, qu’il ne démissionnerait en aucun cas.

Sur le plateau du Journal télévisé de TF1, Frédéric Mitterand maintient qu’il ne démissionnera pas de son poste de ministre de la culture. Calme, posé, mais visiblement ému et parfois tendu, il a répondu aux questions de Laurence Ferrari en soulignant tout d’abord que son livre, avant d’être un récit autobiographique ou non, «est un tract» visant à évoquer une vie «qui ressemble à la mienne et à celle de beaucoup d’autres».

Le ministre de la Culture s’est par la suite montré plus clair dans ses propos. «A aucun moment, ce livre ne fait l’apologie du tourisme sexuel et de la pédophilie… Il ne faut pas confondre pédophilie et homosexualité… Je condamne le tourisme sexuel, qui est une honte… Je condamne la pédophilie, à laquelle je n’ai jamais participé, en aucune manière», a déclaré Frédéric Mitterrand.

Le ministre de la culture dénonce les amalgames dont il est actuel­lement la victime. « J’étais chaque fois avec des gens de mon âge ou de cinq ans de moins. », a-t-il déclaré. Laurence Ferrari lui demande alors s’il regrette d’avoir évoqué le tourisme sexuel dans l’un des chapitres de son livre. «C’est une erreur, sans doute. Un crime, non. Une faute, même pas. », avant de poursuivre « J’étais chaque fois avec des gens de mon âge, à cinq ans près, et qui étaient consentants.»

Reçu en audience jeudi par Nicolas Sarkozy, le Chef de l’Etat lui a renouvelé sa confiance, tout comme le premier ministre, François Fillon.

Frédéric Mitterrand : « Oui, j’ai eu des relations avec des garçons »

Posted on 08 octobre 2009 (0)

Frédéric_Mitterrand« Oui, j’ai eu des relations avec des garçons », a reconnu Frédéric Mitterrand alors qu’il était interrogé par Laurence Ferrari sur TF1. Il a tout de même dénoncé « l’amalgame » entre le terme « garçons » employé dans son livre et les relations que certains lui prêteraient avec des mineurs d’âge.

« Il ne faut pas confondre homosexualité et pédophilie », a-t-il souligné. Il ne s’agissait donc pas de pédophilie… « J’étais chaque fois avec des gens de mon âge ou de cinq ans de moins. », a indiqué le ministre. « Je comdamne le tourisme sexuel » et « je condamne la pédophilie, à laquelle je ne me suis jamais livré », a-t-il ajouté.

La vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, a accusé Frédéric Mitterrand d’avoir pratiqué le tourisme sexuel et trouvé du plaisir à « payer des petits garçons thaïlandais », évoquant son récit autobiographique « La Mauvaise Vie ».

Lors de la parution du livre, Frédéric Mitterrand avait répondu aux critiques en expliquant qu’il faisait la « différence entre garçon et petit garçon ». En effet, le livre décrit les prostitués en question comme des jeunes hommes souvent étudiants et non des enfants, malgré l’emploi du mot « gosses ». À gauche, Benoît Hamon, du Parti socialiste, a qualifié de « choquant qu’un homme puisse justifier, à l’abri d’un récit littéraire, le tourisme sexuel », indépendamment de l’âge des prostitués alors que Bertrand Delanoë dénonce « une offensive populiste » contre Mitterrand.

L’éditeur souligne qu’à la sortie du livre « aucune poursuite n’avait été engagée» à l’encontre de son auteur et que l’ouvrage « avait même recueilli de bonnes critiques littéraires et s’était bien vendu (environ 190 000 exemplaires) ». La polémique est née sur internet dans le sillage de l’affaire Polanski, suite au soutien de Frédéric Mitterrand au cinéaste.

Frédéric Mitterrand ne semble pas regretter ses actes. A plusieurs reprises il a dit avoir traversé des moments « difficiles » pouvant justifier certaines pratiques, mais le ministre ne fait «en aucun cas l’apologie du tourisme sexuel», malgré qu’un chapitre de son livre soit « ‘évocation de cet enfer».