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Iran : les complexes nucléaires au centre des manœuvres militaires antiaériennes

Posted on 23 novembre 2009 (0)

Les responsables militaires iraniens disent avoir entamé des manœuvres de défense antiaérienne à grande échelle alors que la pression internationale s’intensifie sur l’Iran au sujet de son programme nucléaire.

Il s’agit de simuler des raids aériens contre les installations nucléaires du pays, disent les chefs militaires. Selon les médias locaux, les manœuvres dureront cinq jours et s’étendront dans certaines parties du centre, de l’Ouest et du Sud du pays, soit une superficie totale de 600 000 km2.

Les Etats-Unis et Israël n’excluent l’action militaire contre ces installations si les efforts diplomatiques en cours échouent. A ce propos, le chef de la division aérienne des Gardiens de la Révolution iranienne a averti que si les avions de chasse israéliens réussissent à échapper à la DCA iranienne, l’Iran attaquera l’Etat hébreu à coups de missiles sol-sol.

S’exprimant dimanche au Caire, le président iranien Shimon Peres a dit qu’Israël ne menace personne. L’Etat hébreu, a-t-il dit, est contre les dirigeants actuels de l’Iran, mais pas contre le peuple iranien.

Air Algérie et Tassili Airlines commandent 11 Boeing

Posted on 18 novembre 2009 (0)

0Air Algérie a passé commande de sept moyen-courriers B737-800 chez le constructeur aéronautique Boeing, a annoncé l’avionneur américain dans un communiqué diffusé hier au Salon aéronautique de Dubaï Airshow 2009. L’information a été déjà confirmée par le PDG de la compagnie, Abdelwahid Bouabdallah, il y a quelques semaines. Le montant de cette commande et la date de livraison n’ont pas été communiqués.

La transaction s’élèverait à environ 500 millions de dollars. La compagnie nationale devra réceptionner l’année prochaine, quelque 20 nouveaux avions de capacité moyenne (70 à 100 places). Air Algérie, qui prévoit un plan de développement doté d’un budget de 900 millions de dollars, est un client de Boeing depuis près de 40 ans. Sa flotte dispose déjà de 15 Boeing 737 et de trois long-courriers 767. Ces appareils vont porter sa flotte à 22 appareils de 737. «L’avantage de ces Boeing est que nos pilotes et ingénieurs sont déjà formés et entrainés sur cet appareil. Réduire les coûts de maintenance et d’opérations de nos avions signifie qu’ils passent moins de temps au sol et plus de temps dans l’air à rapporter de l’argent», a estimé le PDG d’Air Algérie. Les B737 d’Air Algérie seront équipés de «winglets», ce qui permet de consommer 4 % moins de carburant. Pour la compagnie nationale, ce programme de renouvellement était indispensable en raison de l’âge moyen de ses appareils (vingt-cinq ans) et des charges de maintenance en augmentation de 25 %.

C’est la deuxième commande passée par la compagnie nationale après la récente signature d’un contrat d’achat de quatre avions ATR de 50 places pour 70 millions d’euros. Les nouveaux avions seront plus économes en carburant, tout en améliorant le confort. En outre, la maintenance reviendra moins chère. Les avions de nouvelle génération peuvent consommer de 40 % à 55 % de kérosène en moins par rapport à un avion de la génération précédente, selon le modèle et le type d’exploitation qui en est fait. Air Algérie assure pour l’instant qu’elle dispose des moyens d’honorer ses commandes d’aéronefs. Cette nouvelle flotte sera financée par une enveloppe du Fonds d’investissement nouvellement créé par l’Etat avec un taux préférentiel de 2,5 % sur 15 ans. La compagnie nationale va également se doter de deux simulateurs de vol, ATR et Boeing 737 nouvelle génération et s’équipera d’un nouveau système de réservation. Lors de la séance d’examen du projet de loi de finances 2010 à l’APN, le ministre des Transports, M. Ammar Tou, a évoqué les principaux programmes inscrits pour les cinq prochaines années au profit d’Air Algérie. Une série de mesures sont prévues visant à accompagner le transporteur public permettant de financer des opérations de renouvellement de sa flotte aérienne.

Des crédits à faibles taux d’intérêt lui seront accordés avec des délais de remboursement s’étalant jusqu’à 30 ans. La compagnie prévoit également l’extension de la base de maintenance de ses avions pour un montant de 35 millions de dollars et la construction d’un nouveau siège pour 5 milliards de dinars. Fin 2008, la compagnie avait reçu l’accord du gouvernement pour acheter 11 appareils pour un montant de près de 500 millions de dollars. Pour sa part, la compagnie Tassili Airlines a passé une commande pour acquérir quatre moyen-courriers 737 chez le même constructeur aéronautique. Une commande évaluée à 228,4 millions de dollars. Le contrat avait été attribué à Boeing lors de l’ouverture publique des offres commerciales, le 6 juillet dernier. Tassili Airlines, filiale de Sonatrach fondée en 1998, est concurrente d’Air Algérie.

Le redéploiement de cette jeune compagnie aérienne se fait de manière progressive. Ce transporteur n’a pas encore les moyens d’assurer un programme de vols national et international en dehors de son secteur de prédilection et ses missions premières qui sont notamment liées au transport des pétroliers travaillant au sud du pays. Tassili Airlines compte renforcer ses moyens pour assurer le transport grand public et notamment les villes mal desservies dans le sud du pays. En juillet dernier, lors d’une séance d’ouverture des plis, une offre du constructeur brésilien Embraer avait été étudiée par Tassili Airlines en vue de l’acquisition de 3 avions jets type ERJ190 de 100 sièges. L’offre définitive du constructeur brésilien a finalement été rejetée.

Amine L. , QO Algérie

Egypte-Algérie : La Coupe de notre monde

Posted on 15 novembre 2009 (0)

FIFAIl faut se l’avouer : il est presque plus important de vaincre l’Egypte que d’aller en Afrique du Sud. La raison ? L’Afrique du Sud c’est la Coupe du monde, le match d’hier était la coupe de notre monde, à nous et aux Egyptiens. A l’heure de ces lignes, le score était impossible à deviner, mais pour nous, l’Egypte avait déjà perdu. Perdu quoi ? Ce qui lui restait de son nassérisme culturel, réduite à mitrailler un bus au lieu de libérer le panarabisme de ses territoires imaginaires. Le nombrilisme égyptien était choquant pour nous les Algériens, mais aussi cette certitude qu’avait ce pays frère d’être le grand frère de tous les autres pays arabes, sans hésiter devant le lamentable et le ridicule. Un spectacle de délire médiatique qui montre cette extrémité de la désolation et de la vanité où peut mener le panarabisme lorsqu’il est vaincu partout et ne trouve plus d’autres ennemis que ses frères de lait.

Le néonassérisme déclenché par un simple match de foot montre que ce pays n’a pas encore réglé la question de son obésité historique : il se prend encore pour le centre de notre monde. D’où l’enjeu de ce match : c’est la coupe de « notre monde » à nous, un monde triste et horizontal où le leadership se joue en écrasant les autres au lieu de les mener à la victoire.

Les Algériens savent depuis longtemps ce qu’est un pays ennemi ; ce qu’il ne savent pas cependant, c’est quoi un « pays frère ». Comment définir cette expression, cette fraternité orale dont l’utopisme nous étouffe et dont la redondance nous fait grimacer par son hypocrisie ? C’est quoi être un pays frère ? Est-ce que cela se mange et nourrit son homme et son peuple ? Est-ce que cela s’exprime comme le doigts de la main ou en poussant Yussef dans le puits ? Est-ce que cela nous sert quelque part lorsqu’on se fait malmener en terres étrangères ? Presque pas.

Maintenant, si même avant le résultat du match, nous savons que l’Egypte a perdu quelque chose, l’autre question est « qu’avons-nous gagné nous ? ». Une première conclusion : il faut désormais qu’on soit fier d’être des Algériens et pas des produits dérivés du panarabisme décadent. Deux : ils peuvent nous concurrencer notre arabité ; mais si on accepte notre algérianité, celle-là personne ne peut nous la voler. Trois : nous avons une équipe, un drapeau et un peuple : il ne nous manque que l’indépendance vis-à-vis du panarabisme démodé et des colonisations internes. Quatre : désormais, nous n’avons plus à imiter l’Egypte, ni personne d’autre que les nôtres. Cinq : il faut demander à tous nos officiels de parler algérien et de ne pas baragouiner dans une langue classique, là où même les Egyptiens n’hésitent pas à parler égyptien tout en se déclarant d’un arabisme pur à plusieurs castes. Six : nous n’avons plus à avoir honte de nous-mêmes, de nos prénoms, de notre vraie langue nationale et de notre culture: nous ne sommes la photocopie de personne, ni d’aucune origine certifiée. Ce n’est peut-être qu’un match, mais il a suffi à démonter l’essentiel : nous pouvons être simplement algériens et l’être superbement et sans artifices importés.

Kamel Daoud

Incident naval entre la Corée du Nord et la Corée du Sud

Posted on 12 novembre 2009 (0)

0Un incident naval vient d’éclater entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Un navire nord-coréen a franchi la frontière séparant les deux États. Alors qu’il pourchassait un chalutier chinois pêchant illégalement du crabe en Mer Jaune, la flotte sud-coréenne a ouvert le feu sur le navire nord-coréen. Ce dernier a aussitôt répliqué. Aucune perte n’est à déplorer du côté sud-coréen.

Le bateau nord-coréen, gravement endommagé, aurait fait demi-tour. Cet incident a aggravé les relations les deux pays. Pyongyang accuse Séoul d’avoir violé la frontière en y dépêchant des navires de guerre.

Le porte-parole américain de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a mis en garde la Corée du Nord à la suite de cet incident naval. Les États-Unis considèrent cet évènement comme une tentative d’escalade. Cet affrontement maritime est le seul accrochage du genre depuis sept ans entre les « deux frères ennemis ».

Texte sous licence Creative Commons Attribution – Source : wikinews

Football : Le match Algérie-Egypte fait monter la tension

Posted on 12 novembre 2009 (0)

FIFAUne étrange vibration parcourt les rues d’Algérie depuis quelques jours. Un frémissement de plus en plus perceptible à mesure que s’approche l’heure du rendez-vous entre notre équipe nationale de football et celle d’Egypte, samedi au stade du Caire.

Au-delà du matraquage chauvin qui entoure, comme partout dans le monde, un match à enjeu important, la mobilisation est générale, transgénérationnelle, unanime. Ce match de football dont l’enjeu, la qualification à la phase finale de la Coupe du Monde de 2010 en Afrique du Sud, est certes important – il ne va tout de même pas changer le cours des planètes ! – et est vécu de manière vraiment inédite.

Il semble avoir mis entre parenthèses le quotidien pas toujours rose et relégué au second plan les problèmes de beaucoup. Dans certains quartiers de nos villes, des jeunes – sans l’aide d’aucune autorité – ont peint de gigantesques emblèmes nationaux en guise de soutien à leur team. Dans des villages, le drapeau vert et blanc aux dimensions monumentales, visible à des kilomètres, orne des flancs de montagnes. Fruit, ici aussi, d’initiatives spontanées, indemnes de toute sponsorisation officielle. Ces drapeaux sont un démenti cinglant aux belles âmes salonnardes qui font mine de se désoler de la disparition de l’esprit patriotique chez les jeunes…

Sans grandes traces de xénophobie ou d’agressivité mal placée, malgré les tentatives mercantiles et aussi irresponsables que stupides de certains titres pour attiser un chauvinisme de mauvais aloi et transformer l’adversaire d’une soirée sportive en ennemi imaginaire.

On ne s’y trompe guère : la rivalité sportive est de peu de poids comparée aux réalités tristement communes des nations dont les équipes se disputent la qualification. En réalité, comme on a pu l’observer à la fin des précédentes rencontres victorieuses du onze national, plus que la possibilité d’aller en Afrique du Sud, ce que les supporters attendent, c’est d’exploser de joie et de briser, dans un instant de communion, le carcan de morosité dans lequel ils sont enfermés.

Le secret de cette ferveur retrouvée, de l’enthousiasme pour cette équipe se situe bien à ce niveau. Ces footballeurs ont procuré, alors que personne ne l’attendait vraiment il y a quelques mois, des instants de joie collective que l’on croyait appartenir à un passé définitivement révolu. Et c’est sans aucun doute l’espoir de revivre ces instants de plaisir inattendu qui fait que l’attente vibre dans l’air comme une antenne invisible.

Malgré les rodomontades de circonstance, bien peu vendent la peau de l’ours avant le coup de sifflet final de samedi soir ; il y a même, ici et là, de naturelles bouffées d’appréhension. Que se passerait-il si le résultat, à Dieu ne plaise, n’est pas conforme aux attentes ? On ne ferait pas la fête : la perspective est dure à envisager.

Les Algériens prennent le bonheur là où ils le peuvent, le sentiment est beaucoup trop rare pour être boudé. Même ceux qui regardent le football d’un oeil un peu dédaigneux sont contaminés par l’air qu’ils respirent. Le football est l’incomparable prétexte à l’expression de sentiments collectifs. Les Algériens ont terriblement envie de ressentir encore une fois l’intensité d’un bonheur partagé. Espérons, en toute sportivité, que leur voeu sera exaucé.

K. Selim, QO Algérie

Pakistan : l’armée chez le Taliban Hakimullah Mehsud

Posted on 25 octobre 2009 (0)

PakistanL’armée pakistanaise affirme avoir pris contrôle aujourd’hui de Kotkai, village natal du leader taliban Hakimullah Mehsud au Sud-Waziristan, après plusieurs jours d’intenses combats. Les troupes procèdent au nettoyage des dernières poches de résistance, a indiqué le général Athar Abbad, porte-parole militaire pakistanais, ajoutant les militants avaient transformé plusieurs maisons en bunkers. Au moins 12 militants et deux soldats ont été tués à Kotkai.

Ces opérations militaires s’inscrivent dans le cadre de l’offensive tous azimuts de l’armée pakistanaises contre les insurgés talibans dans le Nord-Ouest du pays, le long de la frontière afghane.L’armée pakistanaise dit avoir tué 163 militants et perdu 23 soldats au Sud-Waziristan depuis le début, il y a une semaine, de son offensive dans cette région.

Par ailleurs, les autorités pakistanaises ont fait état de la mort, samedi, d’au moins 15 personnes à la suite de tirs de missiles présumés américains dans la région tribale de Bajaur. Selon un responsable local, le raid visait Maulwi Faqir, un chef taliban, qui y a échappé. Certains de ses proches et des militants étrangers figureraient parmi les morts.

Football : Coupe du monde en Afrique du Sud

Posted on 25 octobre 2009 (0)

FiFa_Afriquedusud« Cette inspection nous a confortés dans l’idée que nous aurons tout ce dont nous avons besoin », déclarait début octobre, le chef des opérations de la FIFA en Afrique du Sud, Ron DelMont à l’issue de la mission d’inspection des travaux des stades et des autres installations de la Coupe du monde (CM) 2010.

Ainsi, les cinq nouveaux stades et les cinq stades rénovés dans les neuf villes sud-africaines retenues, seront tous terminés pour le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du monde le 4 décembre prochain. Une victoire pour la Nation « arc-en-ciel » a qui revenait le défi d’organiser la première de cette compétition mondiale sur le continent africain.

Avec la fin des travaux des infrastructures prévues pour accueillir la fête du ballon rond, l’Afrique du Sud cloue le bec… à tous ses détracteurs qui doutaient de sa capacité à y parvenir, surtout que des grèves à répétition ont ralenti et mis en péril, entre temps, les constructions.

Maintenant que la première bataille est gagnée, le plus dur reste, pour le pays de Nelson Mandela, de remplir ces joyaux architecturaux lors des matchs du prochain rendez-vous footballistique mondial. Il faut dire que cette dernière tâche sera difficile à accomplir pour l’Afrique du Sud quand on sait qu’elle n’est pas une « nation de football » à proprement parler ; et les oppositions à guichets fermés pourraient se compter sur le bout … des ongles.

Ce ne sont pas les étrangers qui rempliront les gradins en tout cas. Autre défi à relever, les problèmes de transport et surtout d’insécurité. L’Afrique du Sud détient d’ailleurs, l’un des taux de criminalité les plus élevés du monde, avec en moyenne 50 meurtres par jour, doublé de persécutions racistes antiBlanc.

Ce qui n’est pas pour encourager les visiteurs quand bien même fous de football. C’est donc dire, comme d’aucuns, que c’est bon mais ce n’est pas arrivé, car l’Etat sud-africain, qui se veut d’ores et déjà rassurant quant à la résolution de ces difficultés, se doit de les aplanir au plus vite et pour cela, il ne dispose que de neuf mois avant le début de la compétition.

Le moins que l’on puisse dire, à cet effet, est que la balle est dans son camp. A elle de jouer et de bien jouer pour ne pas donner raison à ceux qui pensent que l’Afrique n’est pas prête pour accueillir une coupe du monde de football.

L’Observateur

Barack Obama tend la main à Khartoum

Posted on 20 octobre 2009 (0)

Obama victoryOptimisme prudent de divers responsables soudanais suite à l’annonce par le gouvernement américain lundi d’une nouvelle politique vis-à-vis de Khartoum. Une politique qui prévoit à la fois des incitations et des moyens de pression sur le gouvernement soudanais, en vue de mettre fin aux graves abus des droits humains et de promouvoir la mise en application de l’accord de paix signé en 2005, et qui vise à mettre fin à 21 ans de guerre civile entre le Nord à majorité musulman et le sud du pays, surtout peuplé par des populations animistes et chrétiennes.

Ghazi Salahadin, conseiller spécial du président soudanais, a estimé lundi que le plan annoncé par la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton était une « stragégie d’engagement » plutôt qu’un nouvel effort pour isoler Khartoum.

Si l’on compare ces dernières déclarations à la politique antérieure des États-Unis, a-t-il fait valoir, elles contiennent des aspects positifs. Néanmoins il est regrettable que Washington continue d’utiliser le mot « génocide » pour décrire la situation au Darfour, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié lundi, le président Barack Obama a dit que les États-Unis maintiendraient leurs sanctions contre le gouvernement soudanais, alors mêmeque son envoyé spécial pour le Soudan, le général Scott Gration, poursuivra ses efforts de médiation.

Grippe A : deux nouvelles écoles fermées

Posted on 18 octobre 2009 (0)

H1N1_bleu-specilDeux nouveaux établissements scolaires touchés par la grippe A (H1N1) ont été fermés. Au moins 29 élèves d’une école élémentaire de Tarare, près de Lyon, auraient contracté le virus grippal. L’établissement est fermé pour une semaine. La préfecture a décidé de fermer pour huit jours un établissement régional d’enseignement adapté (EREA) dans le Pas-de-Calais.

« Le gouvernement est prêt à fermer les écoles en cas de pandémie totale », avait averti Luc Chatel en début du mois. En cas de fermeture nationale des établissements scolaires, et dans le but d’assurer la « continuité pédagogique », le ministre de l’Education explique que les chaînes France 5 et France-Culture diffuseront un total de « 264 heures d’émissions télévisées et 288 heures d’émissions radiophoniques » qui ont été « préparées pour tous les niveaux d’enseignement », de l’école primaire au BAC.

Le virus de la grippe A (H1N1) continue à être le virus grippal prédominant dans l’hémisphère Sud où la vague épidémique A (H1N1) est sur le point de prendre fin, à l’exception de quelques pays seulement.

Dans l’hémisphère Nord en revanche, la circulation du virus H1N1 est modérée mais la tendance est à l’augmentation dans certains pays, notamment aux Etats-Unis, au Japon et au Mexique. En fin de semaine 38 (du 14 au 20 septembre), le total mondial cumulé de décès depuis le début de la pandémie est de 4 094 (InVs). Il est aujourd’hui de 4.100 dans 191 pays et territoires.

Une « irruption explosive » de la pandémie grippale est possible dans les pays les plus pauvres de la planète qui ont besoin d’une aide financière d’urgence pour se procurer des doses de vaccin en quantité suffisante, a averti l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) depuis Istanbul.

En Afrique sub-saharienne, en semaine 38 (du 14 au 20 septembre), 23 pays ont déclaré des cas de A (H1N1) 2009 ; le nombre de cas et de décès sont par ordre décroissant : Afrique du Sud (11253, 47), Tanzanie (97), Kenya (85), Île Maurice (69, 8), Mozambique (63, 2), la Namibie (58, 1), le Cap Vert (46), Madagascar (16, 1), la Zambie (16), le Ghana (14, 1), l’Ouganda (14), l’Angola (11), le Zimbabwe (5), le Cameroun (4), l’Éthiopie (4), les Seychelles (3), la Côte d’Ivoire (2), la République Démocratique du Congo (1), le Gabon (1), et le Malawi (1).

L’activité grippale due à A (H1N1) 2009 paraît stable en Afrique du Sud par rapport à la semaine dernière. Dans ce pays, 20 des 47 décès cumulés sont survenus chez des femmes enceintes. A Madagascar, en semaine 36, les consultations pour syndromes grippaux ont augmenté.

Au cours de la semaine 37 (du 7 au 13 septembre), la pandémie A (H1N1) 2009 a continué à augmenter au Népal, et elle a commencé à diminuer au Sri Lanka. Dans la plupart des autres pays en dehors de la Chine et du Japon et durant les semaines 35 et 36, le virus a continué à circuler à un niveau comparable
au niveau attendu pour la saison.

La situation est stable et les cas enregistrés sont quasi exclusivement des cas importés, il a été enregistré en Algérie 49 cas, au Maroc 143 cas (au 17/9/2009), en Libye 19 cas (au 24/8/2009) et en Tunisie 73 cas (au 23/9/2009). En Tunisie un premier cas groupé en milieu scolaire a été signalé le 18/9/2009, dans un lycée Français de la capitale.

Les pays arabes qui ont signalé des cas et des décès sont dans l’ordre : Arabie Saoudite (4119/28), le Koweït, (2451/ 7) Oman (1617, 19), Égypte (860/2), le Liban (761/ 2) la Qatar (450/2), Bahreïn (253/3), l’Iraq (185/1), la Jordanie (185/0), le Yémen (144/2), l’autorité Palestinienne (130/1) les Émirats Arabes Unis (125/6), la Syrie(40/2), Djibouti (7/0) et le Soudan (4/0).

Les pays pauvres seraient intéressés par Celvapan, le vaccin contre la grippe A (H1N1) fabriqué par groupe Baxter. Il doit être utilisé en prévention de la grippe dans le cas où une pandémie serait officiellement déclarée. La grippe pandémique est un type de grippe qui apparaît tous les 10 ans à 40 ans. Elle se propage rapidement et peut atteindre la plupart des pays et régions du monde. Les symptômes (signes) d’une grippe pandémique sont similaires à ceux d’une grippe « ordinaire » mais sont en général plus graves. Le vaccin aide l’organisme à fabriquer ses propres défenses (anticorps) contre la maladie.

Les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et d’autres pays développés ont décidé de donner 10% de leurs vaccins contre la grippe A (H1N1) à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui les redistribuera aux pays les plus pauvres de la planète. A elle seule, la France donne 9 millions de doses de vaccins sur les 94 millions qu’elle a commandées aux laboratoires.

Génocide : un médecin génocidaire à Maubeuge

Posted on 17 octobre 2009 (1)

Eugène RwamucyoLe Docteur Eugène Rwamucyo travaillait à l’hôpital de Maubeuge alors qu’il est recherché par Interpol pour avoir pris part au génocide du Rwanda, selon le syndicat Sud-Santé. Une infirmière choquée par « des remarques déplacées » du praticien sur son embonpoint est allée faire des recherches sur internet et a découvert que ce médecin est recherché par Interpol pour son implication présumée dans le génocide des Tutsi au Rwanda. Lire notre article sur ce sujet ici

Par ailleurs, la France refuse l’asile politique à la veuve de l’ancien président rwandais, Juvénal Habyarimana, dont l’assassinat en 1994 avait marqué le point de départ du génocide, faisant 800.000 victimes, s’est vu refuser l’asile politique en France. Le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative du pays, a annoncé vendredi avoir définitivement confirmé une décision prise en première instance en février 2007 par la Commission de recours des réfugiés.

« Le conseil d’État a reconnu dans sa décision que Mme Habyarimana avait joué un rôle central au sein du premier cercle du pouvoir rwandais et pris part à ce titre à la préparation et à la planification du génocide », s’est félicité Olivier Thimonier, secrétaire général de l’association Survie et membre du Collectif de parties civiles pour le Rwanda (CPCR). Une information judiciaire contre Agathe Habyarimana a été ouverte en France suite à la plainte du collectif le 13 février 2007 pour « complicité de génocide » et « complicité de crime contre l’Humanité ».

Suite à la décision du Conseil d’État, Agathe Habyarimana se retrouve désormais sous le coup d’une expulsion. « Si un avis d’expulsion était prononcé, a averti Olivier Thimonier, cela pourrait favoriser le fait qu’elle échappe à la Justice française. Les associations demandent à ce qu’elle soit maintenue en France en échange d’une accélération de la procédure judiciaire à son encontre. »