Amélioration de la circulation des Algériens en Europe ?
L’Algérie oeuvrera au sein des pays du groupe 5+5 à l’amélioration des conditions de circulation, de séjour et d’établissement de ses ressortissants en Europe. C’est ce qu’a annoncé, lundi, le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni, qui prend part aux travaux de la 14ème Conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale (CIMO ou 5+5), qui ont débuté hier, dans l’île de San Servolo à Venise (Italie). Le 5+5 regroupe Espagne, Portugal, France, Italie, Malte, Maroc, Tunisie, Libye, Algérie, Mauritanie.
M. Noureddine Yazid Zerhouni, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, prend part à cette conférence qui se penchera notamment sur la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, ainsi que sur la circulation des personnes et la coopération dans le domaine de la Protection civile. Dans une déclaration à l’APS peu après son arrivée lundi à Venise, M. Zerhouni a souligné que «ce qui nous intéresse le plus, en tant qu’Algériens, c’est de chercher d’abord comment améliorer les conditions de circulation et de séjour de nos ressortissants et leur établissement dans les pays européens», a-t-il indiqué. Le ministre de l’Intérieur a mis en exergue, d’autre part, la nécessité de «ne pas négliger dans la lutte antiterroriste les efforts nécessaires qui doivent être fournis par toutes les parties» pour «ne pas alimenter la matrice idéologique du terrorisme».
Pour sa part, le ministre français de l’Immigration Eric Besson, dans une déclaration à l’AFP, a proposé la création d’un «visa commun méditerranéen» destiné à certains étudiants dont les Algériens. «Nous voulons ouvrir des opportunités pour les immigrés en situation régulière, favoriser leur mobilité et leur circulation», a-t-il expliqué, annonçant qu’il proposait à ses collègues «une expérience pilote pour les jeunes, la création d’un visa commun méditerranéen». Ce visa permettrait à des étudiants issus de filières d’excellence, comme les technologies de l’environnement ou l’aéronautique, «de se déplacer dans n’importe lequel des pays du 5+5, voire à terme des pays de l’Union pour la Méditerranée», a-t-il ajouté.
Ces étudiants auraient en outre accès à «une bourse méditerranéenne et à une première expérience professionnelle à la fin de leurs études».
M. Besson a également proposé aux ministres du 5+5 d’étudier les conditions dans lesquelles les candidats au statut de réfugié pourraient faire cette demande dans les pays de transit. Cette procédure permettrait par exemple à des candidats à ce statut issus de pays de l’Afrique sub-saharienne de demander la protection internationale à partir des pays de «transit» comme le Maroc, la Tunisie ou la Libye. «Nous devons pouvoir expliquer au candidat au statut de réfugié politique qu’il n’a pas besoin de prendre le risque de traverser la Méditerranée pour que sa demande soit examinée», a-t-il dit. De son côté, l’Europe s’engagerait à «répartir de façon équitable» en son sein les personnes qui obtiendraient ainsi ce statut.
La lutte contre le terrorisme, la circulation des personnes, ainsi que la coopération dans le domaine de la Protection civile, constituent les principaux thèmes inscrits à l’ordre du jour de cette 14ème Conférence des ministres de l’Intérieur des pays de la Méditerranée occidentale (CIMO ou 5+5).
Djamel Belaïfa

Si l’Algérie demande, en sus de son maintien, l’introduction dans l’accord de 1968 «de tout ce qui est positif dans le droit commun», la France réclame la réciprocité pour ses ressortissants. «Nous avons des discussions avec nos partenaires algériens sur l’actualisation de l’accord bilatéral de 1968», a affirmé l’ambassadeur de France, Xavier Driancourt, lors de la conférence de presse qu’il a animée hier conjointement avec le Consul général de France et le PDG de Telesmart, VisasFrance. «Le troisième round va commencer dans quelques jours», nous a dit le Consul général de France à la fin de la conférence de presse qui a eu lieu dans les locaux de VisasFrance, sur les hauteurs d’Alger.
L’Union Africaine et les Etats-Unis ont annoncé des sanctions contre les responsables de la junte militaire et du gouvernement du Guinée. Ils ne pourront plus entrer sur le territoire américain, a indiqué jeudi le département d’Etat. Selon William Fitzgerald, sous-secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires africaines, il s’agit des leaders de junte, des membres du gouvernement, les conseillers politiques et économiques du capitaine Moussa Dadis Camara.
Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont résolu d’imposer un embargo sur les armes et des sanctions ciblées contre la junte de Conakry. Cette décision tombe un mois jour pour jour après la répression sanglante du 28 septembre dernier. Interdictions de visas à l’encontre de quelque 42 dignitaires et proches des tenants du pouvoir, et même l’éventualité du gel des avoirs dans les banques et institutions financières européennes.
Les inscriptions à la loterie pour le programme de 2011 et organisée périodiquement par les Etats-Unis pour l’obtention d’un visa ont débuté depuis le 2 octobre dernier dans notre pays et s’étaleront jusqu’au 30 novembre prochain.