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Nucléaire : le « oui, mais… » de Téhéran à l’AIEA

Posted on 30 octobre 2009 (0)

0L’Iran a donné sa réponse initiale au plan onusien de faire enrichir son uranium à l’étranger. Celle-ci n’a pas été rendue publique, mais Téhéran semble avoir posé quelques conditions à ce plan.

Le représentant de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique – l’AIEA – dit que son pays a adopté une approche positive concernant les pourparlers sur l’enrichissement de l’uranium. Dans une interview diffusée par une chaîne de télévision iranienne, Ali Asghar Soltanieh semble toutefois minimiser la portée des discussions actuelles et laisse entendre que d’autres pourparlers sont nécessaires.

« Lors d’une telle réunion, qui est essentiellement une discussion technique entre l’Iran et AIEA, les préoccupations techniques et économiques doivent être prises en considération lorsqu’il s’agit des modalités de fourniture de combustible », a-t-il déclaré.

Ces allusions de Soltanieh semble renforcer les informations selon lesquelles l’Iran cherche à poser des conditions au plan original. L’AIEA veut que l’Iran envoie la plupart de ses réserves d’uranium en Russie pour être enrichie à 20%, un degré suffisant pour des besoins énergétiques mais pour des armes nucléaires.

Cet uranium enrichi devra ensuite être expédié en France pour être transformé en crayons ou plaques nucléaires, puis retourné en Iran d’ici la fin de l’année.Selon les médias iraniens, Téhéran veut bien envoyer son uranium à l’étranger, mais de manière graduelle. L’Iran se plaint, par ailleurs, du rôle de la France dans ce processus. Paris, on s’en souvient, avait pris une position particulièrement ferme vis-à-vis du programme nucléaire iranien.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a assuré, de son côté, que son pays coopèrera avec l’AIEA. Toutefois, il a souligné que l’Iran ne renoncera pas à ce qu’il a appelé « ses droits nucléaires. »

Nucléaire iranien : Téhéran ne répond pas à l’AIEA

Posted on 24 octobre 2009 (0)

IranAux négociations sur le programme nucléaire iranien à Vienne, Téhéran n’a pas accepté la proposition de l’Agence internationale de l’énergie atomique de faire enrichir son uranium à l’étranger. Un officiel iranien a fait savoir que son pays ne répondra pas avant la semaine prochaine à la proposition soutenue par les Nations Unies, les Etats-Unis, la France et la Russie, selon laquelle Téhéran recevrait de l’uranium faiblement enrichi.

La télévision publique iranienne cite Ali Asghar Soltanieh, qui explique que son pays réfléchit aux différents aspects du plan avant de donner une réponse à l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Ce commentaire de l’émissaire iranien sur le dossier nucléaire intervient après l’ultimatum de l’AIEA pour une réponse à la proposition faite a Téhéran de lui donner accès au nucléaire civil avec de l’uranium enrichi, mais pas assez pour fabriquer une bombe nucléaire.

La télévision d’Etat iranienne cite un négociateur iranien non identifié disant que l’Iran a proposé d’acheté lui-même du combustible nucléaire pour son réacteur. Selon la même source, l’Iran attend « une réponse positive » des puissances mondiales à son plan. Les détails de la proposition iranienne n’ont pas été rendus publics.

L’agence de presse d’Etat iranienne IRNA affirme que des inspecteurs de l’agence onusienne se rendront demain à Téhéran pour visiter la nouvelle usine d’enrichissement de l’uranium, près de Qom, dont l’existence a été récemment révélée.

Nucléaire iranien : l’AIEA soumet un projet d’accord

Posted on 23 octobre 2009 (0)

0Les discussions sur le programme nucléaire de Téhéran, qui se déroulaient depuis lundi au siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), se sont achevées hier avec l’annonce d’un projet d’accord.

Ali Asghar Soltanieh, l’ambassadeur iranien à l’AIEA, a estimé que ce projet est « sur la bonne voie », mais il a fait valoir que Téhéran aura besoin d’un délai pour l’évaluer.

Le directeur général de l’AIEA, Mohamed ElBaradei, a remis le document à l’Iran, aux États-Unis, à la France et à la Russie et espère obtenir une approbation de toutes les parties d’ici vendredi.

A Washington, le porte-parole du département d’Etat américain, Ian Kelly, a dit à la presse que la délégation américaine présente à Vienne avait jugé le projet d’accord acceptable.