"soldats" Archives

Un rapport de l’ONU épingle la RDC

Posted on 21 octobre 2009 (0)

RDCLe Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) s’insurge contre les accusations du gouvernement concernant les exactions imputées à l’armée congolaise. Après la publication la semaine dernière d’un rapport des Nations Unies sur les exactions commises dans l’Est du pays, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, avait immédiatement mis ces massacres sur le compte des anciens rebelles du CNDP, le mouvement fondé par Laurent Nkunda, qui ont été intégrés dans l’armée nationale.

Lors d’une conférence de presse tenue mardi à Goma, le nouveau président du CNDP, le docteur Desiré Kamanzi, a qualifié ces accusations de « déclarations tendancieuses et dangereuses » et estime qu’elles sont « de nature à compromettre le processus de paix.» Le CNDP n’ayant plus d’armée, son président a affirmé que le gouvernement doit endosser ses responsabilités. « Il n’existe qu’une et une seule armée en République Démocratique du Congo sous le commandement des Forces Armées de la RDC », a-t-il indiqué.

Selon les preuves rassemblées par le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston, un groupe de soldats congolais conduits par le colonel Zimu-linda ont entouré un camp de fortune de réfugiés hutu-rwandais à Shalio dans le Nord-Kivu le 27 avril dernier. D’après lui, ces anciens rebelles du CNDP tout juste intégrés à l’armée nationale ont ensuite tiré et battu à mort au moins 50 refugiés avant de brûler le camp.

« Il n’y a eu des massacres de réfugiés à Shalio qu’après que le rapporteur spécial des Nations unies ait établi un rapport, s’étonne le président du CNDP. Que dirions-nous du silence du gouvernement depuis avril jusqu’à nos jours ? »

De leur côté, les défenseurs des droits humains jugent qu’il est trop tard pour Kinshasa d’accuser une partie de l’armée actuelle. Aussi, ils réclament inlassablement l’arrestation du général Bosco Ntaganda, chef d’état-major dissident de la rébellion recherché par la Cour Pénale Internationale (CPI) pour crimes de guerre, toujours incorporé au sein de l’armée. Le CNDP souhaite au contraire la réouverture du dialogue avec le gouvernement afin de régler leurs différents et de « consolider la paix.

Prix Nobel de la Paix 2009

Posted on 11 octobre 2009 (0)

Obama interCe n’est pas une blague. Les Norvégiens ont décidé d’attribuer le prix Nobel de la paix à Barack Obama après la douche froide de la semaine précédente, lorsque Chicago avait été éliminée au premier tour dans la compétition pour l’organisation des Jeux olympiques. Ces jeux, symbole de paix, vont se dérouler au Brésil. Le prix Nobel refait donc briller l’étoile américaine au firmament politique, après sa forfaiture.

Un président qui commande deux guerres en plein coeur du monde musulman, un président qui réfléchit à une escalade en prévoyant un renfort de 40.000 soldats en Afghanistan : c’est lui que choisit la Norvège pour le Nobel. La tête du sieur Obama a tellement grossi que maintenant ses oreilles lui vont. Il a partagé son prix avec «la jeune femme qui marche en silence dans les rues, bien qu’elle soit confrontée aux bastonnades et aux balles» : une allusion aux manifestantes iraniennes et à la jeune étudiante Neda, tuée à Téhéran. Ainsi qu’avec «la dirigeante de l’opposition, assignée à résidence parce qu’elle refuse de renoncer à son engagement en faveur de la démocratie». Allusion cette fois à Aung San suu Kyi, sans toutefois désigner nommément l’Iran ou la Birmanie…

Et cerise sur le gâteau du gâté américain, il a expliqué que ses filles lui avaient annoncé la nouvelle le matin, en ajoutant que c’était aussi l’anniversaire de leur chien. «Puisse votre chien vivre très longtemps, ya bnèt Obama».

Les Américains ont lieu d’être «fiers» d’un tel honneur. Fiers de Guantanamo et de la paix qui y règne, fiers des pressions de l’administration d’Obama sur les Palestiniens pour enterrer le rapport sur les crimes de Ghaza, fiers el-maricaine de recevoir le prix qui porte, ironie de l’histoire, le nom de Nobel, inventeur de la dynamite.

El-Guellil

Quatre Français morts en Afghanistan

Posted on 27 septembre 2009 (0)

Quatre Français figurent parmi les sept soldats de l’OTAN morts accidentellement en Afghanistan. Parmi les victimes, on déplore également le décès de deux Américains tués par les Talibans et un Britannique a décédé lors d’une explosion.

Trois militaires français sont morts accidentellement « au cours d’une opération qui se déroulait de nuit » dans la vallée d’Afghanya, au nord est de Kaboul.

Il n’aura fallu que trois cents soldats des forces spéciales et quelques vagues de bombardements aériens pour renverser le gouvernement taliban. Huit ans plus tard, les forces militaires occidentales se rapprochent du niveau de l’engagement soviétique en Afghanistan. Leurs généraux affirment cependant qu’il ne peut être question de victoire militaire. Cet avis est partagé par Zbigniew Brezinski, l’ancien conseiller à la sécurité nationale du président Carter, qui s’alarme de voir les Occidentaux répéter les erreurs des Soviétiques.

Ce point de vue n’est pas une révélation majeure, l’enlisement des Américains et de leurs alliés occidentaux est indiscutable. Le pays est très loin d’être pacifié malgré la présence de près de 100.000 soldats occidentaux. Les talibans mènent des actions sur la majeure partie du territoire et non plus seulement dans les régions méridionales, le bastion pachtoune. La greffe Karzaï n’a pas pris, même si elle coûte très cher.

AfghanistanLes forces occidentales, en dépit de leur prétention d’être au service des Afghans, multiplient les opérations meurtrières pour les civils et politiquement profitables aux talibans. L’impasse est réelle. L’envoi de troupes supplémentaires, de plus en plus impopulaire en Occident et sujet de dissensions entre membres de l’OTAN, n’a plus pour but d’assurer l’écrasement des talibans. Il s’agit d’éviter une défaite occidentale en bonne et due forme et l’élimination concomitante du système Karzaï.

Le parallèle avec les Soviétiques est frappant. L’ex-URSS s’était enfermée dans l’engrenage du renforcement régulier de son corps expéditionnaire pour éviter la défaite et l’effondrement du régime prosoviétique de Kaboul. L’intervention initiale des forces du socialisme réel a d’abord ressemblé à une promenade, avant de se transformer en bourbier, où l’Armée rouge a non seulement perdu beaucoup d’hommes mais aussi beaucoup de son honneur.

Aujourd’hui, à l’image de la dernière «bavure» à Kunduz, les Occidentaux ont tergiversé avant d’admettre la mort de nombreux civils. D’habitude, les bilans, tardifs, évoquent les pertes dans les rangs des talibans et de mort accidentelle de civils. Désormais, comme pour élargir le champ des dommages collatéraux, il est question de talibans armés et de talibans non armés. Les catégories sont étranges et le langage flou. Il faudra quand même expliquer à l’opinion comment les pilotes de jets font la différence entre talibans non armés et civils afghans !

Ces contorsions langagières n’enlèvent rien au sentiment d’un nombre croissant d’Afghans d’être en présence d’armées d’occupation. C’est en cela que les propos de Brezinski sont révélateurs. Ils rompent avec le narcissisme occidental. Les dirigeants de l’OTAN reproduisent aujourd’hui ce qu’ont fait les Soviétiques hier, avec de surcroît la conviction de leur supériorité morale et culturelle intrinsèque. Ils apportent la civilisation là où hier Leonid Brejnev et le Politburo apportaient le socialisme réel.

Face à cet aveuglement stratégique, il n’est plus que des tactiques palliatives. D’aucuns recherchent d’introuvables talibans «modérés», d’autres suggèrent d’acheter ceux qui sont devenus des insurgés par nécessité économique. D’autres encore se focalisent sur la question de «l’application intelligente de la force».

Il faudra combien de Brezinski pour démontrer à des idéologues libéraux qu’ils sont bien sur le chemin afghan des soviets ?

K. Selim – Monde Actu

Six Européens tués en Afghanistan

Posted on 17 septembre 2009 (0)

La série noire continue pour les soldats européens engagés en Afghanistan. Au moins six d’entre ont été tués dans un attentat à la voiture piégée à Kaboul.

Six soldats italiens et une dizaine de civils afghans ont été tués dans un attentat à la voiture piégée visant un convoi de l’Otan à Kaboul, a annoncé le ministère afghan de la Défense.

Au moins 52 afghans et 4 militaires italiens ont été blessés dans l’explosion, a indiqué le ministre italien de la Défense, Ignazio La Russa. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier visant des Italiens en Afghanistan. Au total, 20 soldats italiens ont déjà trouvé la mort en Afghanistan.

AfghanistanEn Août dernier, le ministère de la défense britannique a annoncé que le nombre de soldats britanniques tués en Afghanistan était désormais de 200. A ces pertes s’ajoutent celles des sociétés militaires privées. Dix-huit mercenaires, de la firme Hangar, ont ainsi été tués début juin 2009 dans la province de Farah.

Les pertes des forces armées de la coalition internationale engagée en Afghanistan s’élèvent à 1.400 militaires et civils, dont 836 Américains et 31 Français. Selon les estimations du gouvernement afghan et de la coalition, environ 20.000 Talibans ont été tués et un millier seraient prisonniers.

Le bourbier afghan

Posted on 15 septembre 2009 (0)

Il n’aura fallu que trois cents soldats des forces spéciales et quelques vagues de bombardements aériens pour renverser le gouvernement taliban. Huit ans plus tard, les forces militaires occidentales se rapprochent du niveau de l’engagement soviétique en Afghanistan. Leurs généraux affirment cependant qu’il ne peut être question de victoire militaire. Cet avis est partagé par Zbigniew Brezinski, l’ancien conseiller à la sécurité nationale du président Carter, qui s’alarme de voir les Occidentaux répéter les erreurs des Soviétiques.

Ce point de vue n’est pas une révélation majeure, l’enlisement des Américains et de leurs alliés occidentaux est indiscutable. Le pays est très loin d’être pacifié malgré la présence de près de 100.000 soldats occidentaux. Les talibans mènent des actions sur la majeure partie du territoire et non plus seulement dans les régions méridionales, le bastion pachtoune. La greffe Karzaï n’a pas pris, même si elle coûte très cher.

Les forces occidentales, en dépit de leur prétention d’être au service des Afghans, multiplient les opérations meurtrières pour les civils et politiquement profitables aux talibans. L’impasse est réelle. L’envoi de troupes supplémentaires, de plus en plus impopulaire en Occident et sujet de dissensions entre membres de l’OTAN, n’a plus pour but d’assurer l’écrasement des talibans. Il s’agit d’éviter une défaite occidentale en bonne et due forme et l’élimination concomitante du système Karzaï.

Le parallèle avec les Soviétiques est frappant. L’ex-URSS s’était enfermée dans l’engrenage du renforcement régulier de son corps expéditionnaire pour éviter la défaite et l’effondrement du régime prosoviétique de Kaboul. L’intervention initiale des forces du socialisme réel a d’abord ressemblé à une promenade, avant de se transformer en bourbier, où l’Armée rouge a non seulement perdu beaucoup d’hommes mais aussi beaucoup de son honneur.

Aujourd’hui, à l’image de la dernière «bavure» à Kunduz, les Occidentaux ont tergiversé avant d’admettre la mort de nombreux civils. D’habitude, les bilans, tardifs, évoquent les pertes dans les rangs des talibans et de mort accidentelle de civils. Désormais, comme pour élargir le champ des dommages collatéraux, il est question de talibans armés et de talibans non armés. Les catégories sont étranges et le langage flou. Il faudra quand même expliquer à l’opinion comment les pilotes de jets font la différence entre talibans non armés et civils afghans !

Ces contorsions langagières n’enlèvent rien au sentiment d’un nombre croissant d’Afghans d’être en présence d’armées d’occupation. C’est en cela que les propos de Brezinski sont révélateurs. Ils rompent avec le narcissisme occidental. Les dirigeants de l’OTAN reproduisent aujourd’hui ce qu’ont fait les Soviétiques hier, avec de surcroît la conviction de leur supériorité morale et culturelle intrinsèque. Ils apportent la civilisation là où hier Leonid Brejnev et le Politburo apportaient le socialisme réel.

Face à cet aveuglement stratégique, il n’est plus que des tactiques palliatives. D’aucuns recherchent d’introuvables talibans «modérés», d’autres suggèrent d’acheter ceux qui sont devenus des insurgés par nécessité économique. D’autres encore se focalisent sur la question de «l’application intelligente de la force».

Il faudra combien de Brezinski pour démontrer à des idéologues libéraux qu’ils sont bien sur le chemin afghan des soviets ?


K. Selim

L’émotion dans la famille du soldat français tué en Afghanistan

Posted on 05 septembre 2009 (0)

Engagé depuis quatre ans dans les rangs du 3e RIMa (Régiment d’Infanterie de Marine) de Vannes (Morbihan), le caporal Johan Naguin, 24 ans, a trouvé la mort hier, dans l’Est de l’Afghanistan. Tué lors d’une attaque à l’engin explosif, ce jeune réunionnais n’était pas rentré sur son île natale depuis quatre ans.

Abattue et désemparée, la famille de Johan Naguin a été prévenue hier de la mort de ce jeune caporal du 3 e RIMa. C’est la femme de Johan qui a contacté un oncle – résident à Bordeaux – ainsi que sa belle-mère, à la Réunion.

Originaire de Cambuston, à Saint André, Johan Naguin avait choisi de servir son pays en s’engageant depuis quatre ans dans les rangs du 3e Régiment d’Infanterie de Marine. « Il partait régulièrement dans des endroits dangereux pour de nouvelles missions », mais le jeune réunionnais n’a jamais manqué de donner des nouvelles à ses proches, en leur écrivant des lettres rassurantes.

Père d’un petit garçon de quinze mois nommé Noah, Johan vivait auprès de son épouse en métropole, depuis quatre ans.

Hier, plusieurs membres de la famille de Johan se sont réunis au Moufia: cousins, oncles, tantes (…) se sont retrouvés chez l’un des oncles de Johan pour soutenir la maman de ce jeune soldat réunionnais, mort sur le coup alors qu’il se trouvait dans un véhicule de transport blindé qui a sauté sur un mine.

L’explosion artisanale a blessé neuf soldats au total, dont quatre sont dans un état grave. « Johan voulait servir son pays et s’en sortir. Il n’était pas rentré à la Réunion depuis quatre ans, c’était un homme courageux » expliquent les membres de la famille du caporal, tué en Afghanistan.

En juillet dernier, le père de Johan a reçu une lettre de son fils. Sur le terrain, dans le cadre de sa mission en Afghanistan, ce soldat rassurait sa famille en ces termes:  » (…)Moi ça va, le moral, la santé, ça va… Ici c’est l’été, il fait 40 à 50°… L’air est très lourd, il y a que des montagnes et pleins de roches. (…) La pauvreté, c’est comme l’Afrique. On vit avec les Américains et les forces ANA… Juste ne t’inquiètes pas, on est bien protégés. Il n’y a pas de danger ici ».

Des billets d’avion seront financés par l’Armée aux membres de la famille les plus proches de Johan Naguin, afin qu’ils puissent se rendre en Bretagne, où le corps sera rapatrié. Un hommage militaire est prévu à Paris, avant que la dépouille de ce soldat réunionnais ne soit rendue aux siens.

Ce soir, la mère de Johan Naguin, son petit frère – âgé de 23 ans – ainsi que trois tantes devraient prendre l’avion afin de se rendre à Vannes, dans la caserne du caporal. Pour l’heure, le père de ce soldat n’est pas en état de voyager. Source : Antenne Réunion