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Des familles de Médioni lancent un SOS

Posted on 13 octobre 2009 (0)

C’est la goutte qui a fait déborder le vase hier, chez les habitants de l’immeuble vétuste connu sous le nom de Haouch Choua, situé au 107, Rue Ould Tayeb, dans une impasse au quartier de Médioni. En effet, l’éclatement d’une conduite d’eaux usées au rez-de-chaussée de cette bâtisse menaçant ruine n’a fait qu’augmenter le courroux des six familles qui habitent les lieux.

Désemparés, les habitants ne savent plus à quel saint se vouer face à la dégradation de leur cadre de vie. Avant-hier, c’est l’effondrement partiel d’une pièce située au premier étage qui s’est produit, provoquant ainsi un dénivellement du sol et, par conséquent, un écroulement du plafond de l’habitation du voisin sise au rez-de-chaussée. A vrai dire, rien ne tient dans cette bâtisse de deux étages, affirment les concernés. Murs lézardés, toits à ciel ouverts, fuites d’eaux usées, en plus d’habitations d’une pièce seulement sans fenêtre.

Livrées à elles-mêmes, ces familles s’interrogent toujours sur le silence des autorités locales, malgré les nombreuses démarches entreprises pour remédier à ce calvaire quotidien. «Ces éclatements de conduites d’eaux usées sont fréquentes», signale-t-on, avant d’ajouter que les voisins recourent généralement aux moyens de bord pour éviter que ces eaux contaminent le réseau d’alimentation en eau potable.

«Mais jusqu’à quand allons-nous vivre dans des conditions pareilles ?», s’interrogent-ils. Larmes aux yeux, une mère de famille n’a pas hésité à cacher son mécontentement quant à la réaction des autorités locales et en particulier les services du secteur urbain qui n’ont jamais fait le déplacement, malgré la série noire des effondrements enregistrés durant les derniers mois. «Aucune commission ne s’est déplacée pour s’enquérir de notre situation, de l’état de santé de nos enfants, nous vivons dans une pièce sans fenêtre», clament-ils.

Outre la promiscuité, les locataires ont dénoncé les maladies que leur progéniture ont contracté dans ces conditions précaires. «Mes enfants sont asthmatiques et ont été hospitalisés à maintes reprises pour un suivi médical», dit une mère de famille. Une situation angoissante qui a conduit ces familles à alerter les autorités locales mais malheureusement rien n’a été fait pour apaiser leur souffrance. Hier, les sinistrés ont lancée un énième SOS au wali d’Oran pour prendre en charge leurs doléances, avant que le pire ne se produise. «Nous demandons à être relogés, car l’hiver approche et le risque d’agoniser sous les décombres nous hante l’esprit», ont-ils souligné.

K. Assia

Tripartite: «Seul le dossier du SNMG est à l’ordre du jour»

Posted on 28 septembre 2009 (0)

Tayeb Louh, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, a déclaré dans un point de presse, en marge du séminaire portant sur le rôle de l’inspection du travail dans la promotion du dialogue social dans l’entreprise, que «seul le dossier du SNMG (salaire national minimum garanti) figure à l’ordre du jour de la tripartite», dont la tenue des assises est prévue pour la fin de l’année. Il précisera qu’aucun autre dossier n’est à l’ordre du jour de la tripartite. La date de la rencontre gouvernement-représentants des travailleurs-patronat n’a pas été non plus fixée, selon le ministre.

Louh a affirmé que l’Algérie avait adopté le principe du dialogue social dans sa législation nationale, «qui s’est traduit concrètement par la mise en place de mécanismes de concertation à tous les niveaux». La concrétisation de ce principe «est évidente à tous les niveaux», en partant des négociations sectorielles jusqu’à l’entreprise, en passant par les concertations régulières qui se tiennent dans le cadre des réunions de la tripartite et de la bipartite, a indiqué le ministre, rappelant certains acquis réalisés dans le sillage de ce dialogue, notamment la conclusion du pacte économique et social.

Evoquant certains résultats enregistrés sur le terrain dans le cadre de ce dialogue, M. Louh a cité la concrétisation de «55 conventions sectorielles et 93 accords collectifs sectoriels», outre la réalisation de «2.893 conventions collectives d’entreprises et 13.606 accords collectifs d’entreprise». Louh insistera sur le dialogue en tant que moyen pour trouver des solutions aux multiples problèmes pouvant naître des transformations économiques et des effets de la mondialisation.

En ce qui concerne le rôle de l’inspection du travail, le ministre a indiqué que ses moyens matériels et humains se sont amplement renforcés et modernisés pour mieux contrôler les conditions de travail (et du coup accompagner les partenaires sociaux, travailleurs et employeurs) dans l’élaboration des conventions et accords ainsi que dans leur exécution.

Salah-Eddine K.