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Le projet de l’AIEA fustigé par des parlementaires iraniens

Posted on 02 novembre 2009 (0)

AIEADes parlementaires iraniens influents ont rejeté le projet de l’Agence internationale de l’énergie atomique pour trouver une solution aux préoccupations suscitées par le programme nucléaire de l’Iran.

La Commission à la sécurité nationale du parlement iranien est complètement opposée à la proposition de livrer un uranium enrichi à 3,5% en échange d’un uranium enrichi à 20%, a déclaré le président de cette commission, Alaeddin Boroujerdi cité par les médias officiels iraniens. Rien de garantit que l’Iran recevrait en échange l’uranium enrichi promis par l’accord, a ajouté M. Boroujerdi.

Le gouvernement iranien aurait dit à l’AIEA qu’il souhaite garder la quantité d’uranium nécessaire à ses réacteurs avant d’en envoyer à l’étranger. Un autre député de premier plan, Kazem Jalali, a dit à la télévision iranienne que Téhéran n’était pas du tout sûr que l’Occident respectera les termes de l’accord envisagé par l’AIEA.
Pour sa part, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a dit espérer que les négociations avec les puissances nucléaires continueront, mais il a souligné que son pays a toujours du mal à faire confiance aux puissances occidentales en ce qui concerne les négociations sur son programme nucléaire.

Nucléaire : le « oui, mais… » de Téhéran à l’AIEA

Posted on 30 octobre 2009 (0)

0L’Iran a donné sa réponse initiale au plan onusien de faire enrichir son uranium à l’étranger. Celle-ci n’a pas été rendue publique, mais Téhéran semble avoir posé quelques conditions à ce plan.

Le représentant de l’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique – l’AIEA – dit que son pays a adopté une approche positive concernant les pourparlers sur l’enrichissement de l’uranium. Dans une interview diffusée par une chaîne de télévision iranienne, Ali Asghar Soltanieh semble toutefois minimiser la portée des discussions actuelles et laisse entendre que d’autres pourparlers sont nécessaires.

« Lors d’une telle réunion, qui est essentiellement une discussion technique entre l’Iran et AIEA, les préoccupations techniques et économiques doivent être prises en considération lorsqu’il s’agit des modalités de fourniture de combustible », a-t-il déclaré.

Ces allusions de Soltanieh semble renforcer les informations selon lesquelles l’Iran cherche à poser des conditions au plan original. L’AIEA veut que l’Iran envoie la plupart de ses réserves d’uranium en Russie pour être enrichie à 20%, un degré suffisant pour des besoins énergétiques mais pour des armes nucléaires.

Cet uranium enrichi devra ensuite être expédié en France pour être transformé en crayons ou plaques nucléaires, puis retourné en Iran d’ici la fin de l’année.Selon les médias iraniens, Téhéran veut bien envoyer son uranium à l’étranger, mais de manière graduelle. L’Iran se plaint, par ailleurs, du rôle de la France dans ce processus. Paris, on s’en souvient, avait pris une position particulièrement ferme vis-à-vis du programme nucléaire iranien.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a assuré, de son côté, que son pays coopèrera avec l’AIEA. Toutefois, il a souligné que l’Iran ne renoncera pas à ce qu’il a appelé « ses droits nucléaires. »