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Etats-Unis-Chine : des relations dominées par l’économie

Posted on 10 novembre 2009 (0)

0Le président Barack Obama effectuera, du 15 au 18 novembre, son premier voyage en Chine. L’Economie occupe une place de plus en plus grande dans les relations entre Washington et Pékin. Certains observateurs accusent les Etats-Unis d’éviter les dossiers qui fâchent ou qui pourraient irriter les dirigeants chinois.

Malgré la crise économique mondiale, les Etats-Unis demeurent le client le plus fiable de la Chine. Pékin reste, de son côté, le principal acquéreur des bons du trésor américain. La décision de la Chine d’éviter certaines pratiques financières à haut risque l’a protégée de l’impact de la crise mondiale, ce qui selon Nicholas Lardy, économiste au Peterson Institute de Washington, a dramatiquement changé les relations entre Pékin et Washington.

« Et maintenant, bien sûr, les Chinois commencent à nous sermonner sur la manière d’équilibrer notre budget, de préserver la valeur du dollar et d’éviter l’inflation… dans un certain sens, la situation est renversée. L’économie chinoise devrait connaître une croissance de plus de 8% cette année. Par ailleurs, Pékin est perçu comme un acteur-clé sur la scène internationale, sur des questions comme la relance de l’économie mondiale ou la lutte contre le réchauffement climatique.

Les observateurs font remarquer que le président Barack Obama n’a pas reçu le Dalai Lama, le leader spirituel tibétain, lors de son récent séjour à Washington. Selon eux les Etats-Unis se gardent bien d’adopter la rigoureuse position de la précédente administration sur la nécessité, pour Pékin se soutenir le yuan, sa monnaie nationale.Pour le chercheur Randy Schriver, cette approche de l’administration Obama ne portera pas fruit. « Il y a présomption que toutes ces questions constituent des obstacles à la coopération alors qu’en fait, la Chine a suffisamment d’intérêts – dans le domaine économique notamment – pour coopérer indépendamment de nos positions sur ces sujets. »

On aurait tort de minimiser la portée de la politique de Washington à l’égard de Pékin, estime Nicholas Szechenyi du Centre des études stratégiques internationales de Washington. « Il semble bien que l’administration tente moins d’aborder les questions des droits de l’homme et d’œuvrer plus sur le front économique et les questions comme le changement climatique. De l’autre côté, on pose des conditions les importations de pneus chinois ». Pour les adversaires du président Obama, son voyage en Chine permettra de déterminer si les relations bilatérales peuvent être améliorées et si le profil bas de Washington sur les questions qui fâchent va produire des résultats à Pékin.

Une femme de 38 ans meurt de la grippe A

Posted on 27 octobre 2009 (0)

H1N1-AujUne surveillante de cantine d’une école maternelle de 38 ans, porteuse du virus H1N1 de la grippe A, est décédée samedi dernier au centre hospitalier Laënnec de Creil dans l’Oise. Elle a été admise à l’hôpital mardi mais son état de santé s’est brusquement dégradé jeudi. Atteinte de diabète, cette patiente était considérée comme une personne à risque.

La Direction départementale des Affaires sanitaires et sociales (DDASS) estime que le virus H1N1 a joué un rôle dans le décès de cette femme, mais qu’il n’est pas seul en cause . Catherine Giesberger, directrice adjointe de l’hôpital Laënnec, explique que cette patiente a été placée en réanimation jeudi dernier puisqu’elle présentait des « facteurs aggravants ».

Le Dr. Anand Kumar, un spécialiste en évaluation critique des soins ayant été impliqué dans le traitement de cas de grippe porcine dans des unités de soins intensifs (ICU) dans plusieurs Hôpitaux de Winnipeg, rapporte que seule une petite partie des patients des ICU ressemble au profil classique des victimes de la grippe saisonnière hospitalisés de dans de telles structures : soit des personnes ayant des pathologies préexistantes connues pour leur tendance à être aggravées par un épisode grippal.

La majeure partie des cas traités en ICU, pour nouvelle grippe, est composée de sujets jeunes, qui jusqu’à ce qu’ils soient tombés malades, étaient en meilleure état de santé que les patients typiquement hospitalisés pour grippe saisonnière pendant une saison grippale ordinaire. Ces jeunes, relativement en bonne santé, sans être pour la plupart, bien entendu « des super athlètes » sont des personnes normales à qui si vous posez la question ’’Êtes-vous en bonne santé ? ’’ Ils vous répondraient, sans hésiter, ’’oui en excellente santé ’’.

Or cette litanie répétée de « de l’existence de pathologies préexistantes » n’est que le reflet d’une sorte de désir inconscient, de vouloir à tout prix trouver une explication au fait que ce nouveau virus envoie à l’hôpital ou à la morgue une classe d’âge, si peu habituelle, pour etre en conformité avec ce l’on connaît pour la grippe saisonnière.

Les médecins s’accrochent à cette explication sans la vérifier en bonne et due forme : car une personne de 30 ans qui a un asthme léger, n’a certainement pas autant de risque associé à sa pathologie préexistante qu’une personne de 80 ans qui a une mauvaise maladie pulmonaire, due à un tabagisme, et compliquée de cardiopathie.

C’est ce dernier groupe qui habituellement développe les formes graves de grippe, et non pas celui du jeune adulte en bonne santé. Le risque d’une telle attitude est qu’on ne puisse ainsi avoir que peu d’arguments, affirmant que ce virus est entrain, actuellement, de causer une maladie plus grave chez des personnes bien plus jeunes que celles qui sont normalement hospitalisées et tuées par la grippe saisonnière ou par ses complications pendant une saison grippale ordinaire. Cette attitude médicale ne fait que retarder le moment où l’on devra se rendre aux évidences suivantes :

Cette grippe, n’est pas une maladie qui n’affecte gravement que les adultes les plus âgés, elle affecte surtout les personnes de moins de 50 ans, chez lesquelles cette nouvelle grippe est une maladie significativement plus grave que la grippe saisonnière.

Sida : un dépistage de tous les Français ?

Posted on 25 octobre 2009 (0)

SidaLe gouvernement français pourrait « aller vers un dépistage de toute la population française de 15 à 70 ans » comme le propose la Haute Autorité de santé (HAS), estimant qu’un dépistage plus systématique aurait pour principal atout un repérage plus précoce des cas d’infections, et donc une plus grande efficacité des traitements.

Modalités de réalisation des tests de dépistage

Deux objectifs généraux ont été poursuivis dans le cadre de ces recommandations en santé publique : Évaluer la pertinence d’une modification des modalités de réalisation des tests de dépistage et en particulier préciser la place des tests de dépistage rapide (TDR) ; et Évaluer la pertinence d’une évolution des stratégies et du dispositif de dépistage.

Afin de tenir compte des attentes particulières exprimées autour de la question des TDR, il a été décidé de publier les résultats de cette évaluation en deux temps. Le présent document aborde les questions d’évaluation relatives au premier objectif sus-cité. Cependant, on ne saurait dissocier l’approche technologique concernant les tests de dépistage et leurs modalités de réalisation du cadre stratégique plus général. Dans l’ensemble du document, les tests de dépistage de l’infection par le VIH sont ainsi envisagés comme des outils au service de stratégies de dépistage.

Sont proposés dans le premier volet de ces recommandations :

  • Un état des lieux des techniques et stratégies actuellement utilisées pour le dépistage de l’infection par le VIH ;
  • Une évaluation des principes généraux des modalités de dépistage de l’infection par le VIH à partir d’une revue de la littérature ;
  • Une évaluation des modalités de dépistage dans le cas d’une exposition récente supposée ;
  • Une analyse de la performance et des stratégies d’utilisation des TDR à partir d’une revue de la littérature et d’un examen des pratiques actuelles dans certains pays développés et des expérimentations en cours en France.

Le second volet de ces recommandations évalue la pertinence d’une évolution des stratégies et du dispositif du dépistage du VIH en France. L’intérêt de proposer « en routine » un dépistage du VIH à la population générale, en dehors de la notion de comportements à risque est en particulier apprécié. Ce rapport comporte :

  • des recommandations sur les modalités de réalisation des tests de dépistage de l’infection par le VIH chez l’adulte et l’enfant de plus de 18 mois ;
  • des recommandations et des orientations sur la place des tests de dépistage rapide dans les stratégies générales de dépistage du VIH et sur les conditions d’utilisation de ces tests.

La méthodologie d’élaboration associe :

  • une revue systématique de la littérature française et internationale portant sur les thématiques suivantes : principes généraux des stratégies de dépistage et diagnostic de l’infection par le VIH (dont cas d’une exposition récente supposée), place des TDR dans la stratégie de dépistage et diagnostic de l’infection par le VIH (dont analyse des pratiques d’utilisation des TDR, impact économique de l’utilisation des TDR) ;
  • l’avis de professionnels de santé : un groupe de travail et un groupe de lecture.

L’hétérogénéité de l’épidémie d’infection par le VIH en France

l’épidémie d’infection par le VIH continue d’atteindre plus particulièrement certains groupes de la population et certaines régions. Quelques grandes évolutions récentes caractérisent ainsi l’épidémiologie de l’infection par le VIH en France :

  • L’augmentation des pratiques sexuelles à risque chez les HSH et le maintien de l’importance de la transmission du VIH par rapports homosexuels ;
  • L’augmentation du nombre de personnes d’Afrique subsaharienne infectées par le VIH ;
  • L’absence de signe de reprise de la transmission du VIH chez les UDI ;
  • L’existence de disparités régionales importantes, l’Île-de-France et les DFA étant les régions les plus touchées.

Les caractéristiques épidémiologiques de l’infection par le VIH en Guyane placent ce DFA dans une situation d’épidémie généralisée.

La démarche méthodologique adoptée

Le dépistage a été défini à titre principal comme la réalisation de tests sérologiques chez des sujets asymptomatiques ou présentant des symptômes cliniques évocateurs d’une primoinfection par le VIH. Ont été exclus du champ des recommandations les patients présentant des symptômes cliniques évocateurs d’une infection établie par le VIH ou de Sida.

L’évaluation réalisée a considéré l’ensemble des stratégies de dépistage de l’infection par le VIH envisageables en France, à l’exception du dépistage obligatoire. Ont été ainsi distinguées :

  • Les stratégies de dépistage s’inscrivant dans le cadre d’une proposition systématique de dépistage en dehors de la notion d’exposition à un risque (qualifiée de proposition de dépistage en population générale) ;
  • Les stratégies de dépistage reposant sur l’offre ciblée d’un dépistage pour les personnes particulièrement exposées au risque de contamination (qualifié de dépistage ciblé) ;
  • Les stratégies de dépistage s’appuyant sur un dépistage individuel volontaire à l’initiative de toute personne souhaitant connaître son statut sérologique vis-à-vis du VIH, dans le cadre ou non d’une situation d’exposition à un risque.

L’évaluation a concerné le dépistage de l’infection par le VIH par des professionnels de santé ou des personnes formées chez les sujets de plus de 15 ans, y compris les femmes enceintes. Pour ces dernières, seules les modalités du dépistage systématique ont été considérées, la pertinence et l’acceptabilité d’une telle stratégie étant fermement établies.

Vrais habitants ou vrais Algériens ?

Posted on 25 octobre 2009 (0)

AlgérieLe ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, a affirmé on ne peut plus catégoriquement que «l’Etat a les moyens de reloger les véritables habitants de Diar Chems». En principe, et c’est l’effet recherché par cette annonce de Zerhouni, les esprits vont se calmer dans ce quartier populeux de la capitale, qui vient d’être secoué par des émeutes dont le déclencheur a été la contestation des listes d’attribution de logements sociaux arrêtées par les pouvoirs publics compétents. C’est même l’exigence posée par ce ministre à la concrétisation de ce relogement annoncé qui doit, selon lui, se faire dans un climat serein et organisé.

Sauf qu’en faisant référence «aux véritables habitants» de Diar Chems qui en seront les bénéficiaires, le ministre a pris le risque d’un emballement de la situation dans ce quartier à cause de ce distinguo dont il sera difficile, voire impossible d’en faire admettre la pertinence par cette autre catégorie d’habitants qu’il vise et qui ne s’estime pas moins avoir droit au relogement que ces «vrais habitants».

Il est clair que l’Etat ne peut, compte tenu de son parc immobilier et surtout en matière de logement social, satisfaire l’ensemble des demandeurs qui peuplent ce quartier dans son vieux bâti ou dans les bidonvilles qui le cernent. Les «laissés-pour-compte» que la logique du ministre de l’Intérieur semble avoir exclus du relogement annoncé, n’accepteront pas leur situation. D’où, à notre sens, la probabilité d’un nouvel embrasement inéluctable à Diar Chems. Et c’est là la conséquence de la gestion de la crise du logement par les pouvoirs publics depuis des décennies.

Pour rester sur le cas de Diar Chems, ce quartier devait bénéficier d’un programme de réhabilitation dans les années quatre-vingt. Il s’agissait d’éradiquer les bidonvilles qui ont proliféré à ses alentours et d’atténuer le taux d’occupation qui devenait exponentiel des logements des cités originelles du quartier. Il y eut même des opérations à grand spectacle d’éradication de bidonvilles qui ont consisté au final à reconduire leurs occupants dans leurs villes, villages et douars d’origine. Et ce fut à peu près tout.

L’inertie de l’Etat dans la prise en charge de la réhabilitation de Diar Chems, doublée de l’absence criante de l’autorité publique, ont fait que de nouveaux bidonvilles ont surgi peu de temps après et que le quartier a été abandonné à sa crise du logement devenue maintenant insoutenable et donc inacceptable pour tous ses habitants.

Comment dans ces conditions faire admettre à une partie de ceux-ci un «droit de priorité» dont ils seront exclus sous le prétexte qu’ils ne sont pas les «vrais habitants». L’interrogation qu’ils renverront en toute légitimité alors aux autorités est de savoir s’ils sont «de vrais Algériens». Ils le feront par la seule voie qui leur reste, celle de la contestation et de l’émeute.

Kharroubi Habib

Vih/Sida : vers un dépistage systématique ?

Posted on 24 octobre 2009 (0)

Sida-orinLe gouvernement français pourrait « aller vers un dépistage de toute la population française de 15 à 70 ans » comme le propose la Haute Autorité de santé (HAS), estimant qu’un dépistage plus systématique aurait pour principal atout un repérage plus précoce des cas d’infections, et donc une plus grande efficacité des traitements.

Modalités de réalisation des tests de dépistage

Deux objectifs généraux ont été poursuivis dans le cadre de ces recommandations en santé publique : Évaluer la pertinence d’une modification des modalités de réalisation des tests de dépistage et en particulier préciser la place des tests de dépistage rapide (TDR) ; et Évaluer la pertinence d’une évolution des stratégies et du dispositif de dépistage.

Afin de tenir compte des attentes particulières exprimées autour de la question des TDR, il a été décidé de publier les résultats de cette évaluation en deux temps. Le présent document aborde les questions d’évaluation relatives au premier objectif sus-cité. Cependant, on ne saurait dissocier l’approche technologique concernant les tests de dépistage et leurs modalités de réalisation du cadre stratégique plus général. Dans l’ensemble du document, les tests de dépistage de l’infection par le VIH sont ainsi envisagés comme des outils au service de stratégies de dépistage.

Sont proposés dans le premier volet de ces recommandations :

  • Un état des lieux des techniques et stratégies actuellement utilisées pour le dépistage de l’infection par le VIH ;
  • Une évaluation des principes généraux des modalités de dépistage de l’infection par le VIH à partir d’une revue de la littérature ;
  • Une évaluation des modalités de dépistage dans le cas d’une exposition récente supposée ;
  • Une analyse de la performance et des stratégies d’utilisation des TDR à partir d’une revue de la littérature et d’un examen des pratiques actuelles dans certains pays développés et des expérimentations en cours en France.

Le second volet de ces recommandations évalue la pertinence d’une évolution des stratégies et du dispositif du dépistage du VIH en France. L’intérêt de proposer « en routine » un dépistage du VIH à la population générale, en dehors de la notion de comportements à risque est en particulier apprécié. Ce rapport comporte :

  • des recommandations sur les modalités de réalisation des tests de dépistage de l’infection par le VIH chez l’adulte et l’enfant de plus de 18 mois ;
  • des recommandations et des orientations sur la place des tests de dépistage rapide dans les stratégies générales de dépistage du VIH et sur les conditions d’utilisation de ces tests.

La méthodologie d’élaboration associe :

  • une revue systématique de la littérature française et internationale portant sur les thématiques suivantes : principes généraux des stratégies de dépistage et diagnostic de l’infection par le VIH (dont cas d’une exposition récente supposée), place des TDR dans la stratégie de dépistage et diagnostic de l’infection par le VIH (dont analyse des pratiques d’utilisation des TDR, impact économique de l’utilisation des TDR) ;
  • l’avis de professionnels de santé : un groupe de travail et un groupe de lecture.

L’hétérogénéité de l’épidémie d’infection par le VIH en France

l’épidémie d’infection par le VIH continue d’atteindre plus particulièrement certains groupes de la population et certaines régions. Quelques grandes évolutions récentes caractérisent ainsi l’épidémiologie de l’infection par le VIH en France :

  • L’augmentation des pratiques sexuelles à risque chez les HSH et le maintien de l’importance de la transmission du VIH par rapports homosexuels ;
  • L’augmentation du nombre de personnes d’Afrique subsaharienne infectées par le VIH ;
  • L’absence de signe de reprise de la transmission du VIH chez les UDI ;
  • L’existence de disparités régionales importantes, l’Île-de-France et les DFA étant les régions les plus touchées.

Les caractéristiques épidémiologiques de l’infection par le VIH en Guyane placent ce DFA dans une situation d’épidémie généralisée.

La démarche méthodologique adoptée

Le dépistage a été défini à titre principal comme la réalisation de tests sérologiques chez des sujets asymptomatiques ou présentant des symptômes cliniques évocateurs d’une primoinfection par le VIH. Ont été exclus du champ des recommandations les patients présentant des symptômes cliniques évocateurs d’une infection établie par le VIH ou de Sida.

L’évaluation réalisée a considéré l’ensemble des stratégies de dépistage de l’infection par le VIH envisageables en France, à l’exception du dépistage obligatoire. Ont été ainsi distinguées :

  • Les stratégies de dépistage s’inscrivant dans le cadre d’une proposition systématique de dépistage en dehors de la notion d’exposition à un risque (qualifiée de proposition de dépistage en population générale) ;
  • Les stratégies de dépistage reposant sur l’offre ciblée d’un dépistage pour les personnes particulièrement exposées au risque de contamination (qualifié de dépistage ciblé) ;
  • Les stratégies de dépistage s’appuyant sur un dépistage individuel volontaire à l’initiative de toute personne souhaitant connaître son statut sérologique vis-à-vis du VIH, dans le cadre ou non d’une situation d’exposition à un risque.

L’évaluation a concerné le dépistage de l’infection par le VIH par des professionnels de santé ou des personnes formées chez les sujets de plus de 15 ans, y compris les femmes enceintes. Pour ces dernières, seules les modalités du dépistage systématique ont été considérées, la pertinence et l’acceptabilité d’une telle stratégie étant fermement établies.

Troubles sexuels : en parler à son médecin

Posted on 23 octobre 2009 (0)

couple2Le fondement de la sexualité est un acte de survie. Des études récentes viennent démontrer qu’en plus du plaisir procuré par l’acte sexuel, le sexe agit positivement sur notre santé. Il procure une longue vie, qu’il nous évite des AVG et stoppe le diabète. Mais certains couples ne sont pas épanouis du fait de certains troubles sous la couette dont vous pouvez faire part à votre médecin qui saura vous aider.

Un sondage IFOP réalisé pour le compte du laboratoire Lilly indique que la baisse du désir sexuel concernerait 53 % des Français. 39 % des personnes interrogées ont des difficultés à avoir du plaisir, 31 % proviennent des problèmes d’érection. A cela s’ajoutent l’éjaculation précoce (30 %) et la simulation de l’orgasme (20 %).

« Le désir sexuel est la capacité à envisager de manière positive une activité sexuelle et à déclencher une excitation sexuelle. Elle recouvre à la fois le désir de faire l’amour avec son partenaire mais aussi le fait d’avoir des pensées érotiques de façon spontanée. Une baisse de désir sexuel nait d’une difficulté personnelle et non relationnelle. En effet, le désir sexuel est une capacité personnelle et non un sentiment généré par son partenaire. », explique l’Assocation ADIRS. Pourquoi la sexualité est-elle si importante ?

Une longue vie

Le sexe est naturellement associé à une bonne santé et une vie plus longue, selon une étude de l’Association Américaine des Personnes Retraitées (American Association of Retired Persons, AARP). Environ 44% des personnes de plus de 50 ans qui sont en très bonne ont des rapports sexuels réguliers, au moins une fois par semaine.

Il est possible que cela soit dû à la déhydroépiandrostérone (DHEA ou DHA) ou prastérone, secrétée par le cortex de la glande surrénale, réputée pour ses effets antivieillissement. Il inonde habituellement notre corps lors d’un effort physique et s’accroit lors d’un orgasme.

Selon l’étude DHEAge, la déhydroépiandrostérone améliore des propriétés mécanique de la peau et de la densité osseuse et agit favorablement dans le cas des problèmes d’insuline.

Moins de risques d’AVC

Le sexe augmente la pression sanguine au moment de l’acte, mais la réduit sur le long terme et réduit par la même occasion le risque d’Accident Vasculaire Cérébral (AVG).

Une étude menée par Stuart Brody, psychologiste britannique à l’université de Paisley et publiée dans le magasine New Scientist, a montré la relation entre un niveau de stress diminué et une pression sanguine plus basse dûe à une activité sexuelle. Il en ressort que les relations sexuelles réduisent la pression sanguine lorsque notre coeur est au repos.

Le sexe produit également de la dopamine, qui augmente naturellement la relaxation et agit sur les hormones du stress associées à l’hypertension.

Il est scientifiquement prouvé que les hommes ayant des problèmes d’hypertension ont très souvent des troubles de l’érection. Selon une étude grecque, quatre femmes sur dix et trois hommes sur dix ayant des problèmes d’hypertension ont une baisse de régime sous la couette.

Stop au diabète

L’exercice et les calories brûlées grâce aux rapports sexuels aident à réduire nettement les risques de diabète de type 2. Une étude du Journal of the American Medical Association, JAMA (Journal de l’Association Médicale Américaine) rapporte que la DHEA, libérée dans notre corps quand nous atteignons l’orgasme, augmente l’action de l’insuline et combat aussi l’obésité.

Le coeur en paix et bien plus

Les hommes qui ont moins d’une relation sexuelle par mois ont deux fois plus de risques d’être victime d’une crise cardiaque que ceux qui font l’amour au moins deux fois par semaine. Comment expliquer cela ? Le sexe booste la circulation et augmente d’une manière significative l’apport en oxygène des cellules, stimulant ainsi l’activité de différents organes. Si vous avez des problèmes d’érection, vérifiez votre état cardiovasculaire.

Efficace contre le surpoids

Savez-vous que « 30 minutes de sexe brûle environ 200 calories » ?. C’est ce qu’affirme Nicki Waterman, un expert du journal The Sun. Ainsi, faire l’amour cinq fois par semaine serait l’équivalent de deux heures et demies de gymnastique. »

Un orgasme brûle entre 60 et 100 calories. En s’embrassant passionnément pendant une trentaine de minutes on peut ainsi brûler jusqu’à 90 calories.

Pendant l’orgasme on libère des hormones qui font qu’on a un sentiment de bien-être. Ces produits chimiques qui nous procurent du bohneurcontribuent à réduire les niveaux de cortisol, une hormone corticostéroïde secrétée par le cortex de la glande surrénale à partir du cholestérol et sous la dépendance de l’ACTH hypophysaire. C’est l’hormone du stress qui est également associé à une prise de poids, particulièrement autour du ventre.

Attention aux MST et au VIH

Il convient de se rappeler que les relations sexuelles doivent se faire entre un homme et une femme qui se promettent fidélité. Dans le cadre d’une relation à risque, veuillez utiliser le préservatif pour éviter des maladies sexuellement transmissibles (MST), le VIH ou des grossesses non désirées.

Lancement de la campagne de vaccination grippe A en France

Posted on 20 octobre 2009 (0)

H1N1-FluLa campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) est officiellement lancée en France. Mais ces vaccins sont-ils efficaces ? C’est le fondement même de la procédure d’autorisation de mise sur le marché que de vérifier, en plus de la sécurité du vaccin, son efficacité contre l’agent pathogène contre lequel il protège. En conséquence, les vaccins dotés d’une AMM, qui seront les seuls utilisés dans le cadre de la campagne de vaccination, ont démontré leur efficacité pour protéger contre le virus de la grippe A(H1N1). Cependant, comme c’est le cas pour tous les vaccins, les vaccins contre la grippe A(H1N1) ne protègent pas à 100%. Le vaccin reste efficace plusieurs mois. Se faire vacciner aujourd’hui permet donc largement d’être protégé pendant la période à risque de pic pandémique.

Quelle est la composition des vaccins ?

Les vaccins comportent un principe actif dénommé « antigène ». C’est cet élément qui va induire une réponse immunitaire capable de protéger l’individu contre l’infection naturelle ou d’en atténuer significativement les conséquences (bactéries ou virus vivants atténués, agent bactérien ou viral entier inactivé, fractions antigéniques ou sous-unités vaccinantes).

Les autres composants sont :

* les adjuvants qui stimulent la réaction immunitaire induite par les vaccins (cf. infra.) ;
* les conservateurs (Thiomersal) qui évitent le risque infectieux ;
* et des agents inactivants (formaldéhyde) pour l’inactivation et la détoxification des agents infectieux.

Que sont les adjuvants et à quoi servent-ils ?

Certains vaccins contre la grippe A(H1N1) contiennent des adjuvants. Ces adjuvants servent :

* à limiter la quantité d’antigène nécessaire pour obtenir la réaction immunitaire permettant de protéger la personne vaccinée. Les vaccins adjuvés contiennent donc moins de « principe actif » ;
* à élargir le spectre d’efficacité des vaccins, ce qui permet aux vaccins d’agir même contre un virus qui se serait légèrement modifié.
Ces deux éléments sont particulièrement intéressants en cas de pandémie, puisque, le virus étant un nouveau virus :
* diminuer la quantité d’antigène nécessaire permet d’augmenter le nombre de vaccins produits dans une période donnée ;
* d’autre part, les nouveaux virus évoluent souvent spontanément, et c’est particulièrement le cas pour les virus de la grippe. L’élargissement du spectre d’action permet donc d’augmenter la garantie d’efficacité des vaccins.
C’est pourquoi les vaccins acquis dans le cadre de la pandémie A(H1N1) comportent dans leur grande majorité des adjuvants.
Les adjuvants utilisés dans les vaccins de GSK, de Novartis et dans un vaccin de Sanofi sont à base de squalène (huile de foie de requin). Le squalène est une substance que l’on trouve à l’état naturel dans les plantes, chez l’animal et chez l’homme. Dans l’organisme humain, il est synthétisé dans le foie et véhiculé par la circulation sanguine. On le trouve également dans différents aliments, médicaments en vente libre et compléments alimentaires. Il est commercialement extrait de l’huile de poisson, en particulier de l’huile de foie de requin. Il est ensuite purifié et utilisé dans certains produits pharmaceutiques et vaccins.
Le risque associé à la présence d’adjuvants à base de squalène dans les vaccins grippaux A(H1N1) est actuellement théorique. En effet, les données chez l’animal n’ont permis de retrouver aucun effet toxique.
L’un de ces adjuvants (MF59) est d’ailleurs présent dans des vaccins déjà administrés à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires, notamment l’un des vaccins utilisés contre la grippe saisonnière en Europe (environ 47 millions de doses administrées depuis 1997). La large utilisation de ce vaccin n’a pas conduit au signalement d’effets indésirables post-vaccinaux importants et témoigne de sa bonne tolérance.

Une ou deux doses ?

Le schéma vaccinal validé dans les essais cliniques ayant permis aux différents vaccins contre le virus A(H1N1) d’obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) comporte l’administration de deux doses espacées au minimum de 21 jours.
Pour autant, même après l’obtention des autorisations de mise sur le marché, les laboratoires poursuivent leurs travaux pour améliorer leur connaissance de l’efficacité des vaccins. Ces essais qui se poursuivent ont permis de produire des données d’immunogénicité (c’est-à-dire la capacité du vaccin à stimuler la production des anticorps contre le virus) supplémentaires. Ces données pourraient conduire à reconsidérer ce schéma si la première dose devait permettre de façon pérenne l’obtention d’un effet protecteur suffisant.
C’est ce que suggèrent les données qui sont disponibles pour le vaccin produit par GSK et celui produit par Novartis. En conséquence, ces deux laboratoires ont déposé une nouvelle demande d’AMM auprès de l’agence européenne du médicament (EMEA) pour leur vaccin avec une seule dose. Un schéma vaccinal à une seule dose serait une excellente nouvelle.
Tout d’abord, il permettrait de proposer plus rapidement la vaccination à l’ensemble de la population.
Ensuite, il simplifierait substantiellement l’organisation de la campagne de vaccination car, à l’heure actuelle, les deux injections requises doivent être faites avec un vaccin produit par le même laboratoire.
Il est néanmoins probable que cette possible évolution du schéma vaccinal ne concerne pas les jeunes enfants qui resteraient sur un schéma à deux injections pour une protection complète.

Quels sont les effets secondaires attendus ? Comment seront-ils pris en compte ?

Si l’on se fonde sur les résultats de la surveillance des effets secondaires des vaccins contre la grippe saisonnière produits selon des procédés analogues et déjà commercialisés depuis plusieurs années, rien n’indique actuellement que le vaccin contre la grippe A(H1N1) puisse avoir des effets secondaires à long terme.
En effet, les vaccins contre la grippe saisonnière sont bien tolérés. S’ils surviennent, les événements indésirables sont le plus souvent mineurs, prenant surtout la forme de réactions locales (douleur, rougeur, gonflement) au point d’injection ou de fièvre modérée, et ne durent pas plus de 48 heures.
Dans le cadre de la campagne nationale de vaccination contre la grippe A(H1N1), un suivi attentif et en temps réel des effets indésirables sera néanmoins mis en place. Il permettra de détecter et d’analyser tout signal d’alerte significatif.
L’encadrement de la sécurité d’emploi du vaccin reposera sur l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), en collaboration étroite avec les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) et les laboratoires pharmaceutiques concernés.
En complément des plans de gestion des risques (PGR) mis en place au niveau européen, l’AFSSAPS prévoit une surveillance selon deux axes principaux : un recueil des effets indésirables et la réalisation d’études cliniques complémentaires au PGR européen afin d’assurer un suivi épidémiologique en France. Ces éléments permettront ainsi l’évaluation régulière du rapport bénéfice-risque de ces vaccins et la prise de mesures si nécessaire.
Une fiche de déclaration « pandémie grippale » a été mise en place par l’AFSSAPS, qui permettra de déclarer spécifiquement des événements indésirables pour les vaccins antigrippaux A(H1N1). La notification sera facilitée par l’accès non seulement sur le site de l’AFSSAPS mais aussi sur les sites internet de plusieurs réseaux de médecins généralistes et des ordres nationaux des médecins et des pharmaciens. Des formulaires de déclaration seront également disponibles dans les centres de vaccination.
Enfin, dans des cas exceptionnels, les professionnels de santé pourront déclarer les événements indésirables dont ils ont connaissance par téléphone.
Dans le contexte particulier de la pandémie grippale, l’AFSSAPS prévoit de renforcer le système habituel de notification par les professionnels de santé en autorisant la notification directe par les patients, afin de disposer de toute information pouvant constituer un signal, quelle que soit la source
Dans le cadre du plan de gestion des risques (PGR) européen, l’agence européenne du médicament (European Medicines Agency – EMEA) a demandé à chaque laboratoire commercialisant un vaccin A(H1N1) de mettre en place un suivi de cohorte de sujets vaccinés jusqu’à 6 mois après la vaccination. De plus, l’AFSSAPS prévoit une évaluation de la tolérance des nouveaux vaccins A(H1N1) au sein des groupes de sujets à risque, grâce à un suivi actif et organisé des effets indésirables en France.

Qu’en est-il du syndrome de Guillain-Barré ?

Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une atteinte des nerfs qui se traduit par une paralysie rapide, débutant au niveau des membres inférieurs puis remontant vers le haut du corps. C’est une maladie potentiellement grave : dans 85% des cas, la récupération est complète, 10% des patients gardent des séquelles motrices et 5% décèdent.
C’est une maladie rare. En France, son incidence (nombre de nouveaux cas par an) est de 2,8 cas pour 100.000 (calculée sur la base des données du programme de médicalisation des systèmes d’information-PMSI). On estime à 1.700 le nombre de patients hospitalisés par an.
Deux tiers des cas de SGB surviennent après une infection bactérienne ou virale. A ce titre, la grippe est considérée comme un facteur de risque possible du SGB.
Les études épidémiologiques faites sur le sujet ont montré que le nombre d’hospitalisations pour SGB augmente parallèlement à celui du nombre de cas de grippe. Une étude menée en France par des équipes de l’hôpital de Garches a montré l’incidence de 4 à 7 cas pour 100 000 sujets grippés. L’association entre la vaccination contre la grippe et la survenue d’un SGB a été évoquée pour la première fois en 1976 aux Etats-Unis. Il s’agissait d’un vaccin à virus entier et sans adjuvant.
Depuis, plusieurs études portant sur la vaccination contre la grippe saisonnière ont été conduites. L’une d’entre elles a mis en évidence un risque très faible d’environ 1 cas pour 1 million de personnes vaccinées. Les autres études n’ont pas montré d’association.
L’ensemble des données disponibles indiquent que le risque de développer un SGB dû à la grippe est très supérieur au risque de survenue d’un tel syndrome du fait de la vaccination. Sur ce sujet, le rapport bénéfice/risque est donc totalement en faveur de la vaccination.

Deux éléments doivent être soulignés :

* on dénombre environ 1.700 cas de SGB par an, soit un peu plus de 4 cas par jours. Il est donc certain que des SGB apparaîtront au cours de la campagne vaccinale, y compris chez des personnes s’étant faite vacciner, sans forcément qu’il n’y ait de lien ;
* l’épidémie de grippe annoncée va faire augmenter ce nombre car les infections virales et bactériennes sont à l’origine de 2/3 des SGB.
En conséquence, les autorités sanitaires s’attendant à une épidémie de grippe plus importante que les autres années, s’attendent également à une augmentation du nombre de SGB pendant l’hiver 2009-10.

Est-il prévu un suivi médical des personnes vaccinées ?

Il n’est pas prévu de mettre en place un suivi médical des personnes vaccinées car cela ne se justifie pas.
En revanche, un dispositif de surveillance des effets indésirables sera mis en place au démarrage de la campagne de vaccination et permettra de réaliser une évaluation en continu de la tolérance de ces vaccins.
Il a pour objectif de détecter les effets indésirables médicamenteux (EIM) des vaccins grippaux A(H1N1) sur le territoire français. Cette évaluation continue de la tolérance des vaccins A(H1N1) permettra de prendre rapidement toute mesure supplémentaire de minimisation du risque qui pourrait s’imposer, et de modifier, si nécessaire, la stratégie de vaccination.
En cas de signal d’alerte susceptible de conduire à une réévaluation du rapport bénéfice-risques des vaccins A(H1N1), les autorités compétentes des Etats membres de la communauté européenne s’informeront mutuellement afin de prendre des dispositions concertées
Si un effet indésirable survenait après la vaccination, il est recommandé de se rapprocher de son médecin, ou de son pharmacien pour avis. Le cas échéant, ils se chargeront d’établir une déclaration auprès du centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont ils dépendent géographiquement. Par ailleurs, il est prévu que les patients puissent déclarer eux-mêmes des effets secondaires qu’ils suspectent d’être liés à la vaccination A(H1N1). La fiche de déclaration « patients » sera téléchargeable sur le site de l’AFSSAPS (http://www.afssaps.fr/). Une fois dûment remplie, elle devra être adressée au CRPV couvrant le département de résidence du patient déclarant.

Pourra-t-on choisir son vaccin ?

Seuls les vaccins dotés d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) seront utilisés pour vacciner la population. Aussi, chacun doit considérer que tous les vaccins offrent le même niveau d’efficacité et de sécurité. Aussi, il n’est pas prévu d’offrir le choix du vaccin aux personnes qui viendront se faire vacciner.
En revanche, dans des cas très particuliers, comme celui des femmes enceintes ou celui de certaines allergies en particulier, le professionnel de santé qui effectuera la vaccination pourra être amené à choisir un vaccin plutôt qu’un autre.

Quel est le prix des vaccins ?

Des contrats ont été passés avec quatre industriels pour pallier tout problème de production ou d’obtention d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Au total, 94 millions de doses ont ainsi été acquises :

* 28 millions de doses chez Sanofi ;
* 16 millions de doses chez Novartis,
* 50 millions de doses chez GSK
* 50 000 doses chez Baxter.
750 M€ HT ont été consacrés à l’achat des vaccins. Leur prix unitaire est variable en fonction des fournisseurs et s’établit en moyenne à un peu moins de 8€ HT.
L’acquisition peut paraître immédiatement coûteuse mais elle est potentiellement économiquement positive. En effet, la vaccination doit permettre de réduire l’impact sanitaire, social mais aussi économique de la pandémie. Le coût de la perte de production liée à l’absentéisme généré par une épidémie de grippe A(H1N1) a été estimé par le secrétariat général de la défense nationale entre 6 et 7,5 milliards d’euros, avec comme hypothèse un taux de personnes touchées par la pandémie de 30%.
Les marchés passés avec les laboratoires pharmaceutiques ont fait l’objet de négociations importantes. La ministre de la santé et des sports a constitué, à des fins de négociations des contrats, une équipe constituée du directeur général de la santé, du directeur général de l’établissement de préparation et des réponses aux urgences sanitaires (EPRUS), l’établissement qui a passé les marchés, du directeur général de l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) et enfin du président du comité économique des produits de santé (CEPS). Source : ministère de la Santé et des Sports

« Acheter responsable » : la nouvelle campagne de l’OIM

Posted on 20 octobre 2009 (0)

oimL’Organisation internationale pour les migrations (OIM) lance une nouvelle campagne invitant les consommateurs à contribuer aux efforts pour mettre fin à la demande de main-d’œuvre exploitée et victime de la traite destinée principalement à satisfaire la recherche de produits bon marché et de gros bénéfices. Le texte complet de cette campagne est ici.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les communautés d’accueil des migrants, partout dans le monde, doivent pouvoir fournir des services de santé maternelle et infantile accessibles, décents et abordables à tous les migrants, indépendamment de leur statut juridique, pour réduire la vulnérabilité des femmes migrantes.

« Les femmes et les filles sont, de loin, les plus durement touchées par les risques liés à la migration, du fait de leur vulnérabilité au risque d’exploitation et de violence, surtout lorsque la migration leur est imposée ou lorsqu’elles sont en situation irrégulière », a déclaré Mme Ndioro Ndiaye, Directrice générale adjointe de l’OIM, à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

« Cette vulnérabilité atteint des proportions inacceptables dès lors que les femmes et les filles sont privées d’accès à des services de santé maternelle et infantile appropriés, ce qui peut avoir des conséquences négatives sur les finances publiques et la situation sociale. »

Le manque de soins de santé maternelle et infantile, souvent assimilés à des soins préventifs, peut conduire à des situations dangereuses aux conséquences dramatiques lorsque les problèmes ne sont pas repérés à temps ou que les compétences et les traitements nécessaires ne sont pas disponibles. Les mères n’ayant pu bénéficier de soins prénataux ont plus de risques de mettre au monde des enfants prématurés qui sont davantage susceptibles de souffrir de problèmes de croissance et de développement.

Le manque d’accès aux services de santé maternelle et infantile peut également perpétuer les problèmes de santé au sein des communautés de migrants, ce qui, à long-terme, accentue la pression sur les systèmes de santé des pays d’accueil. L’impossibilité d’accéder aux programmes de vaccination peut non seulement avoir des répercussions sur les flambées de maladies mais aussi compromettre l’accès des enfants à l’école.

Les personnes les plus vulnérables dans le monde sont les femmes migrantes en situation irrégulière et celles qui sont contraintes de migrer, comme les femmes déplacées à l’intérieur de leur pays ou les demandeuses d’asile.

De récentes études menées en Europe montrent que l’absence de statut juridique restreint également l’accès de ces femmes aux soins prénataux, et augmente leur risque d’être victimes de violences physiques et sexuelles. Ce phénomène est d’autant plus inquiétant que ces femmes sont plus sujettes aux grossesses non désirées, puisqu’elles subissent des violences sexuelles et n’ont pas accès aux services de planning familial et à l’éducation.

« La crainte de l’expulsion a un effet dissuasif considérable sur nombre de migrants en situation irrégulière qui souhaitent se faire soigner, mais dont la priorité est de rester cachés. Dans les pays de destination, ils peuvent espérer au mieux avoir accès aux services de soins d’urgence, dont ne font pas partie les soins de santé maternelle et infantile, jusqu’au moment où il est trop tard », a ajouté Mme Ndiaye.

Si les femmes migrantes qui vivent et travaillent légalement dans leur pays d’accueil ont, en principe, accès aux services de santé, elles n’y sont pas toujours les bienvenues. Les différences culturelles, la barrière de la langue et les comportements xénophobes peuvent faire obstacle à l’accès des femmes migrantes aux soins dont elles ont besoin.

Ainsi, selon le personnel de terrain de l’OIM en poste en Afrique de l’Est, le manque de services de santé sensibles aux besoins des migrants, axés sur la promotion de la santé reproductive, maternelle et infantile, et notamment des soins pré et postnataux, pratiquant l’accouchement assisté et offrant des programmes de survie de l’enfant constitue le problème le plus urgent auquel doivent faire faces les migrantes. Ce constat vaut tout particulièrement pour les régions de destination comme l’Europe.

S’agissant des femmes déplacées, la distance entre leur lieu de vie et les infrastructures sanitaires est le principal obstacle à l’accès aux soins de santé maternelle et reproductive, surtout dans les zones rurales. Dans des régions comme le delta du Mékong, le Zimbabwe ou encore l’Iraq, pays où l’on dénombre actuellement 2,8 millions de déplacés internes, les longues distances à parcourir pour atteindre les établissements de santé les plus proches privent les femmes de tout accès aux services de soins pré et postnataux à un moment où elles sont particulièrement vulnérables, compte tenu du manque d’abris, de nourriture et d’installations sanitaires. En conséquence, le nombre de décès maternels et infantiles et de fausses couches évitables restent très élevés.

Dans certains cas, comme en Colombie, le manque d’information, tant parmi les déplacés internes – qui ignorent tout de leurs droit en matière d’accès aux soins de santé – que parmi les professionnels de santé – qui ne sont pas conscients de leur obligation à fournir ces soins –, prive les femmes déplacées de l’aide dont elles ont besoin.

Une solution consisterait à définir et à renforcer les compétences existantes en matière d’obstétrique et de santé communautaire au sein même des communautés de migrants. Cette démarche permettrait de repérer en amont les difficultés et problèmes potentiels et d’améliorer les connaissances qui permettent de déterminer à quel moment un patient doit être orienté vers des services de soins adaptés.

En Iraq et en Afghanistan, par exemple, l’OIM s’attèle à former parmi les femmes déplacées des accoucheuses traditionnelles justifiant de compétences obstétricales vitales.

Les programmes de ce type peuvent aussi être mis en place au sein des communautés de migrants dans les pays de destination. L’intérêt de cette approche tient au fait que les professionnels de santé eux-mêmes issus des communautés de migrants comprennent les facteurs sociaux et culturels qui entravent l’accès aux services de santé existants et font qu’ils ne sont pas toujours culturellement acceptables aux yeux des migrants.

« Ce qui fera la différence, en dernière analyse, c’est la décision des autorités sanitaires de faciliter l’accès de tous les migrants aux services de santé maternelle et infantile, qui sont la pierre angulaire des soins de santé primaire.. La prise en compte de ces besoins n’est pas seulement une question de santé publique ou de droits de l’homme ; elle répond aussi à l’intérêt général », a conclu Mme Ndiaye.

Rappel de tétines pour bébés chez Leclerc

Posted on 19 octobre 2009 (0)

tétineLes magasins Leclerc ont procédé au rappel des tétines pour bébés de la marque « Mots d’enfants » en raison d’un risque de déchirure, a annoncé Calyxis, une entreprise spécialisée dans la sécurité et les rappels de produits.

Les tétines ou sucettes pour bébés concernées ont été vendues par lots de deux depuis le 15 juillet 2009 jusqu’au 30 septembre dernier. Les références des produits en question sont 3601025052530 et 3601025052523.

Les personnes ayant ces produits à leur disposition sont priées de les rapporter en magasin. Les autorités compétentes européennes ont également été informées de cette mesure par le fabricant.

Cancer du sein : Comment trouver les mots pour dire les maux ?

Posted on 14 octobre 2009 (0)

femmeQuel est, en effet, le meilleur moyen d’accroître nos chances de guérison quand un cancer se déclare ? Un seul : le dépistage précoce. Comment trouver les mots pour dire les maux ? Comme se faire entendre de ces femmes qui, par milliers, chaque année, ne répondent pas à l’appel du dépistage organisé ?

Faites-vous dépister pour ne pas risquer d’être soignée trop tard. Faites-vous dépister pour augmenter vos chances de vivre plus longtemps en bonne santé et  pour ne pas avoir à le regretter. Quel est, en effet, le meilleur moyen d’accroître nos chances de guérison quand un cancer se déclare ? Un seul : le dépistage précoce.

Ce message, d’une seule et même voix, dans toutes les langues de l’Europe, nous l’adressons aujourd’hui aux femmes, à toutes les femmes, à commencer par celles qui ne savent pas ou qui n’osent pas. C’est à ces femmes qu’il faut d’abord s’adresser, aux plus fragiles, aux plus vulnérables, aux plus précaires, aux plus isolées.

Comment trouver les mots pour dire les maux ? Comme se faire entendre de ces femmes qui, par milliers, chaque année, ne répondent pas à l’appel du dépistage organisé ?

Les contraintes qui interdisent ou empêchent certaines femmes d’utiliser les procédures de dépistage qui leurs sont offertes, nous les connaissons.

Le défaut d’information, le préjugé, parfois aussi la peur, sont les causes qui font qu’un trop grand nombre de femmes sont soignées trop tard.Il nous faut donc susciter une plus large adhésion au dépistage organisé.

Saisissons l’occasion de cet « octobre rose » pour mieux communiquer et mieux informer. En ce mois du dépistage du cancer du sein, l’Europe doit unir ses forces pour faire valoir cette culture de prévention qui doit irriguer toujours davantage nos politiques de santé publique.

Pour susciter une plus large adhésion au dépistage organisé, nous devrons, sans doute, briser encore certains tabous, convaincre, faire circuler partout l’information, mais aussi défendre le principe d’un accès universel à la pratique gynécologique.

Pour Roselyne Bachelot, « défendre un tel principe, c’est défendre la cause des femmes, de toutes les femmes, quelles que soient leurs origines et leur situation sociale. » La ministre de la Santé estime que « ce combat est un combat pour la vie, un grand défi de santé publique, mais c’est aussi un combat militant pour la liberté. » Elle souhaite que lEurope, par les valeurs qu’elle incarne, soit à l’avant-garde de ce combat.

Tocqueville, il y a maintenant près de deux siècles, affirmait justement qu’« on reconnaît le degré de développement d’une société au niveau d’émancipation des femmes ». Or, si, aujourd’hui, partout en Europe, l’égalité des droits entre les hommes et les femmes est instituée, cela ne suffit toujours pas à établir, dans les faits, l’égalité réelle. Parmi les indicateurs de cette injustice persistante, on oublie trop souvent d’évoquer la question, à mes yeux essentielle, de la santé des femmes.

Les cancers du sein et de l’utérus restent les deux premiers cancers pour lesquels les femmes paient un lourd tribut. Et là encore, l’inégalité face au risque est patente : les plus modestes et les plus vulnérables, celles qui demanderaient à être les mieux protégées sont aussi les plus exposées au risque par défaut de prévention et carence d’information.

La pratique très disparate, suivant les milieux, de la mammographie, en atteste de manière éloquente. La vulnérabilité sociale éloigne, en effet, trop souvent de l’information disponible. Entre le taux de chômage et la mortalité par cancer du sein liée à une inégalité dans l’accès au dépistage, la corrélation est ainsi clairement établie.

Le ministère de la Santé place cet « octobre rose » sous le signe de la solidarité envers les moins favorisées d’entre nous, qui sont aussi trop souvent les moins bien informées et les moins instruites. Ainsi, à toutes celles qui craindraient le dépistage, il faut dire et faire savoir, quelle que soit la nature de leur réticence, qu’elles n’ont rien à craindre, ni de la méthode ni du diagnostic. Car, si par malchance, un cancer est découvert, le plus tôt est le mieux pour assurer au traitement de meilleures conditions de confort et de résultat.

Pour les femmes qui s’y prennent trop tard, ce qui vient après est plus difficile. « En aucun cas, nous ne saurions accepter comme une fatalité cette inégalité des femmes devant la santé », affirme Roselyne Bachelot.

Le combat pour la santé des femmes dont la politique de dépistage du cancer du sein est un peu l’emblème, est l’affaire de tous : l’affaire des pouvoirs publics mais aussi du monde associatif et de la société civile toute entière, partout mobilisée en Europe.

Nous sommes tous solidaires dans ce combat. Les entreprises, par exemple, ont, de toute évidence, un rôle éminent à jouer dans la diffusion de l’information utile. C’est aussi sur leur lieu de travail que les femmes doivent pouvoir recourir à la pratique souvent décisive du dépistage.

« Informer, éduquer, émanciper, tels sont les maîtres-mots de notre engagement commun au service de la santé des femmes », indique la ministre de la Santé. « Pour faire progresser la pratique du dépistage, il nous faudra donc adapter nos messages pour modifier les comportements et toucher un plus grand nombre de femmes », précise-t-elle. Elle veut qu’on saisisse l’occasion de cet « octobre rose » pour mieux communiquer et mieux informer.

Malgré les politiques de prévention et les traitements toujours plus efficaces, le cancer reste aujourd’hui l’une des causes principales de mortalité en Europe. Parmi les plus courants figure le cancer du sein. Une exposition, intitulée « Cancer du sein, faites-vous dépister! » s’est déroulée du 7 au 16 octobre 2008 au Parlement européen de Bruxelles.

En 2006, 429000 femmes ont été touchées dans les pays membres de l’Union européenne. En France, près d’une femme sur huit sera confrontée au cours de sa vie à ce fléau, les derniers chiffres font état de 11000 décès annuels.

C’est pour mobiliser les énergies et mettre en avant l’importance du dépistage que Roselyne Bachelot-Narquin, ministre française de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, a choisi le Parlement européen pour relayer ce message.