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Iran : 30e anniversaire de la prise de l’ambassade américaine à Téhéran

Posted on 05 novembre 2009 (0)

iran_electionsL’Iran célèbre aujourd’hui le 30ème anniversaire de la prise de l’ambassade des États-Unis à Téhéran avec des manifestations anti-américaines. L’occasion pour les opposants de protester à nouveau contre le gouvernement iranien.

Des milliers d’Iraniens se sont rendus au rassemblement organisé par le gouvernement devant l’ancienne ambassade américaine à Téhéran. La foule scandait « Dieu est grand » et « Mort à l’Amérique » alors que le récit des événements de 1979 résonnait dans les haut-parleurs. Le 4 novembre 1979, des étudiants islamistes avaient pris d’assaut l’ambassade américaine et retenu en otage 52 Américains pendant plus d’un an.

La prise de l’ambassade avait représenté une victoire pour la nouvelle République islamique qui avait renversé un peu plus tôt le régime du Shah, soutenu par les États-Unis.
Mais 30 ans plus tard, une nouvelle vague de manifestants défie le gouvernement iranien, en particulier après la réélection controversée du Président Mahmoud Ahmadinejad en juin.

Les opposants ont tenu une contre-manifestation mercredi à Téhéran, la dernière en date d’une série de rassemblements organisés pour protester selon eux contre la fraude massive lors de la réélection d’Ahmadinejad. D’après plusieurs témoignages, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

La veille de cet anniversaire, Barack Obama a déclaré : « Cela fait trente ans qu’on nous dit ce à quoi le gouvernement iranien est opposé. Désormais, la question est de savoir quel type d’avenir il souhaite ».

Guinée : les Forces vives posent des conditions à Compaoré

Posted on 07 octobre 2009 (0)

Guinée2Le leader guinéen Moussa Dadis Camara a accueilli le présdient Blaise Compaoré à l’aéroport de Conakry mais les Forces vives de Guinée posent des conditions à la rencontre de Ouagadougou.

En visite à Conakry lundi, le président Blaise Compaoré, médiateur de la CEDEAO, a proposé aux parties guinéennes une rencontre en terrain neutre, à Ouagadougou, après la vague de violence qui a fait plus de 150 morts en Guinée la semaine dernière.

A l’issue d’une réunion tenue à Conakry, les Forces vives guinéennes ont décidé de ne pas se rendre dans la capitale burkinabè. « Nous avons réitéré qu’il fallait, absolument, d’abord le départ du chef de la junte et la dissolution du CNDD, la mise en place d’un gouvernement de transition, ensuite la mise en état d’arrestation et leur traduction devant les juridictions de tous les officiers de la garde présidentielle qui ont conduit les opérations de représailles, tueries, des viols au stade du 28 septembre », a déclaré François Lonsény Fall, leader du Front Uni pour la Démocratie et le Changement(FUDEC).

La junte au pouvoir, elle, s’est déclarée favorable a cette rencontre » Le président Compaoré « a de l’expérience, il a de la sagesse et c’est un personnage suffisamment crédible aujourd’hui pour être donc désigné médiateur de la crise guinéenne », a expliqué Frédéric Kolie, ministre guinéen de l’Administration du territoire et des affaires politiques.

Grippe A : l’OMS redoute une « irruption explosive »

Posted on 04 octobre 2009 (0)

H1N1-employeL’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) redoute une « irruption explosive » de la pandémie de grippe A (H1N1) dans les pays pauvres. En plus de la promesse de plusieurs millions de doses de vaccins, l’OMS demande une aide financière urgente aux pays riches. L’Agence européenne du médicament (EMEA) a donné son feu vert pour trois vaccins contre la grippe A, dont le vaccin sans adjuvant des laboratoires Baxter.Il s’agit de Focetria du groupe Novartis, de Pandemrix de GlaxoSmithKline et de Celvapan de Baxter. Mais les pays pauvres ne peuvent pas acheter les vaccins nécessaires pour couvrir leurs populations

Le virus de la grippe A (H1N1) continue à être le virus grippal prédominant dans l’hémisphère Sud où la vague épidémique A (H1N1) est sur le point de prendre fin, à l’exception de quelques pays seulement.

Dans l’hémisphère Nord en revanche, la circulation du virus H1N1 est modérée mais la tendance est à l’augmentation dans certains pays, notamment aux Etats-Unis, au Japon et au Mexique. En fin de semaine 38 (du 14 au 20 septembre), le total mondial cumulé de décès depuis le début de la pandémie est de 4 094 (InVs). Il est aujourd’hui de 4.100 dans 191 pays et territoires.

Une « irruption explosive » de la pandémie grippale est possible dans les pays les plus pauvres de la planète qui ont besoin d’une aide financière d’urgence pour se procurer des doses de vaccin en quantité suffisante, a averti l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) depuis Istanbul.

En Afrique sub-saharienne, en semaine 38 (du 14 au 20 septembre), 23 pays ont déclaré des cas de A (H1N1) 2009 ; le nombre de cas et de décès sont par ordre décroissant : Afrique du Sud (11253, 47), Tanzanie (97), Kenya (85), Île Maurice (69, 8), Mozambique (63, 2), la Namibie (58, 1), le Cap Vert (46), Madagascar (16, 1), la Zambie (16), le Ghana (14, 1), l’Ouganda (14), l’Angola (11), le Zimbabwe (5), le Cameroun (4), l’Éthiopie (4), les Seychelles (3), la Côte d’Ivoire (2), la République Démocratique du Congo (1), le Gabon (1), et le Malawi (1).

L’activité grippale due à A (H1N1) 2009 paraît stable en Afrique du Sud par rapport à la semaine dernière. Dans ce pays, 20 des 47 décès cumulés sont survenus chez des femmes enceintes. A Madagascar, en semaine 36, les consultations pour syndromes grippaux ont augmenté.

Au cours de la semaine 37 (du 7 au 13 septembre), la pandémie A (H1N1) 2009 a continué à augmenter au Népal, et elle a commencé à diminuer au Sri Lanka. Dans la plupart des autres pays en dehors de la Chine et du Japon et durant les semaines 35 et 36, le virus a continué à circuler à un niveau comparable
au niveau attendu pour la saison.

La situation est stable et les cas enregistrés sont quasi exclusivement des cas importés, il a été enregistré en Algérie 49 cas, au Maroc 143 cas (au 17/9/2009), en Libye 19 cas (au 24/8/2009) et en Tunisie 73 cas (au 23/9/2009). En Tunisie un premier cas groupé en milieu scolaire a été signalé le 18/9/2009, dans un lycée Français de la capitale.

Les pays arabes qui ont signalé des cas et des décès sont dans l’ordre : Arabie Saoudite (4119/28), le Koweït, (2451/ 7) Oman (1617, 19), Égypte (860/2), le Liban (761/ 2) la Qatar (450/2), Bahreïn (253/3), l’Iraq (185/1), la Jordanie (185/0), le Yémen (144/2), l’autorité Palestinienne (130/1) les Émirats Arabes Unis (125/6), la Syrie(40/2), Djibouti (7/0) et le Soudan (4/0).

Les pays pauvres seraient intéressés par Celvapan, le vaccin contre la grippe A (H1N1) fabriqué par groupe Baxter. Il doit être utilisé en prévention de la grippe dans le cas où une pandémie serait officiellement déclarée. La grippe pandémique est un type de grippe qui apparaît tous les 10 ans à 40 ans. Elle se propage rapidement et peut atteindre la plupart des pays et régions du monde. Les symptômes (signes) d’une grippe pandémique sont similaires à ceux d’une grippe « ordinaire » mais sont en général plus graves. Le vaccin aide l’organisme à fabriquer ses propres défenses (anticorps) contre la maladie.

Les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et d’autres pays développés ont décidé de donner 10% de leurs vaccins contre la grippe A (H1N1) à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui les redistribuera aux pays les plus pauvres de la planète. A elle seule, la France donne 9 millions de doses de vaccins sur les 94 millions qu’elle a commandées aux laboratoires.

Le bilan du tsunami s’alourdit à 113 morts aux îles Samoa

Posted on 30 septembre 2009 (0)

Un séisme de magnitude 8 sur l’échelle de Richter a provoqué un tsunami aux îles Samoa. On déplore 113 morts et des milliers de sans-abri dans l’archipel volcanique de Polynésie. Le président Barack Obama a déclaré l’état de catastrophe aux Samoa américaines. De grosses vagues ont touché, sans dommage majeur les côtes des îles Fidji, la côte nord de la Nouvelle-Zélande et la côte ouest des États-Unis.

Le 29 septembre 2009 à 17 h 48 min UTC (6 h 48 min heure locale) a eu lieu à environ 200 km au sud-ouest d’Apia, la capitale de l’archipel des Samoa un séisme d’une magnitude de 8, suivi d’un tsunami qui a touché les îles Samoa et Tonga. Le bilan provisoire est de 113 morts, dont 22 décès aux Samoa américaines et 6 décès aux îles Tonga situées à environ 650 km à l’est des îles Fidji, comportant plus de 170 îles et îlots, répartis en trois archipels principaux.

samoa-drapeauL’institut géologique américain a immédiatement déclenché un alerte au tsunami pour la Nouvelle-Zélande, les îles Fidji et Tonga, la Polynésie française, les Samoa, les Samoa américaines, Wallis et Futuna, les îles Cook, Tuvalu, Kiribati et les îles Kermadec. Une surveillance au tsunami a été déclarée entre autres pour la Nouvelle-Calédonie, la Papouasie-Nouvelle Guinée, Vanuatu, Nauru, les îles Marshall, les îles Salomon et Hawaï. Un tsunami s’est abattu sur les îles Samoa et Tonga vingt minutes après. L’alerte pour les autres territoires a été levée quatre heures après.

Quant à l’agence fédérale américaine de gestion des situations de crise (Fema), elle vient d’envoyer deux équipes de secours sur l’archipel américain. Une alerte au tsunami a été lancée le lendemain sur toute la côte Pacifique du Japon, avant d’être levée.

Quatre Français morts en Afghanistan

Posted on 27 septembre 2009 (0)

Quatre Français figurent parmi les sept soldats de l’OTAN morts accidentellement en Afghanistan. Parmi les victimes, on déplore également le décès de deux Américains tués par les Talibans et un Britannique a décédé lors d’une explosion.

Trois militaires français sont morts accidentellement « au cours d’une opération qui se déroulait de nuit » dans la vallée d’Afghanya, au nord est de Kaboul.

Il n’aura fallu que trois cents soldats des forces spéciales et quelques vagues de bombardements aériens pour renverser le gouvernement taliban. Huit ans plus tard, les forces militaires occidentales se rapprochent du niveau de l’engagement soviétique en Afghanistan. Leurs généraux affirment cependant qu’il ne peut être question de victoire militaire. Cet avis est partagé par Zbigniew Brezinski, l’ancien conseiller à la sécurité nationale du président Carter, qui s’alarme de voir les Occidentaux répéter les erreurs des Soviétiques.

Ce point de vue n’est pas une révélation majeure, l’enlisement des Américains et de leurs alliés occidentaux est indiscutable. Le pays est très loin d’être pacifié malgré la présence de près de 100.000 soldats occidentaux. Les talibans mènent des actions sur la majeure partie du territoire et non plus seulement dans les régions méridionales, le bastion pachtoune. La greffe Karzaï n’a pas pris, même si elle coûte très cher.

AfghanistanLes forces occidentales, en dépit de leur prétention d’être au service des Afghans, multiplient les opérations meurtrières pour les civils et politiquement profitables aux talibans. L’impasse est réelle. L’envoi de troupes supplémentaires, de plus en plus impopulaire en Occident et sujet de dissensions entre membres de l’OTAN, n’a plus pour but d’assurer l’écrasement des talibans. Il s’agit d’éviter une défaite occidentale en bonne et due forme et l’élimination concomitante du système Karzaï.

Le parallèle avec les Soviétiques est frappant. L’ex-URSS s’était enfermée dans l’engrenage du renforcement régulier de son corps expéditionnaire pour éviter la défaite et l’effondrement du régime prosoviétique de Kaboul. L’intervention initiale des forces du socialisme réel a d’abord ressemblé à une promenade, avant de se transformer en bourbier, où l’Armée rouge a non seulement perdu beaucoup d’hommes mais aussi beaucoup de son honneur.

Aujourd’hui, à l’image de la dernière «bavure» à Kunduz, les Occidentaux ont tergiversé avant d’admettre la mort de nombreux civils. D’habitude, les bilans, tardifs, évoquent les pertes dans les rangs des talibans et de mort accidentelle de civils. Désormais, comme pour élargir le champ des dommages collatéraux, il est question de talibans armés et de talibans non armés. Les catégories sont étranges et le langage flou. Il faudra quand même expliquer à l’opinion comment les pilotes de jets font la différence entre talibans non armés et civils afghans !

Ces contorsions langagières n’enlèvent rien au sentiment d’un nombre croissant d’Afghans d’être en présence d’armées d’occupation. C’est en cela que les propos de Brezinski sont révélateurs. Ils rompent avec le narcissisme occidental. Les dirigeants de l’OTAN reproduisent aujourd’hui ce qu’ont fait les Soviétiques hier, avec de surcroît la conviction de leur supériorité morale et culturelle intrinsèque. Ils apportent la civilisation là où hier Leonid Brejnev et le Politburo apportaient le socialisme réel.

Face à cet aveuglement stratégique, il n’est plus que des tactiques palliatives. D’aucuns recherchent d’introuvables talibans «modérés», d’autres suggèrent d’acheter ceux qui sont devenus des insurgés par nécessité économique. D’autres encore se focalisent sur la question de «l’application intelligente de la force».

Il faudra combien de Brezinski pour démontrer à des idéologues libéraux qu’ils sont bien sur le chemin afghan des soviets ?

K. Selim – Monde Actu

La vaccination contre la grippe A refusée par 1 médecin sur 2

Posted on 25 septembre 2009 (0)

Malgré l’effervescence médiatique, les médecins libéraux restent sereins à l’approche de la vague épidémique de grippe. Interrogés par l’IFOP pour « le Quotidien », 89 % affichent un état d’esprit confiant, contre 10 % qui expriment de l’inquiétude.

L’effervescence médiatique ne suffit pas à convaincre les médecins libéraux de se faire vacciner contre la grippe A (H1N1)e. Interrogés par l’IFOP pour « le Quotidien », 89 % affichent un état d’esprit confiant, contre 10 % qui expriment de l’inquiétude.

Une petite majorité (52 %) seulement se dit prête à se faire vacciner : 62 % des généralistes et 37 % des spécialistes.

La question de l’adhésion personnelle des médecins à la vaccination est ainsi posée. C’est l’une des préoccupations de Roselyne Bachelot, qui l’a exprimée aux syndicats qu’elle a reçus à la fin de la semaine dernière.

Cette semaine, les autorités sanitaires constatent de nouveau, une diminution de l’estimation du nombre de nouveaux cas de grippe à la Réunion. Aussi une diminution des appels pour grippe au centre 15 et de la fréquentation des services des urgences pour grippe. Enfin, une baisse de la part d’activité consacrée à la grippe par les médecins du réseau sentinelle :6,5% en semaine 38 contre 11,4% en semaine 37. Elle se situe dans la moyenne observée au cours des 5 dernières années à la même période.

H1N1-Auj1En semaine 38 du 14 au 20 septembre, l’estimation des nouveaux cas de grippe est de 2500. Aucun nouveau décès n’a été constaté. La tendance à la baisse de l’évolution de l’épidémie se poursuit donc et le premier pic épidémique a été atteint en semaine 35 (semaine du 24 au 30 août).

Les services de l’Etat restent cependant mobilisés et vigilants afin de faire face à toute évolution de l’épidémie. C’est pourquoi le dispositif de surveillance virologique renforcé, mis en place à la Réunion depuis le début de l’épidémie reste activé.

Quatre réunions d’information seront organisées au début du mois d’octobre avec l’ensemble des médecins généralistes de l’île. L’objectif est de faire le point avec l’ensemble des médecins généralistes de l’île.

Ceux-là mêmes qui ont été placés au cœur du dispositif de prise en charge des malades, et sur la vaccination.

Situation dans les établissements scolaires de la réunion. Pour la semaine 39, les services du Rectorat constatent de nouveau une diminution du nombre d’enseignements et d’enfants scolarisés absents pour cause de grippe. Sources : Le quotidien du Médecin et l’Antenne de la Réunion

Grippe A (H1N1) : Décès d’un bébé de 18 mois en Martinique

Posted on 18 septembre 2009 (0)

La pandémie de grippe A (H1N1) a fait une première victime en Martinique. Il s’agit d’un bébé de 18 mois atteint de la grippe A et qui présentait une « pathologie congénitale lourde ».

La Martinique déplore sa première perte humaine dans la bataille contre la pandémie de grippe A (H1N1). Le bébé de 18 mois est décédé jeudi  après une semaine d’hospitalisation au CHU de Fort-de-France en Martinique. est décédé jeudi des suites de la grippe A (H1N1), a annoncé ce vendredi la préfecture de Région. Le communiqué de la préfecture dit que la Direction sanitaire et du développement social (DSDS) a appris ce vendredi que le décès de ce nourrisson à la Maison de la Femme, de la Mère et de l’Enfant au CHU de Fort-de-France est « lié au virus A (H1N1) » .

Mondeactu-H1N1Les analyses biologiques ont confirmé que le bébé était porteur du virus de la grippe A/(H1N1) et que « l’enfant est décédé des suites d’une pneumopathie grippale ». Si la responsabilité du virus grippal dans le décès de cet enfant est confirmée, les autorités sanitaires n’ont pas manqué de souligner que le bébé « présentait déjà une pathologie congénitale lourde ».

La surveillance des flambées de la grippe pandémique H1N1 2009, dans différentes régions du monde, a fournit des informations permettant de tirer des conclusions provisoires sur l’évolution probable de la pandémie au cours des prochains mois.

1. Les pays de l’hémisphère Nord subiront très probablement une seconde vague de propagation pandémique à l’hiver prochain. Les pays des régions tropicales, où le virus pandémique est arrivé plus tard, subiront également une augmentation du nombre des cas.

2. Les pays dans les régions tempérés de l’hémisphère Sud, le pic de la pandémie a été dépassé au niveau national mais des foyers localisés de transmission accrue peuvent persister ou apparaître.

3. le virus pandémique H1N1 est rapidement devenu la souche grippale dominante dans la plupart des régions du monde, il continuera de se transmettre dans les populations susceptibles dans les prochains mois.

4. Jusqu’à ce jour les souches identifiées dans toutes les flambées sont pratiquement identiques, il n’a pas été détecté de signes de mutation vers une forme plus virulente ou plus mortelle.

5. Le tableau clinique de la grippe pandémique est sensiblement identique dans tous les pays. Il consiste dans l’immense majorité, en une maladie bénigne. Bien que des formes graves, voire mortelles, puissent s’observer même chez des jeunes en bonne santé, mais en nombres qui restent faibles.

6. Vu le très grand nombre de personnes susceptibles à l’infection dans tous les pays, même avec le tableau clinique bénin actuel, la pandémie pourrait avoir un impact plus grave au cours de la seconde vague, en raison d’un plus grand nombre de cas.

7. Le problème le plus urgent auquel les services de santé risquent d’être confrontés sera l’impossibilité d’admettre les nombreux cas sévères en soins intensifs. Au cours de l’hiver austral, plusieurs pays ont constaté que les besoins en soins intensifs ont été la plus lourde charge à assumer par leurs services de santé. Dans certaines régions, la proportion des cas hospitalisés devant être mis en soins intensifs a atteint près de 15%. Les mesures de préparation doivent anticiper cette demande accrue sur les unités de soins intensifs qui, autrement, risquent d’être submergées par le brusque afflux d’un grand nombre de cas graves.

8. Jusqu’à présent, il n’a été détecté à l’échelle mondiale que quelques virus pandémiques résistants à l’oseltamivir, malgré l’administration de millions de traitements antiviraux. Il n’a pas été documenté à ce jour de transmissions ultérieures de ces virus pharmaco résistants.

9. La grippe pandémique est différente de la grippe saisonnière : Les données actuelles montrent des différences importantes entre le tableau clinique signalé pour la grippe pandémique et celui de la grippe saisonnière habituelle.

La plus grande différence entre les deux grippes consiste dans la différence dans les tranches d’âge atteintes et celles qui subissent les formes graves ou mortelles. Alors que la grippe saisonnière affecte les plus de 65 ans, chez qui elle donne 90% de ses formes graves ou mortelles. La grippe de pandémie affecte en général des groupes d’âge plus jeunes. Cela est aussi vrai pour ceux qui présentent des atteintes graves ou mortelles : (Jusqu’à présent, les cas les plus graves et les décès ont concerné des adultes de moins de 50 ans alors que, chez les plus âgés, les décès sont relativement rares).

L’autre différence est que cette grippe pandémique donne une forme très grave de la maladie, qui se voit également chez des jeunes par ailleurs en bonne santé, de pneumonie virale où le virus infecte directement les poumons et entraîne une insuffisance respiratoire sévère, et qui est rarement observée avec la grippe saisonnière. Chez ces patients, la survie n’est obtenue qu’au prix de soins spécialisés très lourds, en unités de soins intensifs, nécessitant en général des hospitalisations longues et coûteuses.

Il a été mis en évidence pour ce virus, une augmentation du risque pendant la grossesse. Ce risque est aggravé par la prédilection du virus pour les sujets jeunes.

Certains états pathologiques accroissent le risque de maladie grave ou mortelle : pneumopathies, dont l’asthme en particulier, maladies cardiovasculaires, diabète et immunosuppression, sachant que ces affections sont devenues bien plus fréquentes au cours des dernières décennies (Selon l’OMS, il y aurait dans le monde plus de 230 millions d’asthmatiques et plus de 220 millions de diabétiques), et cet état des faits accroît d’autant le réservoir de sujets vulnérables. De même, l’obésité devenue très fréquente a été souvent constatée dans les cas graves et mortels. Tout accroissement futur de la mortalité au cours de l’asthme ou le diabète, notamment chez l’enfant ou le jeune adulte, devra être attribué à l’infection à virus H1N1 et sera peut être une autre des conséquences de la pandémie.

Plusieurs études ont montré un risque nettement plus élevé d’hospitalisations et de décès chez certains groupes particuliers de la population, notamment les minorités et les populations autochtones. Les raisons ne sont pas exactement connues mais les explications possibles pourraient en être, un niveau de vie plus faible et un état sanitaire général moins bon, avec une forte prévalence de maladies comme l’asthme, le diabète et l’hypertension.

10. Toutes ces observations auront probablement plus d’importance et plus de conséquences dans les pays en développement, où sévissent la pauvreté, de multiples problèmes de santé, et d’accès aux soins de base. Certaines perturbations qui ont été jusqu’à maintenant gérables dans les pays riches pourraient avoir des effets dévastateurs dans les pays en développement.

11. Depuis l’apparition du VIH/sida, cette pandémie de grippe 2009 est la première à survenir. Selon des observations réduites, la co-infection n’augmenterait pas le risque de maladie grave ou mortelle, chez les patients sous antirétroviraux. Dans la plupart des cas, l’infection à virus H1N1 a été bénigne et les malades se sont totalement remis. Si ces premières observations se confirment, elles sont rassurantes pour les pays où il y a une prévalence du VIH et où la couverture des traitements antirétroviraux est bonne. Selon les estimations actuelles, il y a dans le monde 33 millions de personnes vivant avec le VIH/sida dont environ 4 millions bénéficiaient fin 2008, selon l’OMS, d’un traitement antirétroviral.

Dr Mohamed Kouni CHAHED, Dr Noureddine Ben JEMAA et Dr Hédi ELBEZ – Monde Actu France

Filip Nikolic nous a quitté

Posted on 16 septembre 2009 (0)

L’acteur Filip Nikolic est décédé ce mercredi 16 septembre à l’âge de 35 ans. Il aurait succombé à une overdose médicamenteuse. Sa mort a été annoncé par Maître François Gibault qui pense qu’ « Il a dû avoir un arrêt cardiaque. »

Filip Nikolic est né en septembre 1974 à Saint-Ouen. Il est décédé ce mercredi des suites d’un abus de somnifères. Sa mort a été annoncée par son avocat François Gibault sur Europe 1. Il pense que « des somnifères que l’artiste consommait » seraient à l’origine de sa mort.

Lancé dans la vague des boys band dans les années 90, Filip Nikolic a été le leader du groupe français 2be3, notamment avec le tube « Partir un jour ».

filipFilip Nikolic a échoué en finale de l’émission de télé réalité Je suis une célébrité, sortez-moi de là! qui a été remporté par Richard Virenque en 2006.

Sa carrière au théâtre a débuté par la pièce « Viens chez moi j’habite chez une copine« . Il est parti en tournée théâtrale aux côtés de Maurice Risch et de Julie Arnold pour la pièce « Drôle de parents » .

Séparé de Valérie Bourdin avec qui il a eu sa fille unique, la petite Sasha, Filip Nikolic préparait son premier album solo qui devait bientôt sortir. Malheureusement il est mort ce mercredi à l’âge de 35 ans.

Le bourbier afghan

Posted on 15 septembre 2009 (0)

Il n’aura fallu que trois cents soldats des forces spéciales et quelques vagues de bombardements aériens pour renverser le gouvernement taliban. Huit ans plus tard, les forces militaires occidentales se rapprochent du niveau de l’engagement soviétique en Afghanistan. Leurs généraux affirment cependant qu’il ne peut être question de victoire militaire. Cet avis est partagé par Zbigniew Brezinski, l’ancien conseiller à la sécurité nationale du président Carter, qui s’alarme de voir les Occidentaux répéter les erreurs des Soviétiques.

Ce point de vue n’est pas une révélation majeure, l’enlisement des Américains et de leurs alliés occidentaux est indiscutable. Le pays est très loin d’être pacifié malgré la présence de près de 100.000 soldats occidentaux. Les talibans mènent des actions sur la majeure partie du territoire et non plus seulement dans les régions méridionales, le bastion pachtoune. La greffe Karzaï n’a pas pris, même si elle coûte très cher.

Les forces occidentales, en dépit de leur prétention d’être au service des Afghans, multiplient les opérations meurtrières pour les civils et politiquement profitables aux talibans. L’impasse est réelle. L’envoi de troupes supplémentaires, de plus en plus impopulaire en Occident et sujet de dissensions entre membres de l’OTAN, n’a plus pour but d’assurer l’écrasement des talibans. Il s’agit d’éviter une défaite occidentale en bonne et due forme et l’élimination concomitante du système Karzaï.

Le parallèle avec les Soviétiques est frappant. L’ex-URSS s’était enfermée dans l’engrenage du renforcement régulier de son corps expéditionnaire pour éviter la défaite et l’effondrement du régime prosoviétique de Kaboul. L’intervention initiale des forces du socialisme réel a d’abord ressemblé à une promenade, avant de se transformer en bourbier, où l’Armée rouge a non seulement perdu beaucoup d’hommes mais aussi beaucoup de son honneur.

Aujourd’hui, à l’image de la dernière «bavure» à Kunduz, les Occidentaux ont tergiversé avant d’admettre la mort de nombreux civils. D’habitude, les bilans, tardifs, évoquent les pertes dans les rangs des talibans et de mort accidentelle de civils. Désormais, comme pour élargir le champ des dommages collatéraux, il est question de talibans armés et de talibans non armés. Les catégories sont étranges et le langage flou. Il faudra quand même expliquer à l’opinion comment les pilotes de jets font la différence entre talibans non armés et civils afghans !

Ces contorsions langagières n’enlèvent rien au sentiment d’un nombre croissant d’Afghans d’être en présence d’armées d’occupation. C’est en cela que les propos de Brezinski sont révélateurs. Ils rompent avec le narcissisme occidental. Les dirigeants de l’OTAN reproduisent aujourd’hui ce qu’ont fait les Soviétiques hier, avec de surcroît la conviction de leur supériorité morale et culturelle intrinsèque. Ils apportent la civilisation là où hier Leonid Brejnev et le Politburo apportaient le socialisme réel.

Face à cet aveuglement stratégique, il n’est plus que des tactiques palliatives. D’aucuns recherchent d’introuvables talibans «modérés», d’autres suggèrent d’acheter ceux qui sont devenus des insurgés par nécessité économique. D’autres encore se focalisent sur la question de «l’application intelligente de la force».

Il faudra combien de Brezinski pour démontrer à des idéologues libéraux qu’ils sont bien sur le chemin afghan des soviets ?


K. Selim

Roselyne Bachelot : « La circulation du virus s’accélère »

Posted on 12 septembre 2009 (0)

« La circulation du virus est en train de s’accélérer » en France, affirme la ministre de la Santé Roselyne Bachelot dans « Les « 4 vérités » sur France 2. La fermeture d’un collège de 850 élèves dans l’Hérault est pour elle un « signe » de cette accélération.

Roselyne Bachelot estime que la circulation du virus grippal s’accélère en France, contrairement à ce qu’affirme l’Institut national de veille sanitaire (InVs) qui parle d’une « progression lente », évaluant à 6 000 le nombre de cas de grippe A confirmés et 25 000 de syndromes de type grippal hebdomadaires.

La ministre de la Santé est naturellement bien renseignée, et nous pouvons croire que le virus de la grippe A-H1N1 est en « phase d’accélération » comme elle l’affirme. La ministre prévoit la survenue d’ « un premier pic à la fin septembre début octobre ». La pandémie grippale se fera certainement « par vagues », déclare Roselyne Bachelot qui n’exclut pas de fait l’apparition de « plusieurs pics » en fin d’année.

Le Premier ministre François Fillon, a annoncé sur TF1 que la France disposera de « deux à trois millions » de doses de vaccins à la mi-octobre alors que la commande française est de 94 millions de doses de vaccins.

Mondeactu-H1N1Les Français se rendant en Afrique du Nord devraient s’attendre à une surprise. A la satisfaction des passagers et des employés de l’aéroport de Bechar Boudghène Benali Lotfi, un appareil thermique servant à la détection du virus de la grippe porcine vient d’être installé au niveau du couloir destiné à l’arrivée des passages en provenance d’Alger, d’Oran ou d’autres aéroports.

Géré par une équipe médicale de la polyclinique du centre-ville de Bechar et dépendant du secteur sanitaire, cet appareil, dit-on, permet de relever la température et détecter le cas échéant la présence ou non du virus A(H1N1).

Doté d’un écran et une caméra, il a été acheminé du ministère de la Santé et de la Population par la direction de la santé de la wilaya. L’équipe médicale en charge de l’appareil a été formée pour la circonstance et assure déjà le contrôle des passagers. Notons enfin que toutes les dispositions ont été prises pour prodiguer les soins nécessaires aux éventuels porteurs de cas de grippe porcine décelés à Bechar et ses environs.

Roukbi A. – Monde Actu