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Diar Echems: Le relogement dans «quelques semaines»

Posted on 24 octobre 2009 (0)

Algérie«Le relogement des habitants de Diar Echems doit se faire dans un climat serein et organisé», a déclaré jeudi dernier, le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, qui réagit ainsi, pour la première fois, aux incidents qui ont eu lieu lundi et mardi derniers au niveau de ce quartier, qui a vécu des scènes de violence entre la police et les habitants.

Dans une déclaration à la presse en marge d’une visite effectuée à l’hôpital de la Sûreté nationale «Les Glycines», pour s’enquérir de l’état de santé des policiers blessés lors des affrontements au niveau du quartier en question, le ministre de l’Intérieur a assuré que «nous avons les moyens de reloger les véritables habitants de Diar Echems» en précisant toutefois que cela prendrait quelque semaines, voire quelques mois.

Zerhouni a appelé en outre les familles et les jeunes de la cité à faire preuve de patience et à «ne pas se laisser influencer».

Le ministre de l’Intérieur a indiqué, par ailleurs, qu’une quinzaine de personnes impliquées dans les émeutes qui avaient eu lieu à Diar Echems ont été présentées devant la justice.

Quatre mineurs interpellés lors des affrontements ont été relâchés et ont regagné leurs domiciles, a ajouté le ministre, qui souligne que cinq autres ont été placés sous mandat de dépôt et sont connus des services de police comme étant des repris de justice. Le reste des personnes arrêtées ont été mises en liberté provisoire en attendant de comparaître devant le tribunal, poursuit Zerhouni qui précise qu’aucun blessé n’a été dénombré parmi les manifestants lors des affrontements avec les services de l’ordre. Le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales déplore cependant « beaucoup de blessés » dans les rangs des agents de l’ordre dont certains, pour rappel, ont reçu de grosses pierres et toute sorte d’objets sur la tête, jetés du haut des balcons lors des affrontements.

Le premier responsable du département de l’Intérieur est revenu encore une fois sur le rôle des associations de quartier et leur mission qu’elles devraient, selon lui, assumer avec «plus d’efficacité et de crédibilité». Il y a lieu de rappeler que les affrontements avec la police ont éclaté lundi dernier quand des jeunes du quartier de Diar Echems ont bloqué la route de Bir Mourad Rais, une artère principale pour la circulation automobile, et qui était située juste en bas du quartier.

Les habitants de ce quartier, construit en 1950, avaient revendiqué l’accès au logement et avaient dénoncé une liste d’attribution de leur APC. Cette dernière, par la voix de son premier responsable, avait réfuté les accusations des habitants en affirmant que les «hostilités» ont été déclenchées suite au refus des services de la commune de fermer les yeux sur la construction de «baraquements» sur le stade du quartier.

En tous les cas, même si les versions sur les raisons du déclenchement des scènes de violence diffèrent, il n’en demeure pas moins que la crise du logement en est un facteur important. Depuis plusieurs années, les citoyens sont de plus en plus nombreux, aux quatre coins du pays, à opter pour la violence pour se faire entendre des autorités.


Z. Mehdaoui

Viol d’une lycéenne dans un train : dix interpellations

Posted on 14 octobre 2009 (0)

PoliceDix jeunes, âgés de 16 à 19 ans, ont été interpellés aux Mureaux dans le cadre du viol collectif d’une lycéenne en avril dernier dans un train entre les gares de Poissy et des Mureaux. Ils auraient avoué les faits, a-t-on appris de source policière.

Les policiers de la sûreté départementale des Yvelines avaient ouvert une enquête sur une affaire de viol collectif d’une jeune lycéenne en avril dernier. La jeune lycéenne de 18 ans avait déclaré avoir été violée dans un train entre les gares de Poissy et des Mureaux dans les Yvelines par  trois jeunes hommes. La victime avait déposé plainte étant particulièrement traumatisée. Le parquet de Versailles avait alors saisi la sûreté départementale des Yvelines.

La jeune femme était de retour dune soirée parisienne et avait pris le RER A à la station Châtelet, à Paris, avant de s’arrêter en gare de Poissy pour rejoindre un train de banlieue et regagner le domicile de ses parents. C’était vers 7 heures du matin, elle était montée dans la dernière rame où se trouvaient les suspects interpellés aujourd’hui. Elle s’était assise sur une banquette et avait branché son lecteur MP3. Lun des jeunes se serait alors approché delle avant dessayer de lui arracher les oreillettes de son baladeur. Après cet incident, la jeune fille voulait descendre à larrêt suivant pour changer de compartiment, mais membre du groupe se serait interposé puis l’aurait attrapée par le col.

La jeune femme déclara : « Il ma dit : Tu fais quoi ? Et on s’est embrouillés. Il ma saisie à la gorge » , déclara-t-elle sur procès-verbal aux policiers. La victime aurait alors vainement porté des coups de pied à son agresseur pour lui faire lâcher prise. Cest à ce moment que ses complices l’auraient rejoint avant de donner des gifles à la jeune fille immobilisée au sol. Dans la foulée, ses agresseurs lui ont arraché ses vêtements avant de la violer. Lorsque le train arrive aux Mureaux, la petite bande descend, en prenant soin d’emporter le lecteur MP3, le téléphone portable et les papiers de leur victime.

La garde à vue des dix jeunes interpellés aux Mureaux a été prolongée de 24 heures. Ils ont avoué l’agression et le viol de la lycéenne et confirmé une partie de ses déclarations.

Des mendiants…très aisés !

Posted on 11 octobre 2009 (0)

mdiantLe phénomène des mendiants et des SDF ne cesse de prendre de l’ampleur dans la ville des rochers, favorisé, semble-t-il, par un manque de coordination des efforts entre les différents intervenants et l’insuffisance des moyens mis en place par les autorités locales en charge de ce secteur.

Interrogés à ce sujet, les responsables de la direction des affaires sociales ont reconnu le fait en indiquant que «la prise en charge de ces catégorie, qui est avant tout l’apanage des communes, doit être menée de concert par tous les secteurs concernés (santé, Protection civile, sûreté, justice, Croissant-Rouge, etc.). La commission instituée dans ce cadre il y a plusieurs mois par le wali n’est pas encore opérationnelle et n’a été installée qu’au cours du mois de ramadhan, quand ce phénomène avait atteint son paroxysme», à affirmé M. Rehaïlia, chargé de la communication au sein de la DAS. «Toutefois, cet organe va se réunir incessamment pour tracer son programme d’action afin de mettre en place des structures similaires au niveau de toutes les communes», a-t-il assuré.

Entre-temps, menant toujours les opérations sur le terrain, les responsables de la DAS viennent de lever le voile sur les nombreuses dérives que connaît le phénomène de la mendicité, devenue désormais une pratique très lucrative pour des individus et des familles sans foi ni loi. « Il faut des mesures dissuasives contre la mendicité car il y a maintenant de véritables réseaux organisés qui se livrent à cette activité qui rapporte gros».

Selon ce responsable, l’activité sur le terrain des brigades sociales de lutte contre la mendicité a démontré que 9O% des mendiants ont des familles et des ressources.

Citant de nombreux cas, il parlera de l’exemple de ce mendiant qui possédait des biens dans la commune du Khroub, où il se faisait construire une habitation, de cet autre chez lequel on a découvert une trentaine de millions de centimes en espèces, des familles utilisant leurs enfants dans la pratique de la mendicité sur la voie publique et qui ont été poursuivis en justice par la DAS, etc. Au mois de ramadhan dernier, il a révélé que des étudiantes de l’université, portant le niqab, ont été surprises en train de mendier à la mosquée Emir Abdelkader, ce lieu qui est considéré désormais par les mendiants comme une source de profits.

D’autres exemples de femmes qui mendient à l’insu de leur mari, de filles à l’insu de leurs parents, de femmes qui laissent leurs enfants seuls à la maison pour sortir faire la manche, ont été cités, démontrant par là toute l’étendue de ce phénomène social.

«Certes, précise M. Rehaïlia, en vertu d’un arrêté du wali, le mendiant peut être poursuivi en justice par la DAS qui a instruit plusieurs cas, et le code pénal par le biais de ses articles 195 et 196 prévoit jusqu’à 6 mois de prison ferme pour les auteurs. Mais une fois ramassés par les brigades et amenés à Diar Errahma, ils démontrent qu’ils ont de la famille et sont aussitôt libérés. De toute façon, de par sa vocation et sa destination, cet établissement ne peut pas les retenir et on les retrouve encore dans la rue ». Il a estimé le nombre de ces mendiants entre 9O et 12O individus, tous connus.

Sur un autre plan, M. Rehaïlia affirme que Constantine ne connaît pas le phénomène des enfants abandonnés. Pour cette catégorie, il dira que la DAS a adressé une correspondance aux services de la sûreté de wilaya demandant que tout enfant de moins de 18 ans ramassé de nuit sur la voie publique soit conduit immédiatement dans l’un des centres d’accueil de l’enfance placés sous son autorité. Il conclura en indiquant qu’à Constantine, le nombre des SDF est insignifiant et le situe entre 2O et 35 individus, qui demandent à être pris en charge dans des établissements spécifiques.

A. Mallem

Tchernobyl : une étude sanitaire sur la catastrophe

Posted on 24 septembre 2009 (0)

L’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a mis en place le projet d’Évaluation des pathologies induites par les contaminations chroniques en césium (EPICE). Cette étude débutée en avril 2005 avec la collaboration de chercheurs russes du MRRC (Médical Radiation Research Centre, Obninsk) et du BCDC (Bryansk Clinical Diagnosis Centre) vise à étudier la distribution du césium dans le corps des enfants vivant dans la région de Bryansk, région la plus contaminée de Russie par les retombées de Tchernobyl et àvérifier s’il existe un lien entre le niveau de contamination par le césium et les pathologies observées chez ces enfants.

L’étude EPICE vient d’être lancée par l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) pour vérifier s’il existe un lien entre le césium et les pathologies observées chez certains enfants, notamment « les pathologies non cancéreuses liées aux retombées de Tchernobyl ».

Un échantillon de 44 enfants a été constitué à partir de sujets présentant une des pathologies suivantes : troubles du rythme cardiaque, cataracte, ulcère gastroduodénal, anémie. Cet échantillon a été tiré dans la base de données du suivi médical des enfants âgés de 1 à 18 ans et vivant sur les territoires présentant une forte contamination en césium 137 (supérieure à 555 kBq/m²).

Les médecins du MRRC et du BCDC ont constitué un dossier médical pour chaque enfant, et un historique de leur contamination. Les 5 enfants présentant les niveaux les plus élevés de contamination par le césium 137 ont été ajoutés à l’échantillon.

TchernobylLes équipes du MRRC, du BCDC et de l’IRSN se sont alors rendues dans les hôpitaux locaux de Krasnaya Gora, Novozybkov et Gordejevka. Elles ont réalisé, chez les 49 enfants sélectionnés : des mesures anthroporadiamétriques de la répartition du césium 137 dans l’organisme (en particulier, cœur, thyroïde et foie) ; un électrocardiogramme ; des échographies cardiaque, thyroïdienne et hépatique ; un interrogatoire visant à préciser leurs antécédents médicaux.

Ainsi, les doses reçues par chaque enfant ont été reconstituées et les diagnostics des pathologies observées précisés à partir des informations recueillies dans la base de données, des examens réalisés sur leterrain et des explorations conduites en milieu hospitalier.

Les résultats obtenus au cours de la première phase du programme EPICE doivent conduire à des publications de rang international au cours des 2 années 2006-2008. On pourra établir s’il existe un lien de cause à effet entre les doses reçues par les enfants contaminés selon un mode chronique par le césium 137 et les pathologies inhabituellement observées dans ces tranches d’âge. Vous pouvez suivre l’évolution de ce travail sur le site de l’IRSN : http://www.irsn.org

Une escroquerie de six milliards en Algérie

Posted on 16 septembre 2009 (0)

Les éléments de la 4ème sûreté urbaine ont mis la main sur deux personnes impliquées dans une affaire d’escroquerie. Il s’agit des nommés A.H et H.R, âgés respectivement de 33 et 22 ans, qui avaient escroqué le nommé B.N d’une somme de 6 milliards de centimes.

L’affaire s’est déclenchée le 31 août dernier, suite à une plainte déposée par la victime, B.N, qui active dans le secteur de la vente des viandes surgelées, avait déclaré qu’il a été contacté par le nommé H.R (qui travaillait auparavant chez lui) et lui a proposé de lui fournir de la viande auprès d’un grand importateur établi à Alger qu’il connaissait par le biais du nommé A.H. Une fois l’accord conclu, la victime a commencé à verser des sommes importantes à H.R.

En trois mois, soit depuis le mois de juin, B.N a versé au mis en cause six milliards de centimes sans rien recevoir en contrepartie et, à chaque fois qu’il réclamait sa marchandises, H.R lui trouvait des prétextes. Ayant constaté que la situation financière des mis en cause s’était nettement améliorée et qu’ils avait acquis plusieurs voitures, B.N a commencé à douter d’eux.

L’enquête a dévoilé que les deux escrocs travaillaient avec l’argent de la victime pour leur propre compte. Ils ramenaient effectivement de la viande d’Alger et la commercialisaient à Oran. A.H et H.R ont été arrêtés le 8 septembre à Haï Akid Lotfi. Présentés devant le parquet pour escroquerie, H.R a été placé sous mandat de dépôt et A.H sous contrôle judiciaire.
J.B.