"Terrorisme" Archives

Amélioration de la circulation des Algériens en Europe ?

Posted on 24 novembre 2009 (0)

AlgérieL’Algérie oeuvrera au sein des pays du groupe 5+5 à l’amélioration des conditions de circulation, de séjour et d’établissement de ses ressortissants en Europe. C’est ce qu’a annoncé, lundi, le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni, qui prend part aux travaux de la 14ème Conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale (CIMO ou 5+5), qui ont débuté hier, dans l’île de San Servolo à Venise (Italie). Le 5+5 regroupe Espagne, Portugal, France, Italie, Malte, Maroc, Tunisie, Libye, Algérie, Mauritanie.

M. Noureddine Yazid Zerhouni, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, prend part à cette conférence qui se penchera notamment sur la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, ainsi que sur la circulation des personnes et la coopération dans le domaine de la Protection civile. Dans une déclaration à l’APS peu après son arrivée lundi à Venise, M. Zerhouni a souligné que «ce qui nous intéresse le plus, en tant qu’Algériens, c’est de chercher d’abord comment améliorer les conditions de circulation et de séjour de nos ressortissants et leur établissement dans les pays européens», a-t-il indiqué. Le ministre de l’Intérieur a mis en exergue, d’autre part, la nécessité de «ne pas négliger dans la lutte antiterroriste les efforts nécessaires qui doivent être fournis par toutes les parties» pour «ne pas alimenter la matrice idéologique du terrorisme».

Pour sa part, le ministre français de l’Immigration Eric Besson, dans une déclaration à l’AFP, a proposé la création d’un «visa commun méditerranéen» destiné à certains étudiants dont les Algériens. «Nous voulons ouvrir des opportunités pour les immigrés en situation régulière, favoriser leur mobilité et leur circulation», a-t-il expliqué, annonçant qu’il proposait à ses collègues «une expérience pilote pour les jeunes, la création d’un visa commun méditerranéen». Ce visa permettrait à des étudiants issus de filières d’excellence, comme les technologies de l’environnement ou l’aéronautique, «de se déplacer dans n’importe lequel des pays du 5+5, voire à terme des pays de l’Union pour la Méditerranée», a-t-il ajouté.

Ces étudiants auraient en outre accès à «une bourse méditerranéenne et à une première expérience professionnelle à la fin de leurs études».

M. Besson a également proposé aux ministres du 5+5 d’étudier les conditions dans lesquelles les candidats au statut de réfugié pourraient faire cette demande dans les pays de transit. Cette procédure permettrait par exemple à des candidats à ce statut issus de pays de l’Afrique sub-saharienne de demander la protection internationale à partir des pays de «transit» comme le Maroc, la Tunisie ou la Libye. «Nous devons pouvoir expliquer au candidat au statut de réfugié politique qu’il n’a pas besoin de prendre le risque de traverser la Méditerranée pour que sa demande soit examinée», a-t-il dit. De son côté, l’Europe s’engagerait à «répartir de façon équitable» en son sein les personnes qui obtiendraient ainsi ce statut.

La lutte contre le terrorisme, la circulation des personnes, ainsi que la coopération dans le domaine de la Protection civile, constituent les principaux thèmes inscrits à l’ordre du jour de cette 14ème Conférence des ministres de l’Intérieur des pays de la Méditerranée occidentale (CIMO ou 5+5).

Djamel Belaïfa

Zimbabwe : mise en cause du juge chargé du dossier Bennet

Posted on 13 novembre 2009 (0)

MugabeAu Zimbabwe, les avocats de la partie civile ont demandé au président du tribunal chargé du dossier Roy Bennet de démissionner en raison de son parti pris supposé en faveur de l’accusation.

Maître Béatrice Mtetwa a indiqué jeudi que le juge Chinembiri Bhunu avait fait des commentaires à l’occasion d’un cas similaire en 2006, donnant à penser qu’il partage le point de vue du parquet. Pour rappel, le prévenu, qui est proche du premier ministre Morgan Tsvangirai, est poursuivi pour terrorisme et trafic d’armes. L’affaire Roy Bennet est l’un des facteurs ayant empoisonné la cohabitation au sein du gouvernement d’union nationale.

Ancien fermier blanc de 52 ans, Roy Bennett avait été arrêté le 13 février, jour de la prestation de serment du gouvernement d’union formé par M. Tsvangirai et le président Robert Mugabe, dont il devait faire partie en tant que vice-ministre de l’Agriculture. Après de longues procédures judiciaires, Roy Bennett avait été inculpé pour terrorisme, sabotage et banditisme et libéré sous caution début mars.
Son poste au gouvernement est resté vacant jusqu’à présent.

Condamnation d’anciens agents de la CIA en Italie

Posted on 06 novembre 2009 (0)

CIALa justice italienne a condamné par contumace mercredi 23 anciens agents de la CIA, dont l’ancien chef du bureau milanais, à des peines de cinq à huit ans de prison pour l’enlèvement en 2003 d’un imam soupçonné de terrorisme.Trois autres ressortissants américains poursuivis pour les mêmes faits ont été acquittés, de même que l’ancien chef des services de renseignement de l’armée italienne, Nicolo Pollari, et son ex-adjoint.

En sus de ces condamnations, les personnes concernées doivent en outre verser un million d’euros à Hassan Moustafa Osama Nasr et 500 mille dollars à son épouse, au titre des dommages-intérêts. Le rapt d’Hassan Moustafa Osama Nasr dans les rues de Milan et son transfert extrajudiciaire vers l’Egypte, où il dit avoir été détenu et torturé jusqu’en 2007, renvoient au système clandestin mis en place par la CIA pour interroger les « suspects de terrorisme » après le 11-Septembre.

Le chef de la station de la CIA à Milan, Robert Seldom Lady, a écopé de huit ans de prison et les 22 autres cinq ans chacun. Deux Italiens impliqués dans les enlèvements ont été condamnés à trois ans de prison. Le porte-parole du département d’Etat américain, Ian Kelly a indiqué que l’administration Obama est déçue par ces verdicts.

Pour sa part, le directeur-adjoint de l’ONG américaine Human Rights Watch s’en réjouit. « La justice fait son travail en Italie ; elle devrait pouvoir le faire aux Etats-Unis » a-t-il dit, ajoutant : « évidemment, les accusés de la CIA sont bien à l’abri aux Etats-Unis parce que le gouvernement italien a refusé de demander leur extradition. »

Quant au juge Oscar Magi qui a prononcé les sentences, il a expliqué que ces décisions sont un message clair à tous les gouvernements, pour leur dire que même dans la lutte contre le terrorisme, les droits fondamentaux de la personne humaine, dont se prévalent les démocraties ne sauraient être ignorées. Source : Voice of America

Zuma : le Zimbabwe ne doit pas retomber dans l’instabilité

Posted on 23 octobre 2009 (0)

ZumaLe Zimbabwe ne doit pas retomber dans l’instabilité suite aux derniers désaccords au sein du gouvernement d’union nationale, a déclaré mercredi le président sud-africain Jacob Zuma. Il s’exprimait au terme d’une rencontre au Cap avec le Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai, qui boycotte depuis plusieurs jours le gouvernement d’union dans son pays.

Selon M. Zuma, le gouvernement sud-africain est prêt à faciliter la mise en application totale de l’accord de partage du pouvoir qui avait permis la formation d’un gouvernement d’union nationale au Zimbabwé en février.

La semaine dernière, M. Tsvangirai a déclaré que son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), cesserait de coopérer avec celui du président Robert Mugabe, la Zanu-PF, les qualifiant de malhonnêtes et peu fiables. Depuis, le premier ministre zimbabwéen effectue une tournée en Afrique australe pour expliquer aux dirigeants de la région sa décision de suspendre tout contact avec M. Mugabe. Celle-ci a été prise après la nouvelle arrestation de Roy Bennett, un membre du MDC. Ce dernier, qui a été inculpé de terrorisme et corruption, clame son innocence.

Par ailleurs, selon des responsables sud-africains, la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), présidée par le Mozambique, aurait décidé d’organiser une rencontre sur la crise au Zimbabwe la semaine prochaine.

Attentat-suicide contre les Gardiens de la révolution

Posted on 19 octobre 2009 (0)

iranUn kamikaze s’est fait sauter dans une ville de la province du Sistan-Balouchistan, dans le sud-est de l’Iran, à la frontière avec le Pakistan. Six commandants des Gardiens de la révolution ont été tués, ainsi qu’au moins 35 autres personnes. On signalait des dizaines de blessés.

Le kamikaze a fait détonner sa bombe lors d’une réunion entre Gardiens de la révolution et des dirigeants des communautés sunnites et chiites. Selon certains média iraniens, le groupe des Joundollah (« Soldats de Dieu ») a revendiqué l’attentat-suicide, mais ce mouvement armé sunnite n’a fait aucune déclaration.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères iranien a déclaré que les auteurs de l’attaque étaient venus du Pakistan. Le Président Mahmoud Ahmadinejad a juré de faire appréhender et punir les responsables de ces violences.

A Washington, le porte parole du département d’État américain, Ian Kelly, a condamné l’attentat, le qualifiant d’acte de terrorisme. Il a démenti catégoriquement que les États-Unis soient impliqués dans cette affaire.

Afghanistan : 12 morts dans un attentat à Kaboul

Posted on 08 octobre 2009 (0)

AfghanistanLe bilan provisoire de l’attentat-suicide contre l’ambassade de l’Inde à Kaboul est de 12 morts et plus de 60 blessés, dont certains grièvement. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier visant perpétré contre les autorités indiennes en Afghanistan depuis les attaques de juillet 2008. A vingt-quatre heures d’intervalle, Islamabad, Kaboul et Karachi avaient connu un énième drame, une ixième manifestation des périls terroriste et obscurantiste se ruant inlassablement à l’assaut des fragiles édifices étatiques afghan et pakistanais.

En juillet 2008, alors que se dispersait une manifestation jusqu’alors certes tendue mais non-violente, un kamikaze s’était précipité sur les forces de l’ordre et actionne son mécanisme explosif ; une vingtaine de membres des forces l’ordre laissèrent la vie dans ce nouvel attentat-suicide perpétré au Pakistan. A 400 kilomètres vers l’ouest, Kaboul, une voiture chargée d’explosifs fonce à vive allure en direction de l’ambassade de l’Inde ; son conducteur actionne le détonateur alors que le véhicule percute les grilles d’enceinte du bâtiment diplomatique à proximité duquel se presse en cette heure matinale une foule déjà dense ; une quarantaine de victimes (ainsi que près de 200 blessés) sont à déplorer. La veille, dans la province orientale du Nangarhar, vingt-deux civils afghans auraient péri sous les bombes des forces de la coalition, celles-ci ayant selon les premières analyses confondu une cérémonie de mariage regroupant plusieurs dizaines de participants avec une concentration de militants…

Certitudes contre interrogations.

A priori, la trame des événements pakistanais parait plus lisible que sa parente afghane. Un an après l’épisode de « la Mosquée Rouge » (1), les islamistes, bien appuyés par la nébuleuse terroriste Al-Qaida, démontrent au(x) pouvoir(s) combien ils entendent lui faire payer le « prix de la trahison », et frapper à retardement sur les lieux mêmes du drame où les troupes d’élite avaient donné l’assaut 12 mois plus tôt. L’actuel flou artistique entourant l’architecture du pouvoir à Islamabad depuis cinq mois (2) et les « véritables » responsabilités et intentions de chacun (3), l’hardiesse de plus en plus marquée des islamistes et autres Talibans, leur ascendance progressive sur les « nouvelles » autorités (cf. 1er min. Y.R. Gillani) — à la recherche elles-aussi d’une « rupture » dans leur approche du dialogue avec les militants –, ont chacune à leur mesure contribué à la faisabilité de ce nouvel acte terroriste qui aura surpris peu d’observateurs ; mais fait une fois encore trop de victimes innocentes. Il est malheureusement à craindre que de ce pays où semblent parallèlement se multiplier les zones grises (4), se confirmer l’inaptitude des divers pôles de pouvoir à coopérer efficacement sur les dossiers critiques (terrorisme, islamisme, sécurité) et se dégrader rapidement un environnement économique par nature précaire, ne nous parviennent sous peu de prochaines « mauvaises » nouvelles.

Attentat meurtier

L’attentat contre l’ambassade indienne à Kaboul, parmi les plus meurtriers perpétrés dans la capitale afghane ces 7 dernières années, soulève davantage d’interrogations. S’il s’avère que le bâtiment diplomatique, par ailleurs situé près du ministère de l’Intérieur, ait bien été l’objectif du kamikaze, pourquoi les instigateurs ont-ils retenu cette atypique cible indienne ? Si l’on ne peut s’associer au raisonnement des terroristes quels qu’ils soient, on peut en revanche esquisser l’idée qu’en perpétrant un tel acte, ces derniers synthétisent un « quatre-en-un » conforme à leur agenda :

- en frappant à nouveau (5) au cœur de la capitale afghane, qui plus est à proximité du ministère de l’Intérieur, deux mois après un précédent hautement symbolique (6) et nonobstant une forte présence militaire étrangère, les « terroristes » démontrent combien la sécurité est précaire, les autorités et la population à la merci des scenarios les plus extrêmes, les acteurs radicaux confiants et omnipotents ; l’administration du Président H. Karzai, ses « sponsors » et soutiens étrangers de l’OTAN, sont défaits à intervalles réguliers dans Kaboul intra-muros. De là à revendiquer alors une autorité digne de ce nom dans les 34 provinces du pays…

- la désignation de la « cible indienne » répond probablement au dessein combiné de meurtrir un objectif accessible (cf. présence quotidienne de plusieurs dizaines de personnes : demandeurs de visas) dont la proximité du régime Karzai est notoire. Bien loin est désormais le temps où New Delhi, « allié stratégique » de Moscou, cautionnait la douteuse invasion de l’Afghanistan par l’Armée Rouge (1979-88). Entre les administrations H. Karzai (diplômé de l’Université indienne de Shimla, où il étudia entre 1979 et 1983) et Manmohan Singh, les relations sont autrement meilleures que celles, crispées, mal aisées, structurant les tortueux rapports pakistano-afghans. De 2001 à nos jours, l’Inde a investi 800 millions US$ dans la reconstruction de l’Afghanistan post-taliban : réhabilitation de bâtiments (édification du nouveau Parlement), construction de routes et d’hôpitaux, déploiement de moyens de télécommunications, formations in situ (santé ; informatique ; langues) et en Inde (1000 Afghans /an), fourniture de véhicules civils (400 bus et 200 minibus) et militaires, de 3 Airbus pour l’embryonnaire compagnie aérienne Ariana, etc. Une coopération presque exemplaire, au point assurément d’irriter certains acteurs pakistanais, dont les velléités d’ingérence sur le sol afghan se couplent plus souvent que de nature d’une posture ouvertement indophobe. Or, quel inconfort de se trouver pris en tenaille par un binôme indo-afghan, solidaire dans la reconstruction et la méfiance vis-à-vis d’Islamabad…. Certes, il est vrai que l’Inde n’en est pas à son premier revers, sa première blessure en Afghanistan ; dans un passé récent, ses consulats de Jalalabad et Herat ont déjà subi attaques, assauts et destruction ; ses expatriés (ouvriers, techniciens, ingénieurs, personnels humanitaires) kidnappings, rackets et assassinats. Néanmoins, jamais le message n’avait été si fort, la magnitude de l’horreur si recherchée. Sous-entendue sans détour depuis Kaboul et New Delhi, la participation d’une « filière pakistanaise » à cet attentat n’a pas été longue à être évoquée.

- on ne peut non plus exclure du champ des motivations des responsables de cet attentat la volonté d’atteindre indirectement les Etats-Unis, ou à tout le moins, de tempérer les ardeurs de Washington vis-à-vis de son nouvel « allié stratégique » indien. En effet, si l’Inde est solidement investie sur le champ de la reconstruction en Afghanistan et le développement de liens politiques plus étroits avec la puissante Amérique, elle ne déploie pour l’heure « que » de « simples » civils (environ 3000), et non des militaires. D’où les demandes américaines d’un investissement indien plus encore substantiel en terre afghane, quelles qu’en prennent les formes. A un an des prochaines élections générales en Inde (mai 2009), alors que le gouvernement Singh subit déjà une fronde en bonne et due forme de la part de divers soutiens (7) hostiles à la précipitation comme à la forme du « rapprochement » indo-américain (8), New Delhi a saisi la tonalité menaçante, les dommages collatéraux, humains et politiques, de cette ouverture à marche forcée vers un partenariat indo-américain trop étroit. Si cette dynamique ne devrait pas être remise en cause par l’attentat de Kaboul, nul doute cependant que les décideurs indiens conserveront à l’avenir à l’esprit les risques induits par cette configuration diplomatique et stratégique inédite.

Mais il était dit que le pouvoir indien, en ce lundi noir de juillet, ne serait décidemment pas le seul à panser les plaies de ce sempiternel fléau terroriste régional. En fin de journée, 1000 km plus au sud, sur les rives de la mer d’Arabie, six explosions de faible puissance secouent la capitale économique du Pakistan, Karachi. En moins d’une heure, en des lieux distincts de cette mégalopole méridionale à la réputation et aux humeurs sulfureuses, les rumeurs et les craintes les plus folles se répandent d’un bout à l’autre de la ville. « Des explosions visant davantage à créer la panique au sein de la population et à affaiblir les autorités qu’à verser le sang », commente un spécialiste pakistanais. Des détonations qui intervinrent dans des secteurs où la communauté pachtoune (ou pathane ; 15% de la population totale) est significativement représentée, en cette Karachi du Sindh, fief des Mohajirs (9), théâtre régulier de violents affrontements intercommunautaires et interconfessionnels (chiite / sunnites) ; d’attentats terriblement mortels également (10). De là à déduire une possible trame communautaire à cette série de bombes il n’y a qu’un pas à franchir. Il n’empêche ; un mort et plusieurs dizaines de blessés s’additionnent à un bilan humain régional déjà par trop intolérable.

Source : Institut de Relations Internationales et Stratégiques 2 bis, rue Mercoeur – 75011 PARIS

(1) Le 10 juillet 2007, après plusieurs jours de discussions stériles et d’intimidations réciproques entre fondamentalistes radicaux et forces de l’ordre, le Président Musharraf ordonne l’assaut du complexe politico-religieux de la Mosquée Rouge (Lal Masjid), au lieu de la défiance à l’endroit du pouvoir en place et des prêches enflammés en faveur du Jihad, située en plein centre d’Islamabad. Le bilan humain sera lourd (une centaine de victimes). Par la voix du n°2 d’Al Qaida, la nébuleuse terroriste promit au gouvernement pakistanais de lui rendre coup pour coup, tout en incitant la population à se soulever contre l’administration Musharraf.

(2) Les élections générales de février 2008 et la victoire des forces démocratiques du PPP (dynastie Bhutto) et de la PML-N (Nawaz Sharif).

(3) Comprenez le gouvernement et ses divers « partenaires » (dont le PML-N de Sharif), le président P. Musharraf, l’armée et les services secrets.

(4) Tout particulièrement dans la vallée de Swat, dans les zones tribales et le fameux sud-Waziristan, ou encore Peshawar (NWFP) et sa périphérie, où une opération armée de grande ampleur à été initiée la semaine passée afin de repousser l’emprise grandissante des militants, des talibans, sur ces régions frontalières confinant avec l’Afghanistan.

(5) Attentat contre l’hôtel Serena en janvier 2008 (2 morts), établissement de standing fréquenté par les visiteurs étrangers.

(6) Attaque à la roquette lors d’un défilé militaire à Kaboul, auquel prenait notamment part le Président H. Karzai.

(7) Dont des formations de gauche et de centre-gauche, au premier rang desquels le Communist Party of India, fort de ses 59 députés au Lok Sabha (Assemblée Nationale), précieux soutien extérieur du gouvernement Singh.

(8) Les critiques se focalisent notamment sur l’accord de coopération nucléaire civile négocié depuis juillet 2005 entre Washington et New Delhi. Ses détracteurs indiens dénoncent notamment son coût excessif sur l’indépendance de la politique étrangère nationale.

(9) La communauté Mohajir regroupe les musulmans indiens qui ont décidé, lors de la création de l’Inde et du Pakistan en août 1947, de devenir citoyens pakistanais et de migrer vers cette République islamique. Né en Inde, le Président P. Musharraf appartient à cette communauté.

(10) cf. l’attentat d’octobre 2007 qui, visant Benazir Bhutto (ancien 1er ministre) le jour même de son retour au pays, fit 150 victimes parmi ses sympathisants.

Un destroyer américain accoste au port d’Alger

Posted on 05 octobre 2009 (0)

port«Nous sommes extrêmement fiers d’avoir l’opportunité de travailler avec la Marine algérienne», a déclaré, hier, le Commanding Officer Brian C. Moum, commandant de l’USS «Arleigh Burke» (DDG 51), lors d’une visite guidée à bord du destroyer de 1ère classe.

Le navire de guerre de la Marine américaine a sillonné une bonne partie de l’Afrique avant de passer par Alger pour une visite entrant dans le cadre de la coopération avec la Marine algérienne. Une mission qu’effectue ce navire de guerre avec «plusieurs pays dans le cadre de la sécurité maritime», affirme Cdr. Brian C. Moum. Le destroyer de la Marine américaine fera une halte de trois jours dont une journée consacrée à des manoeuvres communes en mer. Pour le commandant du navire, cette opportunité de coopération avec la Marine algérienne sert surtout à «apprendre à travailler ensemble» dans les domaines très variés, avec notamment des exercices communs, d’opérations d’embarquement, d’échange d’équipages avec celui d’un navire algérien, et des manoeuvres de communications en matière de rapprochement en pleine navigation.

Ces manoeuvres ne couvrent pas spécialement des domaines de la lutte contre le terrorisme ou contre la piraterie. «Nous ne sommes pas spécialisés dans la lutte antiterroriste ni dans la lutte contre la piraterie, mais nous allons apprendre des compétences pour ces aspects et pour d’autres comme la lutte contre l’émigration illégale et le trafic de drogue», nous précise le Commanding Officer Brian C. Moum qui commande un équipage d’environ 300 personnes.

Qu’est-il attendu de cette visite ? «Nous apprenons toujours des autres. Aussi bien sur les aspects humains (population) que dans les aspects techniques de notre métier», affirme Brian Moum qui tient à préciser que lui et son équipage ont «observé un haut niveau de professionnalisme chez les forces navales algériennes» et qu’il est «extrêmement fier d’avoir cette opportunité de travailler» avec des équipages de la Marine nationale.

L’USS «Arleigh Burke» porte le nom des manoeuvres en surface effectuées en 1963 par la Marine américaine dans les îles de Cap St George. Après les explications de la mission de 3 jours qu’effectue ce navire à Alger, les journalistes ont eu droit à une visite guidée des composantes de ce destroyer et des explications des cas d’utilisation des différentes armes dont il dispose comme le canon «Mark 45», plusieurs catégories de missiles Tomahawk (y compris des missiles antiaériens et antimissiles), des torpilles et des caméras thermiques.

Avant d’accoster au quai n°9 du port d’Alger, l’USS «Arleigh Burke» (qui fait environ 160 m de long et 18 m de large) avait déjà eu plusieurs autres haltes notamment aux ports de Djibouti, des îles Seychelles, de l’île de la Réunion, de la Tanzanie, et en Afrique du Sud. Après son départ d’Alger, il fera une «petite halte en Méditerranée» pour «faire des provisions avant de rentrer aux USA».

Mohamed Mehdi

Trois terroristes devant une cour fédérale américaine

Posted on 21 septembre 2009 (0)

Trois hommes d’origine afghane ont été interpellés samedi soir par la police fédérale américaine, le FBI, dans les États du Colorado et de New York, au motif qu’ils avaient fait de fausses déclarations dans le cadre d’une enquête touchant au terrorisme international ainsi qu’à l’intérieur même des États-Unis.

Il s’agit de Najibullah Zazi (24 ans) et d’un indicateur de la police, Ahmad Wais Afzali (37 ans), deux afghans résidant légalement aux États-Unis. Également interpellé : le père de Zazi, Mohammed Wali Zazi (53 ans), naturalisé américain et qui habite avec son fils à Aurora, dans l’État du Colorado, tandis qu’Afzali réside à Flushing dans le quartier de Queens à New York.

Les trois suspects, qui devaient comparaître devant une Cour fédérale aujourd’hui, sont accusés d’avoir délibérément et en toute connaissance de cause fait de fausses déclarations au FBI. S’ils sont reconnus coupables, ils risquent jusqu’à 8 ans de réclusion.

Toujours selon le FBI, Najibullah Zazi s’est rendu au Pakistan en août 2008 et n’est pas revenu aux États-Unis avant 2009. Durant son séjour, il serait resté en contact avec son père et avec Afzali. A l’occasion de conversations téléphoniques, sous écoute, les trois hommes auraient dit être conscients de faire l’objet d’une surveillance de la part des autorités américaines. Le préfet de police de New-York, Raymond Kelly, a dit à la presse dimanche que lors du passage à New York début septembre de Najibullah Zazi, le FBI avait pu fouiller sa voiture de location, où elle avait découvert un ordinateur portable.

FBI« Dans cet ordinateur, on a trouvé 9 pages manuscrites sur des fusibles, ou les moyens de rassembler plusieurs détonateurs pour produire une explosion plus puissante » a expliqué M. Kelly

On reproche au jeune Zazi d’avoir dit ignorer l’existence de ces notes manuscrites. De surcroît, pendant son interrogatoire, il aurait reconnu avoir appris à manier des armes et des explosifs dans un camp d’Al-Qaïda dans les régions tribales du Pakistan. Najibullah Zazi aurait démenti toute implication dans un complot terroriste.

Afzali aurait menti lors d’une interview avec le FBI lorsqu’il aurait déclaré n’avoir pas informé le jeune Zazi, ni son père, que les autorités s’intéressaient à leurs activités. Mohammed Zazi est à son tour accusé d’avoir menti à la police fédérale lorsqu’il aurait démenti connaître Afzali, ou lui avoir parlé.

L’enquête ne fait que commencer, a souligné le préfet Kelly, suggérant que d’autres arrestations pourraient avoir lieu. Un haut responsable pour la sécurité nationale du ministère de la Justice, David Kris, a précisé que les autorités n’avaient pas connaissance de plans spécifiques des suspects en vue d’une attaque.

Le monde se souvient des attentats du 11 septembre 2001

Posted on 11 septembre 2009 (0)

Il y a huit ans, jour pour jour, les terroristes du réseau Al-Qaida frappaient l’Amérique, faisant près de 3 000 morts. a cette ocasion, le président Obama, la première dame Michelle Obama et 150 travailleurs de la présidence américaine ont observé, à la Maison blanche, une minute de silence à 8 :46, heure à laquelle lepremier avion percutait le World Trade Center à New York. Le patron de la Maison-Blanche ,a par la suite, présidé une cérémonie du souvenir au Pentagone, autre complexe attaqué par les terroristes en 2001.

Barak Obama a réaffirmé, aujourd’hui, sa détermination à vaincre le terrorisme. Sous une pluie battante le chef de l’exécutif américain a lancé, devant le Mémorial du Pentagone, un appel à ses compatriotes pour qu’ils restent unis dans cette lutte.

« Réitérons notre détermination à résister à ceux qui ont perpétré cet acte barbare, et qui continuent de comploter contre nous. S’agissant de défendre la patrie, nous resterons intraitables et constants dans la traque engagée contre Al Qaida et de ses alliés extrémistes », a déclaré Barack Obama.

11septembrePrès de l’endroit où, il y a huit ans, un avion détourné a frappé l’immense complexe administratif du Pentagone, provoquant la mort de 184 personnes, M. Obama a promis de tout mettre en œuvre pour protéger l’Amérique. Le rappel du sentiment de communauté de destin qui s’est emparé de l’ensemble de la nation après les attentats du 11 septembre constitue, a-t-il poursuivi, le démenti le plus cinglant qu’on puisse opposer aux terroristes qui les ont perpétrés.

« En ce jour où d’autres ont tenté de saper notre confiance en nous-mêmes, réaffirmons notre aspiration commune. Souvenons-nous comment nous sommes devenue une seule nation en tant qu’Américains », a dit le chef de l’exécutif.

Parmi les quelques 500 participants à la cérémonie de ce matin, figuraient des survivants de l’attentat contre le Pentagone et des parents de victimes, victimes innocentes auxquelles Barak Obama a rendu un vibrant hommage.

Le président américain a également rendu hommage aux agents de sécurité qui ont promptement réagi, ainsi qu’aux militaires qui sont montés au front pour défendre la patrie. Barak Obama et le secrétaire à la Défense, Robert Gates, se sont ensuite entretenus avec les familles des victimes.

A New York, des parents de victimes brandissant les photos des disparus ont convergé vers le World Trade Center, alors que des sonneries de cloches retentissaient dans les églises. Le vice-président Joseph Biden a déposé une gerbe de fleurs sur le site des attentats.

Les aveux des chefs d’Etat africains

Posted on 02 septembre 2009 (0)

La session spéciale de l’Union africaine UA, consacrée aux conflits dans le continent, s’est achevée lundi soir à Tripoli par l’adoption de la déclaration de Tripoli et d’un plan d’action, pour trouver des solutions urgentes aux crises et conflits en Afrique.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA ont réaffirmé leur volonté à «mobiliser tous les moyens et ressource humaines nécessaires et à saisir toutes les opportunités pour promouvoir et faire progresser l’agenda de prévention des conflits, de rétablissement et de maintien de la paix, ainsi que la reconstruction post-conflit». A cette fin, les Etats africains se sont engagés, dans cette déclaration à «accélérer la mise en place intégrale de l’architecture continentale de paix et de sécurité, en affinant, tant que besoin, les dispositions existantes pour faciliter leur mise en oeuvre». Ils ont également réitéré leur détermination à redoubler d’efforts pour s’attaquer, de manière globale et systématique, aux causes profondes des conflits, y compris à travers la mise en oeuvre des instruments existants dans les domaines des droits de l’Homme, de l’Etat de droit, de la démocratie, de la bonne gouvernance, du contrôle des armes, ainsi que du bon voisinage. Ils demandent, en outre, au président de la Commission de l’UA de prendre toutes les mesures nécessaires pour «renforcer les capacités de la Commission à mieux relever les défis de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur le continent». Par ailleurs, les chefs d’Etat et de gouvernement africains expriment leur «préoccupation» face à la résurgence des changements anticonstitutionnels de gouvernement, ce qui constitue, a-t-on souligné, «un sérieux revers» dans le processus de démocratisation. Ils ont également dénoncé la tendance émergente de conflits et de violence liés aux élections, les menaces posées par le terrorisme, le trafic de stupéfiants, la criminalité transnationale organisée et la piraterie, ainsi que la persistance des conflits et des différends frontaliers. Pour cela, ils ont réaffirmé leur engagement à faire tarir les sources de financement du terrorisme, notamment celles qui proviennent du versement de rançons dans le cadre des prises d’otages et ce, conformément à la décision prise lors du dernier sommet de l’UA à Syrte, en Libye.

Le plan d’action appelle notamment les pays membres ayant promis des contributions en troupes à la force africaine de paix en Somalie (Amisom) à honorer «rapidement» leurs promesses et «fournir le soutien nécessaire à l’Amisom et au gouvernement somalien de transition (TFG), y compris en ressources financières, en effectifs, équipements et formation». Le sommet a appelé par ailleurs à un congrès international pour discuter d’une résolution internationale au sujet de la piraterie en Somalie. En ce qui concerne le Darfour, les chefs d’Etat ont souligné la nécessité de garantir «une avancée rapide dans les efforts visant à réaliser la paix, la sécurité, la justice et la conciliation au Darfour».

L’Union africaine a en outre affirmé son appui aux efforts en cours des Nations unies pour surmonter l’impasse actuelle dans laquelle se trouve le conflit du Sahara occidental. Les chefs d’Etat ont réaffirmé également leur appui aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU qui appellent à des négociations directes entre les deux parties (le Front Polisario et le Maroc) sans conditions préalables, en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable devant permettre l’autodétermination du peuple sahraoui conformément aux principes de la charte des Nations unies. Dans son rapport présenté devant cette session spéciale, le président de la Commission de l’UA, M. Jean Ping, a indiqué que le conflit du Sahara occidental est «toujours dans l’impasse», en raison, a-t-il expliqué, de la «polarisation des positions des parties et, plus récemment, du fait de l’insistance du Maroc que sa proposition d’autonomie est la seule base de négociations dans les pourparlers avec le Polisario, bien que le Conseil de sécurité de l’ONU ait pris note des propositions respectives des deux parties, telles que soumises en avril 2007».

Les travaux de la session spéciale de la Conférence de l’Union africaine (UA) ont débuté lundi à Tripoli, avec la participation de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, dont le président Bouteflika. Cette session avait pour objet de discuter du règlement des conflits en Afrique, à l’initiative du guide de la révolution libyenne, Mouamar El Gueddafi, également président en exercice de l’UA.

Djamel Belaïfa