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Football : Le match Algérie-Egypte fait monter la tension

Posted on 12 novembre 2009 (0)

FIFAUne étrange vibration parcourt les rues d’Algérie depuis quelques jours. Un frémissement de plus en plus perceptible à mesure que s’approche l’heure du rendez-vous entre notre équipe nationale de football et celle d’Egypte, samedi au stade du Caire.

Au-delà du matraquage chauvin qui entoure, comme partout dans le monde, un match à enjeu important, la mobilisation est générale, transgénérationnelle, unanime. Ce match de football dont l’enjeu, la qualification à la phase finale de la Coupe du Monde de 2010 en Afrique du Sud, est certes important – il ne va tout de même pas changer le cours des planètes ! – et est vécu de manière vraiment inédite.

Il semble avoir mis entre parenthèses le quotidien pas toujours rose et relégué au second plan les problèmes de beaucoup. Dans certains quartiers de nos villes, des jeunes – sans l’aide d’aucune autorité – ont peint de gigantesques emblèmes nationaux en guise de soutien à leur team. Dans des villages, le drapeau vert et blanc aux dimensions monumentales, visible à des kilomètres, orne des flancs de montagnes. Fruit, ici aussi, d’initiatives spontanées, indemnes de toute sponsorisation officielle. Ces drapeaux sont un démenti cinglant aux belles âmes salonnardes qui font mine de se désoler de la disparition de l’esprit patriotique chez les jeunes…

Sans grandes traces de xénophobie ou d’agressivité mal placée, malgré les tentatives mercantiles et aussi irresponsables que stupides de certains titres pour attiser un chauvinisme de mauvais aloi et transformer l’adversaire d’une soirée sportive en ennemi imaginaire.

On ne s’y trompe guère : la rivalité sportive est de peu de poids comparée aux réalités tristement communes des nations dont les équipes se disputent la qualification. En réalité, comme on a pu l’observer à la fin des précédentes rencontres victorieuses du onze national, plus que la possibilité d’aller en Afrique du Sud, ce que les supporters attendent, c’est d’exploser de joie et de briser, dans un instant de communion, le carcan de morosité dans lequel ils sont enfermés.

Le secret de cette ferveur retrouvée, de l’enthousiasme pour cette équipe se situe bien à ce niveau. Ces footballeurs ont procuré, alors que personne ne l’attendait vraiment il y a quelques mois, des instants de joie collective que l’on croyait appartenir à un passé définitivement révolu. Et c’est sans aucun doute l’espoir de revivre ces instants de plaisir inattendu qui fait que l’attente vibre dans l’air comme une antenne invisible.

Malgré les rodomontades de circonstance, bien peu vendent la peau de l’ours avant le coup de sifflet final de samedi soir ; il y a même, ici et là, de naturelles bouffées d’appréhension. Que se passerait-il si le résultat, à Dieu ne plaise, n’est pas conforme aux attentes ? On ne ferait pas la fête : la perspective est dure à envisager.

Les Algériens prennent le bonheur là où ils le peuvent, le sentiment est beaucoup trop rare pour être boudé. Même ceux qui regardent le football d’un oeil un peu dédaigneux sont contaminés par l’air qu’ils respirent. Le football est l’incomparable prétexte à l’expression de sentiments collectifs. Les Algériens ont terriblement envie de ressentir encore une fois l’intensité d’un bonheur partagé. Espérons, en toute sportivité, que leur voeu sera exaucé.

K. Selim, QO Algérie

L’Italie remporte la Fed Cup de tennis

Posted on 09 novembre 2009 (0)

0L’Italie a remporté ce week-end sa deuxième Fed Cup de tennis. Les italiennes ont acquis la victoire après avoir remporté les trois premiers matchs face aux États-Unis, sur les cinq prévus. Samedi Flavia Pennetta s’était facilement imposée face à Alexa Glatch tandis que Francesca Schiavone battait Melanie Oudin.

Aujourd’hui c’est Flavia Pennetta qui a apporté le troisième point synonyme de victoire en battant la jeune Melanie Oudin, âgée de 18 ans seulement. Sara Errani et Roberta Vinci ont ensuite remporté le double face à Liezel Huber et Vania King.

Il s’agit de la deuxième victoire des italiennes dans la compétition après leur titre de 2006. Les américaines n’ont plus remporté ce trophée depuis leur victoire en 2000 sur l’Espagne.

Italie – États-Unis
Francesca Schiavone 7-6, 6-2 Melanie Oudin
Flavia Pennetta 6-3, 6-1 Alexa Glatch
Flavia Pennetta 7-5, 6-2 Melanie Oudin
Sara Errani – Roberta Vinci 4-6, 6-3, 12-10 Liezel Huber – Vania King.

Texte sous licence Creative Commons Attribution 2.5 – Source : wikinewsHistorique

Une femme de 38 ans meurt de la grippe A

Posted on 27 octobre 2009 (0)

H1N1-AujUne surveillante de cantine d’une école maternelle de 38 ans, porteuse du virus H1N1 de la grippe A, est décédée samedi dernier au centre hospitalier Laënnec de Creil dans l’Oise. Elle a été admise à l’hôpital mardi mais son état de santé s’est brusquement dégradé jeudi. Atteinte de diabète, cette patiente était considérée comme une personne à risque.

La Direction départementale des Affaires sanitaires et sociales (DDASS) estime que le virus H1N1 a joué un rôle dans le décès de cette femme, mais qu’il n’est pas seul en cause . Catherine Giesberger, directrice adjointe de l’hôpital Laënnec, explique que cette patiente a été placée en réanimation jeudi dernier puisqu’elle présentait des « facteurs aggravants ».

Le Dr. Anand Kumar, un spécialiste en évaluation critique des soins ayant été impliqué dans le traitement de cas de grippe porcine dans des unités de soins intensifs (ICU) dans plusieurs Hôpitaux de Winnipeg, rapporte que seule une petite partie des patients des ICU ressemble au profil classique des victimes de la grippe saisonnière hospitalisés de dans de telles structures : soit des personnes ayant des pathologies préexistantes connues pour leur tendance à être aggravées par un épisode grippal.

La majeure partie des cas traités en ICU, pour nouvelle grippe, est composée de sujets jeunes, qui jusqu’à ce qu’ils soient tombés malades, étaient en meilleure état de santé que les patients typiquement hospitalisés pour grippe saisonnière pendant une saison grippale ordinaire. Ces jeunes, relativement en bonne santé, sans être pour la plupart, bien entendu « des super athlètes » sont des personnes normales à qui si vous posez la question ’’Êtes-vous en bonne santé ? ’’ Ils vous répondraient, sans hésiter, ’’oui en excellente santé ’’.

Or cette litanie répétée de « de l’existence de pathologies préexistantes » n’est que le reflet d’une sorte de désir inconscient, de vouloir à tout prix trouver une explication au fait que ce nouveau virus envoie à l’hôpital ou à la morgue une classe d’âge, si peu habituelle, pour etre en conformité avec ce l’on connaît pour la grippe saisonnière.

Les médecins s’accrochent à cette explication sans la vérifier en bonne et due forme : car une personne de 30 ans qui a un asthme léger, n’a certainement pas autant de risque associé à sa pathologie préexistante qu’une personne de 80 ans qui a une mauvaise maladie pulmonaire, due à un tabagisme, et compliquée de cardiopathie.

C’est ce dernier groupe qui habituellement développe les formes graves de grippe, et non pas celui du jeune adulte en bonne santé. Le risque d’une telle attitude est qu’on ne puisse ainsi avoir que peu d’arguments, affirmant que ce virus est entrain, actuellement, de causer une maladie plus grave chez des personnes bien plus jeunes que celles qui sont normalement hospitalisées et tuées par la grippe saisonnière ou par ses complications pendant une saison grippale ordinaire. Cette attitude médicale ne fait que retarder le moment où l’on devra se rendre aux évidences suivantes :

Cette grippe, n’est pas une maladie qui n’affecte gravement que les adultes les plus âgés, elle affecte surtout les personnes de moins de 50 ans, chez lesquelles cette nouvelle grippe est une maladie significativement plus grave que la grippe saisonnière.

Démantèlement d’un réseau de faux dinars algériens

Posted on 26 octobre 2009 (0)

PoliceLa police française a démantelé un vaste réseau de fabrication de faux dinars algériens à Marseille. Trois personnes impliquées dans ce trafic ont été mises en examen ce lundi pour association de malfaiteurs et contrefaçon de dinars algériens.

Selon plusieurs sources concordantes, le juge Dominique Voglimacci deMarseille et le parquet auraient requis un mandat de dépôt contre les trois malfaiteurs, dont deux étaient inconnus des services de police.

Selon des sources fiables, dans la journée de samedi dernier, de 12h jusqu’à minuit, les différentes opérations d’interventions menées par les unités territoriales de la Gendarmerie nationale, sur l’ensemble du territoire de la wilaya de Tebessa, se sont soldées par un bilan faisant état de : l’interpellation de 395 personnes dont 03 individus recherchés par les services de sécurité. En plus, 138 véhicules contrôlés parmi lesquels 05 sont mis aux procédures d’enquête, motif absence de numéro de châssis.

Egalement, le retrait de 66 permis de conduire, pour diverses raisons, excès de vitesse (radars), entre autres, 167 P.V. établis pour différents délits. Le bilan ne s’arrête pas là, puisque 4.120 litres de carburant ont été saisies et trois véhicules ont subi le même sort (circulation avec des faux-papiers), une personne arrêtée. Pour finir, signalons aussi la saisie de 3.040 euros, 120 Dinars tunisiens et 714 Dinars lybiens pris sur des personnes en passe de les faire introduire frauduleusement en Tunisie.

E.T. et A.C.

Pakistan : l’armée chez le Taliban Hakimullah Mehsud

Posted on 25 octobre 2009 (0)

PakistanL’armée pakistanaise affirme avoir pris contrôle aujourd’hui de Kotkai, village natal du leader taliban Hakimullah Mehsud au Sud-Waziristan, après plusieurs jours d’intenses combats. Les troupes procèdent au nettoyage des dernières poches de résistance, a indiqué le général Athar Abbad, porte-parole militaire pakistanais, ajoutant les militants avaient transformé plusieurs maisons en bunkers. Au moins 12 militants et deux soldats ont été tués à Kotkai.

Ces opérations militaires s’inscrivent dans le cadre de l’offensive tous azimuts de l’armée pakistanaises contre les insurgés talibans dans le Nord-Ouest du pays, le long de la frontière afghane.L’armée pakistanaise dit avoir tué 163 militants et perdu 23 soldats au Sud-Waziristan depuis le début, il y a une semaine, de son offensive dans cette région.

Par ailleurs, les autorités pakistanaises ont fait état de la mort, samedi, d’au moins 15 personnes à la suite de tirs de missiles présumés américains dans la région tribale de Bajaur. Selon un responsable local, le raid visait Maulwi Faqir, un chef taliban, qui y a échappé. Certains de ses proches et des militants étrangers figureraient parmi les morts.

La CEEAC évalue l’intégration sous-régionale à Kinshasa

Posted on 23 octobre 2009 (0)

CEEACLa coordination des Missions internationales d’observation de l’Union africaine (UA) et de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Ceeac), se poursuivent à Kinshasa. Ils doivent préparer le sommet des chefs d’Etat de la CEEAC, qui debutera samedi dans la capitale congolaise.

Les travaux du conseil des ministres de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) se poursuivent à Kinshasa. Ils doivent préparer le sommet des chefs d’Etat de la CEEAC, qui debutera samedi dans la capitale congolaise. A l’ordre du jour, figurent la paix et la sécurité dans la sous-région, l’impact de la crise financière internationale sur les économies des pays membres et surtout l’integration économique.

« Les chefs d’Etat de la région ont décidé, depuis 2007, d’entamer un processus devant permettre, à terme, de n’avoir plus, au niveau de notre sous-région qu’une seule organisation communautaire chargée de l’intégration », a rappelé le président du conseil des ministres de la CEEAC, Raymond Tshibanda, ministre congolais de la Coopération internationale.

Pour l’heure, a-t-il souligné, l’Afrique centrale compte, en plus de la CEEAC, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), certains pays appartenant à l’une ou l’autre organisation, et d’autres aux deux.

Le ministre congolais de la Coopération internationale a lancé un appel aux pays membres de la CEEAC afin qu’ils s’acquittent de leur contribution financière au budget de l’organisation.

Santé : un bébé de 11 mois meurt de la grippe A

Posted on 19 octobre 2009 (0)

H1N1-AujUn bébé de 11 mois est mort de la grippe A dimanche à l’hôpital Necker-Enfants malades à Paris après deux jours d’hospitalisation, a annoncé l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, ce qui porte à 33 le nombre de personnes ayant succombé à la grippe A en France.

Par ailleurs, «les futurs hadjis qui vont par-tir prochainement pour accomplir le grand pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam ne doivent nourrir aucune crainte d’être affectés par la grippe A (H1N1)».

Cette profession de foi, si l’on peut dire, a été délivrée par plusieurs personnes qui viennent d’accomplir le petit pèlerinage. Ces derniers disent «apporter des témoignages vivants sur leur séjour dans les Lieux saints de l’Islam» en décrivant les prises en charge par les équipes sanitaires qui les ont accompagnés ainsi que celles du pays d’accueil. Cela s’est déroulée lors d’une rencontre organisée samedi dernier à Aïn Smara par des voyagistes qui ont convié des responsables du secteur du tourisme, et des représentants des affaires religieuses, ainsi que les médecins qui ont pris part aux voyages.

«Nous voulons apporter notre témoignage et démontrer que tout le vacarme fait autour du danger de la grippe porcine n’est que de la propagande, non dénuée d’arrière-pensées économiques, diffusée par quelques laboratoires mondiaux de fabrication de médicaments pour faire monter leur chiffre d’affaires», ont déclaré en substance les intervenants qui se sont basés sur l’absence quasi-totale d’infection parmi les pèlerins de retour vers leurs pays. De l’avis général donc «la pandémie de grippe porcine qui ‘affecte’ la planète n’aura probablement aucune incidence majeure sur nos futurs hadjis pour peu que ces derniers se conforment aux prescriptions sanitaires diffusées par les organismes sanitaires».

Il n’y a aucune crainte à nourrir à ce sujet, a rassuré à son tour M. Brahimi, directeur de l’agence de voyages organisatrice de la rencontre. Cet opérateur a affirmé que «les 4.000 voyageurs envoyés à la Omra sont tous retournés en bonne santé, indemnes de toute infection», confirmant qu’il existe dans les lieux saints un dispositif médical très efficace qui a fait ses preuves et que, jusqu’à ce jour, aucun décès ou cas grave n’a été enregistré du fait de la pandémie de grippe porcine.


A. Mallem

Crise en Guinée : la CEDEAO face à la junte

Posted on 17 octobre 2009 (0)

Guinée3Les dirigeants de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont retrouvés ce samedi à Abuja, la capitale du Nigeria, dans l’espoir de trouver une issue à la crise en Guinée. Depuis ce lundi macabre de fin septembre, rien ne va plus en Guinée, ce qui est un euphémisme vu que, depuis des décennies dans ce pays, auquel la nature a presque tout donné, le peuple se paupérise chaque jour que Dieu fait, de par l’impéritie de ses premiers dirigeants.

De l’Etat concentrationnaire de Sékou Touré au régime « du laisser-aller » de Lansana Conté, la Guinée aura mis 50 ans à faire du surplace, sinon à reculer. Puis voilà qu’un papa Noël guinéen, du nom de Moussa Dadis Camara, vint et promit de balayer la maison et de s’éclipser pour laisser le fauteuil à celui qui aura recueilli l’onction populaire, pourvu qu’on lui trouve un point de chute, de préférence dans une organisation internationale.

Pris par les vertiges du pouvoir, le capitaine se parjura, ce qui est grave ; et comme un pathos ne vient jamais seul, voilà que, 9 mois après son accession au pouvoir, des civils aux mains nues, qui voulaient tout simplement jouir de leurs droits de citoyens, sont fauchés par des balles assassines dont les premiers responsables sont supposés être des proches du chef de l’Etat.

Ce massacre à huis clos a fait fondre comme neige au soleil la petite sympathie dont bénéficiait le patron de la junte, le CNDD. Et pour tout dire, le dialogue est rompu avec les forces vives guinéennes, qui regroupent les politiques, les syndicats et la société civile.

En réagissant presque au quart de tour à cette affaire guinéenne, la CEDEAO a rapidement pris la mesure de la gravité de la situation. Mieux, en remettant le retour à l’accalmie politico-sociale dans ce pays entre les mains de Blaise Compaoré, l’organisation sous-régionale se donne de réelles chances de parvenir à un modus vivendi.

Certes, comme l’a laissé entendre le Premier ministre guinéen, Kabiné Komara, la « réussite de la médiation dépend moins du talent du médiateur que de la volonté des parties de s’entendre ». N’empêche, la CEDEAO, au vu de la réalité du terrain, a voulu mandater un homme dont les précédents dans les cas togolais et ivoiriens font école.

Alors même que Conakry et d’autres villes telles Labé et Kankan étaient paralysées hier par des opérations « villes mortes », lancées par les Forces vives, les chefs de la diplomatie de la CEDEAO rencontraient les protagonistes de la crise à Abuja. Une démonstration de force pour signifier à l’adversaire ce dont on est capable, ça pèse toujours dans les négociations au Nigeria.

Un sommet pour rien, diront certains, tant, pour le moment, les positions, maximalistes, augurent l’échec de tout rapprochement. Mais, à vrai dire, ni le CNDD ni les ouailles de Mouctar Diallo, encore moins les partisans des leaders politiques n’ont d’autre choix que de reprendre langue, comme l’a, du reste, fait comprendre en substance le facilitateur le 5 octobre dernier lors de sa visite de prise de contact à Conakry.

Ce raout des diplomates à Abuja s’apparente aux derniers réglages avant les face-à-face de Ouagadougou. Mais les vraies hypothèques (transition apaisée, présidentielle, candidature de Dadis…), ce sera bien dans la capitale burkinabè et pas ailleurs qu’il faudra les lever.

Et si les ministres des Affaires étrangères obtenaient de ces frères ennemis qu’ils acceptent de venir au Faso sans conditions, ce serait déjà ôter un petit caillou du pied de Blaise, qui pourrait alors entamer sa mission de police de la palabre guinéenne.

Venu au pouvoir à la faveur de la mort du Général Lansana Conté, le capitaine Dadis Camara avait suscité un espoir pour bien de ses concitoyens par des mesures populaires et un discours révolutionnaire.

Ses déplacements à l’intérieur du pays drainaient toujours des foules immenses, qui scandaient à tête-tue “Dadis, Dadis”. C’est ce qui a sans doute donné corps à l’idée de sa candidature à l’élection présidentielle de janvier prochain. Il a ainsi succombé aux virus du pouvoir quitte à se parjurer. N’est-il pas sur le point, si on ne l’en empêche, de fouler aux pieds sa promesse d’organiser la transition et de se retirer tranquillement du pouvoir après une élection qui consacrera l’arrivée, au sommet de l’Etat, d’un civil ?

Sans chercher à le diaboliser on ne pourra jamais lui pardonner le massacre de 150 civils désarmés et pris en souricière dans un stade qui porte le nom d’une date historique pour la Guinée et toute l’Afrique francophone, celle du 28 septembre. S’il y a 51 ans de cela Sékou Touré, au grand bonheur de notre continent, a eu le courage de relever le défi du fameux référendum proposé par De Gaule, le 28 septembre dernier, l’armée guinéenne ou ce qui en tenait lieu a fait la honte de nous tous.

La communauté internationale, dans toute sa diversité, s’en est en tout cas fortement émue et indignée. Pour une fois, elle ne se sera pas montré avare en pression pour faire rendre gorge à la junte. Bien avant le massacre du 28-Septembre, l’Union africaine avait annoncé la couleur à travers son ultimatum acculant le capitaine Dadis à s’engager par écrit avant le 17 octobre à ne pas faire acte de candidature.

Mieux, réunis dans la capitale nigérienne, les ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO, en présence du Groupe de contact, ont purement et simplement demandé sinon exigé, lundi dernier, le départ de l’imprévisible capitaine de Conakry. Sans s’embarrasser des formules diplomatiques, le président de la Commission de cette instance, Mohamed Ibn Chambas, n’a pas manqué de dénoncer “une militarisation de la Guinée, caractérisée par l’usage arbitraire et irresponsable du pouvoir”, avant de poursuivre ainsi : “Si cette junte passe de force, elle va imposer une nouvelle dictature (…), la CEDEAO et la communauté internationale sont aux côtés du peuple guinéen”.

L’étau se resserre donc sur Dadis, au risque, bien sûr, de pousser le caractériel pathologique à radicaliser sa position. Loin donc de baliser le chemin pour Blaise, contrairement à ce que nous titrions le 13 octobre, cette fermeté de la CEDEAO va exiger du Médiateur beaucoup plus de doigté. Il est vrai qu’au Togo comme en Côte d’Ivoire, il nous a abondamment donné les preuves de son talent de médiateur, mais sa mission en Guinée pourrait être une autre paire de manches.

Les leaders ouest-africains ont convenu de se réunir samedi, à Abuja, au Nigeria, sur les tensions politiques en Guinée. Ce même jour, l’Union africaine doit discuter de possibles sanctions ocntre la junte au pouvoir à Conakry.

A l’issue de sa réunion à Abuja, le Groupe international de contact sur la Guinée (GIC-G) a fermement condamné la sanglante répression de la manifestation du 28 septembre à Conakry. Il a exigé la libération immédiate de toutes les personnes détenues en rapport avec ces incidents ainsi que la restitution des corps de victimes à leurs familles.

En plus de la mise en place d’une Commission Internationale d’enquête pour faire toute la lumière sur les graves exaction du 28 septembre 2009, le GIC-G demande que les auteurs des ces actes soient traduits devant les juridictions guinéennes compétentes ou la Cour Pénale Internationale.

Le communiqué du Groupe international de contact sur la Guinée a appelé les partenaires à préparer les mécanismes appropriés de sanctions individuelles qui seront prises contre les responsables identifiés. Le Groupe a appelé le chef de la junte guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, à formaliser avant le 17 octobre l’engagement selon lequel ni lui-même, ni les autres membres du CNDD ou le Premier Ministre,ne se présenteront à l’élection présidentielle.

« A certains points, ils n’ont pas tenu compte de la pertinence des arguments avancés par la délégation du CNDD et le gouvernement pour se focaliser sur la candidature ou la non candidature du président Dadis », a expliqué le chef de la diplomatie guinéenne, Alexande Cece Loua. Pour M. Loua, ce débat « prématuré (…) dans la mesure où aucun instrument juridique n’est mis en pied pour définir les conditions de présentations des candidatures aux élections présidentielles. »

Toutefois, le gouvernement compte répondre à l’ultimatum du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, a assuré Alexandre Cece Loua.

Abdou Karim Sawadogo, Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana, l’Observateur

Algérie : le ministère de l’Education fait marche arrière

Posted on 14 octobre 2009 (0)

EtudiantsAprès avoir décrété le vendredi et samedi jours de repos hebdomadaire pour les travailleurs du secteur, le ministère de l’Education nationale qui reconnaît que des établissements connaissent des difficultés induites par la réorganisation des emplois du temps, et la protestation d’élèves et de leurs parents, semble reculer. Si quelques rares établissements scolaires avaient déjà eu recours au samedi pour dispenser des cours, cette journée était une journée de repos dans la quasi-majorité des établissements scolaires. Le ministère vient de souligner dans une nouvelle correspondance adressée hier aux directions de l’Education nationale, que les chefs d’établissements pourront recourir à la journée du samedi.

Les établissements scolaires ayant trouvé des difficultés dans la réorganisation des emplois du temps à la faveur du nouveau week-end peuvent se rabattre sur la journée du samedi (matin ou soir). Dans sa note, le ministère de l’Education indique que les chefs d’établissements concernés, sur la base de consultation avec les enseignants, les représentants des élèves et de leurs parents, peuvent répartir les quatre heures de cours dispensés précédemment durant la matinée du jeudi, tout au long de l’après-midi du mardi, la matinée du samedi ou l’après-midi du samedi. Les quatre heures du jeudi matin peuvent aussi être réparties sur les trois demi-journées sus-citées. Le ministère a tenu par ailleurs à rappeler que le vendredi est une journée officielle de repos hebdomadaire pour l’ensemble des personnels du secteur de l’Education et ne peut en aucun cas être utilisée pour la dispense des cours. Le 23 août dernier, le ministre de l’Education nationale avait annoncé que les journées de vendredi et de samedi ainsi que l’après-midi du mardi sont des jours de repos hebdomadaire. Le ministère avait précisé, dans un communiqué, que cette décision s’inscrit dans le cadre des mesures prises, de manière quasi consensuelle, concernant la répartition des sessions de cours hebdomadaires, à la lumière de la mise en oeuvre du nouveau week-end, à la suite d’une large concertation avec les partenaires socioprofessionnels du secteur, syndicats et fédération nationale des associations de parents d’élèves. Toujours dans le cadre des mesures prises, le communiqué avait indiqué que les quatre heures de cours dispensées précédemment durant la matinée du jeudi sont redéployées tout au long des jours ouvrables de la semaine (dimanche, lundi, mardi, mercredi, jeudi).

La même source avait affirmé que l’année scolaire sera constituée de 35 semaines contre 27 semaines les années passées. Pour l’organisation de l’emploi du temps, le département de Benbouzid avait fait trois propositions aux partenaires sociaux: la première proposition prévoyait d’assurer la scolarité des élèves d’une manière continue tout au long des cinq journées du dimanche à jeudi de 8 heures à 12h et de 13h30 à 17h30. Ce qui fait bénéficier les élèves de deux jours de repos par semaine (vendredi et samedi). La deuxième proposition prévoyait de faire fonctionner les établissements le samedi après-midi de 13h à 17h et du dimanche au jeudi en consacrant l’après-midi du mardi au repos. Enfin, pour la troisième proposition, il s’agissait de faire fonctionner les établissements la matinée du samedi de 8h à 12h et du dimanche à jeudi en consacrant l’après-midi du mardi au repos.

A l’issue d’une réunion de coordination entre le ministre de l’Education et les syndicats du secteur, les journées de vendredi et de samedi avaient été retenues jours de repos hebdomadaire pour le secteur de l’Education, en sus de l’après-midi du mardi, selon l’accord conclu. Des syndicats avaient donné leur accord à cette proposition. Mais le Syndicat national des travailleurs de l’Education (SNTE) avait appelé à maintenir l’ancien système, soit le jeudi après-midi et le vendredi comme jours de repos.

Djamel Belaïfa, QO Algérie

Viol d’une lycéenne dans un train : dix interpellations

Posted on 14 octobre 2009 (0)

PoliceDix jeunes, âgés de 16 à 19 ans, ont été interpellés aux Mureaux dans le cadre du viol collectif d’une lycéenne en avril dernier dans un train entre les gares de Poissy et des Mureaux. Ils auraient avoué les faits, a-t-on appris de source policière.

Les policiers de la sûreté départementale des Yvelines avaient ouvert une enquête sur une affaire de viol collectif d’une jeune lycéenne en avril dernier. La jeune lycéenne de 18 ans avait déclaré avoir été violée dans un train entre les gares de Poissy et des Mureaux dans les Yvelines par  trois jeunes hommes. La victime avait déposé plainte étant particulièrement traumatisée. Le parquet de Versailles avait alors saisi la sûreté départementale des Yvelines.

La jeune femme était de retour dune soirée parisienne et avait pris le RER A à la station Châtelet, à Paris, avant de s’arrêter en gare de Poissy pour rejoindre un train de banlieue et regagner le domicile de ses parents. C’était vers 7 heures du matin, elle était montée dans la dernière rame où se trouvaient les suspects interpellés aujourd’hui. Elle s’était assise sur une banquette et avait branché son lecteur MP3. Lun des jeunes se serait alors approché delle avant dessayer de lui arracher les oreillettes de son baladeur. Après cet incident, la jeune fille voulait descendre à larrêt suivant pour changer de compartiment, mais membre du groupe se serait interposé puis l’aurait attrapée par le col.

La jeune femme déclara : « Il ma dit : Tu fais quoi ? Et on s’est embrouillés. Il ma saisie à la gorge » , déclara-t-elle sur procès-verbal aux policiers. La victime aurait alors vainement porté des coups de pied à son agresseur pour lui faire lâcher prise. Cest à ce moment que ses complices l’auraient rejoint avant de donner des gifles à la jeune fille immobilisée au sol. Dans la foulée, ses agresseurs lui ont arraché ses vêtements avant de la violer. Lorsque le train arrive aux Mureaux, la petite bande descend, en prenant soin d’emporter le lecteur MP3, le téléphone portable et les papiers de leur victime.

La garde à vue des dix jeunes interpellés aux Mureaux a été prolongée de 24 heures. Ils ont avoué l’agression et le viol de la lycéenne et confirmé une partie de ses déclarations.